- il y a 3 ans
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, était l’invité de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS.
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00:00 Laurence Ferrari, votre invitée ce matin, et Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.
00:04 Bonjour Gérald Darmanin, merci d'avoir répondu à l'invitation de CNews pour vous exprimer ce matin au lendemain d'une journée de mobilisation.
00:10 Il y avait beaucoup de monde dans la rue, plus d'un million de personnes partout en France, avec des scènes de violence, de chaos dans certaines villes, à Paris mais pas seulement.
00:17 Est-ce que vous avez d'abord des chiffres de la mobilisation et du nombre d'interpellations ?
00:21 Oui, on a les chiffres de la nuit si j'ose dire, parce qu'il y a eu à la fois beaucoup de manifestations, vous l'avez dit,
00:27 et puis elles se sont parfois prolongées de manière violente, notamment à Paris.
00:31 Très tard cette nuit d'ailleurs, je voudrais remercier très sincèrement les policiers, les gendarmes et aussi les sapeurs-pompiers.
00:36 Le premier chiffre que je peux vous donner, c'est déjà 903 feux de mobiliers urbains ou de poubelles à Paris, ce qui a bien évidemment engagé beaucoup les sapeurs-pompiers.
00:46 C'est aussi 457 interpellations partout en France, Paris bien sûr, et le reste du territoire national.
00:52 Et c'est 441 policiers et gendarmes blessés. C'est un bilan effectivement difficile, difficile parce que les policiers et gendarmes ont protégé ceux qui ont été l'objet hier de la manifestation,
01:06 c'est-à-dire l'essentiel des personnes qui voulaient simplement manifester contre la réforme des retraites et c'était leur droit.
01:10 On a su les protéger, et parfois au détriment évidemment de l'action des policiers et des gendarmes.
01:18 Comment ça avait été surpris, M. le ministre, par le regain de mobilisation, le fait qu'il y ait beaucoup plus de monde dans les rues, dans toutes les villes de France, et par la radicalisation de certains ?
01:26 Alors, mon travail n'est pas de prévoir forcément le nombre de personnes qui viennent manifester, même si les renseignements territoriaux, j'allais y venir, avaient prévu 800 000 personnes.
01:35 On n'était pas très loin du million de personnes dont je crois que le ministère de l'Intérieur est bien connecté à la réalité des Français.
01:40 Non, ce qui nous surprend davantage, c'est que cette mobilisation importante va de pair avec une radicalisation d'une partie, d'une petite partie, mais d'une partie quand même du mouvement.
01:50 Et bien sûr, ce qui nous inquiète, c'est la présence, je l'ai dit hier, de l'extrême-gauche extrêmement nombreuse, 1 500 casseurs à Paris,
01:57 mais il y a aussi eu de nombreuses actions de l'extrême-gauche et de l'ultra-gauche dans d'autres territoires.
02:02 C'est le cas à Rennes, c'est le cas à Nantes, c'est le cas à Lille, c'est le cas, vous l'avez vu, à Lorient où un commissariat et une sous-préfecture ont été attaqués,
02:10 c'est le cas à Bordeaux où on s'en est pris évidemment à la mairie et notamment à cette porte de la mairie qui a été incendiée.
02:16 Et je pense que cette radicalisation de l'extrême-gauche doit être combattue par tout le monde.
02:20 Et ce matin, j'ai entendu Laurent Berger, de façon très responsable d'ailleurs, condamner ces violences.
02:25 Moi, je l'en remercie sincèrement.
02:26 Les syndicats, d'une manière générale, extrêmement responsables. On n'a pas beaucoup entendu les responsables politiques de l'opposition condamner l'attaque contre les policiers et les gendarmes,
02:33 condamner les attaques des bâtiments publics.
02:35 Ce sont les symboles de l'État qui ont été attaqués hier un peu partout.
02:39 Simplement la mairie de Bordeaux qui est une mairie écologie des Verts a été incendiée.
02:44 Non, je pense que l'extrême-gauche veut tuer nos institutions.
02:46 Je pense qu'il ne faut pas voir dans l'attaque de l'extrême-gauche des gens qui veulent simplement attaquer le pouvoir en place.
02:51 Bien sûr, les attaques de pouvoir en place.
02:52 C'est la République qu'ils veulent voir tomber.
02:53 Quand on attaque 441 policiers et gendarmes à coups de cocktails monotophes de pavés,
02:58 lorsqu'on les attaque physiquement au point qu'il y en a qui sont encore aujourd'hui à l'hôpital,
03:03 lorsqu'on met le feu, pas simplement à des commissariats, c'est déjà une honte bien sûr, ou des sous-préfectures, mais à des mairies.
03:09 Le saccage à mairies à Lyon, qui est une mairie verte, le saccage de la mairie de Bordeaux, qui est une mairie verte, ça n'a rien à voir avec le pouvoir en place.
03:16 L'extrême-gauche veut attaquer la République.
03:18 Il faut leur donner un message collectif de condamnation.
03:21 Et je peux vous assurer que les consignes données désormais aux policiers et gendarmes, c'est évidemment de le faire avec une certaine force.
03:27 On va revenir sur les attaques contre les forces de l'ordre.
03:28 Est-ce que vous avez eu le président de la République au plus vieillard soir ? Est-ce qu'il suit cette situation ?
03:33 Il suit cette situation, bien évidemment.
03:35 J'ai eu plusieurs fois le président de la République et la Première ministre, bien évidemment.
03:38 Il suit, comme d'habitude, si j'ose dire, la situation de la sécurité.
03:42 Ils sont inquiets de l'attournure des événements ? Le pire peut arriver ?
03:45 D'abord, ils sont inquiets, ils ont été inquiets pour les manifestants.
03:48 Je pense que tout le monde a pu constater que tout le monde avait pu manifester dans de bonnes conditions.
03:51 C'est la gloire et l'honneur des policiers et des gendarmes.
03:53 Ils sont inquiets pour les policiers et les gendarmes aussi.
03:55 C'est très important.
03:57 441 des fonctionnaires blessés.
03:59 Je pense qu'il faut se rendre compte de ce bilan.
04:01 Et bien sûr, on est inquiets de la radicalisation d'une partie, encore une fois, toute petite partie,
04:06 mais d'une partie quand même de ceux qui veulent manifester.
04:09 Et ils sont inquiets pour leur sécurité, le président et la Première ministre ?
04:12 Non, mais je pense que le président de la République et la Première ministre sont inquiets pour le pays, bien évidemment,
04:16 pas pour eux-mêmes.
04:18 Et moi, je peux, depuis trois ans que je suis ministre de l'Intérieur,
04:21 quasiment vous dire que le président de la République a toujours été attentif
04:24 à la fois à l'avis des policiers et des gendarmes
04:26 et à la tenue des manifestations dans le cadre démocratique.
04:29 J'aimerais juste vous faire écouter le témoignage d'une manifestante à Paris
04:32 qui était très inquiète hier devant ce qu'elle vivait,
04:34 ses poubelles en feu et ce chaos dans les rues.
04:37 On l'écoute une seconde et je vous fais réagir.
04:39 Il faut absolument arrêter. On ne va pas détruire la France pour une question de retraite.
04:44 Ce n'est pas le moment de faire ça dans le contexte social,
04:47 après la Covid et tout. Il faut être complètement hors sol.
04:50 Moi qui ai fait la manifestation, qui suis passée de Bastille jusque là,
04:55 le nombre de feux que j'ai vus, l'ambiance dans les cortèges,
04:58 les jeunes s'y mettent. On va droit à la catastrophe.
05:01 Est-ce qu'on va droit à la catastrophe, monsieur le ministre ?
05:04 Non, je ne le crois pas. Je ne le crois pas.
05:06 Et je pense qu'il y a un faux disque.
05:07 Et vous comprenez son inquiétude ?
05:08 Non mais je peux comprendre toutes les inquiétudes.
05:10 J'ai aussi beaucoup vu d'inquiétudes de la part des responsables préfectoraux
05:14 pour gérer des manifestations avec un nombre de policiers et de gendarmes
05:16 qui commencent à être fatigués.
05:18 Ça fait six jours que les policiers et les gendarmes,
05:20 même plutôt six nuits,
05:22 coursent contre ceux qui veulent mettre finalement un coin
05:27 entre la République, la démocratie et le peuple.
05:29 En revanche, on doit regarder ce qui se passe socialement.
05:32 Mais ça, ce n'est pas la réponse que doit porter le ministre de l'Intérieur.
05:35 C'est la réponse qu'apporte le président de la République,
05:37 le Premier ministre et les autres ministres en charge du dossier.
05:39 Moi, ce que je veux dire ici aussi,
05:41 c'est que je suis très marqué par le fait qu'on n'a pas assez souligné
05:46 que 441 policiers et gendarmes blessés.
05:48 Mais en fait, c'est quasiment un petit millier depuis le début des manifestations,
05:52 on va dire pour certaines d'entre elles, sauvages la nuit,
05:54 contre la réforme des retraites et en fait contre les institutions,
05:57 ne sont pas assez condamnés.
05:59 Il se passe quelque chose dans notre pays
06:00 qui consiste à faire une sorte de sport national
06:02 de salir les policiers et les gendarmes.
06:04 Moi, je n'essaierais pas de salir les policiers et les gendarmes.
06:06 Ce sont des gens qui travaillent pour un salaire qui n'est pas très élevé.
06:09 Ce sont les femmes et les enfants du peuple.
06:12 Ce sont des jeunes, souvent les policiers et les gendarmes.
06:14 Et le fait de leur adresser des pavés,
06:16 leur déformer la mâchoire, les attaquer au cocktail Molotov,
06:19 de voir ces CRS hier qui sont tombées,
06:21 ces images ont beaucoup marqué, je crois, les Français.
06:24 Je pense qu'il y a quelque chose à dire.
06:25 Bien sûr, en respectant ceux qui sont contre la réforme des retraites,
06:28 et je suis le premier à voir qu'il y a une grande mobilisation
06:30 contre la réforme des retraites, bien évidemment.
06:32 Mais en même temps, qu'on ne peut pas accepter
06:34 qu'on s'en prenne à des policiers et des gendarmes.
06:36 Ça n'a rien à voir d'être contre la réforme des retraites
06:38 et d'envoyer un cocktail Molotov contre une mairie ou contre un gendarme.
06:41 On va peut-être voir l'image de ce CRS qui a pris hier un pavé.
06:43 Il est tombé, effectivement, par terre.
06:46 On le voit s'effondrer. L'image est saisissante.
06:49 Mais qu'est-ce que c'est avoir avec la réforme des retraites, ça ?
06:51 On est bien d'accord.
06:52 Est-ce que vous avez des nouvelles de son état de santé ?
06:54 Oui, oui, il est en urgence relative.
06:56 Il a été à l'hôpital militaire.
06:58 Et voilà, je pense qu'il va désormais un peu mieux.
07:00 Je dirais d'ailleurs aujourd'hui auprès des blessés comme je le fais tous les jours.
07:03 Mais je veux redire, vous savez, parmi les policiers et les gendarmes,
07:06 il y a des gens qui ne sont pas pour la réforme des retraites.
07:08 Ils manifestent d'ailleurs avec leur sanitaire.
07:10 Oui, mais c'est leur droit le plus strict, bien évidemment.
07:12 En tout cas pour les policiers qui peuvent le faire.
07:14 Moi, je les respecte profondément.
07:16 Mais qu'est-ce que ça a à voir d'être contre un texte du gouvernement
07:20 et attaquer les policiers et les gendarmes à coup de pavé ?
07:22 Quel est le rapport ?
07:23 Donc il faut vraiment qu'on soit très clair.
07:25 Oui, il y a énormément de manifestants qui ont fait ça pacifiquement.
07:28 Notre travail, c'est de les protéger.
07:29 Et s'ils veulent refaire mardi, on les protégera.
07:31 Je remercie les responsables syndicaux.
07:33 Mais le pays doit se réveiller.
07:34 Et il doit condamner l'extrême gauche en France.
07:36 Et il doit condamner les factieux, comme l'a dit le président de la République,
07:38 qui sont très peu nombreux.
07:40 Très peu nombreux, mais ils sont très violents.
07:42 Et on le verra encore ce week-end malheureusement à Saint-Sauline,
07:44 dans les Deux-Sèvres, ils sont extrêmement violents.
07:46 Et ils seront très nombreux sur le terrain.
07:48 Un tout petit peu encore sur les policiers.
07:50 Il n'y avait pas que des jets de pavé, il y a eu des jets d'acide sur eux.
07:53 Le directeur départemental de la sécurité publique de Lille a été blessé.
07:57 Il y a eu une violence exponentielle contre les forces de l'ordre.
08:00 Vous dites qu'ils veulent casser du flic.
08:02 Mais est-ce qu'ils ne veulent pas même tuer du flic ces gens-là ?
08:04 Bien sûr, bien sûr.
08:05 Ce n'est pas très nouveau.
08:06 On l'a vu.
08:07 Je l'ai plusieurs fois dénoncé.
08:08 Mais oui, hier, il y a eu des images d'une grande violence.
08:10 Hier, dans la manifestation, il y avait 119 000 par exemple à Paris.
08:13 119 000 personnes, c'est en effet beaucoup.
08:16 Il y avait la quasi-intégralité, je voudrais le répéter,
08:19 des manifestants qui le faisaient bien évidemment pacifiquement.
08:22 Et puis, il y avait un cortège de têtes.
08:24 Dans la manifestation, c'est-à-dire qu'il y avait à 1 500,
08:27 nous, on compte quasiment même 2 000, mais disons 1 500 casseurs.
08:30 Des Black Blocs ?
08:31 Oui, je dirais même parfois des Black Bourges,
08:34 parce qu'on sait tous que c'est parfois les enfants de bonnes familles qui font ça,
08:36 qui se griment noir et qui vont attaquer.
08:39 Il y a eu des McDonald's, des Burger King.
08:41 Il y a eu une bijouterie qui a été vandalisée.
08:43 Je veux dire d'ailleurs aux Français qu'on a interpellé toutes ces personnes.
08:45 Elles sont toutes aujourd'hui en garde à vue.
08:47 Elles seront présentes à la justice dans la journée bien évidemment.
08:50 Mais des gens qui ont attaqué encore une fois au cocktail molotov,
08:52 au pavé, à la barre de fer, des policiers et des gendarmes.
08:56 Et donc oui, ces gens veulent non seulement casser du flic,
08:59 et s'ils pouvaient en tuer un, ils s'en réjouiraient.
09:01 Il faut absolument que, quelle que soit notre opinion sur la réforme des retraites,
09:04 on puisse dire que cela n'est pas possible dans notre pays.
09:06 – Est-ce qu'il y a eu un changement dans la doctrine du maintien de l'ordre,
09:09 notamment dans la capitale ?
09:11 Maintien de l'ordre qui est dirigé par le préfet de police, Laurent Nunez ?
09:14 – Alors d'abord, Laurent Nunez fait un travail formidable avec tous ses collaborateurs,
09:17 tous les préfets, parce qu'il y en a eu…
09:18 Vous savez à Bordeaux il y a eu 18 000 personnes,
09:20 c'est la première fois qu'il y en a autant.
09:22 À Lille, à Rennes, à Nantes, à Marseille, à Lyon,
09:24 il y a eu beaucoup, beaucoup de manifestations.
09:26 Donc moi je remercie tous les préfets.
09:27 Ils appliquent un nouveau schéma de maintien de l'ordre que j'ai décidé,
09:30 voilà un an qui a été validé par le Conseil d'État.
09:33 Ce nouveau schéma du maintien de l'ordre permet les manifestations
09:36 qu'on a connues jusqu'à présent, c'est la 9ème journée de manifestation,
09:38 qui se déroule dans de bonnes conditions pour les manifestants.
09:43 Qui permet, je crois, à la presse, autant que faire se peut,
09:45 et à chaque fois on essaye d'améliorer les choses, de faire son travail.
09:48 Mais qui permet aussi, et pardon mais c'est le principal dans le maintien de l'ordre,
09:51 d'éviter un mort.
09:53 Et nous avons jusqu'à présent évité un mort.
09:55 C'est votre hantise.
09:56 Oui bien évidemment, quand on est mis à l'intérieur,
09:57 on dort peu par fonction, mais on dort peu parce qu'on n'a pas envie
10:00 qu'un policier, un gendarme, un manifestant, évidemment décèdent.
10:03 C'est le pire qui puisse arriver.
10:04 Ce n'est pas arrivé. Dans des conditions pourtant d'extrême violence.
10:07 Les Français regardent la télévision et doivent se dire
10:09 comment cela n'est pas encore arrivé.
10:11 Alors je dis à toutes et tous, attention, la violence devient de plus en plus forte.
10:16 Nous devons condamner ces extrêmes de l'ultra-gauche,
10:18 parce que sinon, il peut y avoir un drame dans notre pays.
10:21 Et cela n'a rien à voir, encore une fois, avec la contestation sociale
10:24 qui est tout à fait légitime.
10:26 L'état de fatigue des policiers monte.
10:28 Selon nos informations, une compagnie de CRS a été mobilisée sur le terrain
10:31 plus de 24 heures.
10:32 Oui, on a eu même des gendarmes mobiles.
10:34 Est-ce qu'on peut être un bon policier à près de 24 heures debout et en alerte ?
10:39 Ils sont préparés, travaillés et entraînés pour cela.
10:42 Mais non, c'est très difficile, en effet.
10:44 Vous savez, il y a 168 unités de force mobile dans notre pays.
10:47 Au moment où je parle, il y en a 139 de mobilisées,
10:49 y compris avec les 21 qui sont en outre-mer.
10:51 C'est-à-dire qu'on a la quasi-intégralité des unités de force mobile,
10:54 les CRS, les gendarmes mobiles, qui sont mobilisés.
10:57 Et il y a des gendarmes mobiles qui ont fait parfois plus de 30 heures.
11:00 Donc oui, il y a des gens qui sont extrêmement sollicités,
11:02 qui n'ont pas vu leur famille, qui sont très courageux,
11:05 qui vont débloquer le matin des raffineries,
11:07 tel qu'à cette nuit, dans des conditions tout à fait acceptables pour l'ordre public.
11:10 Ça, les images, on ne les passe pas parce que ça se passe très bien.
11:13 On les a diffusées sur scène.
11:14 Pourtant, c'était très dur.
11:15 Excusez-moi, je n'ai pas eu le temps de les regarder ce matin.
11:18 Le matin, ils débloquent des raffineries, ils vont débloquer des périphériques,
11:21 ils vont protéger des lycées qui ont pu passer le bac.
11:23 Cette année, on a quand même pu passer le bac cette semaine sans qu'il n'y ait aucun problème.
11:27 C'est bien parce que les policiers, les gendarmes et les professeurs ont fait leur travail
11:31 pour que ça se passe dans de bonnes conditions pour nos lycéens.
11:34 Donc oui, les policiers sont sur-sollicités.
11:36 On aurait plutôt embrassé un flic, comme dirait Renaud, que de lui envoyer un pavé.
11:39 On a été interpellé par la phrase d'Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale
11:42 qui a rappelé le devoir d'exemplarité et force de l'ordre.
11:45 Qu'est-ce que ça veut dire, M. le ministre ?
11:47 Ça veut dire qu'il y a des abus ? Ça veut dire quoi ?
11:49 Non mais c'est normal que les policiers et les gendarmes doivent rappeler à la déontologie, à l'exemplarité.
11:54 Comme a dit la Première ministre, bien évidemment,
11:56 il se peut qu'individuellement, des policiers et des gendarmes,
11:59 souvent sous le coup de la fatigue, vous avez raison,
12:01 commettent des actes qui ne sont pas conformes à ce qu'on leur a appris à l'entraînement et à la déontologie.
12:05 Bien sûr qu'il faut dans ces cas-là les sanctionner.
12:07 Il y a eu ouvert des enquêtes, ce qui est le cas ?
12:09 Bien sûr, il y a eu 11 enquêtes de l'inspection générale de la police nationale
12:12 sous l'autorité des magistrats qui ont été ouvertes depuis une semaine.
12:16 Donc ça montre bien que vous savez, les policiers et gendarmes,
12:18 c'est les personnes les plus sanctionnées de tous les fonctionnaires.
12:21 Parce qu'on les regarde particulièrement parce qu'ils ont la force légitime,
12:24 parce qu'ils sont armés et qu'ils ont un devoir d'exemplarité.
12:27 Mais moi je veux redire ici mon soutien total, mon soutien entier
12:31 et mon respect profond pour ce travail ingrat,
12:34 qui est celui de la police et de la gendarmerie,
12:36 qui est là pour faire respecter l'ordre public,
12:38 pour protéger les plus faibles, les bâtiments publics
12:40 et leur dire que nous les aimons et que nous n'accepterons,
12:43 et je n'accepterai pas en tant que ministre de l'Intérieur,
12:45 qu'on les salisse, comme on l'a fait encore très récemment
12:49 avec des responsables politiques de l'extrême-gauche qui disent qu'ils tuent.
12:52 Et bien voilà, c'est inacceptable.
12:54 Et on doit tous, en tant que Républicains, se dresser contre ça.
12:56 Trois députés de la France Insoumise vous ont adressé un courrier
12:59 afin de demander le démantèlement, à titre provisoire, de la BRAV-M,
13:02 c'est les unités d'intervention à moto,
13:04 qui interviennent pour disperser les éléments radicaux.
13:07 Qu'est-ce que vous leur répondez ?
13:08 Mais la France Insoumise n'aime pas la police, chacun le sait.
13:10 Monsieur Mélenchon l'a dit, il a redit, il a re-redit.
13:13 Vous savez, il y avait des manifestations extrêmement violentes,
13:17 qu'on ne peut pas toujours évoquer,
13:20 mais qui font honte parfois à certains responsables politiques.
13:23 Vous savez, les gens qui sont des motos, les policiers qui sont des motos,
13:26 ils font leur travail, comme ceux qui sont dans des voitures,
13:29 comme ceux qui sont sur des vélos, et comme ceux qui sont à pied.
13:31 Moi je veux dire à chacun de ces policiers que je les soutiens,
13:33 et je ne laisserai pas quelques femmes et hommes politiques démagos
13:37 viendre toucher leur honneur.
13:39 Je veux dire que la France Insoumise joue un jeu extrêmement dangereux
13:42 contre les forces de l'ordre.
13:44 Et nous avons désormais besoin qu'ils nous disent
13:47 s'ils sont du côté de la loi, après tout ils sont parlementaires,
13:51 ou s'ils sont du côté du désordre.
13:53 J'ai l'impression que plutôt, comme vous le disait le général De Gaulle,
13:55 ils sont du côté des professionnels du désordre.
13:57 – Est-ce qu'il y a eu des interpellations abusives ?
14:00 Le syndicat de la magistrature estime qu'il ne faut pas criminaliser
14:03 le mouvement social.
14:04 La défenseur des droits met en garde
14:06 contre des interpellations préventives massives ces derniers jours.
14:09 – Alors il n'y a pas d'interpellations préventives massives,
14:12 il y a des interpellations.
14:14 Donc quand vous êtes dans une manifestation qui n'est pas déclarée,
14:16 vous êtes dans un groupe qui met feu à des poubelles,
14:19 qui attaque des policiers, qui déchausse des pavés,
14:22 qui met feu à des voitures, qui met feu à des mairies,
14:25 ce n'est pas bon signe.
14:26 Donc oui, quand on est dans une manifestation qui n'est pas déclarée
14:29 et qu'on est dans un groupe, un attroupement,
14:31 qui va commettre ou qui commet des infractions,
14:33 c'est le rôle des policiers et des gendarmes de les interpeller.
14:35 Pardon, je viens de la campagne, c'est un bon sens peut-être un peu paysan,
14:38 mais c'est le cas, et moi je soutiens les policiers et les gendarmes
14:40 qu'ils le font.
14:41 Ensuite ces personnes interpellées sont mises en garde à vue.
14:43 Elles sont mises en garde à vue par des officiers de police judiciaire
14:46 qui agissent sous l'autorité des procureurs de la République.
14:48 Personne n'est en garde à vue en France sans le contrôle du parquet,
14:51 c'est-à-dire magistrat indépendant.
14:53 Quasi 100%, on doit être à 94% ce matin,
14:57 des personnes interpellées ont été mises en garde à vue.
14:59 Donc dans une période de grande confusion,
15:01 il se peut que les policiers et les gendarmes interpellent des personnes
15:04 qui ne sont pas mises en garde à vue,
15:05 dans ces cas-là ils sont relâchés dans les 4 heures qui suivent,
15:08 mais la quasi-intégralité sont en garde à vue.
15:10 On devrait plutôt soutenir les policiers et les gendarmes
15:12 plutôt que les critiquer.
15:13 La question c'est, qu'est-ce qui se passe après ?
15:15 Quelle est la réponse pénale ?
15:16 Vous parlez des interpellations, des gardes d'essau.
15:18 Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice,
15:19 a demandé une réponse pénale systématique et rapide.
15:21 On s'aperçoit lors des comparutions immédiates
15:23 que la plupart de ces affaires n'aboutissent pas et sont classées sans suite.
15:27 Moi je respecte la séparation des pouvoirs,
15:29 mais je voudrais remercier le garde d'essau
15:30 qui a été également courageux dans cette période de grande confusion des esprits
15:33 en prenant cette instruction pénale,
15:35 il l'a fait voilà quelques heures,
15:37 donc pour demander effectivement aux magistrats d'être fermes
15:40 face à ceux qui s'en prenaient aux bâtiments publics,
15:42 les policiers et les gendarmes.
15:43 Vous regrettez qu'il y ait aussi peu de personnes qui finalement soient condamnées ?
15:46 Mon travail à moi c'est pas de commenter les décisions de justice,
15:48 quand on est mis à l'intérieur, son travail c'est de protéger les policiers et les gendarmes.
15:51 Mais les policiers qui revoient les mêmes en manifestation.
15:53 Chacun a son opinion, voilà.
15:54 Moi mon travail c'est de rester dans mon rôle républicain.
15:57 Ce qui est sûr c'est qu'on voit quand la mairie de Bordeaux est enflammée,
16:00 quand le commissariat de Lorient est en flamme,
16:03 lorsqu'un sous-préfecture est attaqué,
16:04 lorsqu'on attaque des policiers à coups de pavé,
16:06 bon il y a bien des gens qui ont lancé ces feux et lancé ces pavés,
16:09 quand les policiers et les gendarmes les interpellent,
16:11 aidés par des images de caméras de vidéo protection.
16:14 D'ailleurs les policiers et les gendarmes ils ont souvent les caméras piétons
16:17 qui permettent justement de démonter les soi-disant violences
16:20 dont ils sont responsables pour une grande partie d'entre eux.
16:23 Eh bien oui, moi j'espère d'avoir la réponse pénale la plus ferme possible.
16:26 Mais je ne suis pas juge et je respecte les décisions de justice.
16:28 Est-ce que vous avez l'impression qu'on a passé un point de bascule ?
16:31 Que là on est dans autre chose,
16:32 les syndicats continuent à appeler à la mobilisation,
16:35 mais ils disent aussi qu'ils n'arrivent plus à tenir leur troupe.
16:38 Non mais je pense qu'avec les organisations syndicales
16:40 les choses se passent le mieux possible,
16:41 dans des conditions difficiles sans doute pour eux aussi,
16:43 de contestation de la réforme.
16:45 Et oui on est en revanche avec une frange radicalisée
16:49 qui n'est pas très grande.
16:50 1500 personnes à Paris sur 120 000 personnes qui manifestent,
16:53 ce n'est pas énorme, mais extrêmement violent.
16:55 Et je pense qu'il faut que nous puissions tous être bien attentifs
16:58 à ce que cette violence qui vient encore une fois, je le répète, de l'extrême gauche,
17:01 hier on a vu beaucoup de personnes que nous connaissons extrêmement bien
17:04 d'ailleurs vos journalistes hier je l'ai vu, l'ont commenté,
17:07 connus pour des faits, multiples faits.
17:09 Vous connaissez le profil de ces casseurs d'ultra-gauche ?
17:11 Une grande partie d'entre eux.
17:12 Pourquoi on ne les arrête pas ?
17:13 Ils sont parfois judiciarisés,
17:14 ils sont parfois en attente de procès devant la justice,
17:18 et puis il y a des gens qu'on connaît par leur violence,
17:21 qu'on identifie par leur violence,
17:23 et qu'on regarde particulièrement lorsqu'il y a des manifestations
17:26 et qu'on essaie d'interpeller bien évidemment.
17:28 Mais quand vous avez 1500 casseurs qui sont dans un cortège
17:31 et qui s'en prennent très fortement au bâtiment public
17:34 et aux policiers et aux gendarmes,
17:36 vous savez le premier travail du policier et du gendarme,
17:37 c'est de protéger les manifestants, le carré syndical par exemple,
17:40 pour pas qu'ils soient pris et qu'il n'y ait pas de mort ou de blessés graves.
17:44 Hier il n'y a pas eu de mort ou de blessés graves.
17:46 C'est vraiment grâce au travail, au professionnisme des policiers et des gendarmes.
17:50 Aucun mort, aucun blessé grave chez les manifestants,
17:53 chez les policiers et les gendarmes.
17:55 Il y a eu cette dame à Rouen,
17:57 - Un pouce arraché à Rouen.
17:59 - Voilà, donc il faut que nous regardions ce qui s'est passé.
18:01 Je veux constater d'ailleurs que pendant cette période à Rouen,
18:04 il y a eu des attaques contre des policiers et des gendarmes,
18:07 des incendies dans cette proximité immédiate.
18:10 Et c'est pour ça que les policiers et les gendarmes ont utilisé leurs grenades anti-désarrolement.
18:13 - Est-ce que vous confirmez que la DGSI a été mobilisée ?
18:15 - Oui bien sûr.
18:16 La DGSI, c'est-à-dire les services de renseignement du ministère de l'Intérieur,
18:19 est mobilisée contre l'extrême gauche et l'extrême droite bien évidemment.
18:24 Mais contre l'extrême gauche puisque c'est là le cas évidemment qui nous intéresse pour ces manifestations.
18:28 Et pour ce week-end à Sainte-Sauline.
18:30 Je veux rappeler une nouvelle fois, les Français vont voir de nouvelles images extrêmement violentes.
18:33 - Sainte-Sauline c'est le projet des méga-bassines.
18:35 - Exactement, dans les Deux-Sèvres.
18:37 - Qui est très contesté.
18:38 - Alors, elle a été validée par la justice, c'est-à-dire qu'il y a des réserves d'eau pour les agriculteurs,
18:42 pour que les agriculteurs puissent travailler.
18:43 Moi je soutiens nos agriculteurs, le gouvernement soutient nos agriculteurs.
18:46 Et il y a des manifestations extrêmement violentes, pas pacifiques, extrêmement violentes,
18:49 contre ces bassines dans les Deux-Sèvres, dans l'ouest de la France.
18:52 - Combien d'unités seront mobilisées ?
18:54 - Ah bah là, il y a 2500 policiers et gendarmes, essentiellement d'ailleurs des gendarmes
18:58 qui sont depuis aujourd'hui, samedi, dimanche, dans les Deux-Sèvres.
19:02 C'est-à-dire quasiment deux fois plus que le dernier week-end à Sainte-Sauline
19:06 qui était au mois d'octobre, où il y avait eu 61 gendarmes blessés,
19:09 dont un extrêmement gravement, qui a eu la tête extrêmement attaquée.
19:14 Et je veux redire que nous verrons des images extrêmement dures.
19:18 Parce que là aussi, il y a une très grande mobilisation de l'extrême-gauche
19:21 et une très grande mobilisation de ceux qui veulent s'en prendre
19:24 et peut-être tuer des gendarmes, tuer des institutions.
19:27 - Et au milieu de tout ça, il y a la visite du roi Charles III,
19:30 qui arrive dimanche en France. Un défi là aussi pour vos services de sécurité.
19:34 Le dispositif est classé sur le haut du spectre.
19:36 Combien de forces de l'ordre seront mobilisées ?
19:39 Et est-ce que le programme du roi va être modifié,
19:42 tant certains endroits sont difficiles à sécuriser ?
19:44 Je pense au château de Versailles, selon les informations d'Europe 1,
19:47 il y a un certain nombre de menaces qui pèsent sur ce dîner d'État à Versailles.
19:50 - Alors le roi Charles est le bienvenu, bien évidemment, en France.
19:53 Il fait plusieurs étapes, il arrive dimanche.
19:55 Vous avez raison de dire qu'il y a à la fois des étapes à Paris,
19:57 des étapes en banlieue parisienne et des étapes à Bordeaux.
20:00 Donc il y a pour Paris, notamment pour permettre au roi Charles
20:04 de faire tout ce que la France doit lui permettre de faire,
20:06 il y a 4000 policiers et gendarmes mobilisés,
20:08 notamment pour la descente des Champs-Élysées
20:11 et pour ses visites auprès des Français.
20:14 Nous sommes extrêmement concentrés, ça fait plusieurs semaines
20:17 que je prépare la venue du roi d'Angleterre à la demande du président de la République
20:20 et de la Première Ministre.
20:21 Nous serons prêts évidemment à l'accueillir dans d'excellentes conditions.
20:24 Évidemment, ça rajoutera de la fatigue aux policiers et aux gendarmes,
20:27 mais nous sommes là pour ça.
20:28 - Est-ce qu'il y a des menaces précises concernant ce dîner d'État au château de Versailles ?
20:31 Une réunion a eu lieu à la préfecture des Yvelines.
20:33 Des coupures d'électricité sont envisagées, des actions coupes points.
20:36 Il y a beaucoup de messages qui tournent sur les réseaux sociaux.
20:38 - Il y a beaucoup de choses qui tournent sur les réseaux sociaux,
20:39 ils ne sont pas toujours vérifiés.
20:40 En tout cas, il n'y a pas de menaces terroristes caractérisées.
20:43 Il n'y a pas de menaces d'attentats caractérisées, bien évidemment.
20:46 Il peut y avoir ici ou là des volontés, parce que ce sera médiatique,
20:50 de faire connaître évidemment sa revendication,
20:53 qu'elle soit d'écologie radicale ou qu'elle soit contre la réforme des retraites,
20:56 mais nous n'en avons pas documenté plus que ça.
20:58 - Et le voyage ne bougera pas ?
20:59 Les étapes prévues ne seront pas remises en cause ?
21:02 - Le ministère de l'Intérieur est prêt et les policiers et gendarmes aussi.
21:04 - Non, ça ne veut pas dire non.
21:05 - Sur le trajet à Bordeaux, vous pouvez sécuriser un trajet en TGV jusqu'à Bordeaux ?
21:09 - On peut sécuriser un trajet en TGV ?
21:11 - Pour un policier à chaque pont, chaque passage à niveau ?
21:13 - C'est ce que nous faisons pour les hautes autorités de ce pays parfois.
21:16 Et pour les visites étrangères, ce n'est pas très original, on saura le faire.
21:20 - La poursuite du mouvement, revenons à la contestation contre la réforme des retraites.
21:23 Nouvelle journée d'action mardi, donc à nouveau les policiers sollicités.
21:26 Faut-il retirer le texte sur les retraites pour ramener le calme dans notre pays, M. le ministre ?
21:31 - D'abord, moi, en tant qu'homme politique, je ne le pense pas.
21:33 La réforme des retraites a été voulue par le président de la République.
21:35 Il l'a dit pendant la campagne présidentielle.
21:37 Elle a été confirmée par les élections législatives.
21:39 Moi, je me suis présenté aux élections législatives.
21:41 J'ai été élu dans ma circonscription en disant que je voterais ce texte.
21:44 Et puis, par ailleurs, il y a eu un débat, je crois, assez long.
21:47 Ensuite, mon travail de ministre de l'Intérieur, ce n'est pas de parler des retraites,
21:50 même si je réponds bien volontiers à votre question.
21:52 C'est de faire tout pour que les manifestants qui veulent manifester contre la réforme des retraites,
21:56 aussi nombreux soient-ils, puissent le faire.
21:58 Et moi, je veux redire aux manifestants et aux syndicats que je suis à leur côté.
22:01 D'ailleurs, je les contacterai pour pouvoir bien discuter de la manifestation de mardi partout en France.
22:06 Qu'un maximum de personnes qui veulent y aller puissent y aller.
22:08 Voilà, notre travail à nous, c'est de les encadrer et de les sécuriser.
22:12 Pour ne pas qu'on dise qu'on ne peut pas manifester contre les retraites
22:15 à cause de la violence de l'extrême-gauche contre nous parce que la police ne nous protège pas.
22:18 Donc, je veux rassurer tous les manifestants et les syndicats,
22:21 quelle que soit mon opinion que j'ai sur cette contestation.
22:24 Mon travail, tous les jours, c'est de permettre qu'ils puissent manifester dans de bonnes conditions.
22:28 Ma question s'adresse à l'homme politique. Faut-il retirer le texte pour rassurer ?
22:30 Je vous ai répondu.
22:32 Non, mais sinon, il n'y a pas de pouvoir politique, il n'y a pas de démocratie, il n'y a pas d'institution.
22:37 Si, lorsqu'il y a 900 feux de poubelle et d'immobilier urbain,
22:43 lorsqu'on s'en prend à des policiers et des gendarmes, on retire un texte.
22:46 Après, il y a une discussion sociale entre le président de la République, la Première ministre,
22:50 les ministres concernés et les syndicats.
22:52 Le président de la République a fait un certain nombre d'ouvertures sur c'est quoi le travail,
22:56 comment on peut discuter avec les syndicats. Ce n'est pas mon domaine.
22:58 Moi, je ne pense pas qu'il faille du tout retirer ce texte en échange de violences.
23:02 Sinon, ça veut dire qu'il n'y a plus de République.
23:04 Donc, il faut qu'on accepte un débat démocratique, un débat social, mais pas un débat violent.
23:09 Les manifestants s'appuient sur l'exemple du CPE en 2006, qui a été voté, promulgué et immédiatement retiré.
23:15 C'est un cas de figure que vous pourriez envisager au gouvernement ?
23:18 En 2006, je n'avais pas terminé mes études.
23:20 Oui, mais vous vous êtes intéressé par le fait politique.
23:23 C'est un souvenir assez lointain.
23:25 Je ne pense pas que cela ait servi à l'autorité de l'État de fonctionner ainsi à l'époque.
23:30 Moi, je pense qu'il faut accepter dans notre pays qu'il y ait des institutions.
23:34 Si, et je pense que c'est très important, les parlementaires, qui n'ont pas renversé le gouvernement,
23:39 ils auraient pu le faire et c'est leur droit le plus strict,
23:41 ont décidé de ne pas renverser le gouvernement, c'est qu'ils ont décidé de considérer
23:45 que c'était malgré tout un gouvernement qui faisait son travail dans des conditions extrêmement difficiles.
23:49 Moi, je pense que l'impopularité qui naît de la réforme des retraites, et que je comprends très bien,
23:54 je la conçois très bien, montre aussi que les dirigeants politiques ne sont pas là
23:58 pour simplement avoir des bons sondages.
24:00 Ils sont là pour faire ce qui est important pour la prochaine génération
24:03 et pas simplement la prochaine élection.
24:05 Personne ne dit quelle est l'alternative à cette réforme des retraites.
24:08 Il n'y a pas de majorité alternative.
24:10 Non, mais est-ce que c'est augmenter les impôts pour pouvoir payer les retraites
24:14 des personnes âgées qui nous écoutent ?
24:16 Personne ne le dit à la télévision, c'est ça l'alternative.
24:18 Ou est-ce que c'est baisser les pensions des retraités qui nous écoutent ?
24:20 Personne ne leur dit.
24:21 Donc il faut bien travailler plus pour pouvoir compenser un régime de retraite
24:24 où il y a moins de personnes qui travaillent.
24:26 C'est comme ça, c'est la vie, c'est la démographie.
24:28 Donc oui, c'est difficile à entendre.
24:29 Non, ce n'est pas très populaire.
24:31 Mais oui, on doit être courageux et tenir bon.
24:33 Vous étiez de ceux qui avaient souhaité que cette réforme soit votée par le Parlement
24:35 et non pas adoptée par 49.3.
24:37 Pourquoi ? Ça assied la légitimité d'une loi quand elle est votée par le Parlement.
24:40 Moi, je suis solitaire de la décision qui a été prise par le gouvernement.
24:43 Non, mais vous étiez favorable au vote.
24:44 Moi, j'ai eu une discussion avec le président de la République et la première ministre.
24:46 Je ne suis pas là pour parler des discussions que j'ai en interne avec eux.
24:49 Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu lundi une motion de censure qui n'a pas été votée.
24:53 Certes, à neuf voix près.
24:54 Donc il faut que le gouvernement fasse attention.
24:56 Il faut que nous soyons humbles.
24:57 Il faut que nous soyons à l'écoute des Français et du Parlement, bien évidemment.
25:00 Peut-être encore plus que nous le faisons d'habitude.
25:02 Mais il faut bien voir que cette réforme des retraites a été discutée
25:05 pendant quasiment 200 heures à l'Assemblée nationale et au Sénat.
25:07 Et qu'à la fin, il y a eu une motion de censure qui n'a pas été votée.
25:10 Désormais, il y a un conseil constitutionnel.
25:12 Il fera son travail.
25:13 Et moi, j'espère que la loi sera promulguée.
25:15 – Il manquait des voix pour le vote.
25:16 Vous comprenez les divisions des Républicains, votre ancienne famille politique.
25:20 Certains ont voté la motion de censure.
25:22 – Moi, je suis très triste pour les Républicains.
25:24 Je suis triste.
25:25 J'ai été pendant plus de 15 ans militant au RPR, à l'UMP et au LR,
25:31 d'une tendance séguiniste.
25:32 Moi, j'étais pour Philippe Séguin, donc une tendance de droite, on va dire, sociale.
25:35 Mais j'ai toujours été dans un parti.
25:37 J'ai distribué des tracts, j'ai défendu sur des plateaux de télévision.
25:39 J'ai été parlementaire à défendre des réformes des retraites.
25:42 On a toujours défendu le fait que le travail devait payer,
25:46 qu'on ne devait pas raser gratis et que oui, il fallait être responsable.
25:50 J'avais même vu Mme Pécresse défendre 65 ans.
25:53 J'ai même vu M. Fillon défendre 65 ans.
25:55 Donc je suis très triste de leur incohérence, bien évidemment.
25:58 Et je pense que les Français, même ceux qui ne sont pas pour la réforme,
26:02 même ceux qui ne sont pas pour les LR, sont très tristes de ça.
26:05 Parce que ça veut dire que cette opposition n'est plus constructive
26:08 et de moins en moins un parti de gouvernement.
26:09 Alors il y a des gens très bien, M. Retailleau, M. Larcher, M. Ciotti, bien évidemment,
26:14 qui eux sont cohérents, sont responsables.
26:16 Ça ne veut pas dire qu'ils aiment le gouvernement.
26:18 Ça veut dire qu'ils trouvent que le gouvernement a été courageux et qu'ils l'ont soutenu.
26:21 Et puis il y a des personnes qui sont perdues un petit peu.
26:23 M. Fradier ?
26:24 Parce que ça fait 15 ans, je ne suis pas là pour faire une liste.
26:27 Je ne connais pas très bien les personnes que vous évoquez.
26:30 Je ne sais pas si j'ai député avec eux.
26:31 Mais ce qui est vrai, c'est que ça fait quasiment 15 ans qu'ils ne sont plus en responsabilité.
26:35 Et il y a un risque quand vous n'êtes plus en responsabilité,
26:37 c'est de vous comporter contre un opposant contre tout et ne pas être un parti de gouvernement.
26:41 À la fin, vous savez, les Français, malgré tout, ils votent pour les partis de gouvernement.
26:45 Ils votent pour les gens qui sont responsables.
26:46 Parce que la politique, c'est compliqué.
26:48 La politique, c'est des injonctions contradictoires.
26:51 Et c'est les gens responsables qui sont élus.
26:54 Ce n'est pas ceux qui sont contre tout à tout moment.
26:56 Parce que ça, c'est facile d'être contre tout à tout moment.
26:58 Mais ça ne fait pas une politique pour la France.
27:00 Le président de la République a missionné Elisabeth Borne pour élargir la majorité.
27:04 Il faut convaincre les oppositions, notamment les Républicains.
27:07 Est-ce que vous appelez votre ancienne famille politique à rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron ?
27:11 On parle de 20 à 40 députés qui pourraient rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron.
27:14 Écoutez, en 2017, avec Bruno Le Maire, avec Édouard Philippe, avec Sébastien Lecornu,
27:19 on a été de ceux qui l'ont dit "Regardez ce que fait le président de la République".
27:22 Il nomme Édouard Philippe un de nos amis, un de nos camarades premiers ministres.
27:26 Ça veut dire quelque chose.
27:27 Il a supprimé des impôts, il a renforcé les moyens de la police et de l'armée.
27:32 Il redonne à la France, sur la scène internationale, de l'aura.
27:37 Faisons le pari d'Emmanuel Macron.
27:40 Nous le disons depuis 6 ans. Rejoignez Emmanuel Macron.
27:42 Alors après, on ne leur dit pas de venir dans un parti politique présidé par Emmanuel Macron.
27:46 On leur dit de soutenir leur pays, préférer leur pays à leur parti.
27:49 C'est ce qu'on a essayé de dire depuis 6 ans.
27:50 On a beaucoup été traités à l'époque.
27:52 Maintenant, on s'aperçoit qu'on avait raison.
27:54 On avait raison parce qu'on voit bien où sont allés les Républicains.
27:58 C'est-à-dire ? Dans le mur ?
28:00 Madame Pécresse a fait 4% à l'élection présidentielle, ce qui n'est pas beaucoup.
28:03 Et puis on voit bien qu'aujourd'hui, il n'y a pas de cohérence politique.
28:06 C'est un drame pour eux-mêmes.
28:07 Un drame pour la France parce que ça veut dire qu'ils n'ont même pas réussi
28:10 à être l'alternance politique possible d'Emmanuel Macron.
28:12 Il n'y aura pas d'alternance possible chez les Républicains.
28:14 Chacun le constate.
28:15 Aujourd'hui, c'est malheureusement ceux qui soutiennent le président de la République
28:19 ou Mme Le Pen ou M. Mélenchon.
28:20 On peut le regretter, mais c'est ainsi.
28:22 On dit aux Républicains aujourd'hui,
28:23 ce n'est pas la peine de quitter votre identité, bien évidemment,
28:25 mais venez soutenir le pays dans un moment très difficile.
28:27 Soyez égalistes.
28:29 On dit aux Républicains, soyez égalistes.
28:31 Venez oublier les intérêts du parti et les querelles du passé
28:34 pour soutenir le président de la République, non pas en tant que personne,
28:37 mais en tant qu'action.
28:39 C'est le cas de la réforme de la retraite,
28:40 c'est le cas de la loi de la programmation militaire,
28:42 ce sera après le cas sur l'immigration, on pourra toujours bien évidemment reparler.
28:46 Donc oui, j'appelle les députés, les Républicains à soutenir le gouvernement.
28:50 Pas dans n'importe quelles conditions, bien évidemment.
28:52 Discutons de cela.
28:53 C'est ce qu'a chargé le président de la République pour la Première ministre.
28:55 Et Mme la Première ministre a mon soutien pour, si je peux, aider à ça.
28:59 On parle de politique.
29:00 Un mot de la situation à Paris.
29:01 Des poubelles qui ont servi de matériaux, on l'a vu hier,
29:03 à de nombreux manifestants pour les faire brûler.
29:05 Est-ce que la maire de Paris, Anne Hidalgo, a une responsabilité ?
29:09 Moi je regrette que Mme Hidalgo n'ait pas souhaité
29:12 être au rendez-vous des réquisitions que nous lui avons demandées
29:15 et que j'ai demandé au refait de police de faire.
29:18 Maintenant, je ne suis pas là pour vous donner des bons et des mauvais points
29:21 de gestion municipale.
29:22 Je sais que durer une vie, il est difficile.
29:24 À Tourcoing, je l'ai constaté.
29:26 Je veux lui dire qu'aujourd'hui...
29:28 Mais le risque n'est plus seulement sanitaire, il est sécuritaire aussi.
29:30 Je veux lui dire qu'aujourd'hui, et j'ai des très bons contacts
29:32 avec Mme la maire de Paris, mais qu'aujourd'hui ce n'est pas très raisonnable.
29:35 Et qu'il faut entendre à la fois son opposition, les parisiens,
29:38 les policiers, les gendarmes.
29:40 Alors Mme la maire parcourt, si je veux se dire, avec nous,
29:44 à chaque fois, un certain nombre de chemins balisés pour les manifestations.
29:47 On voit bien que ça ne suffit pas.
29:48 Parce qu'hier soir, pendant 3 à 4 heures, pendant la nuit,
29:51 des groupes violents, ce sont notamment dans le quartier de la Bastille,
29:54 donnaient à des feux alors que ce n'était pas l'objet de la manifestation classique.
29:59 Donc oui, il est temps de mettre fin à ce non-ramassage des poubelles.
30:02 – Réquisitionnés ?
30:03 – Nous réquisitionnons de plus en plus.
30:05 Il y a plus de 4 000 personnes qui ont été réquisitionnées par le préfet de police.
30:08 Nous ramassons des tonnes et des tonnes d'ordures,
30:10 à la place de ce que devraient faire les services publics de la ville.
30:14 Voilà, donc je dis à Mme la maire de Paris que peut-être,
30:17 devant la radicalisation de ce mouvement,
30:20 on ferait tous mieux de se mettre d'accord
30:23 et que ces poubelles soient enfin ramassées à Paris.
30:25 Je recontracterai Mme la maire ce week-end.
30:27 – J'ai un dernier point à aborder avec vous, très important,
30:29 il concerne la loi immigration.
30:31 Le projet de loi qui devait arriver mardi au Sénat a été reporté.
30:34 Il va être découpé, il va être saucissonné.
30:36 Est-ce que vous pouvez nous le confirmer ?
30:38 Avec un volet droit des étrangers, un volet peut-être délinquance des étrangers.
30:42 Comment est-ce que vous allez faire ?
30:43 – D'abord c'est un texte très important, qui est très populaire.
30:46 Tous les sondages du monde par exemple,
30:48 expulser les étrangers délinquants, on a besoin d'une loi.
30:51 J'en ai besoin pour en expulser 4000 par an de plus,
30:54 on en fait déjà 3000 par an, pour simplifier notre droit,
30:57 pour mieux intégrer les personnes étrangères.
30:59 Il y a des discussions, vous le savez bien, avec le Sénat et la Somme nationale,
31:02 mais je pense que les choses sont tout à fait possibles
31:05 pour le coup de trouver une majorité avec la LR sur ce point.
31:08 Le contexte politique a radicalement changé depuis le 49-3.
31:12 Chacun le constate.
31:13 D'ailleurs le ministre de l'Intérieur, il ne peut pas être au banc
31:16 à l'Assemblée nationale du Sénat, puisque tous les jours,
31:18 toutes les nuits, nous travaillons à la sécurité de nos concitoyens,
31:20 personne ne le comprendrait.
31:21 Le Président du Sénat s'est mis d'accord avec le Président de la République
31:24 pour pouvoir reporter ce texte, de quelques semaines.
31:26 – Ça vous va, ça vous convient ?
31:28 – Moi je suis à disposition à la fois du Président de la République et du Parlement.
31:31 On ne va pas être contre le Président du Sénat
31:33 alors qu'on a besoin du Sénat pour voter ce texte.
31:35 Et j'ai entendu ici ou là des voix pour dire "il nous faut ce texte".
31:38 "Il nous faut ce texte", M. Ciotti, M. Retailleau, modifié,
31:41 "mais il nous faut ce texte".
31:42 Donc on va y travailler, Mme la Première ministre travaille en ce moment
31:45 avec les présidents des Assemblées et dans quelques semaines,
31:48 nous aurons de nouveau une discussion sur l'immigration,
31:50 un texte fort, un texte ferme dont la France a besoin.
31:52 – Mais avec des textes différents, c'était ça ma question.
31:54 Un texte qui pourrait être voté par la droite,
31:56 un parti qui soit la régularisation, qui pourrait être voté par la gauche,
31:59 c'est comme ça que ça va se passer ?
32:00 – Le ministre de l'Intérieur préfère toujours que ce soit un seul texte,
32:02 bien évidemment, mais il appartient à la Première ministre
32:05 et au Président de Chambre d'avoir la bonne discussion, la nouvelle méthode,
32:08 comme a évoqué le Président de la République,
32:10 et moi je me rangerais à leur proposition.
32:11 L'important pour le ministre de l'Intérieur que je suis,
32:13 pour les Français, c'est un texte ferme contre l'immigration irrégulière.
32:17 – Avec toujours ce volet de titres de séjour pour les métiers en tension ?
32:21 – Oui, il y a dans le texte du gouvernement une possibilité
32:24 pour ceux qui travaillent depuis très longtemps sur notre sol national,
32:28 qui sont dans nos restaurants, qui ramassent nos fruits et légumes,
32:30 qui sont dans les bâtiments publics, des possibilités d'être régularisés
32:33 quand ils travaillent. En fait, la position du gouvernement c'est quoi ?
32:36 Et la mienne ? C'est il faut donner des papiers à ceux qui travaillent
32:39 et qui ne posent aucun problème à la République, il faut expulser
32:42 même ceux qui ont des papiers mais qui sont par exemple des délinquants.
32:45 Voilà, donc je pense que la phrase rapide que j'ai donnée,
32:48 "méchant avec les méchants, gentil avec les gentils",
32:50 je crois que l'immense majorité des Français sont d'accord avec ce concept.
32:54 Il faut être ferme et en même temps il faut qu'on soit juste.
32:57 – Aucune mesure ne sera abandonnée, passer de 12 à 4 les recours
33:00 pouvant être exécutés par les étrangers, conditionner les titres de séjour
33:02 à la réussite d'un examen de langue et pas seulement un cours.
33:05 – Exactement, les étrangers demain ne pourront plus avoir de titres de séjour
33:08 s'ils ne parlent pas français. Aujourd'hui il y a 25% des étrangers
33:11 qui ont des titres de séjour et qui parlent très mal
33:13 et qui comprennent très mal le français.
33:15 Comment voulez-vous qu'ils s'intègrent ?
33:16 Et après on dit il y a du communautarisme, c'est normal,
33:18 si on donne des titres de séjour longs à des personnes qui ne font aucun effort
33:21 pour parler et qu'on n'a jamais vérifié qu'ils parlaient français,
33:24 il ne peut y avoir que du communautarisme.
33:25 Donc oui, on dit, il y a d'autres pays qui le font, des pays anglo-saxons,
33:28 vous ne pouvez pas avoir de titres de séjour longs,
33:30 il ne s'agit pas d'un visa touristique de 15 jours,
33:32 mais un titre de séjour long, vous ne pouvez pas l'avoir
33:34 si vous ne réussissez pas un examen de français, c'est une révolution.
33:36 C'est 270 000 étrangers par an qui passeront un examen de français
33:40 et s'ils n'ont pas, pas de titres de séjour, c'est une proposition extrêmement forte.
33:43 – Le report de ce texte sur l'immigration ne symbolise-t-il pas
33:46 le fait que le gouvernement est enlisé, que la situation,
33:49 pour l'instant il n'y a pas d'issue politique ?
33:51 – Non mais il y a un gouvernement qui fonctionne,
33:53 on a fait voter hier la loi Jeux olympiques avec l'intelligence artificielle,
33:56 ce n'était pas évident, il y a un travail qui est fait par le gouvernement,
34:00 les chambres fonctionnent, ce qui est sûr c'est que le contexte politique est difficile,
34:03 mais chacun le constate, le président de la République
34:05 est allé à la télévision pour le dire, il a demandé une nouvelle méthode
34:07 à la Première Ministre et à son gouvernement, nous lui proposons une nouvelle méthode.
34:10 Donc le gouvernement n'est pas enlisé, le gouvernement comme le contexte politique
34:14 est dans une situation qui n'est pas simple, mais nous devons avancer
34:18 et c'est certain que l'immigration, comme la reprogrammation militaire,
34:21 c'est deux grands textes qui doivent être proposés au Parlement et qui doivent être votés.
34:24 – Merci beaucoup Gérald Darmanin d'être venu ce matin longuement sur CNews,
34:28 dans la matinale et à vous Romain Désarbes pour la suite.
34:31 [Musique]
34:35 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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