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  • il y a 3 ans
Dominique Reynié, directeur général de Fondapol, au sujet de la violence dans la société française : «Une société attend un minimum de la part son Etat auquel elle doit obéissance. Le minimum, c'est la sécurité des personnes».

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Transcription
00:00 Absolument, et même...
00:02 Alors, c'est difficile de dire tout ça...
00:04 Dans la classe politique, je précise.
00:06 Mais aussi, je trouve, dans le monde journalistique,
00:08 il y a beaucoup plus de commentaires sur l'usage politique
00:12 de ces événements que sur la nature de ces événements eux-mêmes.
00:16 Comme si nous ne parvenions pas à discuter ensemble
00:20 de ce qui se passe vraiment,
00:22 et faute de pouvoir imaginer des réponses,
00:25 au fond, on dévie la conversation,
00:27 on dévie la discussion vers un registre plus polémique,
00:30 plus vain aussi, qui est celui de l'utilisation politique.
00:34 Évidemment, il faut le préciser,
00:36 tout événement de ce type fait l'objet d'une utilisation politique.
00:38 Mais dans quelque sens que ce soit,
00:40 ça n'est pas une nouveauté,
00:42 ça ne se produira jamais autrement.
00:44 La question n'est pas celle-là.
00:46 La question est, que signifient ces événements ?
00:48 Sont-ils exceptionnels ? La réponse est non.
00:50 Sont-ils en hausse ou en déclin ? La réponse est, ils sont en hausse.
00:53 Avons-nous des réponses pour éviter leur répétition ?
00:57 La réponse est non, nous n'en avons pas aujourd'hui.
00:59 Et donc la seule chose qui nous est proposée,
01:02 c'est de débattre du caractère politique des commentaires,
01:06 ou bien de nous y habituer.
01:08 C'est une situation qui n'est pas tenable.
01:10 J'ai un peu le sentiment que ce sont des évidences que je dis là,
01:15 mais je mettrai moi en garde les pouvoirs publics.
01:18 Une société attend un minimum de la part de son État
01:24 auquel elle doit obéissance.
01:27 Le minimum, c'est la sécurité des personnes.
01:30 La sécurité des personnes, je pourrais ajouter des personnes et des biens,
01:33 mais la sécurité des personnes, c'est le minimum.
01:35 À Bordeaux, l'image est d'autant plus choquante
01:38 que l'on voit une femme relativement âgée et une petite fille,
01:42 - 73 ans et 7 ans. - Voilà, qui sont victimes de cette agression sauvage.
01:46 Il n'est pas besoin de tout mélanger pour voir que c'est une scène absolument horrible.
01:52 Je suis frappé aussi de voir qu'on n'a pas beaucoup de compassion
01:57 pour deux personnes qui sont dans une faiblesse évidente.
02:02 Ça se voit à l'image, elles sont brutalisées d'une façon inouïe.
02:05 Tout se passe comme si au fond, on l'entend bien,
02:09 pratiquement pas à demi-mot, on l'entend bien,
02:12 comme si au fond, on faisait davantage le procès de ceux qui dénoncent cet acte sauvage
02:19 auquel on prête, comme toujours, des idées épouvantables,
02:22 sans avoir de véritable, même, compassion
02:25 pour les deux personnes qui ont été extraordinairement violentées.
02:29 [Musique]
02:33 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]

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