00:00 J'en viens à présent à votre deuxième argument, le redressement des comptes de la branche retraite.
00:05 Avant tout, je rappellerai les insuffisances de l'étude d'impact qui ne permet pas de mesurer les incidences exactes de cette réforme.
00:11 L'incéssirité budgétaire de ce texte doit être soulignée.
00:15 Ainsi, les 17,7 milliards d'économies ne tiennent pas compte des effets dus à l'accroissement des dépenses sur l'assurance maladie, le RSA, les allocations chômage, l'invalidité,
00:25 que les spécialistes estiment entre le tiers et le quart des économies à réaliser.
00:30 Et à l'usine de l'accord trouvé en CMP, les dépenses supplémentaires s'élèvent à un peu plus de 7 milliards.
00:36 Tout cela, mis bout à bout, l'est permis de penser que votre réforme ne pourrait finalement aboutir qu'à 1 milliard d'économies par an d'ici 2030.
00:44 Une France au bord du précipice pour 1 milliard.
00:48 La priorité serait plutôt de s'attaquer, M. le ministre du Budget, au déficit de 155 milliards du budget de l'État.
00:56 Ainsi, non seulement vous n'arrivez pas à atténuer l'injustice de cette réforme, mais par ailleurs vous n'assurez pas non plus l'équilibre du système de retraite.
01:05 C'est bien qu'au final, on s'interroge tout ça pour ça.
01:09 Le président de la République invente un dernier argument.
01:12 Il faudrait imposer la rigueur budgétaire pour ne pas perdre la crédibilité de la France sur les marchés financiers.
01:17 Mais c'est précisément le recours au 49-3 et la crise politique et sociale qu'il provoque qui peut appauler les marchés et faire exploser le coût de notre dette.
01:26 Madame la Première ministre, nous avons proposé une porte de sortie, retirer votre projet et nous remettre au travail.
01:34 Aujourd'hui, je vais vous dire notre inquiétude.
01:37 Nous voyons un pays qui se déchire, des institutions bloquées, une démocratie en danger.
01:44 Aujourd'hui, nous avons besoin de retrouver le chemin de l'écoute, du dialogue, du respect de nos concitoyens.
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