00:00 D'abord ce sont des paroles, ce sont des paroles.
00:02 Les propos qui sont tenus sont graves, mais ce sont des paroles.
00:05 C'est une façon de s'adresser à des jeunes qui ne sont pas des Black Blocs ?
00:10 Mais évidemment non.
00:12 Des jeunes qui avaient été interpellés parce qu'il y avait un certain nombre de mises à feu qui avaient été commises précédemment.
00:16 La Bravem ce soir-là a fait énormément d'interpellations.
00:21 C'est dans la nuit du lundi au mardi, 20-21 mars.
00:24 Je suis au courant de toutes les affaires, je vous rassure.
00:26 Celle-ci est particulièrement grave. J'ai saisi l'IGPN par rapport aux propos tenus.
00:31 La patronne s'est dit particulièrement choquée.
00:33 La procureure de la République a saisi l'IGPN en judiciaire.
00:38 Les investigations sont en cours et permettront de qualifier ce qui relève du pénal dans les propos qui sont tenus,
00:44 ce qui restera en administratif avec des sanctions disciplinaires.
00:46 Les procédures sont lancées, mais je les ai immédiatement condamnées.
00:49 Évidemment que ce n'est pas normal de tenir ce genre de propos.
00:52 Qu'est-ce qui deviennent ces policiers qui ont été identifiés ?
00:55 Vous aviez dit qu'ils n'étaient pas sur la prochaine manifestation.
00:58 Ils ne sont pas engagés, contrairement à ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux.
01:01 Il y a cinq personnes qui sont concernées qui ne sont plus sur la voie publique pour l'instant.
01:06 Elles travaillent ? Elles sont au contact du public ?
01:08 Ils sont au repos. Ils ne seront pas sur la voie publique dans les semaines qui viennent.
01:15 Je l'ai dit, ils ne sont pas suspendus.
01:17 Moi, je ne sais pas lequel a tenu tel et tel propos.
01:19 Il ne faut pas non plus basculer dans l'injustice.
01:21 Ces propos sont inacceptables.
01:23 Ils ne doivent pas jeter l'opprobre sur l'ensemble des unités de la BRAVEM,
01:27 qui font encore une fois un travail remarquable,
01:29 sans lequel on aurait bien plus d'incidents.
01:31 Ils sont indispensables aujourd'hui ?
01:33 Pour moi, ils sont totalement indispensables.
01:34 Pour l'instant, ces fonctionnaires ne sont plus sur la voie publique.
01:39 Évidemment que la BRAVEM continue à travailler. Ils sont indispensables.
01:41 Comme il y a deux ou trois jours, pour les dernières manifestations sauvages qui ont eu lieu,
01:48 où vous aviez des groupes instrumentalisés par l'ultra-gauche,
01:51 on l'a documenté, qui ont décidé de s'en prendre à la mairie du 11e,
01:54 d'attaquer le commissariat du 11e.
01:56 Quelles sont les unités qui me permettent de se projeter très vite
02:01 pour protéger la mairie du 11e, pour protéger le commissariat du 11e ?
02:04 C'est la BRAVEM, parce qu'elle se déplace en moto, elle va très vite.
02:06 Et dans Paris, quand vous avez un tas de poubelles qui ont été incendiées,
02:11 cette unité se déplace plus vite que d'autres.
02:13 Elle se constitue alors en compagnie.
02:15 C'est-à-dire que les effectifs, les passagers, mettent pied à terre,
02:17 se constituent en compagnie et interviennent, comme le fait
02:20 une compagnie républicaine de sécurité, un escadron de gendarmerie mobile
02:23 ou une compagnie d'intervention de la préfecture de police,
02:26 auxquelles d'ailleurs ils appartiennent en réalité.
02:28 Ils sont parfaitement formés au maintien de l'ordre.
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