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  • il y a 3 ans
Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi est arrivé à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les forces russes, pour évaluer la situation après la destruction du barrage sur le Dniepr, a annoncé jeudi un responsable russe.

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Transcription
00:00 Patrick, on le disait, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique vient donc d'entamer une nouvelle visite de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporizhia.
00:07 Pour faire quoi ?
00:08 Pour voir par ses propres yeux. Je dirais même, il est enfin arrivé. Il devait y être dès hier et il a dû retarder de -24 heures sa visite.
00:19 De mai-mars, c'est au moins sa troisième visite depuis que la centrale a été prise.
00:24 Un petit point géographique, n'oubliez pas, on vous parle beaucoup de Zaporizhia, mais la centrale de Zaporizhia est à 120 km de la ville de Zaporizhia.
00:31 Il faut vraiment tout un périple pour y arriver parce que, comme quasiment tout le monde depuis l'Occident, il est arrivé à Kiev.
00:39 Ensuite, il faut faire plusieurs centaines de kilomètres et enfin passer dans cette zone grise contestée où on ne sait pas si lorsque vous marchez,
00:48 le territoire est sous pavillon ukrainien ou si il est sous pavillon russe. Tout le monde vous dit de ne pas aller plus loin parce que vous comprenez,
00:55 le camp d'en face est en train de bombarder. Et au final, il est arrivé là. Qu'est-ce qu'il va regarder ? Il va d'abord regarder le niveau de l'eau.
01:01 On sait qu'il y a une inquiétude particulière sur le canal de prise d'eau entre le lac de Zaporizhia, qui est vraiment baissé à cause de l'incident,
01:12 l'attaque, l'explosion, l'ouverture du barrage de Kharovka. Et il va voir si les fameux 7-8 mètres de baisse de l'eau sont totalement préjudiciables.
01:23 Pour l'instant, malgré les conditions de sécurité qui sont plus que précaires, j'hésite à trouver le bon adjectif.
01:30 Avec tous les chiffres et toutes les analyses dont il dispose, les experts de l'AEA ne sont pas tellement inquiets pour l'instant à court terme.
01:40 Mais il y a toujours la même demande, c'est la sacralisation de cette centrale. On le rappelle, il y a six réacteurs, il y en a cinq qui sont en arrêt froid,
01:48 et un sixième qui est en arrêt chaud. Il y a quand même besoin d'avoir du refroidissement et, évidemment, au moins avoir un état des lieux à l'instant T,
01:57 pouvoir discuter. Là aussi, on a du mal à trouver le bon mot avec les employés d'Ernst-Godard. C'est une mission très compliquée.
02:05 Il n'y aura pas assez de temps, c'est certain, mais au moins, ça permet d'avoir un avis indépendant sur ce qui se passe à Zaporizhia, à la centrale de Zaporizhia.
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