00:00 - Vous avez été en lien avec la famille ?
00:01 - Non, pas en lien avec la famille, mais depuis hier en lien avec l'équipe médicale,
00:05 les collègues de cette jeune infirmière,
00:08 également les praticiens qui l'ont pris en charge dès le début et les partenaires sociaux.
00:13 Mais vous voyez, là on a un débat, je dirais, quasi de spécialistes.
00:17 Mais moi je comprends l'ensemble de mes concitoyens à Reims,
00:19 nous sommes très touchés par ce qui vient d'arriver.
00:21 C'est le décès que l'on ne peut pas accepter d'une jeune infirmière de 37 ans,
00:27 mère de deux enfants, qui a donné sa vie pour soigner les gens,
00:31 pour accompagner des gens dans le malheur,
00:33 qui se lèvent le matin, qui ne rentrent pas chez elles le soir.
00:36 Et il est clair qu'il va falloir trouver des solutions.
00:39 J'entends sur la question de la justice pénale,
00:41 est-ce qu'il est responsable ou pas responsable,
00:42 mais derrière il va falloir agir, agir de deux manières,
00:45 c'est-à-dire bien évidemment sur la sécurisation
00:47 et la protection de l'ensemble des personnels de santé.
00:49 - Si on parle de sécuriser un hôpital,
00:51 empêcher qu'on puisse entrer avec une arme à l'hôpital, comment vous allez faire ?
00:55 - Je vais vous donner un exemple.
00:56 Malheureusement, nous avons été rattrapés par l'actualité,
00:59 mais la semaine dernière à Reims,
01:00 nous avons signé avec la directrice du CHU,
01:02 avec moi en tant que premier du conseil de surveillance,
01:04 avec le procureur de la République,
01:06 avec les représentants des forces de l'ordre,
01:08 que ce soit la police nationale, police municipale,
01:10 et également gendarmerie, une convention.
01:12 Une convention pour mieux coordonner les actions de nos institutions,
01:16 mais également pour mieux protéger le personnel soignant,
01:19 qu'il soit prioritaire lorsqu'il y a des agressions,
01:21 par exemple verbales ou physiques,
01:23 que les personnels soignants portent plainte,
01:25 ils sont prioritaires du ministère de l'Intérieur.
01:27 Là, malheureusement, il est déjà trop tard.
01:29 - C'est de parler plus de prévention.
01:30 - C'est aussi une certaine manière de prévention,
01:33 faire prendre conscience à l'ensemble des personnels soignants
01:35 qu'il ne faut pas se cacher,
01:37 il faut véritablement porter plainte dès qu'il y a une atteinte physique ou une atteinte verbale.
01:41 Deuxièmement, oui, renforcer la sécurité.
01:43 La question des portiques, elle existe aujourd'hui dans les lycées,
01:45 on se pose la question, dans les aéroports,
01:47 à la mairie de Reims, j'ai des portiques d'entrée,
01:49 donc de sécurité,
01:51 donc on peut se poser la question au niveau des établissements de santé.
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