00:00 Est-ce que vous voulez me dire que vous prenez moins d'impôts aux Français aujourd'hui ?
00:02 Je peux vous dire les yeux dans les yeux que je prends moins d'impôts qu'il y a 5 ans.
00:06 Ah non, vous prenez...
00:07 Vous payez plus de taxes d'habitation ?
00:09 Ah ben là, je paye beaucoup plus de taxes financières.
00:13 Vous payez... c'est pas l'État qui a fait la collectivité.
00:15 Non, non, non, mais j'ai bien compris.
00:16 Oui, mais enfin, vos taxes, elles ont diminué, donc ils sont bien obligés de prendre l'argent.
00:20 C'est pas vrai ce que vous dites.
00:21 Ah ben si, c'est vrai.
00:21 Et même quand on regarde au niveau du pays, les impôts ont baissé.
00:25 Non, vous prenez combien ? Vous prenez 1080 milliards dans nos poches tous les ans.
00:30 Où va tout cet argent ?
00:32 Où va... non mais les faits...
00:33 Il y a un document qui est sorti hier, les programmes de stabilité, vous verrez.
00:36 Écoutez, je sais lire.
00:37 Et après, vous me dites qu'il faut s'attaquer à la dépense publique.
00:39 Oui.
00:40 Qu'est-ce que c'est la dépense publique ?
00:41 Oui.
00:42 Vous dites que vous allez...
00:43 Il n'y a pas d'efficience.
00:44 Il n'y a pas d'efficience.
00:45 Vous avez vu notre hôpital dans l'état où il est.
00:46 Mais bien sûr qu'il y en a.
00:47 On avait soi-disant le meilleur système de santé du monde.
00:49 Vous avez vu où on en est.
00:50 Mais pourquoi on fout ?
00:51 Vous voyez, on est ici, vous êtes là à l'improviste.
00:53 Vous voulez que je réponde ?
00:54 Oui, attendez.
00:55 Ou vous voulez juste arranger ?
00:56 Non, non, non.
00:57 Ah bah tiens, répondez-moi.
00:58 Notre système de santé.
00:59 Alors notre système de santé, ce que vous dites qui est formidable, c'est qu'en fait
01:03 vous me demandez plus de dépenses en disant ça.
01:05 Ah non ? Meilleure dépense ? Là c'est là où vous n'avez pas compris.
01:08 C'est là le petit truc.
01:09 L'efficience dans la dépense.
01:10 Oui, mais il faut les deux.
01:11 Parce que si notre hôpital est dans cette panade-là, c'est qu'on a sous-investi massivement
01:15 pendant des décennies.
01:16 Je suis pas d'accord avec vous.
01:17 On a fait les deux.
01:18 Je suis pas d'accord avec vous.
01:19 On l'a désorganisé avec les 35 heures.
01:20 Ah ça je suis d'accord.
01:21 Et on l'a sous-investi et sous-investi dans les salaires et les bâtiments.
01:25 Donc là on fait les deux.
01:26 On a lancé la réforme structurelle en début d'année.
01:28 C'est la feuille de route que j'ai donnée à Corbeil-Essonne.
01:31 En revenant sur les rythmes de travail, l'organisation, etc.
01:33 Et on réinvestit parce que l'hôpital, vous ne le ferez rien à l'hôpital tant que vous
01:37 aurez des gens.
01:38 Il y a des postes qui ne sont pas pour vous.
01:39 Monsieur, j'essaie juste de finir.
01:40 Oui, allez-y.
01:41 Tant que vous aurez...
01:42 On dit qu'on ferme des lits.
01:43 C'est pas vrai.
01:44 C'est qu'on n'arrive pas à pourvoir des postes parce que les gens ne sont pas payés.
01:46 Donc il faut revaloriser les salaires.
01:48 Et alors vous donnez 1,50€ au médecin à l'IAF.
01:50 Non, ça c'est des médecins libéraux.
01:52 C'est l'arbitrage.
01:53 Justement, vous avez déjà tué la fonction hospitalière.
01:56 Vous allez tuer la médecine de proximité.
01:59 Non, mais moi je vous dis.
02:00 1,50€ le monde.
02:01 On a donné par mois à l'hôpital des salaires qui ont augmenté de 180 à 400€ par mois.
02:08 Dites-moi quel employeur fait ça ? Et ça on l'a fait à l'hôpital.
02:12 Donc ça c'est parti.
02:13 On augmente.
02:14 Les enseignants...
02:15 Mais vous avez 40% de personnes qui ne voient pas un patient.
02:19 C'est peut-être le problème aussi.
02:20 Le problème c'est que vous avez dit ça.
02:21 La masse musculaire diminue.
02:22 Mais après ce que je trouve formidable, c'est quelqu'un comme vous qui vient me chercher
02:25 sur les dépenses publiques.
02:26 Oui.
02:27 M'accuse sur les retraites.
02:28 Mais quand vous regardez le gros bloc qu'on a, ce sont nos dépenses sociales.
02:31 Mais 12 milliards c'était quoi ?
02:32 L'un des seuls moyens de faire de l'économie sur les dépenses courantes, c'est justement
02:37 les retraites.
02:38 Et il se trouve que les retraites, vous faites les deux.
02:40 C'est que vous réduisez vos dépenses, vous traitez votre déficit et vous créez plus
02:44 de richesses parce qu'il y a plus de gens qui travaillent.
02:46 Mais je vous invite à regarder et regarder les documents statistiques et vous verrez
02:52 que vous dites beaucoup de bêtises sur les chiffres, sur les faits.
02:54 Vous vous dites beaucoup de bêtises tous les jours.
02:56 Tous les jours depuis 5 ans.
02:58 Je vous rassure.
02:59 Vous me battez.
03:00 Un peu de respect s'il vous plaît.
03:02 C'est monsieur le Président.
03:04 Non mais il est respectueux.
03:05 On n'est pas d'accord mais il est respectueux.
03:07 Mais je vous dis sincèrement que ça boucle pas votre truc.
03:10 Ça marche pas.
03:11 Ah non mais votre truc ça marche pas avec moi.
03:13 Eh regardez les télés, nous regardent mais ça marche pas avec moi.
03:16 Non mais vous pouvez enfumer les français.
03:18 On est quelques-uns entre les clés.
03:20 Je suis en train d'essayer d'enfumer.
03:22 Je suis en train d'essayer de travailler et d'avancer.
03:23 Vous essayez pas.
03:24 Vous nous enfumez depuis 5 ans.
03:25 Non, non monsieur.
03:26 Si, si, mais vous avez encore 4 ans c'est bon.
03:27 C'est le jeu, c'est la démocratie par contre.
03:29 Vous avez été élu.
03:30 Voilà, les français, c'est eux qu'ont fait les cons.
03:33 Allez, bonne journée à Adol.
03:35 — Bonne journée à vous. Regardez le chiffre sur les impôts mouvés, à ce que je vous dis. — Merci beaucoup de venir.
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