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  • il y a 3 ans
Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, était l'invité de BFMTV pour évoquer une manifestation de l'ultradroite qui a eu lieu à Paris ce samedi. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, tout de noir vêtu et visage dissimulé, pour célébrer le 29e anniversaire de la mort de Sébastien Deyzieu, un militant d’extrême droite proche de l’ex-GUD.

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Transcription
00:00 nous n'autorisons pas des manifestations, elles sont déclarées.
00:03 J'ai la possibilité en revanche de les interdire.
00:06 C'est-à-dire quand je considère qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public,
00:09 il faut que je le démontre évidemment,
00:12 j'ai la possibilité d'interdire cette manifestation.
00:14 Troubles à l'ordre public c'est quoi ? C'est des risques de violences, de dégradations, d'exactions.
00:19 Et ça n'est pas la seule condition, il faut de surcroît que je démontre que
00:22 avec les forces de police dont je dispose, je ne serai pas en mesure de contenir
00:27 ces violences et ces débordements. Donc ce sont des conditions extrêmement restrictives.
00:31 C'est l'état du droit et c'est ce qui a fait que nous n'avons pas pris d'arrêté, d'interdiction
00:35 de cette manifestation, d'autant plus que lors d'une précédente manifestation d'ultra-droite
00:40 qui s'est tenue en février dernier, pour commémorer, j'ouvre les guillemets,
00:44 les morts du 6 février 1934, une manifestation, une marche au flambeau
00:48 s'est tenue, organisée par l'ultra-droite.
00:50 J'avais pris à cette époque un arrêté d'interdiction et il a été annulé
00:54 parce qu'il a été considéré que je ne démontrais pas suffisamment
00:57 qu'il y avait un risque de trouble à l'ordre public et que je ne démontrais pas suffisamment
01:01 que j'étais avec les forces de l'ordre dont je disposais en mesure de le contenir.
01:04 Donc c'est évidemment une jurisprudence forte qui est venue éclairer ma réflexion,
01:09 d'autant plus que dans le précédent de février, je savais que les précédentes marches
01:14 de février avaient donné lieu à des débordements.
01:16 Celle de samedi dernier, cette commémoration organisée effectivement par l'ultra-droite,
01:22 c'est incontestable, cette commémoration d'un militant décédé en 1994,
01:26 s'est toujours déroulée chaque année et n'a jamais entraîné de trouble à l'ordre public.
01:30 C'est pour ça que j'ai pris cette décision de ne pas l'interdire,
01:33 mais ce qui ne veut pas dire que nous ne travaillons pas dessus,
01:36 en renseignement, en judiciaire, et évidemment que nous sommes très actifs sur la mouvance.
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