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  • il y a 17 minutes
"Benito Mussolini" : Éric Ciotti réagit pour la première fois chez cyril Hanouna au dérapage de Nathalie Saint-Cricq sur France Télé: "C'est désespérant! Que l'Arcom fasse son travail!"

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Transcription
00:00Ciotti est avec nous en direct sur W9. Merci d'être avec nous, Éric Ciotti.
00:05Bonsoir, Cyril.
00:06Bonsoir, Éric Ciotti. Bonsoir. Merci d'être là.
00:09Merci à vous.
00:10Éric Ciotti, c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de vous hier, non seulement pour le résultat à Nice,
00:14mais aussi, voilà, il y a eu cette affaire avec Nathalie Saint-Cricq, la journaliste.
00:21Vous n'avez pas du tout rebondi dessus, j'ai l'impression.
00:24Voilà, vous auriez pu en faire des caisses, mais vous avez plutôt laissé passer, j'ai l'impression.
00:30Oui, parce que c'est naturellement un peu désespérant.
00:35Alors, soit on le prend comme un a priori idéologique, ce qui est possible,
00:40et ce qui globalement existe quand même dans le service public,
00:45parce qu'il y a une hostilité dominante à ce que pense aujourd'hui une majorité de Français.
00:52Et donc, ça, c'est extrêmement regrettable, si c'est le cas.
00:56Ah, mais je connais bien Nathalie Saint-Cricq, et objectivement, comme vous,
01:00j'ai toujours eu des relations cordiales avec elle.
01:04Donc, je ne sais pas si c'est un trait d'humour.
01:08Elle s'est excusée à l'antenne, elle s'est excusée auprès de moi.
01:12Delphine Ernotte m'a appelée ce matin pour s'excuser également au nom de France Télévisions.
01:18J'ai eu le directeur de l'information, Philippe Corbet, donc pour moi, allez, je vais dire, on passe l
01:26'éponge.
01:27Mais quelque part, je voudrais aussi dire, il faut que le service public soit plus que jamais animé par cet
01:38esprit,
01:39par un esprit de neutralité dont il s'est départi depuis trop longtemps.
01:43Maintenant, si vous, vous aviez dit ça, si CNews avait dit ça, je le dis, on aurait eu un tollé
01:52général,
01:53l'Arcom se serait déjà saisi, vous auriez eu des centaines de milliers d'euros, voire des millions d'euros
02:00d'amende.
02:01Donc, on a l'impression aujourd'hui qu'il y a un deux poids de mesure, que tout est permis,
02:06et c'est d'autant plus grave que ce qui est permis dans tous les dérapages, l'est avec l
02:13'argent des contribuables.
02:14Qui dit service public dit financement par le contribuable et qui dit service public devrait imposer plus qu'ailleurs
02:23une forme d'indépendance et de neutralité.
02:27Donc, je le déplore, mais non, je vous l'avais dit, je n'en ai pas fait des caisses.
02:31Voilà, moi je suis heureux de la confiance que m'ont apporté les Niçois et les Niçois hier.
02:37Elle est magnifique, elle nous ouvre un chemin vers la victoire.
02:41Nous sommes heureux aujourd'hui, et les Niçois attendent le changement.
02:46Ils attendent de mettre un terme à un système qui a mis la ville sous cloche depuis des années.
02:53Et, bon, qu'il y ait des soubresauts parce que ça gêne certains, ce n'est pas très grave.
02:58Moi, ce qui m'importe, c'est la confiance et le soutien des Niçois et des Niçois.
03:02Alors, votre Christian Estrosi, le maire sortant, votre adversaire à Nice,
03:07lui a commenté la suspension de Nathalie Saint-Cricq, puisqu'elle sera suspendue la semaine prochaine
03:13pour la deuxième partie des élections municipales.
03:16Il a mis ses suspensions étonteuses, elle a parlé vrai.
03:20Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:22Écoutez, je ne vais pas commenter tous les excès, tous les dérapages de M. Estrosi.
03:29Il voit que le sol se dérobe sous lui.
03:32Il pensait être le propriétaire d'une ville.
03:35Il y a quelques semaines, il a dit « on ne me piquera pas la mairie ».
03:39Eh bien, les Niçois et les Niçois sont les seuls qui ont les clés.
03:42Ce n'est pas lui, donc il est très nerveux.
03:45Il multiplie les dérapages, il multiplie les outrances, il multiplie les provocations.
03:51On l'a vu réagir hier soir, transpirant quelque part de haine.
03:56Moi, je suis serein et ce sont les Niçois qui décideront.
04:01Donc voilà, j'ai pris l'habitude de ne plus commenter les petits ou les très gros dérapages de M.
04:10Estrosi.
04:10– Très bien. Juste, on l'a compris, Éric Ciotti, donc vous n'allez pas porter plainte,
04:16vous n'allez pas faire de signalement à l'ARCOM, il y a eu une sanction,
04:20vous continuez votre route et vous passez l'éponge avec Nathalie Saint-Cricq, c'est ça ?
04:25– Oui, après, si l'ARCOM est réellement indépendante, elle doit faire son travail.
04:32– Très bien, très bien.
04:33– C'est à elle d'apprécier et je le dis, dans une démocratie, le service public de l'audiovisuel
04:40doit être exemplaire,
04:42plus que les autres, parce que c'est l'argent public qui est derrière.
04:45Il y a des autorités de contrôle, à elle de fonctionner.
04:49Si elle ne fonctionne pas, ça veut dire que globalement, le système va être entaché de suspicion.
04:56C'est ce que nous disons depuis des années, et j'appelle le service public,
05:02et je l'ai dit à Delphine Ernotte, à avoir encore plus d'exigences que tout autre média,
05:08parce que derrière, ce sont les Français qui payent.
05:12Et les Français, ils ne pensent pas forcément majoritairement comme ceux qui parlent derrière le poste.
05:19Et ça, il faut qu'ils comprennent, parce que c'est l'argent des Français,
05:23et quand on finance, on n'a pas très envie de se faire insulter en permanence.
05:28Il y a des Français qui ne pensent pas, comme la majorité des journalistes qui s'expriment,
05:33et ils doivent être respectés.
05:35Il faut qu'on appelle à ce respect.
05:37– Merci Éric Ciotti d'avoir été avec nous en direct.
05:39– Merci à vous.
05:39– Sous-titrage Société Radio-Canada
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