00:00 parce qu'on sent un changement de doctrine dans le maintien de l'ordre.
00:04 Que voulez-vous dire ?
00:05 Eh bien, le préfet Nunes qui a assuré qu'il n'y avait pas d'incident dans les premières manifestations,
00:10 qui a assuré la pacification de ces premières manifestations,
00:13 là change d'attitude et dit lui-même...
00:16 Mais Nescau, c'est parce que ça n'est pas tout à fait les mêmes manifestations ou les mêmes manifestants.
00:19 Il assume par exemple qu'il y ait des NAS, ce qui a été interdit par le Conseil d'État.
00:23 Donc en fait, on est dans une zone de droit.
00:26 Ce n'est pas parce que la police a le monopole légitime de la violence qu'elle doit l'utiliser.
00:30 Et c'est cela en fait le sujet des manifestations.
00:33 Aujourd'hui, il y a un maintien de la paix à organiser
00:36 parce que c'est une révolte légitime du peuple français.
00:40 Mais est-ce que cette responsabilité n'y compte pas également aux manifestants ?
00:41 Il n'y a pas de responsabilité des violences du côté des manifestants.
00:45 Je rappelle quand même que, encore une fois, il n'y a pas eu de casse.
00:49 Il n'y a pas eu de casse.
00:50 Il y a eu quand même des permanences, notamment, qui ont été prises pour cible.
00:54 Il y a eu la permanence du député Éric Ciotti.
00:57 Il y a eu aussi celle du député Éric Poget.
00:59 Vous avez sans doute vu les images.
01:02 Il les a d'ailleurs mises sur Twitter.
01:03 Ma permanence a été caillassée cette nuit après le vote.
01:05 Et on voit un pavé qui a donc traversé la vitrine de sa permanence.
01:11 Est-ce que ça, vous considérez que ce n'est pas des caillassages ?
01:14 Est-ce que ça, vous considérez que ce n'est pas des mises en danger ?
01:17 Il y a deux vitrines de deux députés.
01:19 Très bien. Bon, je regrette qu'elles aient été cassées.
01:21 Je pense que ce n'est pas une manière de faire.
01:23 Très bien. Après, les autres images que j'ai vues,
01:26 c'est des tags sur des vitrines.
01:27 Franchement, on s'en remet.
01:28 Je crois que là, on est dans un mouvement historique.
01:30 On est dans une bascule historique.
01:31 Où est-ce qu'on met la barre ?
01:32 C'est-à-dire qu'en fait, bon, c'est deux.
01:34 S'il y en avait eu dix, vous auriez dit que c'était grave.
01:36 S'il y en a deux, vous dites que ce n'est pas très grave.
01:37 Et puis, si c'est des tags, ça va.
01:39 Non, je dis, on ne le fait pas.
01:40 Après, je vous dis aussi, on est dans une bascule démocratique.
01:43 Et ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on oblige les gens à travailler deux ans de plus.
01:46 Et elle est là, la violence.
Commentaires