00:00 Oui, il avait de l'humour.
00:02 Il est avant une séance de chimio là.
00:04 Est-ce qu'il a cru qu'il s'en sortirait ?
00:09 Oui, oui.
00:12 Il y croyait.
00:13 Ce n'était pas dans sa nature de se laisser
00:15 de se laisser vaincre par quelque chose.
00:19 Le cancer, c'est malheureusement.
00:21 Mais il y croyait parce que quand nous sommes rentrés du Sud
00:25 et qu'il a entrepris un nouveau protocole
00:29 avec le professeur Barrelsi,
00:31 en coordination bien sûr avec le professeur Spano,
00:35 c'était quelque chose d'innovant qui n'avait jamais été fait en France.
00:40 Et donc, il était combatif.
00:45 Il voulait y croire.
00:47 Est-ce que vous, vous aviez des informations différentes sur sa maladie ?
00:51 Est-ce que vous saviez, vous, que c'était plus grave ?
00:53 Peut-être qu'il ne le pensait.
00:55 Bien sûr, j'avais des infos, mais j'étais un peu dans le déni.
00:59 Parce qu'un jour, Nathalie me dit,
01:03 mais Dominique, il faut que tu te mettes dans la tête
01:05 que papa à Noël, il n'est plus là.
01:07 On était au mois de septembre.
01:09 Nathalie qui est la...
01:10 Sa fille aînée.
01:11 Voilà, la fille aînée.
01:12 Et je lui dis, mais non, il y a ce nouveau traitement.
01:17 Et elle demande à Spano de m'en parler.
01:20 Et Spano dit non, mais tu sais, avec Bernard, on peut s'attendre à tout.
01:25 Il réagit d'une manière tellement incroyable.
01:30 Avec lui, on ne sait jamais.
01:32 Mais pourquoi est-ce qu'il a dit ça alors qu'il connaissait l'issue ?
01:35 C'est parce qu'on se connaissait tellement, Bernard et moi,
01:38 que s'il lisait dans mes yeux que je savais qu'il était condamné,
01:42 il se serait laissé aller ou...
01:46 Enfin, ça ne pouvait pas marcher.
01:50 Donc voilà, jusqu'au bout, moi, j'y ai cru aussi.
01:54 Sauf dans les deux, trois derniers jours, bien sûr.
01:56 [Musique]
01:59 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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