00:00 A la sortie de l'école, quand nous demandons à ces jeunes de se confier sur leur mal-être,
00:04 ils sont nombreux à nous répondre.
00:06 Souvent il y a des gens, par exemple, qui ont de l'alcool et tout,
00:11 qui parlent un peu bizarrement et ça, j'ai peur qu'ils me prennent.
00:15 Il y a beaucoup plus de critiques, de moqueries.
00:18 J'en parle surtout à mes amis, je leur fais confiance,
00:20 on se confie des secrets, on se parle tous les jours de choses
00:23 qu'on ne dit pas forcément aux parents, donc c'est beaucoup plus facile de leur parler.
00:27 Mais surtout se sentir écouté.
00:30 A SOS Amitié, le nombre d'appels des moins de 14 ans a augmenté de 40% en deux ans.
00:36 Une force qui leur permette de continuer leur vie,
00:39 quel que soit l'écosystème dans lequel ils évoluent.
00:42 Le 09, 72, 39, 40, 50, est même devenu le troisième numéro
00:48 le plus communiqué par le gouvernement.
00:50 Ils ont besoin de ce repère-là,
00:52 donc ça veut dire que dans leur propre écosystème, ils ne l'ont pas.
00:55 Se sentir mal dans sa peau, être harcelé, ne pas rentrer dans les normes,
01:00 les souffrances sont nombreuses.
01:02 Cette bénévole écoutante se souvient d'une très jeune fille,
01:05 violentée par ses parents.
01:07 Quand on raccroche, quand on arrête, qu'est-ce qui va se passer ?
01:11 On reste avec ça, un petit moment d'ailleurs.
01:15 Un sentiment d'impuissance.
01:17 Cette pédopsychiatre affirme que les gestes suicidaires
01:20 ont augmenté de 50% chez les adolescents.
01:23 Ça se passe bien, les copains, tout ça.
01:26 Selon elle, les confinements ont aggravé leur santé mentale.
01:30 Ils sont un peu moins sereins,
01:32 ils vont se faire plus facilement du souci pour leur environnement,
01:35 pour leur futur, peut-être que là où des jeunes n'y pensaient pas forcément.
01:41 Si vous ressentez un besoin d'écoute,
01:43 le numéro de SOS Amitié est disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Commentaires