00:00Écoutez, vous savez avec moi c'est toujours très simple, je dis ce que je fais, je fais ce que
00:04je dis, je suis allée à ce combat, c'est un combat qu'on a mené avec une équipe, avec
00:10un programme et j'ai dit depuis le départ que j'irai jusqu'au bout dans la mesure où on
00:15passe la barre des 10%, c'est ce qu'on a fait.
00:17Donc là aujourd'hui j'apprends qu'effectivement ce que j'avais prédit est bien réalisé, c'est-à-dire
00:23que Benoît Payan avait déjà pris des insoumis sur sa liste et qu'aujourd'hui ils ont déjà fait des
00:30accords comme d'habitude, c'est-à-dire qu'on ne le fait pas officiellement mais on le fait officieusement.
00:35Vous savez moi la cambouille politique ça ne m'intéresse pas, on a une belle équipe, on a un beau
00:41programme, mais écoutez on va aller jusqu'au bout et moi je suis une femme d'honneur, je suis une
00:45femme de valeur et de conviction et je ne lâcherai rien.
00:48Mais pourquoi vous parlez de tambouille alors que Benoît Payan, le maire sortant, a aussitôt déposé sa liste, c'était
00:53hier à la mi-journée, sans aller piocher dans la liste de la France insoumise ?
00:59Parce qu'il avait déjà fait, il a déjà des France insoumises qui sont déjà sur sa liste dès le
01:05premier tour, il suffit de regarder un peu les histoires.
01:08Vous savez, vu de Paris c'est une chose, mais à Marseille ici on se connaît tous, donc on sait
01:12très bien qui sont sur les listes de Benoît Payan.
01:14Donc les insoumis sont déjà sur les listes de Benoît Payan et d'après ce que j'ai cru comprendre,
01:19ils se retirent sur la centrale mais ils restent dans certains secteurs.
01:24Donc on sent bien que là il y a une véritable tambouille. Moi ça ne m'intéresse pas. Moi ce
01:28qui m'intéresse c'est de continuer à porter la voix du centre et de la droite,
01:33d'éviter à ce qu'au conseil municipal ce soit la pagaille comme ça allait à l'Assemblée nationale, entre
01:39une extrême gauche et une extrême droite.
01:41Il y a notre voix avec nos équipes, avec nos équipes renouvelées. Vous savez quand les personnes sont venues me
01:48voir de la société civile, on a dit qu'on allait jusqu'au bout.
01:51Donc on va, la possibilité nous est donnée, on va jusqu'au bout parce qu'on est la voix effectivement
01:56qui sommes les seuls capables de pouvoir relever cette ville.
02:00L'Ordemane.
02:01Martine Vassal, vous avez pris quelques heures avant de prendre la décision de maintenir votre liste, même si vous l
02:07'aviez dit avant ce premier jour que vous iriez jusqu'au bout.
02:11Est-ce que dans les dernières heures qui viennent de s'écouler, vous avez parlé avec le maire de Marseille,
02:15Benoît Payan, du maintien de la liste.
02:18Est-ce que finalement, ce n'est pas mieux pour lui que votre liste soit maintenue jusqu'au bout ?
02:25D'abord, on a fini franchement très très tard dimanche soir. On est rentrés, c'était 3h du matin.
02:31Alors j'avoue que j'ai un peu dormi le matin et puis après, j'ai réuni mes équipes et
02:35on a pris la décision ensemble.
02:37Alors effectivement, vous avez raison, tout le monde nous a appelés.
02:41Certains nous disaient, tout le monde nous demandait de nous retirer, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême
02:45droite.
02:45Donc vous savez quoi ? Nous, on a continué parce qu'on a nos équipes.
02:49Et puis, je vais dire, malheureusement, vu le score que l'on fait, notre électorat est déjà parti au Rassemblement
02:56National.
02:56Donc aujourd'hui, on veut maintenir nos valeurs.
03:00Parce que moi, j'ai le courage d'aller jusqu'au bout, je suis une femme d'honneur, je suis
03:04une femme de conviction, avec mes équipes, avec une équipe qui est très performante, qui est très expérimentée, qui est
03:11très renouvelée et qui, justement, peut faire entendre une voix qui est la voix de la compétence et de l
03:17'expérience.
03:17Attendez Martine Bassal, vous venez de dire que c'est l'extrême droite qui vous a demandé de retirer votre
03:21liste.
03:22Ce sont les équipes de Franck Alizio qui ont insisté pour que vous vous retiriez ?
03:29Tout à fait, toutes les équipes nous ont demandé de nous retirer.
03:33Donc, effectivement, là-dessus, moi, vous savez, les compromissions d'appareils, les petits accords, les petites magouilles entre quelques heures
03:41dans un bar, derrière un comptoir, pour dire, pour sauver quelques postes, moi, ça ne m'intéresse pas.
03:47J'ai dit dès le départ, vous savez, je suis une femme, moi, je suis limpide, je dis ce que
03:51je fais, je fais ce que je dis.
03:52Et j'ai expliqué que, de toute façon, Benoît Payan était déjà avec la France insoumise, comme la dernière fois,
04:00quand j'ai expliqué qu'il allait y avoir un switch avec Rubirola.
04:03Ça s'est passé. Là, ça s'est fait. Et j'ai expliqué également que le Rassemblement national, compte tenu
04:08de l'amatorisme des personnes qui sont socialistes, n'arriveront pas à gagner cette ville.
04:13Et puis, cette ville, c'est une ville, je le dis depuis le début, qui est multiculturelle, qui ne passera
04:19pas au Rassemblement national.
04:20Donc, la seule voie, et c'est ce qu'on a essayé, et moi, ce que je regrette dans cette
04:24campagne, vous savez quoi ?
04:25C'est de ne pas avoir pu véritablement aller dans le fond.
04:28On a un candidat, Benoît Payan, qui a tellement eu peur qu'il est parti un mois avant le premier
04:32tour,
04:33qui a fait un programme sorti directement de l'intelligence artificielle.
04:37Et de l'autre côté, on a un Rassemblement national qui, lui, a récupéré des recalés qu'on ne voulait
04:45plus pour pouvoir essayer d'exister.
04:48Alors, vu le score, je vous dis, moi, mon électorat, il est déjà parti.
04:51Donc, c'est pour ça que les plus de 35 000 personnes qui nous ont fait confiance, moi, je ne
04:57veux pas les trahir et on va jusqu'au bout.
04:59Comment vous expliquez, Martine Vassal, ce score historiquement bas dans la ville de Jean-Claude Godin ?
05:05Est-ce que vous avez des regrets sur votre campagne ?
05:07D'avoir, par exemple, peut-être repris la devise du maréchal Pétain, travail, famille, patrie, lors d'un débat BFMTV
05:12?
05:13Vous ne regrettez pas ?
05:15Alors, excusez-moi, mais je ne vais pas revenir sur la devise que je n'ai pas reprise dans ce
05:20sens.
05:21J'ai expliqué que ce n'était pas le bon sens, mais je ne l'ai pas reprise comme ça.
05:24Elle est sortie du contexte et ça a hystérisé notamment les médias au niveau parisien.
05:28Donc ça, ici à Marseille, tout le monde me connaît.
05:30Donc ça, c'est un non-événement.
05:32Mais par contre, ce que j'explique depuis le départ, c'est que c'est Benoît Payan qui crée ces
05:38conditions pour le Rassemblement national.
05:40Benoît Payan a laissé cette ville dans un état lamentable.
05:45On a perdu six ans.
05:47Problème de sécurité, problème de propreté, aucun projet de réaliser.
05:51Et effectivement, il a tellement créé des conditions pour que le Rassemblement national, et que les gens sont en colère,
06:00les gens sont inquiets, attisent la peur.
06:04Et en plus, il a créé un duel qui n'existe pas, puisque effectivement, on a été quatre sélectionnés, comme
06:09je l'avais annoncé.
06:10Vous savez, dans la vie politique, il faut avoir une constance.
06:15Il faut avoir des valeurs.
06:16Il faut avoir des convictions.
06:18Il faut aller jusqu'au bout de ces valeurs, de ces convictions.
06:20Moi, je suis une femme de conviction.
06:22Je suis une femme courageuse.
06:24Je suis une femme surtout d'honneur.
06:26Et avec moi, il n'y a pas de compromissions.
06:28Il n'y a pas de petits arrangements pour gagner quelques postes.
06:32Des propositions, j'en ai reçues de partout.
06:34Pour pouvoir, eh bien, avoir quelques postes.
06:37Avoir peut-être la présidence de la métropole.
06:39Mais moi, ça, ça ne m'intéresse pas.
06:40Je veux dire, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'avenir des Marseillaises.
06:42Justement, pardon Martine Bassel, mais votre maintien...
06:44Et malheureusement, on va reperdre encore sept ans.
06:47Pardonnez-moi le maintien de votre liste.
06:49Donc, votre choix de concourir au second tour n'a strictement rien à voir avec vos ambitions pour la métropole.
06:57Absolument aucun.
06:59Je veux dire, franchement, je veux dire, vous savez, je vais vous dire, la métropole, je l'ai mise sur
07:03les rails, je l'ai transformée, j'ai fait des tramways, j'ai fait de la mobilité.
07:08J'ai un bilan absolument remarquable sur la métropole.
07:11Et vous voulez que je vous dise quelque chose ?
07:13Moi, la métropole, bon, elle restera à droite parce que vu le résultat des autres communes, c'est une très
07:17bonne chose.
07:18Et moi, franchement, vous voulez que je vous dise ?
07:20Eh bien, qu'on continue comme ça parce que moi, j'en ai rien à foutre des postes.
07:24Voilà, c'est clair ?
07:25J'en ai rien à foutre des postes.
07:26Je suis une femme de conviction, de valeur et d'honneur.
07:28Et j'irai jusqu'au bout du combat avec mes amis et avec une équipe qui est remarquable.
07:32Donc, j'invite les abstentionnistes à pouvoir se mobiliser pour dimanche prochain parce que oui, il y a une voix
07:39qui doit se faire entendre, celle de la droite et du centre,
07:42entre l'extrême gauche de Benoît Payan et l'extrême droite de Franck Alizio.
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