00:00– J'ai déjà écrit, c'est clair.
00:02Il a abîmé parce qu'en fait, il a des qualités.
00:06Quand on l'entend hier, moi j'ai eu par exemple son discours sur la Russie,
00:09il a raison, je veux dire, je ne suis pas un anti-macroniste frénétique,
00:14mais je pense qu'il a pas, il a, c'est très étrange,
00:19c'est-à-dire de la part de quelqu'un qu'on présentait comme le Mozart de la finance,
00:22mais il a sous-estimé l'économie, il ne s'est pas intéressé à l'économie,
00:26et l'économie s'est vengée.
00:28Je veux dire, aujourd'hui, l'économie se venge sur la France,
00:32et évidemment la France est abîmée, parce que quand vous,
00:36la politique c'est toujours un édifice, vous voyez,
00:38il y a plein de choses qui vont ensemble,
00:40et on voit très bien tout s'affaisse en même temps.
00:44Les finances publiques, l'éducation nationale, l'autorité,
00:49la France est championne du monde des refus d'obtempérer,
00:52non mais c'est des trucs de malades mentaux,
00:54c'est-à-dire à quoi sert la police si elle ne peut pas arrêter les gens,
00:56s'il siffle, personne ne s'arrête.
00:58Il y a quelque chose qui cloche complètement dans le pays,
01:01et en fait, c'est ça qui est extraordinaire, c'est qu'il s'en fout.
01:04Et c'est ça, je vois ça, il ne répond pas d'ailleurs aux questions ou aux problèmes.
01:10Là, il vient parler de la Russie, il a raison, c'est très bien,
01:13voilà, moi je n'ai rien à redire là-dessus,
01:16et puis il parle de sujets sur lesquels, qui sont parfois intéressants, pas toujours,
01:20mais il ne parle pas des vrais sujets.
01:22Les vrais sujets, c'est qu'est-ce qu'on fait, vous voyez,
01:25il ne fait pas de pédagogie aussi.
01:27Un président de la République s'est fait pour faire de la pédagogie,
01:29même Mitterrand qui ne touchait pas sa bille en économie,
01:32de temps en temps, quand ça allait très mal,
01:34puis il avait mis l'économie par terre,
01:36François Mitterrand, excusez-nous,
01:38qui a parlé de la retraite à 60 ans en disant,
01:43oui, oui, ce n'est pas financé, mais ça sera financé par mes...
01:46Oui, enfin, on va voir, oui, enfin là-dessus, il était prudent.
01:49Mais quand même, par moment, il disait, voilà ce qu'il faut faire, voilà.
01:53Par exemple, je vous souviens, sur la rigueur, par exemple,
01:56à un moment donné, quand il y a le tournant de la rigueur en 1983,
01:59il parle, il dit des choses que je n'ai jamais entendues dans la bouche de Macron.
02:02Même s'il ne prononce pas le mot rigueur, il y a des choses...
02:05Je ne dis pas qu'il faut de la rigueur, d'ailleurs, c'est très...
02:07Vous voyez, si on fait juste de la rigueur ou de l'austérité,
02:10comme diront tous les imbéciles, quand on réduira les dépenses publiques,
02:14ce n'est pas ça le sujet.
02:16Le sujet, c'est qu'il faut, comment dire,
02:19expliquer aux Français où on va,
02:22et c'est clair que ce n'est pas en serrant indéfiniment la ceinture
02:25qu'on s'en sortira.
02:26Il faut, au contraire, faire ce que j'appelais tout à l'heure
02:29l'espèce de choc de croissance à un moment donné,
02:31et vous savez comment on le fait ?
02:33Eh bien, en baissant les prélèvements obligatoires.
02:35Et pour baisser les prélèvements obligatoires,
02:36il faut baisser les dépenses publiques.
02:37Voilà, il faut avoir le courage.
02:38À un moment donné, quelqu'un qui dit,
02:40ils prennent la tronçonneuse ou autre chose,
02:42et qui dit, voilà, on va baisser les dépenses publiques.
02:44Oui, mais ce n'est pas seulement ça.
02:46Vous savez très bien, c'est toutes les aides dans tous les sens,
02:48les maquis.
02:50Regardez, enfin, le truc de baisser les salaires des ministres,
02:53moi, je veux bien...
02:55Il faudrait aussi peut-être supprimer tous ces comités bidules,
02:58ridicules, qui ne servent à rien,
03:00toutes ces agences.
03:01Enfin, c'est monstrueux,
03:05cette espèce de maquis d'agences qui ne servent absolument à rien.