00:00 nous n'autorisons pas des manifestations, elles sont déclarées.
00:03 J'ai la possibilité en revanche de les interdire.
00:06 C'est-à-dire quand je considère qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public,
00:09 il faut que je le démontre évidemment,
00:12 j'ai la possibilité d'interdire cette manifestation.
00:14 Troubles à l'ordre public c'est quoi ? C'est des risques de violences, de dégradations, d'exactions.
00:19 Et ça n'est pas la seule condition, il faut de surcroît que je démontre que
00:22 avec les forces de police dont je dispose, je ne serai pas en mesure de contenir
00:27 ces violences et ces débordements. Donc ce sont des conditions extrêmement restrictives.
00:31 C'est l'état du droit et c'est ce qui a fait que nous n'avons pas pris d'arrêté, d'interdiction
00:35 de cette manifestation, d'autant plus que lors d'une précédente manifestation d'ultra-droite
00:40 qui s'est tenue en février dernier, pour commémorer, j'ouvre les guillemets,
00:44 les morts du 6 février 1934, une manifestation, une marche au flambeau
00:48 s'est tenue, organisée par l'ultra-droite.
00:50 J'avais pris à cette époque un arrêté d'interdiction et il a été annulé
00:54 parce qu'il a été considéré que je ne démontrais pas suffisamment
00:57 qu'il y avait un risque de trouble à l'ordre public et que je ne démontrais pas suffisamment
01:01 que j'étais avec les forces de l'ordre dont je disposais en mesure de le contenir.
01:04 Donc c'est évidemment une jurisprudence forte qui est venue éclairer ma réflexion,
01:09 d'autant plus que dans le précédent de février, je savais que les précédentes marches
01:14 de février avaient donné lieu à des débordements.
01:16 Celle de samedi dernier, cette commémoration organisée effectivement par l'ultra-droite,
01:22 c'est incontestable, cette commémoration d'un militant décédé en 1994,
01:26 s'est toujours déroulée chaque année et n'a jamais entraîné de trouble à l'ordre public.
01:30 C'est pour ça que j'ai pris cette décision de ne pas l'interdire,
01:33 mais ce qui ne veut pas dire que nous ne travaillons pas dessus,
01:36 en renseignement, en judiciaire, et évidemment que nous sommes très actifs sur la mouvance.
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