00:00 Oui bonjour, alors effectivement la Convention citoyenne elle a terminé ses travaux aujourd'hui après 27 jours de travail, 4 mois, 9 week-ends de délibération.
00:09 C'est assez considérable ce qui s'est passé ici au CESE, au Conseil économique, social et environnemental.
00:14 Et donc la réponse, la question qui a été posée par la Première Ministre au départ c'est
00:18 est-ce que le cadre d'accompagnement de la fin de vie est adapté aux différentes situations rencontrées
00:23 ou d'éventuels changements devraient-ils être introduits ?
00:25 La réponse de la Convention citoyenne c'est que non, le cadre n'est pas adapté donc oui il faut introduire des changements.
00:32 Une fois qu'on a dit ça, quand on regarde un peu plus précisément, il y a deux éléments de réponse qui sont posés par les citoyens.
00:37 D'abord une nécessité de renforcer le cadre actuel, de renforcer le maillage territorial autour de l'accès aux soins
00:46 et notamment le renforcement des soins palliatifs, la nécessité d'améliorer la formation et l'information, de renforcer la recherche.
00:52 Donc ça c'est une partie qui est très importante et qui est structurelle et structurante d'ailleurs dans la réponse apportée par les citoyens.
00:58 Et il y a une deuxième partie qui est moins consensuelle, qui relève davantage de la controverse qui est relative à l'aide active à mourir.
01:05 Et 75% des citoyennes, des citoyens se sont prononcés en faveur d'une aide active à mourir.
01:09 C'est une position majoritaire, pas unanime mais majoritaire.
01:13 Et donc quand on regarde un peu plus finement, ils sont en faveur du suicide assisté et de l'euthanasie sur des critères assez variés.
01:20 Le premier des critères qui est un critère qui revient systématiquement, c'est la question du discernement au moment de la formulation de la demande.
01:27 C'est-à-dire soit via des directives anticipées ou au moment de l'acte.
01:31 Donc la question du discernement est très très importante et revient à chaque fois.
01:35 Et ensuite interviennent des critères tels que les souffrances réfractaires, physiques, la question de l'incurabilité dans la maladie
01:42 et puis le fait que le pronostic vital soit engagé à plus ou moins court terme.
01:47 Donc voilà ce que je peux vous dire en quelques mots.
Commentaires