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  • il y a 4 minutes
La gauche a décidé de faire front commun aux élections municipales dans plusieurs grandes villes, le PS concluant ce lundi 16 mars de nombreux accords avec la France insoumise ou les Écologistes en vue du second tour dimanche. Le dernier délai pour déposer sa liste en préfecture est à 18 heures ce mardi.

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00:00Écoutez, vous savez avec moi c'est toujours très simple, je dis ce que je fais, je fais ce que
00:04je dis, je suis allée à ce combat, c'est un combat qu'on a mené avec une équipe, avec
00:10un programme et j'ai dit depuis le départ que j'irai jusqu'au bout dans la mesure où on
00:15passe la barre des 10%, c'est ce qu'on a fait.
00:17Donc là aujourd'hui j'apprends qu'effectivement ce que j'avais prédit est bien réalisé, c'est-à-dire
00:23que Benoît Payan avait déjà pris des insoumis sur sa liste et qu'aujourd'hui ils ont déjà fait des
00:30accords comme d'habitude, c'est-à-dire qu'on ne le fait pas officiellement mais on le fait officieusement.
00:35Vous savez moi la cambouille politique ça ne m'intéresse pas, on a une belle équipe, on a un beau
00:41programme, mais écoutez on va aller jusqu'au bout et moi je suis une femme d'honneur, je suis une
00:45femme de valeur et de conviction et je ne lâcherai rien.
00:48Mais pourquoi vous parlez de tambouille alors que Benoît Payan, le maire sortant, a aussitôt déposé sa liste, c'était
00:53hier à la mi-journée, sans aller piocher dans la liste de la France insoumise ?
00:59Parce qu'il avait déjà fait, il a déjà des France insoumises qui sont déjà sur sa liste dès le
01:05premier tour, il suffit de regarder un peu les histoires.
01:08Vous savez, vu de Paris c'est une chose, mais à Marseille ici on se connaît tous, donc on sait
01:12très bien qui sont sur les listes de Benoît Payan.
01:14Donc les insoumis sont déjà sur les listes de Benoît Payan et d'après ce que j'ai cru comprendre,
01:19ils se retirent sur la centrale mais ils restent dans certains secteurs.
01:24Donc on sent bien que là il y a une véritable tambouille. Moi ça ne m'intéresse pas. Moi ce
01:28qui m'intéresse c'est de continuer à porter la voix du centre et de la droite,
01:33d'éviter à ce qu'au conseil municipal ce soit la pagaille comme ça allait à l'Assemblée nationale, entre
01:39une extrême gauche et une extrême droite.
01:41Il y a notre voix avec nos équipes, avec nos équipes renouvelées. Vous savez quand les personnes sont venues me
01:48voir de la société civile, on a dit qu'on allait jusqu'au bout.
01:51Donc on va, la possibilité nous est donnée, on va jusqu'au bout parce qu'on est la voix effectivement
01:56qui sommes les seuls capables de pouvoir relever cette ville.
02:00L'Ordemane.
02:01Martine Vassal, vous avez pris quelques heures avant de prendre la décision de maintenir votre liste, même si vous l
02:07'aviez dit avant ce premier jour que vous iriez jusqu'au bout.
02:11Est-ce que dans les dernières heures qui viennent de s'écouler, vous avez parlé avec le maire de Marseille,
02:15Benoît Payan, du maintien de la liste.
02:18Est-ce que finalement, ce n'est pas mieux pour lui que votre liste soit maintenue jusqu'au bout ?
02:25D'abord, on a fini franchement très très tard dimanche soir. On est rentrés, c'était 3h du matin.
02:31Alors j'avoue que j'ai un peu dormi le matin et puis après, j'ai réuni mes équipes et
02:35on a pris la décision ensemble.
02:37Alors effectivement, vous avez raison, tout le monde nous a appelés.
02:41Certains nous disaient, tout le monde nous demandait de nous retirer, que ce soit l'extrême gauche ou l'extrême
02:45droite.
02:45Donc vous savez quoi ? Nous, on a continué parce qu'on a nos équipes.
02:49Et puis, je vais dire, malheureusement, vu le score que l'on fait, notre électorat est déjà parti au Rassemblement
02:56National.
02:56Donc aujourd'hui, on veut maintenir nos valeurs.
03:00Parce que moi, j'ai le courage d'aller jusqu'au bout, je suis une femme d'honneur, je suis
03:04une femme de conviction, avec mes équipes, avec une équipe qui est très performante, qui est très expérimentée, qui est
03:11très renouvelée et qui, justement, peut faire entendre une voix qui est la voix de la compétence et de l
03:17'expérience.
03:17Attendez Martine Bassal, vous venez de dire que c'est l'extrême droite qui vous a demandé de retirer votre
03:21liste.
03:22Ce sont les équipes de Franck Alizio qui ont insisté pour que vous vous retiriez ?
03:29Tout à fait, toutes les équipes nous ont demandé de nous retirer.
03:33Donc, effectivement, là-dessus, moi, vous savez, les compromissions d'appareils, les petits accords, les petites magouilles entre quelques heures
03:41dans un bar, derrière un comptoir, pour dire, pour sauver quelques postes, moi, ça ne m'intéresse pas.
03:47J'ai dit dès le départ, vous savez, je suis une femme, moi, je suis limpide, je dis ce que
03:51je fais, je fais ce que je dis.
03:52Et j'ai expliqué que, de toute façon, Benoît Payan était déjà avec la France insoumise, comme la dernière fois,
04:00quand j'ai expliqué qu'il allait y avoir un switch avec Rubirola.
04:03Ça s'est passé. Là, ça s'est fait. Et j'ai expliqué également que le Rassemblement national, compte tenu
04:08de l'amatorisme des personnes qui sont socialistes, n'arriveront pas à gagner cette ville.
04:13Et puis, cette ville, c'est une ville, je le dis depuis le début, qui est multiculturelle, qui ne passera
04:19pas au Rassemblement national.
04:20Donc, la seule voie, et c'est ce qu'on a essayé, et moi, ce que je regrette dans cette
04:24campagne, vous savez quoi ?
04:25C'est de ne pas avoir pu véritablement aller dans le fond.
04:28On a un candidat, Benoît Payan, qui a tellement eu peur qu'il est parti un mois avant le premier
04:32tour,
04:33qui a fait un programme sorti directement de l'intelligence artificielle.
04:37Et de l'autre côté, on a un Rassemblement national qui, lui, a récupéré des recalés qu'on ne voulait
04:45plus pour pouvoir essayer d'exister.
04:48Alors, vu le score, je vous dis, moi, mon électorat, il est déjà parti.
04:51Donc, c'est pour ça que les plus de 35 000 personnes qui nous ont fait confiance, moi, je ne
04:57veux pas les trahir et on va jusqu'au bout.
04:59Comment vous expliquez, Martine Vassal, ce score historiquement bas dans la ville de Jean-Claude Godin ?
05:05Est-ce que vous avez des regrets sur votre campagne ?
05:07D'avoir, par exemple, peut-être repris la devise du maréchal Pétain, travail, famille, patrie, lors d'un débat BFMTV
05:12?
05:13Vous ne regrettez pas ?
05:15Alors, excusez-moi, mais je ne vais pas revenir sur la devise que je n'ai pas reprise dans ce
05:20sens.
05:21J'ai expliqué que ce n'était pas le bon sens, mais je ne l'ai pas reprise comme ça.
05:24Elle est sortie du contexte et ça a hystérisé notamment les médias au niveau parisien.
05:28Donc ça, ici à Marseille, tout le monde me connaît.
05:30Donc ça, c'est un non-événement.
05:32Mais par contre, ce que j'explique depuis le départ, c'est que c'est Benoît Payan qui crée ces
05:38conditions pour le Rassemblement national.
05:40Benoît Payan a laissé cette ville dans un état lamentable.
05:45On a perdu six ans.
05:47Problème de sécurité, problème de propreté, aucun projet de réaliser.
05:51Et effectivement, il a tellement créé des conditions pour que le Rassemblement national, et que les gens sont en colère,
06:00les gens sont inquiets, attisent la peur.
06:04Et en plus, il a créé un duel qui n'existe pas, puisque effectivement, on a été quatre sélectionnés, comme
06:09je l'avais annoncé.
06:10Vous savez, dans la vie politique, il faut avoir une constance.
06:15Il faut avoir des valeurs.
06:16Il faut avoir des convictions.
06:18Il faut aller jusqu'au bout de ces valeurs, de ces convictions.
06:20Moi, je suis une femme de conviction.
06:22Je suis une femme courageuse.
06:24Je suis une femme surtout d'honneur.
06:26Et avec moi, il n'y a pas de compromissions.
06:28Il n'y a pas de petits arrangements pour gagner quelques postes.
06:32Des propositions, j'en ai reçues de partout.
06:34Pour pouvoir, eh bien, avoir quelques postes.
06:37Avoir peut-être la présidence de la métropole.
06:39Mais moi, ça, ça ne m'intéresse pas.
06:40Je veux dire, moi, ce qui m'intéresse, c'est l'avenir des Marseillaises.
06:42Justement, pardon Martine Bassel, mais votre maintien...
06:44Et malheureusement, on va reperdre encore sept ans.
06:47Pardonnez-moi le maintien de votre liste.
06:49Donc, votre choix de concourir au second tour n'a strictement rien à voir avec vos ambitions pour la métropole.
06:57Absolument aucun.
06:59Je veux dire, franchement, je veux dire, vous savez, je vais vous dire, la métropole, je l'ai mise sur
07:03les rails, je l'ai transformée, j'ai fait des tramways, j'ai fait de la mobilité.
07:08J'ai un bilan absolument remarquable sur la métropole.
07:11Et vous voulez que je vous dise quelque chose ?
07:13Moi, la métropole, bon, elle restera à droite parce que vu le résultat des autres communes, c'est une très
07:17bonne chose.
07:18Et moi, franchement, vous voulez que je vous dise ?
07:20Eh bien, qu'on continue comme ça parce que moi, j'en ai rien à foutre des postes.
07:24Voilà, c'est clair ?
07:25J'en ai rien à foutre des postes.
07:26Je suis une femme de conviction, de valeur et d'honneur.
07:28Et j'irai jusqu'au bout du combat avec mes amis et avec une équipe qui est remarquable.
07:32Donc, j'invite les abstentionnistes à pouvoir se mobiliser pour dimanche prochain parce que oui, il y a une voix
07:39qui doit se faire entendre, celle de la droite et du centre,
07:42entre l'extrême gauche de Benoît Payan et l'extrême droite de Franck Alizio.
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