00:00 Et vous, quand on parle de déclassement, d'écrochage, de ces services publics qui décrochent aussi, etc.
00:06 Qu'est-ce que vous en voyez, vous, de ces services publics qui fonctionnent moins bien ?
00:10 – Mais il n'y a plus rien !
00:11 Nous, en province, on s'en rend compte, parce que j'ai ce mot-là aussi,
00:13 les territoires, les machins, enfin ça c'est du marketing, c'est OK, c'est peut-être sexy,
00:18 mais bon bref, en province, vous voulez un rendez-vous chez un hostel,
00:22 ben il faut faire 240 bornes, il n'y a rien !
00:24 – 240 bornes ?
00:25 – Mais bien sûr, moi j'habite Arcy-sur-Cure, il faut que j'aille à Dijon,
00:29 regardez, Arcy-sur-Cure, Dijon, 120 km aller, 120 km retour, 200.
00:32 – Il n'y en a pas entre les deux ?
00:34 – Non, il n'y a rien, il n'y a rien !
00:36 Les dentistes, il y en a un à 40 km, il a 64 ans, il s'arrête.
00:41 Je lui ai posé la question, est-ce que tu as un remplaçant ?
00:43 Non, il n'y en aura pas, parce que personne ne veut s'installer là.
00:46 Donc c'est Dijon, vous vous appelez, il y a plein d'endroits qui commencent à vous dire,
00:49 c'est très gentil que vous vouliez venir, mais on ne prend plus de nouveaux patients.
00:52 – Les maisons de santé alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:55 – Ça a servi à certains endroits, effectivement.
00:58 – Ça fonctionne quand même.
00:59 – Et ça a permis à des professions de s'installer,
01:01 qui ne seraient pas venues si ça n'avait pas été mutualisé, etc.
01:03 – Parce que c'est les collectivités qui prennent ça en compte.
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