00:00 Est-ce que vous voyez d'ores et déjà,
00:02 là je ne parle pas simplement des fournitures scolaires,
00:03 mais globalement dans vos magasins,
00:05 déjà des baisses de prix importantes,
00:07 notamment du côté de certaines marques ?
00:09 Est-ce que ça a commencé ?
00:10 Non.
00:11 Non ?
00:11 Non.
00:12 Non.
00:13 Ben non, on aurait...
00:16 on serait venu vous l'annoncer, non non, pas encore.
00:18 Je vous pose la question parce que certains le voient
00:20 et disent qu'ils commencent à voir effectivement
00:22 des prix à la baisse,
00:24 qu'il y a des petits signes positifs...
00:26 Au moins une stabilisation de l'inflation, s'il te plaît.
00:28 La stabilisation, on l'a, on y est, là on est au plus haut
00:31 et ça va, je pense, commencer à baisser août et septembre
00:34 et se stabiliser pour vraiment attendre une embellie sur mars 2024.
00:39 Ouais, mais alors mars 2024, ça paraît très loin
00:42 pour ceux qui comptent à quelques centimes,
00:45 mais il faut voir les gens qui arrivaient en fait
00:48 au passage en caisse, enlèvent des éléments
00:50 parce qu'ils font leurs calculs.
00:51 On a vu aussi une augmentation des prix des fruits et légumes.
00:56 Ça, c'est lié à quoi ? C'est la sécheresse ?
01:00 Comment expliquer aussi que ces prix aient littéralement explosé
01:04 alors qu'on est sur quelque chose de pas transformé ?
01:07 Crise climatique, on va manquer d'agrumes
01:09 à cause de la sécheresse en Espagne.
01:11 Vous avez ça, vous avez aussi l'esprit de la loi EGalim,
01:14 où on est aussi plus responsable, je pense.
01:17 C'est-à-dire l'alimentation...
01:18 On peut bien rémunérer les producteurs.
01:19 Bien sûr, et en fait, on ne retournera pas au point de départ,
01:22 mais c'est une bonne chose parce qu'en fait,
01:25 on était aussi rentré dans certainement un système
01:27 de déflation depuis 15 ans, où la valeur de la nourriture
01:31 faisait qu'à un moment, il y avait un acteur
01:32 qui ne s'en sortait pas, ou l'agriculteur, ou certaines PME.
01:36 Donc, entre ce qu'on a connu 0 et 18, il y aura peut-être...
01:38 On compense aussi cet effet-là.
01:40 Pardon ?
01:41 On compense cet effet qu'on a mis dans la tête des gens,
01:43 qui était qu'on n'avait plus la valeur des choses,
01:45 en fait, la valeur réelle des choses.
01:47 Et d'une certaine façon, ça renivelle aussi un petit peu
01:50 la valeur des produits qu'on consomme.
01:52 Mais il y a les produits transformés où on voit
01:54 que la facture d'électricité, les matières premières,
01:57 les salaires entrent en ligne de compte et il y a le produit
01:59 de base, celui que vous transformez, la tomate, la courgette.
02:03 Enfin, voilà, il a aussi largement explosé.
02:07 Il y a des productions qui utilisent beaucoup,
02:10 je pense aux endives, qui utilisent beaucoup d'électricité
02:13 et donc la facture a doublé.
02:14 Donc l'agriculteur, si vous l'invitez sur le plateau,
02:17 il va vous dire "mais moi, mon coût de production,
02:19 ce n'est plus du tout le même, ne serait-ce que mon salarié agricole,
02:22 j'ai augmenté de 8% son salaire en deux ans,
02:24 l'électricité a augmenté".
02:26 Et quand il y a des intrants, nous, on voit souvent
02:29 les éleveurs de volailles ou de porcs,
02:32 ils vous disent que l'aliment, à l'époque où le blé,
02:34 alors ça commence à baisser, mais quand le blé a augmenté de 100%,
02:37 on avait beau acheter 30 ou 40% plus cher leurs matières premières,
02:41 ils vous disaient "mais on ne gagne pas plus d'argent
02:43 parce que ça nous coûte plus cher de produire".
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