00:00 Oui c'est une première, on est très fiers. On repart de l'affirmation que nous avons depuis le départ,
00:08 c'est que vous avez plus de 100 000 voitures qui rentrent sur Saint-Denis. Sur l'Est par exemple,
00:13 on a des pics à 108 000 voitures qui rentrent sur Saint-Denis, qui sortent donc pour aller vers l'Est.
00:18 Donc c'est un vrai sujet. Les gens nous disent "mais réglez les embouteillages". Il faut savoir
00:24 que les maires n'ont pas de compétences pour régler les embouteillages, ce sont les présidents et
00:28 présidentes d'intercommunalité. Mais nous avions eu l'idée, au début du mandat, on vous avait
00:34 expliqué le sujet de Baobab. C'est quoi ? C'est qu'on est parti de l'expérience que nous avons sur
00:40 Saint-Denis. Nous avons un TCSB que tout le monde connaît, qui fait 17 millions de passages par an,
00:45 donc c'est énorme. Et on se rend compte que quand on fait des propositions aux gens de transports
00:52 en commun, comme le Téléféric, 1,7 million de passages, les gens, pour peu que ce soit à un prix
00:59 convenable et que ce soit confortable, ils laissent un peu leur voiture pour faire ça. Et donc on se
01:04 dit "mais vraiment, pour régler le problème, faisons un tracé de bus, un bout de route qu'on
01:12 met que pour les bus et on enlève les voitures". Comme ça, ça file. Et ainsi, Saint-Benoît, Saint-Denis,
01:18 vous m'avez dit 2h30 aujourd'hui, avec ce couloir réservé aux bus, vous n'auriez que 30 minutes.
01:23 Vous gagnez 2h dans votre journée. C'est énorme pour aller voir votre famille, faire du sport,
01:28 enfin toutes sortes de choses. Donc voilà l'idée du Baobab qui était parti de Saint-Denis pour
01:34 aller à Sainte-Suzanne, quartier français, un Baobab. Et puis, chemin faisant, on se rend compte
01:42 que, d'une évidence, que les gens viennent de Saint-Benoît aussi. Et donc on se dit "on va
01:47 discuter ensemble, s'il reste, sinon". Ils ont des bus, nous avons des bus, on a un TCSP, on a
01:54 une expérience à Saint-Denis, faisons les choses immédiatement. Et donc c'est ça qui est important,
01:59 c'est l'immédiateté. Parce que les gens, ils supportent plus d'être pris dans les embouteillages,
02:04 ils sont fatigués, ils ont du stress, ils ne peuvent pas aller voir leurs parents en vieillissant,
02:08 le soir, passer, déposer, je sais pas moi, un petit manger, n'importe. Votre maman vous appelle,
02:13 dites-eux "passer en urgence". Comment vous faites si vous allez des Saint-Benoît et que la maman est
02:18 à la montagne ? C'est compliqué. Et donc, il y a un aspect humain et il faut être pragmatique. À un
02:25 moment, il faut y aller. Alors on a avancé, on a des études qui ont bien avancé sur le pôle
02:30 d'échange du quartier français. Nous, on souhaite aussi avoir un pôle d'échange sur l'entrée
02:34 ouest de Saint-Denis, parce que le même sujet se pose à l'ouest, mais on en discutera une autre
02:39 fois. Mais là, vraiment, cette co-construction, partant de cette idée de bas au bas, je suis
02:44 vraiment ravie, parce que si on diminue de 20%, 20%, le nombre de voitures qui arrivent dans l'est
02:52 vers Saint-Denis, vous imaginez ce que ça fait en termes de souffle de respiration pour tout le monde.
02:57 Pour l'est, pour le nord, pour Saint-Denis, c'est juste extraordinaire. Voilà, quelquefois,
03:03 les choses qui paraissent plus simples, paraissent le plus difficile à faire, là, à la volonté
03:08 politique, un plus des démarches, au final, assez pragmatiques.
03:15 et puis à mi-mai au Japon.
03:17 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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