00:00 et c'est une journée de blocage à Saint-Omer.
00:01 Vous parlez de la France des sous-préfectures,
00:03 c'est la France des ronds-points comme celui-ci.
00:05 Là-bas le bassin minier, derrière moi Calais,
00:07 il y a beaucoup de poids lourd qui traverse cet axe.
00:09 Et ce sont les camions que vous voulez bloquer ce matin, Paulo Cabral ?
00:12 Aujourd'hui, on est sur une manifestation d'éclairettes
00:14 que nous avons déclarée samedi passé.
00:16 On avait nos collègues de la CAPSO,
00:18 donc c'est tout ce qui est collecte d'ordures sur Saint-Omer,
00:21 qui sont en grève depuis six jours.
00:22 Donc en soutien avec eux,
00:26 on a voulu bloquer un incinérateur à Flamoval,
00:29 ainsi qu'un centre de traitement de déchets,
00:31 donc disons-le, une décharge.
00:32 Qui est juste à côté.
00:33 Là, il y a Carrefour aussi.
00:34 Et on est sur une plateforme de distribution Carrefour.
00:36 Donc nous, cette manifestation est déclarée.
00:39 On sait très bien qu'hier, il y a eu un arrêté ministériel
00:41 qui dit "les blocages c'est terminé".
00:43 Est-ce qu'on va nous laisser une tolérance pour aujourd'hui ?
00:45 Parce que nous, on est dans le cadre d'une manifestation légale.
00:47 On verra comment ça va se passer dans la journée.
00:49 Le président de la République a pris la parolière.
00:50 Je sais que vous n'avez écouté que les résumés de son intervention.
00:53 Et quand on voit la mobilisation ce matin,
00:54 ça n'a pas l'air d'avoir apaisé les troupes.
00:56 Pas du tout.
00:57 Encore, ça va arriver.
00:58 Il y a 6 heures.
00:58 Donc d'ici une heure, je vous laisse imaginer le monde qu'il va y avoir ici.
01:02 J'ai même l'impression que les gens se sont galvanisés encore plus.
01:05 Ils ne convaincent personne.
01:07 Quand on parle de démocratie, je veux bien.
01:10 Mais où est la démocratie ?
01:12 Quand on a 80-90% des gens et des personnes en France
01:16 qui sont contre cette réforme des retraites,
01:18 comment on peut passer tout en force ?
01:21 Il y avait eu un vote qui aurait été possible à l'Assemblée.
01:23 J'aurais préféré.
01:24 Au moins, on aurait vraiment vu ce que nos représentants,
01:26 les députés, auraient imaginé.
01:29 Mais à midi, on a l'impression que ça allait basculer.
01:32 On a sorti le 49.3.
01:34 Donc depuis une semaine...
01:35 - Pardon, mais pour rester sur ce qu'a dit le Président,
01:36 il a aussi dit "les blocages, c'est terminé".
01:37 Ça veut dire que c'est la dernière opération de ce genre aujourd'hui ?
01:41 - Peut-être déclarée.
01:42 Mais je pense qu'il y en aura toujours.
01:44 Je pense qu'il y en aura toujours.
01:45 Nous, aujourd'hui, c'est déclaré.
01:46 Donc est-ce qu'il y aura une tolérance ?
01:47 Je ne sais pas, puisque ça a été déclaré samedi.
01:50 Moi, quand j'entends autour de moi,
01:51 aujourd'hui, nous, on gère un petit peu tout ce qui est mouvement syndical.
01:55 Mais quand je vois ce qui se passe sur les médias,
01:57 ici dans les alentours, dans certaines grandes villes,
01:59 non déclarées, ça fait peur.
02:02 Après, nous, syndicats, on ne contrôle pas ça.
02:04 Je veux dire, on n'est pas...
02:05 - Le mouvement n'est pas terminé.
02:06 Le mouvement ne va pas s'arrêter ce soir.
02:07 - Le mouvement n'est pas terminé.
02:08 - Merci beaucoup, Paulo Cabral.
02:09 Il y a plusieurs centaines de poids lourds
02:11 qui passent sur cet axe tous les jours.
02:12 Et donc, pour l'instant, ils sont ralentis,
02:14 pas encore bloqués.
02:14 On saura dans la minute qui vient si c'est le cas.
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