00:00 Notre intention, c'était de commémorer,
00:02 comme on l'a dit à plusieurs reprises,
00:04 la résistance syndicale et un certain nombre de nos camarades
00:07 qui ont payé le prix du sang à Lyon et ailleurs
00:10 pour, justement, ces mouvements de résistance.
00:15 Je rappelle que c'est une terre de résistance
00:18 dans laquelle il y a eu la première guerre des cheminots
00:21 en octobre 1942, animée par des camarades de la CGT.
00:24 Également, le massacre du fort de la Côte-Lorette
00:27 à Saint-Genis-Laval,
00:28 dans lequel on a eu un de nos responsables
00:32 de l'union départementale CGT,
00:34 qui était auparavant prisonnier au fort de Monthu,
00:37 donc cette mémoire sociale de la résistance.
00:40 Nous souhaitions la faire respecter,
00:45 qu'elle ne soit pas ignorée à l'occasion de cette commémoration
00:48 et que son héritage soit respecté.
00:50 Si je peux me permettre, concernant les propos de Marine Le Pen,
00:54 qui parle de mettre en parenthèse cette histoire sociale,
00:58 je comprends que ça l'arrange étant dans un parti
01:00 fondé par des vafenesses et des collaborateurs,
01:03 mais pour ce qui nous concerne,
01:05 effectivement, on pense que cette commémoration
01:08 doit être aussi se faire dans le respect des personnes,
01:11 c'était notre démarche,
01:13 mais aussi des actes du programme social
01:15 du Conseil national de résistance.
01:17 La personne de Jean Moulin, dont vous avez parlé,
01:20 a réussi à unifier des mouvements divers,
01:22 mais il l'a fait justement autour d'un programme
01:25 qui a permis de rassembler un certain nombre de mouvements
01:30 qui étaient jusque-là très divers politiquement et syndicalement,
01:34 et pour mener la lutte contre l'Occup en Asie.
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