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L'adjudant-chef Arnaud Frion, promu à titre posthume au grade de major, s'est vu, également à titre posthume, fait chevalier de la légion d'honneur par la ministre des Armées et des Anciens combattants Catherine Vautrin.

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Transcription
00:00On va voir dans quelques instants la cérémonie d'hommage à Arnaud Frion à Vars,
00:04ce militaire français qui a été tué la semaine dernière.
00:08Vous voyez que tout est en place dans ce bataillon,
00:127e bataillon de chasseurs alpins, dont était membre Arnaud Frion,
00:18adjudant-chef au moment de sa mort, qui a été ensuite promu à titre posthume major.
00:24Jérôme Pellistrandi, dites-nous qui sont les corps qui sont ici,
00:28représentés sur cette base à Vars ?
00:32Alors il se trouve que je connais très bien le quartier à Vars,
00:35puisque j'avais un élément de mon régiment qui était installé,
00:38donc c'est effectivement avec beaucoup d'émotion que je vois ces images.
00:41Donc en fait on a bien sûr le 7e bataillon de chasseurs alpins,
00:45auquel appartenait le major Arnaud Frion,
00:48et puis l'ensemble aussi des représentants de la brigade d'infanterie de montagne,
00:53l'état-major de la 27e brigade d'infanterie de montagne,
00:57et de nombreux représentants, bien sûr les élus locaux, les drapeaux,
01:03donc toute la communauté militaire et civile de Vars est rassemblée
01:09pour rendre hommage donc au major Arnaud Frion.
01:11Expliquez-nous Patrick Sos, comment ça va se passer ?
01:13A quoi va-t-on assister dans les minutes qui viennent ?
01:16C'est à la fois extrêmement formel, solennel et avec une émotion,
01:20parce qu'un régiment c'est une grande famille rassemblée, bien au-delà.
01:25C'est combien de personnes ?
01:28Enverant un millier.
01:29Un millier, mais vous rajoutez, en fait tous ces hommes et femmes que vous voyez,
01:34ils ont des hommes, ils ont des maris et des épouses et des enfants dans les écoles.
01:39J'aime d'ailleurs, il était marié et il avait un enfant.
01:42Et en général, ces casernes sont mises dans des villes moyennes
01:46où en fait tout le monde se connaît, il y a aussi des sous-traitants,
01:48des gens qui travaillent là, mais surtout, même si vous ne faites pas partie
01:52de la famille militaire, votre petit garçon, votre petite fille est à l'école
01:57avec des petits garçons et des petites filles de ce régiment.
02:01Et c'est pour ça qu'il y a énormément d'émotions.
02:02Pour ce qui est du déroulé, on est sur une revue des troupes
02:05par la ministre des Armées, des anciens combattants Catherine Vautrin
02:08et puis le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Schill.
02:12Et puis ensuite, on verra l'arrivée du cercueil, des honneurs funèbres
02:15par la ministre des Armées, une remise de décoration, comme vous l'avez dit.
02:21C'est toujours malheureusement le cas, mais il y a une promotion à titre posthume.
02:26On parle donc bien du major Arnaud-Anne-Offrion.
02:29Et puis, après la minute de silence, la Marseillaise.
02:32Avec ces combattants qui sont ici en blanc, Jean-Paul Paloméros.
02:37Alors, évidemment, je parle sous votre contrôle, avec un regard un petit peu béaussien,
02:41mais ça, c'est typique des chasseurs Alpin, évidemment.
02:43Bien sûr, oui, oui.
02:44Chaque arme a ses us, ses coutumes, ses coutumes.
02:49Et l'uniforme qui représente à la fois son histoire, mais aussi son présent,
02:56même son avenir.
02:58Bien sûr que c'est un moment de recueillement intense, un moment de respect, c'est un moment où...
03:04Alors que la ministre des Armées, Catherine Vautrin, ici, est en train d'arriver.
03:08Un moment qui est digne, qui rend hommage à un combattant, qui est mort les armes à la main,
03:15on peut le dire comme ça, parce qu'il était sur un théâtre de guerre.
03:20Et le général Schill va rendre hommage à un homme qui était sous son autorité.
03:25Je peux vous dire que pour un chef d'état-major, je l'ai été.
03:28Perdre un homme, perdre une femme, c'est une douleur profonde,
03:33mais ça donne peut-être encore plus d'énergie pour faire vivre l'esprit de corps,
03:39pour faire vivre ce qui fait le socle de nos armées.
03:43C'est-à-dire cette fois, en l'avenir, on se bat dans une armée, on se bat pour le
03:48pays,
03:48bien sûr, on se bat pour le drapeau, mais on se bat aussi pour ses camarades.
03:51Le général Schill, c'est lui qu'on voit ici, à gauche de la ministre des Armées ?
03:55Oui.
04:57Et voilà donc pour cette Marseillaise jouée en l'honneur de Arnaud Frion,
05:02mort en Irak, victime d'une milice pro-iranienne.
05:06C'était jeudi soir, tard, victime d'une attaque par drone,
05:11deux drones qui ont été tirés sur une base sur laquelle il se trouvait.
05:16Le major Arnaud Frion, c'est maintenant le moment de la revue des troupes.
05:23Le major Arnaud Frion, c'est maintenant le moment de la revue des troupes.
05:59Pourquoi c'est important, Jean-Paul Palomero ?
06:01Parce que c'est le moment où on le voit très bien sur cette image,
06:04les responsables civils et militaires, politiques et militaires,
06:08en hommage à chacun des combattants.
06:10Il les passe en revue, il les croise, on croise le regard, c'est impressionnant.
06:15Je crois que c'est important pour chaque combattant de se sentir investi vis-à-vis du pays
06:21et des autorités qui le représentent.
06:25Voilà, c'est trouvé des troupes sous l'autorité de Catherine Vautrin.
06:28La ministre des Armées, on fait le tour comme ça pour croiser effectivement le regard de l'ensemble.
06:33Oui, et évidemment, vous avez l'uniforme d'apparat et les montagnes derrière.
06:40Et tout de suite, lorsqu'on pense à ce régiment, on se dit, voilà, c'est la guerre d'hiver
06:45en montagne.
06:46Oui, c'est ces commandos de montagne notamment qui font partie de ce régiment.
06:51Moi, je les ai croisés en Afghanistan.
06:53Ce sont des commandos de très haut niveau.
06:55Ah, on est dans l'élite.
06:56De renommée mondiale, même.
06:57De renommée mondiale.
06:58Et en fait, lorsqu'ils sont utilisés, depuis une vingtaine d'années notamment,
07:03sont dans effectivement des paysages difficiles de montagne, mais plutôt des paysages arides.
07:08Moi, je les ai vus dans les Iforas, dans le nord du Mali, c'est en Afghanistan.
07:12Ils ont payé un très lourd tribut.
07:14On a eu un souvenir d'un homme, je suis un peu peiné de juste donner son nom, Maxime Blasco,
07:19parce que son nom avait été largement médiatisé, mais il y en a eu beaucoup d'autres.
07:23C'est vraiment l'élite.
07:24Vous le voyez sur le bras gauche du major Frion, il y a la mention commando de montagne.
07:30On parle bien de force spéciale de l'armée de terre.
07:33Et c'est pour ça qu'on a été surpris, en tout cas le grand public,
07:37de savoir qu'il y avait une présence d'armée, de l'armée française en Irak.
07:41On était dans le contre-terrorisme, ce qui fait partie des missions des forces spéciales.
07:46Et donc, on est vraiment dans du très très haut niveau.
07:48Ils peuvent, on en a parlé, ils étaient là d'ailleurs au Groenland, ça a été le premier détachement.
07:54Donc, ils peuvent être dans des situations à moins 30 degrés,
07:58mais moi, je les ai plutôt connus dans des situations à plus 50 dans le nord du Mali.
08:02C'est vraiment le très très haut du panier de l'armée de terre,
08:05même si évidemment, tout soldat, tout militaire, tout aviateur, marin, est valable dans les armées.
08:12Et on a besoin d'eux.
08:13Et on voit cette revue des troupes qui se poursuit.
08:17Ils étaient mobilisés, les chasseurs alpins, dans cette zone du cœur d'histoire irakien,
08:21parce que, Jérôme Pellistrandi, c'est une zone montagneuse, c'est une zone aride, c'est une zone hostile.
08:26Alors, c'est une zone surtout hostile, je crois que c'est l'élément le plus important,
08:30puisque, donc, en fait, depuis 2014, on a cette opération chamale de lutte contre le terrorisme,
08:35et donc, qui est partie en ingrate, parce qu'il s'agit à la fois de former les unités irakiennes,
08:41et puis, voilà, de traquer un ennemi qui se fond, d'ailleurs, dans la population.
08:46Et donc, il faut des qualités militaires et des qualités humaines extrêmement importantes
08:52pour pouvoir remplir ce genre de mission.
08:55– Reposez, ordre !
08:58– C'est le cercueil du majeur qui va arriver.
09:05– Ce sera évidemment l'un des moments d'émotion les plus forts de cette cérémonie,
09:11en présence donc de Catherine Vautrin, du général Schill, qu'on voit ici de face.
09:16Il y a aussi l'histoire particulière d'Arnaud Frayon, qu'on va vous raconter,
09:21parce que son chef de corps, qui s'est exprimé quelques heures après le drame,
09:25nous en a dit plus sur son parcours.
09:28C'est un jeune soldat du rang qui a gravi les échelons
09:31à force de travail, d'abnégation et de courage, avec une dizaine de citations.
09:44Présenté, armes !
09:47Présenté, armes !
09:53– Sous-titrage Société Radio-Canada –
10:28– Et on attend donc l'arrivée du cercueil qui est imminente maintenant ?
10:33– Sur les cérémonies militaires, on a simplement un léger roulement de tambour,
10:37et c'est ce qui est toujours impressionnant lorsqu'on assiste à des cérémonies,
10:40notamment à l'Hôtel National des Invalides.
10:43Ce sont les pas des militaires et des frères d'armes.
10:48Il faut vraiment penser à cette émotion-là.
10:51Ils portent le corps de leurs camarades.
10:56Je crois entendre la marche fin à voir au loin.
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15:31Merci.
16:05Voilà donc le cercueil qui est arrivé au milieu de la cour, le portrait d'Arnaud Frion qui est porté
16:12ici par l'un de ses camarades et ces décorations qui ont été déposées sur le cercueil, Jérôme vous avez
16:17pu voir de quoi il s'agissait ou pas ?
16:18Alors en fait il y a trois coussins, premier coussin où la ministre d'ici quelques minutes va lui remettre
16:24la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
16:28Patrick ?
16:29Beaucoup d'émotion général bien sûr qui est issu de ce régiment.
16:33Ce qui est toujours très très impressionnant c'est qu'effectivement il y a le coussin destiné à la Légion
16:36d'honneur mais vous avez les citations et encore plus impressionnant on le distingue mal avec la différence de deux
16:41couleurs.
16:41C'est la tarte, c'est-à-dire vraiment le béret si significatif des chasseurs alpins et c'est encore
16:48beaucoup plus fort pour ceux que vous voyez, c'est-à-dire ses frères d'armes.
16:51Mais vous avez les familles, la famille notamment du major qui est là.
16:57On est toujours dans le plus grand formalisme.
16:59J'ajoute qu'au moment même où on se parle presque, on est en train de préparer le dévoilement du
17:04nom du major Arnaud Frion tout près d'ici.
17:07C'est un monument que les parisiens ne connaissent assez mal mais c'est le monument aux morts pour la
17:11France en opération extérieure.
17:12Et son nom va s'ajouter dans le 15e.
17:14Vers le parc André Citroën, sauf erreur.
17:15Oui, tout près de l'hôpital Georges Pompidou.
17:18Et ce nom va être le premier, on l'espère très fortement, le seul pour cette opération extérieure.
17:24Général Paloméros.
17:25C'est un des moments que j'ai vécu aussi malheureusement.
17:29Et on se retrouve et on prend conscience combien l'armée, c'est une équipe, c'est une équipe qui
17:35est là pour gagner.
17:36Mais c'est aussi une famille, c'est les deux.
17:39Allez, on écoute la ministre.
17:43Madame la préfète, Madame la ministre, Monsieur le chef d'état-major de l'armée de Père, Monsieur le maire,
17:51Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les officiers généraux,
17:56Officiers, sous-officiers, militaires du rang, de l'actif et de réserve,
18:01Personnels civils du ministère, Mesdames et Messieurs, chères familles,
18:09Il y a cinq mois, nous rendions hommage, ici même, au sergent Gilles Gossin, cinq mois à peine.
18:18Et le septième bataillon de chasseurs à flins est à nouveau frappé dans ses rangs.
18:24Aujourd'hui, au sept, ce bataillon de fer et d'acier qui a tant donné à la France,
18:33Une fois encore, nous rendons hommage à l'un des vôtres.
18:38Nous rendons hommage à un sous-officier qui, à lui seul,
18:43Incarné l'essence même de nos armées,
18:46Le major Arnaud Frignon est de cette tremble.
18:50Le major Arnaud Frignon est de ceux-là.
18:52Né le 28 avril 1983, à Mont-Didier, dans la Somme.
18:59Il s'engage le 1er décembre 2004, il y a 21 ans.
19:05Il choisit l'armée de terre, et avec elle, la voie des cimes,
19:10Grenadier-Voltigeur, 27, en Haute-Savoie.
19:13Il choisit les chasseurs alpins.
19:16Il choisit cette vie de rigueur, d'effort, de fraternité.
19:20Où l'on avance sans bruit, en discrétion.
19:25Où l'on parle peu de soi, mais où l'on donne tout à la mission.
19:31Préto, ces chefs remarquent en lui quelque chose de rare.
19:35Cette alliance de la solidité du soldat, de l'instinct du combattant.
19:41Et déjà, cette manière vient à lui d'être exemplaire, sans jamais se mettre en avant.
19:51Soldat humble dans le succès et exigeant dans l'effort, vers ensuite les opérations.
19:59Et avec elle, le long compagnonnage d'Arnaud Frion, avec les engagements de la France.
20:06Le chat, d'abord en 2005, dans le cadre de l'opération Épervier.
20:12La Côte d'Ivoire ensuite, en 2007, avec l'opération Licorne.
20:17Puis l'Afghanistan, en 2008, dans le cadre de l'opération Pamir.
20:23Le terrain où la guerre se livre au plus près, dans la rudesse du terrain,
20:28dans l'incertitude de chaque instant, dans cette épreuve du feu qui révèle les hommes.
20:36Là-bas, engagé dans la bataille d'Alassaï, avec son bataillon,
20:42Arnaud Frion se distingue une première fois.
20:45Il appuie avec cent fois une section amie,
20:49permettant sa rupture de contact sous le feu nourri des insurgés.
20:55Pour cet acte de bravo, il est cité.
20:59Mais chez de tels hommes, l'expérience du feu n'engendre pas la vanité.
21:06Elle creuse, au contraire, le sens des responsabilités.
21:10Car Arnaud Frion est ce que l'armée de terre produit de meilleure.
21:17Le 1er décembre 2009, Arnaud Frion rejoint le corps des sous-officiers.
21:24Deux ans plus tard, il retourne en Afghanistan.
21:27Cette fois-ci, en renfort des commandos de montagne.
21:32Avec lesquels, il va écrire la suite d'un exceptionnel parcours.
21:37À nouveau, engagé dans l'opération Valley Flood, pris sous le feu adverse,
21:44il identifie l'origine des tirs, conduit la rigose,
21:48s'expose pour protéger les siens et réduire la menace.
21:53À nouveau, il est cité.
21:55À nouveau, il répond présent, là où tout se joue.
22:00Dans des conditions climatiques particulièrement brunes,
22:05malgré le froid, malgré le danger, malgré la fatigue,
22:11il continue à se dépasser.
22:14Toujours, il montre l'exemple.
22:18Il ne cède à rien, ni au terrain, ni à la peur.
22:23À son retour en 2012, il rejoint officiellement la section commando de montagne.
22:30Il y excelle, terminant en premier du stage de formation.
22:36Car au-delà de la performance, ce sont les qualités qu'elle révèle que je salue.
22:43Le goût de l'effort, la maîtrise technique, la rusticité, la persévérance
22:49et cette humilité des meilleurs qui n'ont rien à prouver,
22:54parce qu'ils consacrent toute leur énergie à être à la hauteur.
23:00Projet en 2014 au Mali, dans le cadre de l'opération Cerval,
23:06puis de nouveau en 2016 dans le cadre de l'opération Markane,
23:10Arnaud Frion incarne totalement ce qu'a été l'élite de nos armées
23:16durant la dernière décennie.
23:19Des forces d'intervention, des forces à l'excellence opérationnelle inégalée,
23:26des forces enfin résolument engagées contre le terrorisme.
23:33À Kidal, Arnaud Frion se porte à l'assaut d'une maison
23:37dans laquelle s'étaient retranchés plusieurs terroristes,
23:41puis tient fermement la position conquise avec son groupe.
23:47Quelques jours plus tard seulement, à la frontière nigérienne,
23:51il intervient pour extraire des forces spéciales américaines
23:55prises sous le feu de plusieurs dizaines de combattants ennemis
23:59lors de l'ambuscade tombant tour.
24:02Pris à partir lors du posé d'assaut de l'hélicoptère,
24:06il commande l'ouverture du feu et protège l'appareil,
24:10permettant ainsi l'évacuation de sept soldats alliés,
24:15dont deux grièvement blessés.
24:18Au fil des opérations, Arnaud Frion, au Sahel comme ailleurs,
24:24se distinguent encore dans des engagements offensifs périlleux
24:28contre les groupes armées terroristes.
24:32A chaque fois, la même attitude, la maîtrise dans l'action,
24:37le sang froid sous nos flots et ce charisme naturel
24:42fait d'un mélange de sérénité et de rigueur propre
24:47au commando de montagne, qui inspirait confiance
24:50à tous ceux qui combattait à ses côtés.
24:55Ainsi était Arnaud Frion, la figure même du commando.
25:01À l'été 2017, il rejoint le 7e bataillon de chasseurs allemand.
25:06Il y devient chef de groupe, commando de montagne.
25:11Il y conduit, entraîne et prépare ses hommes,
25:15partageant son expérience du combat et forgeant jour après jour
25:20la solidité de son groupe.
25:22Car Arnaud Frion était de ses sous-officiers d'expérience,
25:28dont l'armée de terre est fière,
25:30de ceux qui élèvent les plus jeunes et savent,
25:34avec tact et bienveillance,
25:37formés jusqu'à leur chef,
25:39en les guidant par exemple l'expérience
25:42et la justesse du jugement.
25:46Il était aussi de cette lignée de combattants,
25:51forgé dans les mêmes épreuves et les mêmes fidélités
25:56que Maxime Lascaux, son frère Barne, son ami.
26:02Cette vie de service, cette vie d'engagement,
26:07cette vie de fidélité,
26:09la nation, l'avait déjà reconnue
26:12en lui attribuant la médaille militaire
26:16le 31 décembre 2021.
26:20Puis, adverte encore d'autres missions,
26:23jusqu'à l'Estonie en 2023 avec nos alliés de l'OTAN,
26:27en avril 2025,
26:30il est envoyé en Arménie
26:31dans le cadre d'une mission de coopération
26:34où il contribue à la formation
26:37des forces armées arméniennes
26:39pour suivant cette œuvre sans cesse recommencée
26:43qui consiste à tisser des biens de confiance
26:46et de fraternité entre les deux armées.
26:51Et puis, au terme de ce magnifique chemin,
26:56cette dernière mission,
26:58fidèle à tout ce qui avait été,
27:02une mission exigeant
27:05au contact de l'ennemi,
27:06aux côtés de nos partenaires,
27:09pour protéger la France
27:11en combattant contre le terrorisme.
27:14Depuis fin janvier 1926,
27:17le major Arnaud Frion
27:19était déployé en Irak,
27:21dans la région d'Herville,
27:23dans le cadre de l'opération
27:25Chaman.
27:27Chaman,
27:28c'est l'engagement de la France
27:30dans la lutte contre le terrorisme au Levant.
27:33C'est soutenir nos partenaires irakiens et purs
27:37face à la menace de Daesh.
27:39C'est former, conseiller,
27:43accompagner ceux qui combattent
27:45l'ennemi sur le terrain.
27:47Mission discrète,
27:50cruciale,
27:51mission exigeante,
27:53une mission où nos soldats
27:55savent que le danger
27:56peut surgir à tout moment,
27:59loin de la France,
28:00mais au service
28:01de sa sécurité.
28:05Le soir du 12 mars,
28:07une attaque de drones
28:08trappe le campement
28:09Pêche-Mérgan.
28:11Ces drones de type chahed,
28:12armes lâches,
28:13rodeuses, redoutables,
28:15s'abattent sans avertissement.
28:17Plusieurs soldats sont blessés.
28:19Le major Arnaud Frion
28:21est gravement touché.
28:22Malgré l'intervention immédiate
28:24de ses camarades
28:25et la prise en charge
28:27de l'équipe médicale
28:28présente sur place,
28:29ils succombent,
28:31assez blessés.
28:32Dans cette nuit irakienne,
28:35la guerre est venue frapper
28:37l'un des nôtres.
28:38Tous les soldats connaissent
28:40cette vérité simple.
28:41Il n'y a pas de mission
28:43sans danger,
28:45il n'y a pas d'engagement
28:46sans risque,
28:48mais il y a plus fort que la peur
28:51le choix de servir.
28:53De servir une cause
28:55qui nous dépasse.
28:56Et le major Arnaud Frion
28:58a servi la France
28:59jusqu'au bout
29:00du chahed à l'Irak,
29:02de l'Afghanistan au Sahel,
29:03des cimes alpines
29:05aux théâtres les plus âpres.
29:07Le parcours d'Arnaud Frion
29:09a incarné
29:09de la plus belle des matières,
29:12celui des armées françaises.
29:14Le parcours d'Arnaud Frion
29:16raconte un homme
29:17qui était devenu par le travail,
29:19par la valeur,
29:21par l'exemple,
29:22l'une des plus belles figures
29:24du soldat français.
29:27C'était Arnaud Frion.
29:30Je veux, en ce moment,
29:33m'adresser à vous,
29:35Émilie, son épouse,
29:37qui est la judan-chef
29:38pour cette tirée blessée-là,
29:40à sa famille et ses proches,
29:42à ses camarades blessés,
29:44présents,
29:45aujourd'hui, parmi nous,
29:48d'une pensée toute particulière
29:50pour Marius, son jeune fils,
29:53pour ceux qui se battent encore
29:56sur leur lit d'hôpital
29:57que j'ai rencontré hier,
29:59et pour vous,
30:00ces frères d'âme
30:01du 7e DSA,
30:03la France n'oubliera pas
30:06le prix de la vie d'Arnaud Frion,
30:10votre époux,
30:11votre père,
30:12votre fils,
30:14votre frère,
30:15votre ami,
30:17votre chef,
30:19ce prix pour eux,
30:20c'est celui de notre sécurité,
30:23de notre souveraineté,
30:25de notre liberté.
30:28Aujourd'hui,
30:29nous gravons son nom
30:31dans la mémoire vive
30:34de la nation,
30:35et nous savons
30:37que son exemple
30:39perdurera
30:40dans l'engagement
30:41de ses frères d'âme
30:43et dans le cœur
30:44de ceux qui choisiront
30:46demain
30:47de servir la France.
30:49Honneur
30:50au Major Arnaud Frion,
30:52mort pour la France.
30:55Vive la République,
30:57vive la France.
31:28Sous-titrage Société Radio-Canada
31:29Voilà donc pour cet hommage,
31:32les honneurs rendus
31:34par la ministre des Armées.
31:37Et quelle est la suite du programme,
31:39Patrick ?
31:39Qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
31:40Eh bien,
31:40on va assister à la remise
31:41des décorations,
31:43on rappelle.
31:44L'adjudant-chef Rion
31:45a été promu
31:46à titre posthume
31:48au grade de Major,
31:50et le général Pays-Strand
31:51il disait aussi
31:51la Légion d'Honneur
31:52qui va lui être rendue.
31:54Et on rappelle vraiment
31:55ces coussins
31:56sur le cercueil
31:58d'Arnaud Frion
31:59avec notamment
32:00cette tarte au loin,
32:02vraiment ce béret significatif.
32:03C'est comme ça qu'on dit,
32:04il faut expliquer.
32:04C'est l'expression.
32:06On ne dit pas un chapeau,
32:07on ne dit pas un béret.
32:07C'est ce qui fait que
32:08parmi
32:10toutes les unités
32:12militaires,
32:13notamment dans l'armée
32:14de terre,
32:14il y a certaines
32:15qu'on reconnaît un peu plus,
32:16on dit tout de suite
32:16« Ah, ça c'est un chasseur alpin »
32:17même pour le néophyte.
32:19Et donc évidemment,
32:20c'est toujours très émouvant
32:21parce qu'on imagine
32:22très bien
32:22le visage
32:23d'un homme
32:25sous ce béret.
32:30Grapeau des chasseurs,
32:32sans votre garde,
32:34gagnez votre emplacement.
32:40Donc l'étendard va se déplacer
32:43pour se mettre
32:45devant la dépouille
32:47du major
32:48avant la remise
32:50par la ministre
32:51de la Légion d'honneur
32:53dans quelques instants.
32:57C'est un parcours impressionnant
32:59qu'elle a retracé vraiment.
33:01On va y revenir évidemment
33:03lors de cette édition spéciale
33:06consacrée à cet hommage
33:07national à Arnaud Friand,
33:09tué, on vous le rappelle,
33:10la semaine dernière en Irak.
33:11Première victime française
33:12dans ce conflit
33:14au Moyen-Orient.
33:15À ce stade, d'ailleurs,
33:17je parle sous votre contrôle,
33:18Patrick,
33:18seule victime
33:19hors américain
33:20et israélien
33:22dans le camp des alliés.
33:24Ce qui nous permet
33:25d'avoir une pensée
33:25très forte aussi
33:26aux blessés.
33:27Bien sûr.
33:28Ils sont six.
33:29Toujours à l'hôpital,
33:29à 18h30.
33:30à Persy,
33:31dans la banlieue sud de Paris.
33:34On ne connaît pas leur état.
33:35Évidemment,
33:36c'est assez difficile.
33:38Et voici la remise de décoration.
33:42Ouvrez le ventre.
34:00Major Arnaud Friand,
34:03au nom de la ministre des Armées
34:05et des anciens combattants,
34:07nous vous décidons
34:08dans la croix
34:08dans la banlieue militaire
34:09avec plein de troncs.
34:26Fermez le ventre !
34:37Ouvrez le ventre !
34:49Major Arnaud Friand,
34:51au nom du président de la République,
34:53et en vertu du pouvoir
34:55qui nous sont conférés,
34:56nous vous faisons
34:57chevalier de la Légion de l'Ontario.
34:59de la Légion de l'Ontario.
35:34Reposez !
35:36Arnaud Friand,
35:38au repos !
35:41Garde à vous !
35:53Présentez !
35:55Arnaud Friand,
35:59Au bord !
36:02Au bord !
36:03...
36:05...
36:09...
36:12...
36:14...
36:17...
36:18...
36:19...
36:22...
36:22...
36:25...
36:27...
36:28...
36:30...
36:32...
36:34...
36:36...
36:38...
36:40...
36:42...
36:42...
36:43...
36:46...
36:50...
36:51...
36:52...
36:53...
36:55...
36:57...
37:00...
37:01...
37:02...
37:06...
37:07...
37:09...
37:21...
37:22...
37:23...
37:26...
37:29...
37:30...
37:34...
37:35...
37:38...
37:39...
37:40...
37:43...
37:45...
37:47...
37:48...
37:50...
37:51...
37:53...
37:56...
37:57...
37:58...
38:00...
38:29...
38:35...
38:37...
38:37...
38:40...
38:41...
38:43...
38:45...
38:49...
38:51...
38:51...
38:52...
38:53...
38:55...
38:57...
39:00...
39:02Et
39:03...
39:07...
39:09...
39:09...
39:11...
39:11...
39:13de revivre, au fond, l'ensemble des déploiements de l'armée française de ces dernières années.
39:20Il était présent sur tous ces théâtres-là.
39:2220 ans d'histoire individuelle, qui sont 20 ans d'histoire militaire de la France,
39:28avec tous les théâtres, tous les dangers.
39:30Et ça, c'est un élément qui est extrêmement important, c'est que c'est ça la réalité de nos
39:34armées.
39:34Et au moment où nous rendons hommage aux majors, il faut penser à tous nos marins,
39:39nos aviateurs qui sont déployés.
39:43Sentez !
39:48Groupement de commandos de montagne de la 27e brigade d'infanterie de montagne,
39:53formez le carré chasseur.
40:24Sentez !
40:35C'est parti.
41:02C'est parti.
41:33C'est parti.
42:00C'est parti.
42:28C'est parti.
43:08C'est parti.
43:27On encadre la dépouille de notre camarade.
43:32C'est parti.
44:02On s'en souvient à part, c'est vrai.
44:04Et là, je revoyais, vous aviez raison, Julien, Jérôme, de repenser aux 20 dernières années, le nombre, en tout cas
44:11le sang qui a été versé par ce régiment de chasseurs alpins depuis 20 ans en Afghanistan, au Sahel et
44:19désormais aussi en Irak, montre que faire le sacrifice ultime lorsqu'on s'engage dans l'armée, ça n'est
44:26pas un vain mot chez les chasseurs alpins.
44:35C'est parti.
44:36C'est parti.
44:59C'est parti.
45:12C'est parti.
45:26C'est parti.
45:39C'est parti.
45:40C'est parti.
45:53C'est parti.
45:55C'est parti.
45:57C'est parti.
46:05C'est parti.
46:13C'est parti.
46:53C'est parti.
46:55C'est parti.
47:07C'est parti.
47:22C'est parti.
47:26C'est parti.
47:32C'est parti.
47:37C'est parti.
47:41C'est parti.
47:41C'est parti.
47:44C'est parti.
47:46C'est parti.
47:47C'est parti.
47:48C'est parti.
47:51C'est parti.
47:54C'est parti.
47:56C'est parti.
47:56C'est parti.
47:58C'est parti.
48:02C'est parti.
48:03C'est parti.
48:05C'est parti.
48:06C'est parti.
48:08C'est parti.
48:16C'est parti.
48:21C'est parti.
48:22C'est parti.
48:27C'est parti.
48:35C'est parti.
48:37C'est parti.
49:07C'est parti.
49:09C'est parti.
49:10C'est parti.
49:16C'est parti.
49:20C'est parti.
49:20Il n'y a pas de crise de la vocation dans ce régime.
49:22Donc il y a des nouvelles têtes qui vont surgir.
49:24Mais là, le symbole, il est évidemment très fort pour deux raisons.
49:27D'abord, vous avez le chef des Basidjis, c'est-à-dire ceux qui ont été véritablement
49:31responsables de la répression contre les Iraniens depuis le mois de décembre.
49:36Et vous avez Ali Larijani qui jouait en fait peut-être la cartouche du personnage
49:41avec lequel il était peut-être encore possible à un moment ou à un autre de négocier.
49:45C'était un homme de culture.
49:47C'était un homme sur lequel, à un moment, Donald Trump avait imaginé peut-être s'en servir comme courroie
49:52de transmission.
49:54Au moment où je pense que Donald Trump avait encore le fantasme de négocier avec ce régime-là,
49:59là, Israël délivre clairement un message.
50:01Il n'y aura strictement aucune négociation avec le régime actuel.
50:05Et le but, même si les Israéliens continuent de dire, que ce soit le chef d'état-major ou les
50:10responsables,
50:11que l'objectif n'est pas le renversement du régime mais l'affaiblissement durable,
50:15ça a encore été dit il y a un ou deux jours,
50:17Donald Trump n'a plus beaucoup le choix, il est embarqué dans cette affaire.
50:21Il a été consulté sur cette frappe ? On peut l'imaginer ou pas ?
50:24C'est difficile de...
50:25Il y a une autonomie quand même des Israéliens, il y a une coordination des renseignements,
50:29mais il y a quand même une autonomie des Israéliens.
50:32Après, quand même, une partie américaine, c'est que très certainement,
50:36enfin même à 100%, il y a eu ravitaillement des chasseurs israéliens par les cassés 135 américains.
50:42Je pense qu'il y a une divergence très forte entre les Israéliens et les Américains,
50:45dont on a déjà parlé depuis plusieurs jours.
50:46Quand Israël a commencé à frapper les puits de pétrole,
50:49Donald Trump n'était, pour reprendre son expression, pas très content.
50:52Je pense que là, il y a aussi, de la part d'Israël, d'éviter, à mon avis,
50:56que Donald Trump se défausse, qu'il essaye de trouver une porte ou une issue de secours.
51:01Alors que le gouvernement israélien, et en particulier Netanyahou,
51:04veut aller jusqu'au bout, il se rend sûrement compte
51:06que Donald Trump est véritablement embêté à ce stade-là
51:09et que se retirer, évidemment, serait remettre en cause absolument tout ce qui a été fait depuis des jours,
51:14parce qu'on est véritablement dans l'entre-deux.
51:16Le régime est toujours là, il n'est pas près de tomber,
51:19il n'a pas capitulé avant même l'opération.
51:21Donc la situation, elle reste quand même extrêmement tendue pour l'ensemble des protagonistes.
51:24Dites-nous, Jérôme, pourquoi, sur un plan opérationnel,
51:26les armées américaines et israéliennes ont vraisemblablement coopéré sur cette affaire ?
51:30Parce qu'il y a une coordination totale de ce qu'on avait appelé la troisième dimension.
51:34C'est-à-dire que l'espace aérien au-dessus de l'Iran,
51:36il est contrôlé pratiquement par les Américains et les Israéliens.
51:41Mais c'est vrai que ce sont cette frappe qui visait un centre vraiment spécifique à Téhéran,
51:49il s'inscrit en quelque sorte, il a besoin de la coordination.
51:52Et comme le disait Patrick, il y a le ravitaillement en vol,
51:56il y a certainement ce qu'on appelle les Boeing Hawacks,
51:59qui sont des avions radar qui permettent de détecter,
52:02parce que visiblement il y a dû y avoir un renseignement d'opportunité pour dire
52:06tiens, il est là à tel endroit et donc il faut que tout ça s'imbrique.
52:10Mais là on est vraiment dans la technique militaire,
52:13il n'y a pas besoin d'avoir une décision politique.
52:16On ne réveille pas Donald Trump, si vous voulez.
52:18Oui d'accord, il y a eu, Patrick, il faut le dire,
52:21aussi une action multiple de la part de l'armée israélienne.
52:25Parce qu'il y a eu Ali Laréjani, il y a eu les chefs des Basidji,
52:28sans doute le djihad islamique a aussi été visé.
52:31Israël a frappé tous azimuts en ce matin.
52:33Ainsi qu'un quartier général, alors une frappe aérienne,
52:35là on ne sait pas si c'est américaine ou israélienne,
52:38mais sur un quartier général d'une des milices chiites en Irak également.
52:42Et donc là on attend d'avoir plus d'informations,
52:44mais effectivement on sentait que ça n'était pas une journée comme les autres,
52:48notamment à Téhéran, avec les explications toujours très claires de Siavoj Ghazi,
52:51qui expliquait que cette fois-ci ça avait tapé très fort,
52:55y compris pas très loin de son appartement,
52:57beaucoup d'effets de souffle,
52:59et ça ressemblait en fait dans les premières explications
53:01à ce qu'on a pu vivre le matin du 28 février,
53:04c'est-à-dire le premier jour de la guerre,
53:07oui mais une guerre déclenchée à partir d'un point d'opportunité,
53:10c'est-à-dire la possibilité d'éliminer l'ayatollah Ramenei.
53:14Et donc là il y a une nouvelle décapitation,
53:16et avec quelques conséquences qui viennent à jour maintenant,
53:20c'est notamment des retards de paye chez les gardiens de la Révolution,
53:24parce que les infrastructures là aussi sont en train de se poursuivre.
53:27Ça peut évidemment miner de l'intérieur le corps des gardiens de la Révolution,
53:31vous avez dit qu'il y avait eu des frappes en Irak,
53:33on vous rappelle que c'est là que Arnaud Friand a trouvé la mort,
53:36et on se quitte sur cette image évidemment du major Arnaud Friand.
53:39Dans quelques instants, Christophe Delay, Roselyne Dubois,
53:42sur cette actualité internationale,
53:43sur l'actualité politique également qui est forte,
53:45on apprend à l'instant que Sébastien Delobus se retire à Marseille,
53:49le candidat LFI auquel Benoît Payan a refusé une alliance.
53:53Voilà, la politique et l'international, c'est sur BFM TV dans quelques instants.
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