- il y a 2 jours
Les députés débattent de deux motions de censure, déposées par les groupes "La France insoumise" et "Rassemblement National" après l'adoption du traité entre l'Union européenne et le Mercosur par la Commission européenne, malgré l'opposition d'Emmanuel Macron. En réaction, le Premier ministre Sébastien Lecornu a jugé que le dépôt de ces motions, "c'est choisir délibérément d'affaiblir la voix de la France plutôt que de montrer l'unité nationale dans la défense de notre agriculture". Suivez la présentation des motions de censure et le vote des députés.
La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.
La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:10Nous allons revenir sur les deux motions de censure déposées par la France Insoumise et par le Rassemblement National
00:00:16contre le gouvernement sur la question du Mercosur.
00:00:20La France a dit non à cet accord entre l'Union Européenne et l'Amérique du Sud, mais la Commission Européenne le signera quand même.
00:00:27Je vous propose d'écouter les deux oratrices, Mathilde Panot pour la France Insoumise et Hélène Laporte pour le Rassemblement National.
00:00:36Présidente, ministre, collègues, le peuple vous regarde.
00:00:40Il vous regarde avec dégoût et colère comme on regarde quelqu'un qui a trahi.
00:00:45Mais vous êtes des traîtres d'un genre nouveau, de ceux qui déçoivent des espoirs que l'on n'avait jamais placés en eux.
00:00:51Car personne n'attend plus rien de vous si ce n'est votre départ.
00:00:54Au dégoût et à la colère s'ajoute la profonde lassitude que vous faites éprouver au pays,
00:01:00en souhaitant absolument, envers et contre tout et surtout contre la volonté populaire, vous maintenir au pouvoir.
00:01:07Vous voulez imposer brutalement une politique minoritaire, illégitime et détestée ?
00:01:12Monsieur le Premier ministre, vous nous trouverez toujours sur votre chemin.
00:01:15Le peuple vous regarde et avec lui l'histoire de notre République que vous abîmez.
00:01:21Vous resterez comme ceux qui ont détruit méthodiquement le pays et son avenir.
00:01:25Sous Macron, dans la septième puissance économique au monde,
00:01:28une personne sur trois se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants.
00:01:32Neuf étudiants sur dix ont déjà connu une détresse psychologique.
00:01:35Des enfants placés sous la responsabilité de la nation, dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance,
00:01:41tombent dans la prostitution quand ils ne se suicident pas dans des chers brand d'hôtel.
00:01:45Je pense à Lily, ou quand ils ne se retrouvent pas à leur majorité à vivre à la rue.
00:01:50Des patients meurent sur des brancards après des heures d'attente.
00:01:53Des centaines de personnes meurent chaque année de la rue, meurent de vos choix politiques.
00:01:57Vous qui disiez pourtant en 2017 que d'ici un an plus personne ne dormirait à la rue,
00:02:03vous comptez dans vos rangs un ancien ministre qui exulte et appelle de ses voeux des expulsions de masse.
00:02:08Voici la brutalité que tout le monde voit et que bien trop subissent.
00:02:13Le peuple vous regarde et avec lui la passion et la fierté de l'égalité qui animent la France.
00:02:19La ruine que vous avez produite n'est pas uniquement économique, elle est aussi morale.
00:02:23L'air devient irrespirable.
00:02:25En une année, Abou Bakar Sissé, Hichem Mirawi et Jamel Benjabala ont été assassinés par l'extrême droite.
00:02:32Mais vous voilà à crier à bas le voile, à vous taire face à des défilés de néo-nazis
00:02:36ou face à une chasse aux personnes noires dans la creuse.
00:02:40La France de Macron, c'est la chaîne du milliardaire d'extrême droite CNews
00:02:43qui emploie 30 000 fois le mot « islam » entre 2020 et 2024, soit 21 fois par jour
00:02:49et qui dicte ses obsessions racistes au reste de la sphère médiatique
00:02:52et pourrit l'atmosphère politique du pays.
00:02:54La France de Macron, ce sont des soignantes comme Majdouline, licenciée parce qu'elle porte un calot
00:03:00ou Mélina, exclue de son lycée et déscolarisée pour avoir porté un turban de chimio.
00:03:06Voilà à quoi mène le climat islamophobe dans le pays.
00:03:09Monsieur le Premier ministre, vous affaiblissez la France en divisant le peuple.
00:03:12Le peuple qui tient à son unité vous regarde et avec vous, l'asservissement international de la France.
00:03:20Vous êtes à l'intérieur, un gouvernement de vassaux devant les riches.
00:03:24A l'extérieur, vous voici humiliant notre pays devant la Commission européenne et l'Empire états-unien.
00:03:28Oui, vous avez trahi la souveraineté populaire en capitulant devant Bruxelles sur le traité de libre-échange
00:03:35le plus dangereux de l'histoire de l'Union européenne.
00:03:38Vous avez trahi le vote de cette Assemblée qui a manifesté sa volonté de rejeter à l'unanimité ce traité d'un autre siècle.
00:03:44Trahi 80% de nos concitoyens qui s'y opposent, trahi 25 années de résistance citoyenne de tous les syndicats agricoles,
00:03:53de dizaines et dizaines d'associations, de collectifs et d'experts qui vous l'ont dit sur tous les tons.
00:03:58Nous ne refusons pas le traité de libre-échange avec le Mercosur en l'état, comme vous aimez le dire.
00:04:03Nous refusons l'accord tout court.
00:04:05Alors, officiellement, la France a voté contre l'accord Union européenne-Mercosur.
00:04:10Mais cette opposition de façade ne fait oublier à personne.
00:04:138 années de participation aux négociations, durant lesquelles Emmanuel Macron n'a rien empêché, rien bloqué.
00:04:20Votre responsabilité est totale dans cette humiliation.
00:04:24Personne ne croit en votre bonne foi.
00:04:26Personne n'y croit et lorsqu'un pouvoir est à ce point déconfié et méprisé, il est de notre devoir de le censurer.
00:04:32Car pendant des années, non seulement vous ne vous êtes pas opposé à cet accord, mais vous l'avez soutenu.
00:04:38Emmanuel Macron déclarait par exemple en 2019, à ce stade, l'accord est bon.
00:04:42En juin 2023, le ministre du Commerce extérieur a affirmé « Nous n'avons jamais été opposés à la signature de cet accord ».
00:04:48Il faut évidemment conclure.
00:04:49Il y a deux mois encore, Emmanuel Macron se disait plutôt positif quant à son adoption.
00:04:54Depuis huit années, vous vous moquez de nous en prétendant améliorer cet accord par l'ajout de clauses miroirs
00:05:00et de quelques vagues d'engagement complètement inapplicables.
00:05:03Il n'y a qu'un miroir dans cet accord et il vous renvoie le reflet de votre incompétence duplice.
00:05:08Le peuple vous regarde et avec lui les agriculteurs qui nourrissent le pays.
00:05:14Monsieur le Premier ministre, votre capitulation leur coûte cher et la France risque d'en payer le prix.
00:05:19Vous menacez de mort l'agriculture familiale française en laissant entrer en Europe pas moins de 180 000 tonnes de volets d'ail,
00:05:2699 000 tonnes de bœuf, 45 000 tonnes de miel et même 35 000 tonnes de fromage.
00:05:31Vous abandonnez toutes les exigences agricoles, écologiques et sanitaires.
00:05:35Vous renoncez à la souveraineté alimentaire du pays pour importer ce que nous savons déjà produire,
00:05:41sans gavage systématique aux hormones de croissance, sans gigantesques fermusines
00:05:45et sans cocktails toxiques à base de pesticides bannis de l'Union Européenne pour leurs effets cancérigènes.
00:05:51Le peuple vous regarde et personne n'a envie de vous accompagner dans votre chute.
00:05:55Il faut que vous partiez.
00:05:57Cette capitulation devant von der Leyen est un scandale démocratique.
00:06:00Vous avez accepté le contournement des parlements nationaux.
00:06:04Vous acceptez même que l'Union Européenne puisse mettre en œuvre provisoirement l'accord
00:06:08avant même le vote de ratification du Parlement européen.
00:06:11Vous ajoutez à cela une brutale répression du mouvement des agriculteurs partout déployés dans le pays
00:06:16en allant jusqu'à placer en garde à vue les porte-parole nationaux de la Confédération paysanne.
00:06:21Comme contre les Gilets jaunes, contre le mouvement climat, contre la révolte des quartiers populaires,
00:06:26votre répression est ici impitoyable pour défendre les intérêts de l'argent.
00:06:29Oui, vous êtes un gouvernement de vassaux car jamais la France, pays fondateur de l'Union Européenne,
00:06:35n'aurait dû se faire imposer cet accord contre ses intérêts stratégiques.
00:06:40Les insoumis au pouvoir désobéiront pour refuser que ce traité s'applique sur notre sol.
00:06:46Le peuple vous regarde et comment pourrait-il reconnaître en vous le goût pourtant partagé d'une France indépendante
00:06:52est fier de sa voix singulière.
00:06:55Vous servez de paillasson aux Etats-Unis d'Amérique et à son dirigeant d'extrême droite.
00:06:59Trop lâche pour dénoncer l'acte de guerre commis par Donald Trump contre la souveraineté vénézuélienne.
00:07:04Trop lâche même pour nommer l'auteur de l'agression, ni Trump ni les Etats-Unis.
00:07:08Trop lâche, vous abaissez la France.
00:07:10Celui qui s'autoproclame président du Venezuela pour voler son pétrole,
00:07:16qui s'affranchit de tout droit international,
00:07:18a applaudi des deux mains la complaisance insupportable du président français en partageant sa réaction.
00:07:24Cautionner l'enlèvement d'un président en exercice et de son épouse dans une opération qui a fait 100 morts,
00:07:29c'est cautionner le kidnapping comme méthode politique.
00:07:32C'est accepter demain la main basse des Etats-Unis sur le Groenland, sur Cuba, sur le Mexique, sur la Colombie, sur la Palestine.
00:07:39Vous légitimez les adorateurs de la force en refusant de défendre le droit international.
00:07:44Quant aux agents du service à pré-vente du Pentagone,
00:07:47qui voudraient faire croire que les Etats-Unis agissent pour la liberté et la démocratie,
00:07:51qu'ils regardent en face l'assassinat de René Nicole Good par la police de l'immigration.
00:07:57Monsieur le Premier ministre,
00:08:00il était de notre devoir comme Français de condamner dès la première minute l'impérialisme états-unien,
00:08:05de dire que Trump, avec Poutine et Netanyahou, détruit le droit international.
00:08:10Car la servilité ne produit rien d'autre qu'une extension de la domination du plus fort.
00:08:15Elle est la dernière des faiblesses et un manque de fidélité à notre tradition diplomatique.
00:08:20Vous nous faites honte,
00:08:21comme nous avons honte de voir la France complice du génocide toujours en cours à Gaza.
00:08:26Un cessez-le-feu avec un enfant palestinien tué en moyenne,
00:08:29par jour n'est pas en cessez-le-feu.
00:08:33Nous avons honte de vous voir continuer à défendre l'OTAN
00:08:36emmenée par un Etat qui nous menace et nous rançonne.
00:08:38Les insoumis au pouvoir auraient immédiatement rejoint le front du refus
00:08:42porté par la Colombie, le Brésil, le Mexique ou encore l'Espagne,
00:08:45car la France ne sera jamais la vassale des Etats-Unis.
00:08:50Vous pensez nous faire peur en agitant le spectre d'une dissolution
00:08:53en cas de vote de cette motion de censure ?
00:08:56Chiche, Monsieur le Premier ministre, faites-le.
00:08:58En plus de débarrasser le pays de votre gouvernement de malheur,
00:09:02vous verrez que suivant les règles de la politique
00:09:04qui vous font perdre 100 députés à chaque élection législative,
00:09:07il ne restera plus aucun macroniste dans cette Assemblée.
00:09:10Le peuple vous regarde et il est prêt à vous battre dans les urnes.
00:09:14Pour nous, le vote populaire ne sera jamais une menace,
00:09:18car le peuple en toutes circonstances est le seul souverain
00:09:20dont nous reconnaissons l'autorité.
00:09:22En toute hypothèse, et nous vous en déplaise,
00:09:24vous n'échapperez ni au scrutin des municipales
00:09:26ni à celui des présidentielles.
00:09:28Vous devrez rendre des comptes.
00:09:30Et lorsque toutes les personnes que vous avez appauvries,
00:09:32humiliées, opprimées, stigmatisées,
00:09:34relèvent la tête et vont aux urnes,
00:09:36apparaît une vérité qui vous effraie.
00:09:38Nous sommes plus nombreux que vous.
00:09:40Nous sommes plus nombreux que vous.
00:09:43Sachez que le temps où vous pensiez pouvoir faire souffrir les gens
00:09:46ce qu'ils opposent, une résistance est terminée.
00:09:49Les mobilisations sociales en cours en sont une démonstration supplémentaire.
00:09:52Nous nous en réjouissons.
00:09:54Monsieur le Premier ministre,
00:09:56quand le peuple se rappelle qu'il est peuple,
00:09:58il vous fait peur.
00:10:00Et vous avez raison d'avoir peur.
00:10:02Vous tomberez, et lorsque vous tomberez,
00:10:05le peuple vous regardera et vous rappellera
00:10:07cette leçon de Gérard de Nerval.
00:10:10C'est que le peuple aussi,
00:10:12malheur à qui l'éveille,
00:10:14pour que tout au-dessus de l'immense édifice
00:10:16penche et se démolisse,
00:10:17il ne lui faut qu'un mouvement.
00:10:19Vous tomberez.
00:10:22Merci beaucoup,
00:10:23Madame la Présidente Pannot.
00:10:26La parole est à présent
00:10:27Madame Hélène Laporte
00:10:28pour le groupe Rassemblement National.
00:10:42Merci, Madame la Présidente.
00:10:43Monsieur le Premier ministre,
00:10:44j'avais marqué mesdames et messieurs les ministres,
00:10:46mais du coup, je vais rectifier,
00:10:47et je vais m'y être plutôt Madame et Monsieur le ministre.
00:10:50Chers collègues,
00:10:51voici donc trois mois que ce gouvernement,
00:10:53nouvelle version du précédent,
00:10:54dont nous ne retiendrons que son échec spectaculaire,
00:10:56est en fonction.
00:10:57Trois mois durant lesquels
00:10:58rien n'est venu démentir
00:11:00le sentiment largement partagé dans le pays
00:11:02d'un pouvoir qui refuse obstinément
00:11:03d'entendre la voix des Français.
00:11:05Le 10 octobre dernier,
00:11:07alors que la nécessité d'un retour aux urnes,
00:11:09celle de redonner enfin au peuple
00:11:10l'occasion de se prononcer sur la politique
00:11:12qu'il souhaite voir mener,
00:11:13s'imposer comme une évidence démocratique,
00:11:15le chef de l'Etat,
00:11:17une fois de plus,
00:11:18retenu la pire des solutions,
00:11:19celle du déni.
00:11:21En vous désignant à nouveau,
00:11:22Monsieur le Premier ministre,
00:11:23le Président de la République a choisi
00:11:24de ne tirer aucune leçon
00:11:26de l'échec cinglant de votre premier gouvernement,
00:11:28le plus éphémère de notre histoire,
00:11:30un échec qui aurait dû le convaincre
00:11:32que le socle commun
00:11:33sur lequel il reposait
00:11:34n'est rien d'autre que du sable mouvant.
00:11:35Au terme de ces 100 jours,
00:11:38le constat est sans surprise,
00:11:39il est désastreux.
00:11:40Aucune des attentes exprimées par les Français,
00:11:42qu'il s'agisse du pouvoir d'achat,
00:11:44de l'immigration,
00:11:44de l'insécurité,
00:11:45de l'accès aux soins,
00:11:46de l'emploi,
00:11:46du logement
00:11:47ou encore de l'éducation,
00:11:49n'a trouvé la moindre réponse crédible.
00:11:51S'il est un sujet
00:11:52qui illustre aujourd'hui
00:11:53avec éclat la situation
00:11:54d'impuissance assumée
00:11:55dans laquelle ce gouvernement
00:11:56s'est enfermé,
00:11:57c'est bien l'accord
00:11:58entre l'Union européenne
00:11:59et le Mercosur.
00:12:01Depuis 1999
00:12:02et le mandat de négociation
00:12:03confiée à la Commission européenne
00:12:05par un gouvernement de gauche
00:12:06s'agissant de la France,
00:12:08cet accord est un serpent de mer
00:12:09des relations extérieures de l'Union.
00:12:11Les attentes de parts et d'autres
00:12:12sont connues.
00:12:13L'industrie européenne,
00:12:14en particulier allemande,
00:12:15cherche de nouveau déboucher
00:12:16une sécurisation
00:12:17de son approvisionnement
00:12:18en matière première.
00:12:19Les pays d'Amérique du Sud,
00:12:21au premier rang desquels le Brésil,
00:12:22y voient l'ouverture
00:12:23d'un immense marché
00:12:23pour leur production agricole
00:12:25en expansion constante,
00:12:27favorisée notamment
00:12:28par une déforestation massive.
00:12:30L'agriculture française,
00:12:31nous le savons tous,
00:12:32sera la grande perdante
00:12:33de cet accord.
00:12:34Officiellement,
00:12:35la France s'y oppose
00:12:36depuis des années
00:12:36et fait suffisamment rare
00:12:38pour être soulignée.
00:12:39Cette opposition
00:12:40semblait avoir fait consensus
00:12:41sur l'ensemble
00:12:42du spectre politique,
00:12:44comme en témoignent
00:12:44les nombreuses résolutions
00:12:45adoptées à l'unanimité
00:12:46ici même et au Sénat.
00:12:48Pourtant,
00:12:48l'opinion publique,
00:12:49elle aussi,
00:12:50est en phase
00:12:50avec cette proposition.
00:12:5279% des Français
00:12:53soutiennent les agriculteurs
00:12:54dans leur mobilisation
00:12:56contre cet accord.
00:12:57Pourtant,
00:12:58cette ligne,
00:12:58qui pouvait sembler claire,
00:12:59a été brouillée
00:13:00ces derniers mois
00:13:01par une succession
00:13:01de déclarations contradictoires
00:13:03du chef de l'État,
00:13:04se disant,
00:13:05dès le mois de juin,
00:13:06prêt à signer un accord
00:13:07qu'il jugeait,
00:13:07encore quelques mois auparavant,
00:13:09inacceptable en l'État,
00:13:10et pour justifier
00:13:11ce revirement,
00:13:12c'est réfugié
00:13:13derrière un protocole additionnel
00:13:14et ses prétendues mesures
00:13:15de sauvegarde
00:13:16que certains
00:13:17osent présenter
00:13:17comme des clauses miroirs
00:13:18qui n'en sont pas.
00:13:20Dès lors,
00:13:20il est devenu évident
00:13:21que la France,
00:13:22pourtant membre fondateur
00:13:23de l'Union européenne,
00:13:24deuxième puissance économique
00:13:25et second contributeur net,
00:13:27avait choisi
00:13:28la voie du renoncement,
00:13:29renonçant à rassembler
00:13:30une minorité de blocage
00:13:31capable de faire obstacle
00:13:32à l'adoption de l'accord.
00:13:34Rappelons ainsi
00:13:35que si toutes les composantes
00:13:36du spectre politique français
00:13:37affichent officiellement
00:13:38une opposition,
00:13:40aucun parti
00:13:40n'a autant agi
00:13:41contre son adoption
00:13:42que le Rassemblement national,
00:13:45que ce soit
00:13:45à l'Assemblée nationale
00:13:46ou au Parlement européen.
00:13:48Car en ce qui nous concerne,
00:13:50pas moins de 52 votes
00:13:51à amendements
00:13:52à ce sujet
00:13:52de la part
00:13:53de nos eurodéputés
00:13:54contre seulement 13
00:13:55pour les eurodéputés
00:13:56macronistes.
00:13:58Le camp macroniste
00:13:59se dit contre l'accord
00:14:00mais dans ce cas-là,
00:14:01pourquoi le gouvernement
00:14:02de Michel Barnier
00:14:03en 2024
00:14:04s'est-il opposé
00:14:05à l'examen
00:14:05en séance
00:14:06de la proposition
00:14:06de résolution
00:14:07que j'avais déposée
00:14:08contre le Mercosur ?
00:14:09Pourquoi ont-ils déserté
00:14:11l'hémicycle,
00:14:11vous les macronistes,
00:14:12enfin il n'y a personne,
00:14:13en janvier 2025,
00:14:15lors du vote
00:14:15de nos amendements
00:14:16joignant le gouvernement
00:14:17à faire obstacle
00:14:18activement
00:14:19à l'adoption de l'accord ?
00:14:20Pourquoi la gauche
00:14:21qui cherche aujourd'hui
00:14:22à se placer
00:14:23en premier rôle
00:14:23d'opposition à l'accord
00:14:24a-t-elle voté
00:14:25contre ces mêmes amendements ?
00:14:27Cette année,
00:14:27nous avons vu
00:14:28le gouvernement
00:14:28changer encore de discours.
00:14:30Il ne s'agissait plus
00:14:31de rappeler
00:14:32la fermeté supposée
00:14:33de la position française
00:14:34mais de rassurer
00:14:35sur le contenu
00:14:36de l'accord lui-même.
00:14:37On nous a expliqué
00:14:38que les tontingents
00:14:39exonérés
00:14:40ou quasi exonérés
00:14:41de droits de douane
00:14:41étaient marginaux.
00:14:43Près de 100 000 tonnes
00:14:43de bœuf à droit réduit,
00:14:45180 000 tonnes
00:14:46de volaille détaxées,
00:14:47180 000 tonnes
00:14:47de sucre.
00:14:50Continuez,
00:14:51écoutez,
00:14:51parce que ce sont
00:14:52des données
00:14:52certainement
00:14:52que vous n'avez pas
00:14:53donc au moins
00:14:53ça vous fera travailler
00:14:54un peu.
00:14:55Chacun ici,
00:14:56c'est pourtant
00:14:56et les représentants
00:14:57des filières concernées
00:14:58vous le confirmeront
00:14:59que ces volumes
00:15:00suffiront à bouleverser
00:15:01les équilibres
00:15:01du marché intérieur
00:15:02et à tirer
00:15:03les prix vers le bas
00:15:04dans un contexte
00:15:05où nos filières
00:15:06sont déjà
00:15:06au bord du précipice.
00:15:08Vendredi dernier,
00:15:09le président de la République
00:15:10appréciait être engagé
00:15:11une extrémise
00:15:12dans une mise en scène
00:15:13désormais familière
00:15:14du macronisme
00:15:14et du théâtre politique
00:15:16de l'impuissance
00:15:17a finalement voté
00:15:18contre l'adoption
00:15:18de l'accord
00:15:19par le Conseil européen.
00:15:21Mais voici donc
00:15:21le récit
00:15:22qui nous est aujourd'hui servi.
00:15:23La France aurait bataillé,
00:15:25tenté de convaincre,
00:15:26échoué,
00:15:26mais maintenu sa position
00:15:27jusqu'au bout.
00:15:28Elle sortirait la tête haute
00:15:29d'une séquence
00:15:30dont l'issue
00:15:31serait désormais scellée.
00:15:32L'accord entrera en vigueur
00:15:33et nos agriculteurs
00:15:34devraient en subir
00:15:35les conséquences.
00:15:36Tout serait perdu
00:15:37sauf l'honneur.
00:15:38Mais la réalité,
00:15:38elle est tout autre.
00:15:39La France n'a rien fait
00:15:40pour bloquer efficacement
00:15:41cet accord.
00:15:42Depuis un an,
00:15:43le Rassemblement national
00:15:44le martèle.
00:15:44La France doit saisir
00:15:45la Cour de justice
00:15:46de l'Union européenne
00:15:47concernant la scission
00:15:48de l'accord,
00:15:49manifestement contraire
00:15:50au mandat de négociation.
00:15:51Cette scission
00:15:52que nous annoncions
00:15:53et redoutions
00:15:53depuis des années
00:15:54permet de soustraire
00:15:55la partie commerciale
00:15:56de l'accord
00:15:56à la règle de l'unanimité.
00:15:58Sans elle,
00:15:59il n'y aurait pas d'accord
00:16:00Mercosur aujourd'hui.
00:16:01Or, le gouvernement
00:16:02refuse cette saisine
00:16:03se réfugiant derrière
00:16:04la perspective
00:16:04d'une saisine
00:16:05par le Parlement européen.
00:16:07Une saisine
00:16:07que nous soutenons
00:16:08évidemment
00:16:08avec le groupe
00:16:09Patriote pour l'Europe
00:16:10ayant lui-même
00:16:10déposé une motion
00:16:11en ce sens lundi.
00:16:12En clair,
00:16:13l'exécutif refuse
00:16:14d'aller au bout
00:16:14d'une position
00:16:15que l'on prétend
00:16:16pourtant inchangée.
00:16:17Et ce n'est pas
00:16:18cette sortie honorable
00:16:19qu'attendent
00:16:19nos agriculteurs mobilisés,
00:16:21mais une véritable
00:16:22politique de blocage
00:16:23par la saisine
00:16:24de la Cour de justice
00:16:25de l'Union européenne
00:16:25mais aussi par l'utilisation
00:16:26de tous les leviers
00:16:27dont dispose la France,
00:16:29y compris celui
00:16:30d'Igel
00:16:30de sa contribution
00:16:31nette au budget européen
00:16:32qui s'élève
00:16:33à près de 10 milliards
00:16:33d'euros par an.
00:16:35De la part d'un gouvernement,
00:16:36la faiblesse n'est pas
00:16:37une excuse,
00:16:37c'est une faute.
00:16:38On nous reprochera
00:16:39encore aujourd'hui
00:16:40de nourrir l'instabilité,
00:16:41c'est exactement l'inverse.
00:16:43En censurant
00:16:43ce gouvernement minoritaire,
00:16:45nous rendons au peuple
00:16:45français le droit
00:16:46de choisir le cadre du pays.
00:16:48De nouvelles élections
00:16:49mettraient fin
00:16:49à l'instabilité chronique
00:16:50d'une ligne politique
00:16:51sans colonne vertébrale
00:16:52maintenue artificiellement
00:16:54par des arrangements
00:16:55partisans
00:16:55dans les couloirs
00:16:56de l'hémicycle.
00:16:58Notre pays
00:16:58est gravement malade.
00:17:00Il continue
00:17:01de perdre son industrie
00:17:03à un rythme alarmant.
00:17:04Avec plus d'une centaine
00:17:05de sites fermants
00:17:05en 2025,
00:17:07les difficultés
00:17:07d'accès au logement
00:17:08s'aggravent
00:17:08alors que nous construisons
00:17:09deux fois moins
00:17:10que nécessaire.
00:17:11La désertification médicale
00:17:12progresse,
00:17:12transformant l'accès aux soins
00:17:14en parcours du combattant,
00:17:16signe alarmant
00:17:17de la dégradation
00:17:17de notre système de santé.
00:17:19La mortalité infactile
00:17:20augmente depuis 10 ans.
00:17:22La France est par ailleurs
00:17:23entrée dans l'hiver démographique.
00:17:24En 2025,
00:17:25pour la première fois,
00:17:26il y a eu plus de décès
00:17:27que de naissances,
00:17:27avec 645 000 décences,
00:17:29nous atteignons
00:17:30le niveau le plus bas
00:17:31depuis 1945.
00:17:33Notre agriculture,
00:17:34écrasée par des normes
00:17:35plus lourdes qu'ailleurs
00:17:36et abandonnée
00:17:36face à une concurrence déloyale,
00:17:38s'enfonce
00:17:39dans une crise sans fin,
00:17:40aggravée par l'incapacité
00:17:41du gouvernement
00:17:42à anticiper
00:17:43les crises sanitaires,
00:17:44comme le démontre
00:17:45la gestion calamiteuse
00:17:46de la dermatose
00:17:46nodulaire contagieuse.
00:17:48Et l'échec
00:17:48en matière agricole
00:17:49est si manifeste
00:17:50que le gouvernement
00:17:51s'est autorisé
00:17:51à nous imposer
00:17:52un chantage mesquin
00:17:53sur 300 millions d'aides
00:17:55pour faire accepter
00:17:55son budget
00:17:56par ailleurs délétère.
00:17:57Mais si vous teniez
00:17:58tant à ces aides
00:17:59et qu'elles entrent
00:18:00en vigueur tôt,
00:18:01pourquoi ne pas
00:18:01les avoir intégrées
00:18:02à la loi spéciale
00:18:03de décembre
00:18:03que nous avons tous voté ?
00:18:05L'insécurité
00:18:07poursuit toujours
00:18:08sa trajectoire mortifère.
00:18:10Les tentatives d'homicide
00:18:11ont presque doublé
00:18:12entre 2017 et 2024.
00:18:13Le chaos migratoire
00:18:14s'aggrave
00:18:15tandis que le ministre
00:18:16de l'Intérieur
00:18:17reconnaissait cet automne
00:18:18la présence
00:18:18de 700 000 étrangers
00:18:19clandestins
00:18:20sur le territoire.
00:18:22Et enfin,
00:18:22la dette publique,
00:18:23celle-là même
00:18:24au nom de laquelle
00:18:24on nous demande
00:18:25d'accepter
00:18:25tous les renoncements sociaux,
00:18:27atteint désormais
00:18:293 500 milliards d'euros.
00:18:31Mes chers collègues,
00:18:32on ne dit pas
00:18:32un patient gravement malade
00:18:34de revenir dans un an
00:18:34pour commencer à se soigner.
00:18:36Attendre 2027
00:18:37n'apportera rien
00:18:38à la France.
00:18:39L'année qui nous sépare
00:18:40de la prochaine présidentielle,
00:18:41si elle se poursuit
00:18:42avec ce gouvernement
00:18:43de l'échec,
00:18:44sera une année perdue de plus.
00:18:46Ce à quoi personne ici,
00:18:47je l'espère,
00:18:48ne saurait se résoudre.
00:18:49Le constat,
00:18:50pour sévère qu'il soit
00:18:51et sans appel,
00:18:52ce gouvernement
00:18:52n'est pas apte
00:18:53à diriger la France.
00:18:54Monsieur le Premier ministre,
00:18:55vous agitez la mesure
00:18:56d'une dissolution
00:18:57comme un épouvantail,
00:18:58vous pariez sur l'attachement
00:18:59des députés à leur siège
00:19:01plutôt qu'à leur pays.
00:19:02Donc je pense que c'est bon
00:19:03mais uniquement
00:19:04point de l'hémicycle
00:19:05mais s'agissant des députés
00:19:06du Rassemblement national,
00:19:08c'est malheureusement
00:19:08évidemment un pari perdant.
00:19:10Pour nous,
00:19:11la dissolution n'est pas une crainte,
00:19:12c'est une chance.
00:19:13Une chance de sortir enfin
00:19:14la France de l'ornière
00:19:15dans laquelle un demi-siècle
00:19:16de rénoncement l'a plongé.
00:19:18Aussi, nous voterons
00:19:19chacune des deux motions de censure,
00:19:21celles que nous avons déposées
00:19:22ainsi que celles émanant
00:19:23des bancs qui nous font face,
00:19:25ce qui, je le rappelle
00:19:26bien évidemment,
00:19:27et c'est une évidence,
00:19:28n'a rien d'un vote d'adhésion
00:19:29à un discours politique.
00:19:31Une motion de censure
00:19:31n'a qu'un objet,
00:19:32faire tomber un gouvernement
00:19:33qui ne mérite pas
00:19:34la confiance de la nation.
00:19:36Nous avons toutefois appris,
00:19:38sans aucune surprise,
00:19:39certains groupes
00:19:39sont appelés à jouer
00:19:40leur rôle de supplétifs
00:19:41du bloc gouvernemental,
00:19:43puisque selon les directives
00:19:44de M. Fort et de M. Retailleau,
00:19:46les députés des groupes socialistes
00:19:47et de droite républicaine
00:19:48devront s'abstenir
00:19:49de voter les motions
00:19:50qui sont présentées aujourd'hui.
00:19:53Certains d'entre vous
00:19:54auront peut-être le courage
00:19:56de se défier
00:19:56de ces consignes d'appareil
00:19:57pour joindre leur vote au nôtre
00:19:59et si tel est le cas,
00:20:01vous aurez au moins le mérite
00:20:02de la cohérence
00:20:02entre vos convictions
00:20:03et vos actions
00:20:04et les discours de justification
00:20:06n'y changeront rien.
00:20:08Refuser de voter aujourd'hui
00:20:09la censure,
00:20:09c'est soutenir ce gouvernement
00:20:11de l'échec et du renoncement.
00:20:13Ne laissons pas un jour de plus
00:20:14notre pays dans cette paralysie.
00:20:16Ayons le courage
00:20:16de retourner devant
00:20:17le peuple français
00:20:18à qui nous n'avons rien à cacher.
00:20:20Votons la censure.
00:20:21Le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:20:23leur répond en rappelant
00:20:25que la France s'est opposée
00:20:27au traité.
00:20:28Mesdames et messieurs les députés,
00:20:31c'est un moment parlementaire
00:20:34dans lequel vous exercez
00:20:35et c'est bien naturel,
00:20:37bien légitime
00:20:37et je serai toujours le premier
00:20:39à le défendre,
00:20:39notre Constitution
00:20:40et dans une démocratie,
00:20:42le droit d'interroger
00:20:44la responsabilité du gouvernement
00:20:45par l'article 49
00:20:46à l'INA2 de la Constitution
00:20:47en déposant et débattant
00:20:50une motion de censure
00:20:51sur la base
00:20:52d'un texte
00:20:54qui tout de même
00:20:54engage politiquement
00:20:55les raisons
00:20:56de ce pour quoi
00:20:57vous demandez
00:20:57la censure du gouvernement.
00:21:00On peut donc s'attendre
00:21:01à un moment parlementaire.
00:21:02En vous écoutant,
00:21:03j'ai quand même davantage
00:21:04l'impression
00:21:04d'être dans un moment
00:21:05plus partisan,
00:21:06plus politicien
00:21:07que sur le fond
00:21:09et donc qu'il me soit permis
00:21:11de manière démocratique
00:21:13aussi de revenir
00:21:14un tout petit peu
00:21:15sur ce qui constitue
00:21:16un grand décalage
00:21:17au fond
00:21:17entre ce moment
00:21:19que nous vivons
00:21:19cet après-midi
00:21:20dans une forme
00:21:21d'indifférence globale.
00:21:22Il faut bien le reconnaître
00:21:23en tout cas
00:21:23sur la plupart
00:21:24de ces bancs
00:21:24et même en dehors
00:21:25j'y reviendrai
00:21:26du pays
00:21:28et qui nous permet
00:21:29quand même aussi
00:21:29de...
00:21:30Non,
00:21:31contraire,
00:21:32l'absence des députés
00:21:33témoigne aussi
00:21:34de ce que veut dire
00:21:35ce moment
00:21:36et des initiatives
00:21:37que le Rassemblement National
00:21:38et la France Insoumise
00:21:39une fois de plus
00:21:40prennent
00:21:41mais une fois de plus
00:21:41il est légitime
00:21:42même s'il nous conduit
00:21:43quand même
00:21:44à devoir noter
00:21:44plusieurs décalages.
00:21:45Le premier déjà
00:21:46et ça,
00:21:47l'honnêteté intellectuelle
00:21:48le commande,
00:21:49c'est le décalage
00:21:50avec la vérité
00:21:52de la position
00:21:53de la France
00:21:53sur le Mercosur.
00:21:55Courir depuis
00:21:56une semaine
00:21:57les plateaux de télévision
00:21:58et se comporter
00:22:00comme si la France
00:22:00soutenait le traité
00:22:01avec le Mercosur
00:22:03alors qu'il s'y oppose
00:22:04repose tout simplement
00:22:06sur un mensonge
00:22:07et sur lequel
00:22:08vous avez bien du mal
00:22:09à trouver la légitimité
00:22:11de votre démarche
00:22:12de censure
00:22:13sur la base
00:22:13de la vérité
00:22:14et vous préférez
00:22:15le construire
00:22:16sur la base
00:22:16une fois de plus
00:22:17d'un mensonge
00:22:18car calomnier,
00:22:19calomnier, calomnier
00:22:20il en restera toujours
00:22:21quelque chose.
00:22:23La deuxième des choses
00:22:23évidemment
00:22:24et je ne demande même pas
00:22:26à ce que vous ayez
00:22:27l'honnêteté intellectuelle
00:22:29j'y renonçais depuis
00:22:29belle lurette
00:22:30de reconnaître
00:22:31que le traité
00:22:32avait évolué
00:22:33ces derniers mois
00:22:33la réalité
00:22:34c'est que
00:22:35c'est au corps au père
00:22:36et au conseil
00:22:37que la position
00:22:38des états
00:22:38se constate
00:22:39et que vous le vouliez
00:22:41ou non
00:22:42car on finit
00:22:42par se poser la question
00:22:43la position
00:22:45de la France
00:22:45et l'opposition
00:22:47totale
00:22:48à la signature
00:22:48du traité
00:22:49avec le Mercosur.
00:22:52Mais l'affaire
00:22:53comme d'habitude
00:22:53du mensonge
00:22:54ne s'arrête pas là
00:22:55désormais
00:22:55commence à émerger
00:22:58sur les réseaux sociaux
00:22:59de manière moins franche
00:23:00dans les interventions
00:23:02dans l'hémicycle
00:23:02parce que souvent
00:23:03il y a plus de courage
00:23:03sur les réseaux sociaux
00:23:04que dans l'hémicycle
00:23:05ça aussi
00:23:05je l'ai bien noté
00:23:06ces quatre derniers mois
00:23:07qui consiste à laisser
00:23:09entendre
00:23:09qu'une saisine
00:23:10si je peux m'exprimer
00:23:15merci beaucoup
00:23:17je crois avoir démontré
00:23:19le respect
00:23:20de l'ensemble
00:23:20des groupes ici
00:23:21depuis que je suis
00:23:22membre du gouvernement
00:23:23donc il n'y aura
00:23:25pas de respect
00:23:26je continue
00:23:27néanmoins
00:23:27de vous répondre
00:23:28car moi
00:23:28je vous respecte
00:23:29évidemment
00:23:31c'est de laisser
00:23:31entendre
00:23:32que la saisine
00:23:32de la Cour de justice
00:23:34viendrait
00:23:35suspendre
00:23:36l'application
00:23:37du traité
00:23:38il est vrai
00:23:39que la saisine
00:23:40de la Cour de justice
00:23:40par le Parlement
00:23:41européen
00:23:42engage bien
00:23:43cette suspension
00:23:44que la saisine
00:23:45par un état membre
00:23:47de l'Union européenne
00:23:47de la même Cour de justice
00:23:49n'entraîne pas
00:23:50la suspension
00:23:51et donc là aussi
00:23:52ne laissons pas
00:23:53à entendre
00:23:54ou à faire croire
00:23:54aux agricultrices
00:23:55aux agriculteurs
00:23:56aux françaises
00:23:57et aux français
00:23:57qui sont inquiets
00:23:58de la procédure
00:23:59complexe
00:24:00il faut bien le reconnaître
00:24:01de l'application
00:24:02de ce traité
00:24:02ou en tout cas
00:24:03de la manière
00:24:03dont ce traité
00:24:04peut être appliqué
00:24:05en laissant entendre
00:24:06des choses
00:24:06qui sont fausses
00:24:08et donc c'est pour cela
00:24:09et c'est le deuxième décalage
00:24:11que cette motion de censure
00:24:12que ces deux motions de censure
00:24:13sont en train d'introduire
00:24:15aussi c'est une division
00:24:16au moment même
00:24:18où l'équipe de France
00:24:19au grand complet
00:24:21devrait prendre
00:24:22son bâton de pèlerin
00:24:23et convaincre
00:24:24l'ensemble
00:24:24des sensibilités politiques
00:24:26au Parlement européen
00:24:27pour avoir
00:24:28un vote favorable
00:24:29et c'est là
00:24:30où objectivement
00:24:31le moment est bien mal choisi
00:24:33de cette motion de censure
00:24:34se tirant une balle
00:24:35dans le pied
00:24:35mais en France
00:24:36nous avons l'habitude
00:24:37de nous diviser
00:24:38et de nous tirer
00:24:39des balles dans le pied
00:24:40et de ne pas être capable
00:24:41de nous réunir
00:24:42pour défendre
00:24:42les intérêts
00:24:43du peuple français
00:24:44les mêmes
00:24:44qui nous le reprocheront
00:24:45ensuite
00:24:46comme d'habitude
00:24:47la trahison
00:24:47viendra toujours
00:24:48du même endroit
00:24:49alors que là
00:24:50il est évident
00:24:50que les jours qui viennent
00:24:52l'ordre du jour
00:24:53du Parlement européen
00:24:54à Strasbourg
00:24:55les votes qui sont attendus
00:24:57dont on sait tous
00:24:58qu'ils sont davantage guidés
00:24:59par des intérêts nationaux
00:25:01que des intérêts partisans
00:25:02doivent nous conduire
00:25:04à devoir remporter
00:25:05ce vote
00:25:05vote qui peut se jouer
00:25:07à 10, 15 ou 20 voix
00:25:08décalage
00:25:09décalage une fois de plus
00:25:10entre la vie
00:25:11de cet hémicycle
00:25:12en tout cas
00:25:13Madame la Présidente
00:25:14une partie de cet hémicycle
00:25:15et la vie
00:25:16de ce qui se passe
00:25:16au Parlement européen
00:25:18et ce décalage
00:25:19vous le verrez
00:25:20tôt ou tard
00:25:21nous le paierons
00:25:22une fois de plus
00:25:23troisième décalage
00:25:24évidemment
00:25:25avec la procédure budgétaire
00:25:27nous sommes le 14 janvier
00:25:29la France n'a pas de budget
00:25:31il se trouve que globalement
00:25:34les deux groupes politiques
00:25:35qui ont déposé
00:25:36la motion de censure
00:25:37ces deux motions de censure
00:25:38sont les deux groupes politiques
00:25:39qui ont largement contribué
00:25:41au ralentissement des débats
00:25:42depuis le début
00:25:433500 amendements déposés
00:25:47c'est un record
00:25:48sur cette deuxième lecture
00:25:50des votes tactiques
00:25:52dans les deux sens
00:25:53pour faire en sorte
00:25:54que tous les compromis
00:25:55qui puissent émerger
00:25:56sur l'espace le plus central
00:25:58en tout cas le plus républicain
00:25:59de cet hémicycle
00:26:00échouent
00:26:01la France insoumise
00:26:03votant à droite
00:26:04pour s'assurer
00:26:04que la copie
00:26:05vire le plus à droite
00:26:06possible pour qu'elle
00:26:07ne soit absolument
00:26:08plus digeste
00:26:09pour une partie
00:26:09de cet hémicycle
00:26:10on l'a vu
00:26:10sur le projet
00:26:11de loi de financement
00:26:12sur la sécurité sociale
00:26:14les règles liées
00:26:15à l'entonnoir
00:26:16et à l'acceptabilité
00:26:17la recevabilité
00:26:18des amendements
00:26:18là aussi remis
00:26:20en question
00:26:20dans le cadre
00:26:21des travaux
00:26:21de la commission
00:26:22bref
00:26:23rien ne nous aura
00:26:24été épargné
00:26:25et quand je note
00:26:26que pendant des années
00:26:27la plupart de ces groupes
00:26:29ont réclamé
00:26:30une nouvelle vie parlementaire
00:26:32une nouvelle pratique
00:26:33du partage du pouvoir
00:26:34une autre relation
00:26:35entre le gouvernement
00:26:37et le parlement
00:26:38je vois que celles et ceux
00:26:39qui promettent
00:26:40une sixième république
00:26:42plus parlementaire
00:26:42et bien ce n'est pas
00:26:43pour demain
00:26:44puisque force est de constater
00:26:46que à chaque fois
00:26:47le passage en force
00:26:49le blocage
00:26:50l'intimidation
00:26:51comme vous êtes en train
00:26:51de le faire
00:26:52monsieur le député
00:26:53reste encore
00:26:54une pratique
00:26:55qui me semble
00:26:56d'un autre temps
00:26:56et que nous refusons
00:26:58mais je pense
00:27:00que le dernier décalage
00:27:01est le plus grave
00:27:02en tout cas à titre personnel
00:27:03dans le respect
00:27:04que je vous dois
00:27:05et comme membre
00:27:06du gouvernement
00:27:07mais aussi d'ailleurs
00:27:08comme homme
00:27:08et comme citoyen
00:27:09puisqu'on peut être
00:27:10adversaire politique
00:27:10et se respecter
00:27:11en tout cas moi
00:27:12je le considère encore
00:27:13oui c'est pas contagieux
00:27:15toujours
00:27:15j'ai bien vu
00:27:16c'est au fond
00:27:19le décalage
00:27:19que vous êtes en train
00:27:20d'introduire
00:27:21entre la vie politique
00:27:22nationale
00:27:23et l'actualité internationale
00:27:24tir de missiles
00:27:27au rechnique
00:27:27la semaine dernière
00:27:28de la fédération
00:27:29de Russie sur l'Ukraine
00:27:30intimidation
00:27:31qui rentre dans une grammaire nucléaire
00:27:33situation au Venezuela
00:27:34la question du Groenland
00:27:37la république islamique d'Iran
00:27:38où le peuple se soulève
00:27:40en état
00:27:40deux doigts
00:27:41d'un début
00:27:42de guerre civile
00:27:43situation au Proche
00:27:44et au Moyen-Orient
00:27:45le défi chinois
00:27:46porté en tout cas
00:27:47et posé par la Chine
00:27:48qui ne cesse
00:27:49d'être plus grand
00:27:50la situation
00:27:51du terrorisme
00:27:52au Sahel
00:27:53l'alliance
00:27:55les alliances
00:27:56traditionnelles
00:27:57et le multilatéralisme
00:27:58qui est potentiellement
00:27:59en pleine crise
00:28:00et en tout cas
00:28:01qui est largement interrogée
00:28:02et il est certain
00:28:03que c'est le moment
00:28:04de censurer le gouvernement
00:28:05c'est le moment
00:28:07de priver la France
00:28:09d'une stabilité
00:28:10c'est le moment
00:28:11d'envoyer un message
00:28:13à nos compétiteurs
00:28:14et à nos alliés
00:28:15comme quoi au fond
00:28:16vos petits calculs
00:28:17politiciens
00:28:18priment sans cesse
00:28:19sur l'intérêt général
00:28:21au fond
00:28:21on n'a pas besoin
00:28:23de compétiteurs
00:28:24on vous a déjà
00:28:25on a ces tentatives
00:28:27de sabotage
00:28:28interne
00:28:28en permanence
00:28:30et vous agissez
00:28:31mesdames et messieurs
00:28:31les députés
00:28:32tels des tireurs
00:28:34couchés
00:28:34en tirant
00:28:35dans le dos
00:28:36de l'exécutif
00:28:36au moment même
00:28:38où nous devons
00:28:38affronter justement
00:28:39des dérèglements
00:28:40internationaux
00:28:41donc
00:28:42c'est votre droit
00:28:43le plus légitime
00:28:44de déposer
00:28:45cette motion
00:28:46de censure
00:28:46c'est une démocratie
00:28:48et nous le respectons
00:28:49néanmoins
00:28:50vous devez vous aussi
00:28:51prendre vos responsabilités
00:28:53et voir que
00:28:54en ce moment même
00:28:55déposer des motions
00:28:56de censure
00:28:57interroger
00:28:58la stabilité du pays
00:28:59ralentir encore
00:29:01davantage
00:29:01les procédures budgétaires
00:29:02tout cela
00:29:03a un impact
00:29:04et malheureusement
00:29:05il sera payé
00:29:06par le peuple français
00:29:07merci beaucoup
00:29:09monsieur le premier ministre
00:29:11c'est maintenant
00:29:12à chacun des 11
00:29:13groupes politiques
00:29:14de se positionner
00:29:15par rapport
00:29:15à ces motions de censure
00:29:17madame la présidente
00:29:18monsieur le premier ministre
00:29:19madame la ministre
00:29:20monsieur le ministre
00:29:21mes chers collègues
00:29:23tout le monde
00:29:24connaît
00:29:24le célèbre personnage
00:29:26de dessin animé
00:29:27oui oui
00:29:27le célèbre pantin de bois
00:29:29qui vit à miniville
00:29:30le pays des jouets
00:29:31et porte toujours
00:29:33un bonnet bleu
00:29:34surmonté d'un grelot
00:29:35ainsi que d'un éternel
00:29:36foulard jaune
00:29:37à poids rouge
00:29:38et bien
00:29:39nous avons
00:29:40dans notre classe politique
00:29:41son alter ego
00:29:42maléfique
00:29:43non-non Mélenchon
00:29:44non-non Mélenchon
00:29:46c'est une poupée
00:29:46qui fait non
00:29:47qui dit non à tout
00:29:48il est à la tête
00:29:49d'une internationale
00:29:50qui ne connaît
00:29:51ni frontières
00:29:51ni nuances
00:29:52ce n'est ni celle
00:29:53des travailleurs
00:29:54ni celle des peuples
00:29:55c'est l'international
00:29:56du non
00:29:57suspendre la réforme
00:29:58des retraites
00:29:59c'est non
00:29:59produire plus
00:30:00c'est non
00:30:01signer un accord
00:30:02de libre-échange
00:30:03c'est non
00:30:03saluer que la France
00:30:04n'ait pas signé
00:30:05un accord de libre-échange
00:30:06c'est encore non
00:30:07quoi qu'il arrive
00:30:08la France insoumise
00:30:09dit non
00:30:10non par réflexe
00:30:11non par posture
00:30:12non par paresse intellectuelle
00:30:14non comme mantra
00:30:15non comme credo
00:30:16et avec 37 motions de censure
00:30:19et 71 motions de rejet préalable
00:30:21déposées depuis 2022
00:30:22ce non
00:30:23est devenu
00:30:24votre seule ligne politique
00:30:25les députés
00:30:27de la France insoumise
00:30:28disent non à tout
00:30:28et c'est même à ça
00:30:30qu'on les reconnaît
00:30:30alors
00:30:31prenons le sujet
00:30:32du Mercosur
00:30:33puisque c'est le premier élément
00:30:35qui motive cette motion
00:30:36fait rare
00:30:37l'ensemble des groupes
00:30:39de cette assemblée
00:30:39ont exprimé
00:30:41à l'unanimité
00:30:42leur opposition
00:30:43à cet accord
00:30:44à cinq reprises
00:30:45ne serait-ce que
00:30:47dans cette législature
00:30:48et la France
00:30:49a agi en cohérence
00:30:50par la voix du président
00:30:51de la République
00:30:51Emmanuel Macron
00:30:52elle s'est opposée
00:30:53au traité
00:30:54lors du vote
00:30:54au Conseil européen
00:30:55de manière claire
00:30:56sans aucune ambiguïté
00:30:58parce qu'il ne contenait
00:30:59pas les clauses
00:31:00que nous exigeons
00:31:01pour protéger
00:31:02nos agriculteurs
00:31:03conformément
00:31:04à la souveraineté
00:31:05populaire
00:31:05exprimée ici
00:31:06conformément
00:31:07à ce que demandait
00:31:08de facto
00:31:09la France insoumise
00:31:10et non
00:31:11non Mélenchon
00:31:11mais pourtant
00:31:12cet après-midi
00:31:14encore
00:31:14c'est encore non
00:31:15censurer
00:31:16un gouvernement
00:31:17parce qu'il a fait
00:31:18ce qu'on attendait
00:31:19de lui
00:31:19c'est quand même
00:31:20un concept politique
00:31:22assez innovant
00:31:23quelle est la prochaine étape
00:31:24refuser de suspendre
00:31:26la réforme des retraites
00:31:27que vous avez tant combattu
00:31:28rejeter un budget
00:31:29qui met en place
00:31:29une contribution exceptionnelle
00:31:31sur les plus fortunés
00:31:32les grandes entreprises
00:31:33prétendre soutenir
00:31:34les agriculteurs
00:31:35d'un côté
00:31:35mais les empêcher
00:31:37de se développer
00:31:38de l'autre
00:31:38tout en adulant
00:31:39au passage
00:31:39ce qu'il se passe
00:31:40à Sainte-Soline
00:31:41vous n'oseriez pas
00:31:42mais si
00:31:43vous osez
00:31:44ce nom n'est donc
00:31:45pas un combat
00:31:46c'est un réflexe
00:31:47pavlovien
00:31:48aveugle
00:31:49et totalement hermétique
00:31:50aux attentes des français
00:31:51et aux besoins du pays
00:31:52dont vous fichez
00:31:52éperdument
00:31:53comme souvent
00:31:55dans le populisme
00:31:56il y a à l'origine
00:31:57de vos réponses
00:31:58simplistes et hypocrites
00:31:59de vrais problèmes
00:31:59complexes
00:32:00qu'il faut regarder en face
00:32:02car oui
00:32:02une partie de nos agriculteurs
00:32:04est en grande difficulté
00:32:05oui
00:32:05leur colère est légitime
00:32:06oui les défis sont immenses
00:32:08sur l'eau
00:32:09sur la productivité
00:32:10sur le partage de la valeur
00:32:11sur le renouvellement
00:32:12des générations
00:32:13sur l'adaptation
00:32:14au changement climatique
00:32:15sur les taxes
00:32:15qui pèsent sur nos exportations
00:32:17nos agriculteurs
00:32:18veulent vivre dignement
00:32:19de leur travail
00:32:19et aujourd'hui encore
00:32:20nous sommes loin du compte
00:32:21mais que leur proposez-vous
00:32:23pour y répondre
00:32:23le non-non
00:32:24avec cette motion de censure
00:32:26encore une occasion manquée
00:32:27de proposer
00:32:29des solutions concrètes
00:32:30or contrairement à vous
00:32:31notre groupe
00:32:32n'a cessé
00:32:32depuis 2017
00:32:33de tenter d'améliorer
00:32:34la situation
00:32:35de nos agriculteurs
00:32:36brique après brique
00:32:37aux côtés
00:32:37des autres forces politiques
00:32:39de la droite républicaine
00:32:40aux partis communistes
00:32:41sous l'impulsion
00:32:42du président de la république
00:32:43et des ministres
00:32:45Travers
00:32:47Guillaume
00:32:47de Normandie
00:32:48Fénault
00:32:48et Gennevard
00:32:49avec les états généraux
00:32:51de l'alimentation
00:32:52et Egalim 1 et 2
00:32:53pour mieux encadrer
00:32:54et rémunérer les agriculteurs
00:32:55mieux encadrer
00:32:56les négociations commerciales
00:32:57améliorer la transparence
00:32:59et renforcer les filières
00:33:00avec 35 plans dédiés
00:33:01par la mise en place
00:33:03des 62 engagements
00:33:04pris par le Premier ministre
00:33:05Gabriel Attal
00:33:05lors de la crise agricole
00:33:06de janvier 2024
00:33:07avec notamment
00:33:08des simplifications
00:33:09administratives
00:33:10sur la réduction
00:33:11des contrôles redondants
00:33:12l'allègement
00:33:12de certaines normes
00:33:13jugées excessives
00:33:14du débroussaillement
00:33:15aux bâtis agricoles
00:33:15l'accélération
00:33:16du versement
00:33:17des aides de la PAC
00:33:18le report et l'exonération
00:33:19de charges sociales
00:33:19et fiscales
00:33:20ainsi que le soutien
00:33:21à la trésorerie
00:33:22des exploitations
00:33:23la reconnaissance
00:33:24de l'agriculture
00:33:24comme secteur en tension
00:33:25pour favoriser
00:33:26le recrutement
00:33:27des travailleurs saisonniers
00:33:28et le maintien
00:33:28du gazole non routier
00:33:29et puis plus récemment encore
00:33:31sous l'impulsion
00:33:32avec la loi
00:33:32de l'adoption
00:33:33d'orientation agricole
00:33:34portée par Madame la Ministre
00:33:35Gennevard
00:33:36reconnaissant le caractère
00:33:37d'intérêt général majeur
00:33:39du développement
00:33:40de l'agriculture en France
00:33:41le renforcement
00:33:42du principe
00:33:42de pas d'interdiction
00:33:43sans solution
00:33:44et l'ensemble
00:33:45des mesures prises
00:33:46pour favoriser
00:33:46le renouvellement des générations
00:33:47et faciliter l'installation
00:33:49on ne défend pas
00:33:51les agriculteurs
00:33:52avec des slogans
00:33:53mais avec des actes
00:33:54et même si le chemin
00:33:55est encore long
00:33:56même si les difficultés
00:33:57sont encore très nombreuses
00:33:58pour notre agriculture
00:33:59nous continuerons
00:34:00d'oeuvrer humblement
00:34:01à tenter de résoudre
00:34:02ces défis
00:34:02à leur côté
00:34:03à l'inverse
00:34:04de cette vision
00:34:05et comme si souvent
00:34:06depuis 2022
00:34:07le Rassemblement National
00:34:09et la France Insoumise
00:34:10avancent main dans la main
00:34:10et soufflent ensemble
00:34:12sur les braises du chaos
00:34:13pour alimenter
00:34:13leurs petits intérêts
00:34:15personnels et électoralistes
00:34:17à la France Insoumise
00:34:18on pousse le cynisme
00:34:19jusqu'à soutenir
00:34:20les blocages
00:34:20d'agriculteurs
00:34:21tout en les combattant
00:34:22ici
00:34:22dans cet hémicycle
00:34:23vous qui vous voulez
00:34:24d'une agriculture
00:34:25sans eau
00:34:26sans rendement
00:34:27sans intrants
00:34:27sans mécanisation
00:34:28sans revenus
00:34:29vous pour qui
00:34:30l'agriculteur
00:34:31est d'abord un pollueur
00:34:32vous n'êtes pas
00:34:33la solution
00:34:34des agriculteurs
00:34:35vous faites justement
00:34:36partie du problème
00:34:37et votre motion
00:34:38ne trompe personne
00:34:40au Rassemblement National
00:34:41c'est simple
00:34:42on refuse toutes les lois
00:34:43et tous les budgets
00:34:44qui soutiennent concrètement
00:34:45nos agriculteurs
00:34:45depuis 8 ans
00:34:46et par cette motion
00:34:47de censure
00:34:48vous vous opposez
00:34:49par anticipation
00:34:50aux mesures
00:34:50annoncées par le Premier ministre
00:34:52Sébastien Lecornu
00:34:53et le projet de loi
00:34:54d'urgence agricole
00:34:55à venir
00:34:55car pour précipiter
00:34:58de nouvelles élections
00:34:59vous êtes prêts
00:34:59à plonger notre pays
00:35:00dans le chaos
00:35:01sans budget
00:35:02et sans moyens d'action
00:35:03pour répondre aux crises
00:35:03qui se multiplient
00:35:04vous voulez une France
00:35:06qui proteste
00:35:07nous voulons une France
00:35:08qui protège
00:35:08le bouc émissaire
00:35:10de l'extrême droite
00:35:11on le sait
00:35:12ce sont les étrangers
00:35:13le bouc émissaire
00:35:15de l'extrême gauche
00:35:16on le sait
00:35:16ce sont les riches
00:35:17mais vous avez
00:35:18un ennemi commun
00:35:19qui vous rassemble
00:35:20l'Europe
00:35:21l'Europe dont il faudrait
00:35:22qu'on sorte
00:35:23si on lit attentivement
00:35:24le contenu de votre motion
00:35:25l'Europe qui serait
00:35:26la cause de tous les problèmes
00:35:27que subissent nos compatriotes
00:35:28mais dans un monde
00:35:29international
00:35:30qui vacille
00:35:31face au retour
00:35:32des empires
00:35:33et de la guerre
00:35:33aux portes de notre continent
00:35:35et dans tant d'endroits
00:35:36dans le monde
00:35:36nous avons plus que jamais
00:35:38besoin de l'Union Européenne
00:35:39et plus que jamais besoin
00:35:40d'en faire un instrument
00:35:41de puissance
00:35:42et de souveraineté stratégique
00:35:44pour rivaliser
00:35:44avec les grands blocs
00:35:45parce que oui
00:35:46votre vrai modèle à vous
00:35:48c'est celui du Venezuela
00:35:49de Maduro
00:35:49ce n'est pas moi qui le dit
00:35:51c'est votre motion de censure
00:35:52votre rapport à la démocratie
00:35:54est particulièrement troublant
00:35:55à partir de quand
00:35:56un régime autoritaire
00:35:58devient-il infréquentable
00:35:59pour la France insoumise
00:36:00à partir de combien
00:36:01de prisonniers politiques
00:36:02commence-t-on à parler
00:36:03de contexte
00:36:04à partir de combien
00:36:05d'élections truquées
00:36:06peut-on encore parler
00:36:07de souveraineté populaire
00:36:08à partir de combien
00:36:09de centaines d'exécutions
00:36:11peut-on encore parler
00:36:12de manifestations
00:36:13contre la vie chère
00:36:14la France insoumise
00:36:15ne combat pas les dictatures
00:36:16elle les hiérarchise
00:36:17avec une cohérence
00:36:18inversement proportionnelle
00:36:19à leur volume sonore
00:36:20dans cette assemblée
00:36:21chez les filles
00:36:23chez la France insoumise
00:36:24un dictateur
00:36:25n'est jamais coupable
00:36:25il est seulement mal compris
00:36:27car oui
00:36:28chers collègues
00:36:28le texte
00:36:29que nous examinons
00:36:31aujourd'hui
00:36:31ne se contente pas
00:36:32de relativiser
00:36:33il exige
00:36:34la libération immédiate
00:36:35de Nicolas Maduro
00:36:36voilà où nous en sommes
00:36:37une motion de censure
00:36:39déposée
00:36:39par des députés
00:36:40de la République française
00:36:41pour défendre un dirigeant
00:36:42qui emprisonne ses opposants
00:36:44musèle la presse
00:36:45et confisque les élections
00:36:46ce n'est plus une ambiguïté
00:36:48c'est un choix
00:36:48votre lecture du monde
00:36:50et de l'histoire
00:36:51est d'un cynisme répugnant
00:36:52où vous dissimulez mal
00:36:53votre acquaintance morbide
00:36:55avec les pires régimes
00:36:56qui soient
00:36:56aux attaques terroristes
00:36:58du Hamas
00:36:58du 7 octobre
00:36:59vous voyez un acte
00:37:00de résistance
00:37:00à l'incarcération
00:37:03du tyran Maduro
00:37:04vous préférez
00:37:05la prise en otage
00:37:06d'un souverain des bonheurs
00:37:07au soulèvement
00:37:08du peuple iranien
00:37:09contre la dictature
00:37:10des Mollah
00:37:10vous voyez des manifestations
00:37:12contre la vie chère
00:37:13alors que malgré
00:37:13le blackout total
00:37:14imposé par le pouvoir
00:37:16en place
00:37:16les mots
00:37:17femmes
00:37:17vie
00:37:18liberté
00:37:18criés par le peuple iranien
00:37:20que nous soutenons
00:37:21dans leur combat
00:37:21résonne partout dans le monde
00:37:22mes chers collègues
00:37:24cette motion
00:37:25n'est ni un acte de courage
00:37:26ni un sursaut démocratique
00:37:28ni une alerte morale
00:37:29c'est un exercice
00:37:30de posture
00:37:31un concours
00:37:32d'indignation sélective
00:37:33et un plaidoyer
00:37:33pour l'irresponsabilité
00:37:34une majorité
00:37:35de gouvernements européens
00:37:37de tous bords
00:37:37ont choisi de soutenir
00:37:38l'accord du Mercosur
00:37:39mais le parlement européen
00:37:41doit encore s'exprimer
00:37:42et peut parfaitement
00:37:43le bloquer
00:37:43c'est ce à quoi
00:37:44nous devrions
00:37:45nous consacrer aujourd'hui
00:37:46nous continuerons
00:37:47pour notre part
00:37:48à défendre la démocratie
00:37:50sans adjectif
00:37:51les agriculteurs
00:37:52sans arrière-pensée électorale
00:37:53et la France
00:37:54sans double discours
00:37:55et pendant que certains
00:37:56disent non à tout
00:37:57nous continuerons
00:37:58à tout faire
00:37:58pour la protéger
00:37:59je vous remercie
00:38:00Madame la Présidente
00:38:01Monsieur le Premier Ministre
00:38:02Mesdames et Messieurs les Ministres
00:38:04chers collègues
00:38:05le 30 janvier 2025
00:38:08le groupe socialiste
00:38:09a été le premier
00:38:10à proposer
00:38:11une proposition
00:38:13de résolution européenne
00:38:14qui condamnait
00:38:15le Mercosur
00:38:16elle a été adoptée
00:38:17à l'unanimité
00:38:18et c'est fort
00:38:19de cette délibération
00:38:20pionnière
00:38:21que nous pouvons
00:38:22affirmer aujourd'hui
00:38:23que dans ce dernier
00:38:24kilomètre
00:38:24qui nous sépare
00:38:25du Vaud
00:38:26à Strasbourg
00:38:27où nous serons
00:38:27mardi en délégation
00:38:28pour soutenir
00:38:29nos collègues européens
00:38:30et donner de l'espoir
00:38:32à une majorité
00:38:32à ce Parlement
00:38:33dans ce dernier kilomètre
00:38:35le nord n'est pas
00:38:35à la division
00:38:36le temps n'est pas
00:38:38à tergiverser
00:38:39le temps est à l'unité
00:38:40dans le combat
00:38:41pourquoi est-ce que
00:38:42nous condamnons
00:38:43ce Mercosur ?
00:38:44nous le faisons
00:38:44parce que nous sommes
00:38:45un vieux
00:38:46et grand pays
00:38:47agricole
00:38:48fier non seulement
00:38:50de sa science
00:38:52vétérinaire
00:38:52agronomique
00:38:53également
00:38:54de sa science
00:38:55du sol
00:38:56faut-il rappeler
00:38:57qu'il y a 80 ans
00:38:58sous l'autorité
00:38:59d'Edgar Pisani
00:39:00à cette tribune
00:39:01le 13 avril
00:39:02il y a exactement
00:39:03le 13 avril
00:39:04François Tanguy
00:39:05prie Jean
00:39:06installer la loi
00:39:07du fermage
00:39:08qui a été une des garanties
00:39:09de juste valeur
00:39:11de partage de la valeur
00:39:12et de la prospérité
00:39:13agricole
00:39:13nous sommes
00:39:14un grand pays
00:39:15agricole
00:39:16nous sommes
00:39:16un pays d'avenir
00:39:17fier de ses savoir-faire
00:39:19et certain
00:39:20de notre avenir
00:39:21nous condamnons
00:39:22ce Mercosur
00:39:23parce qu'il ne correspond
00:39:24pas aux valeurs
00:39:25universelles
00:39:26que nous défendons
00:39:26ce n'est pas seulement
00:39:27l'attachement national
00:39:28c'est notre attachement
00:39:29aux valeurs universelles
00:39:30le rapport Amber
00:39:31et tant d'autres
00:39:32nous disent
00:39:32tous les scientifiques
00:39:33nous disent
00:39:34qu'il accroîtra
00:39:35la déforestation
00:39:36la disparition
00:39:37de nos prairies
00:39:38moins 700 000 hectares
00:39:39d'Amazonie
00:39:40et peut-être
00:39:41autant de prairies
00:39:42dans nos pays
00:39:42c'est 500 millions
00:39:44de gaz
00:39:45à effet de serre
00:39:46de CO2
00:39:47en plus
00:39:47dans l'atmosphère
00:39:48et c'est une concurrence
00:39:50déloyale
00:39:51qui entraînera
00:39:53dans un cercle
00:39:54mortifère
00:39:55une baisse
00:39:56des normes
00:39:56un abaissement
00:39:57des normes
00:39:58un abaissement
00:39:59des exigences
00:40:00environnementales
00:40:01et sociales
00:40:02au moment même
00:40:03où nous devrions
00:40:04dans l'esprit
00:40:05des 10 ans
00:40:06de la COP 15
00:40:07relever le défi
00:40:08de la maîtrise
00:40:09du dérèglement climatique
00:40:11et de la défense
00:40:12de la biodiversité
00:40:13les études
00:40:14agri-monde
00:40:15en 2020
00:40:16et toutes les études
00:40:16internationales
00:40:18disent la même chose
00:40:19nous aurons besoin
00:40:19pour nourrir le monde
00:40:20de tous les paysanneries
00:40:21du monde
00:40:22dès lors
00:40:22qu'une agriculture
00:40:23détruit
00:40:24une autre agriculture
00:40:24nous préparons
00:40:26une insécurité
00:40:26sur les questions
00:40:27d'alimentation
00:40:28cette insécurité
00:40:28sera également guerrière
00:40:30elle sera un grand désordre
00:40:31fabriquer la paix
00:40:32c'est garantir
00:40:33notre souveraineté
00:40:34agricole et alimentaire
00:40:36dans une logique
00:40:37solidaire
00:40:38dans une logique
00:40:39d'échange équitable
00:40:40avec toutes les parties
00:40:41du monde
00:40:42évidemment
00:40:43ce rapport
00:40:43du passé
00:40:44ce rapport
00:40:45des passés
00:40:45ne permet pas cela
00:40:47nous ne sommes pas
00:40:48à l'heure
00:40:48de la division
00:40:49à l'heure
00:40:50de tergiverser
00:40:51dans cette assemblée
00:40:52et encore une fois
00:40:53le groupe socialiste
00:40:54ne censurera pas
00:40:55le gouvernement
00:40:55à cette occasion
00:40:56nous le disons
00:40:57malgré les ambiguïtés
00:40:59qui ont été celles
00:40:59du président de la république
00:41:00malgré le temps perdu
00:41:02à former une coalition
00:41:03mais je le redis
00:41:04au nom de cette assemblée
00:41:06que nous avons su
00:41:06nous avons su nous réunir
00:41:08sur des valeurs communes
00:41:09le temps est au combat
00:41:11dès le 6 juin 2025
00:41:13dans une tribune
00:41:14à Libération
00:41:14je prenais l'initiative
00:41:15avec près d'une centaine
00:41:17d'entre vous
00:41:18de 7 groupes
00:41:19partisans différents
00:41:21d'appeler à la saisine
00:41:22de la cour de justice
00:41:24européenne
00:41:25c'était il y a
00:41:26un peu plus de 6 mois
00:41:27maintenant
00:41:28entre temps
00:41:29il y a une proposition
00:41:31de résolution européenne
00:41:32portée par
00:41:32François Ruffin
00:41:33et que nous avons soutenu
00:41:34sur tous nos rangs
00:41:36que nous avons tous signé
00:41:37et puis
00:41:38il y a cette saisine
00:41:39du parlement européen
00:41:41à laquelle a contribué
00:41:42très largement
00:41:43le groupe
00:41:44totalement
00:41:44d'ailleurs le groupe
00:41:45social-démocrate
00:41:46de français
00:41:46il en était même
00:41:47à l'initiative
00:41:49il y participe
00:41:50vous avez reçu
00:41:51monsieur le premier ministre
00:41:52hier
00:41:52un courrier
00:41:53adressé par
00:41:54Olivier Faure
00:41:55par Boris Vallaud
00:41:56ici présent
00:41:57par Patrick Caner
00:41:58et Nora
00:41:59McNer
00:42:00du parlement
00:42:01européen
00:42:02élu au député
00:42:03européen
00:42:04et ces quatre chefs
00:42:05de file
00:42:06vous disent tous
00:42:07la même chose
00:42:07nous devons
00:42:08le gouvernement
00:42:08doit participer
00:42:10de façon complémentaire
00:42:11à cette saisine
00:42:12de la cour de justice
00:42:13européenne
00:42:13ça serait son honneur
00:42:14et nous pensons profondément
00:42:15c'est son devoir
00:42:16au nom du caractère
00:42:18délétère
00:42:19des clauses de rééquilibrage
00:42:20qui nous entraîneraient
00:42:21vers un abaissement
00:42:22des normes réciproques
00:42:23au nom du principe
00:42:24de scission
00:42:25qui sur le plan juridique
00:42:26doit être contesté
00:42:27et puis plus largement
00:42:28au nom des engagements
00:42:29internationaux
00:42:29de l'Union européenne
00:42:30sur les questions
00:42:31de protection
00:42:32des écosystèmes
00:42:33etc.
00:42:33Nous serons à Strasbourg
00:42:34l'année prochaine
00:42:35la semaine prochaine
00:42:37nous serons
00:42:38dans cette saisine
00:42:39de la cour de justice
00:42:40européenne
00:42:40bref nous sommes
00:42:41dans le combat
00:42:42mais permettez-moi
00:42:43de vous dire
00:42:44au-delà
00:42:45au-delà
00:42:46de ce seul traité
00:42:47et prenant en compte
00:42:50non seulement
00:42:50les flux nouveaux
00:42:51qu'elle générerait
00:42:52mais l'existence
00:42:53le stock
00:42:53on nous parle
00:42:55de 100 000 tonnes
00:42:55pour ne prendre
00:42:56que les bovins
00:42:56c'est 100 000 tonnes
00:42:57supplémentaires
00:42:5899 000 tonnes
00:42:59exactement
00:42:59mais il y a déjà
00:43:00200 000 tonnes
00:43:01de bovins
00:43:01qui circulent
00:43:02de part et d'autre
00:43:02de l'Atlantique
00:43:03dans quelque chose
00:43:04d'assez ubuesque
00:43:05nous savons de part et d'autre
00:43:06produire du lait
00:43:07de la viande
00:43:08et nous n'avons pas besoin
00:43:08d'en échanger
00:43:09à ce niveau-là
00:43:10ces 200 000 tonnes
00:43:11aujourd'hui
00:43:12posent déjà des problèmes
00:43:13et toutes les inspections
00:43:14européennes
00:43:15donnent tous les mêmes rapports
00:43:16ni dans les sites
00:43:17de production
00:43:18ni dans les abattoirs
00:43:19ni dans les unités
00:43:20de transformation
00:43:21nous avons les garanties
00:43:22du respect
00:43:23des normes européennes
00:43:24les mesures miroirs
00:43:25telles qu'elles sont
00:43:26établies aujourd'hui
00:43:27ressemblent singulièrement
00:43:28j'étais à l'origine
00:43:29de la formule
00:43:29à des mesures miroir
00:43:31aux alouettes
00:43:32et je me réjouis
00:43:32qu'elle ait été reprise
00:43:33sur tous les rangs
00:43:34nous avons besoin
00:43:35donc de vraies propositions
00:43:37qui nous protègent
00:43:38non seulement
00:43:38pour d'éventuels flux
00:43:40à venir
00:43:40mais pour le stock
00:43:41et sur l'ensemble
00:43:42des traités
00:43:43ceux avec l'Asie
00:43:43ceux avec Singapour
00:43:44et tous ceux que nous traitons
00:43:45d'une véritable conformité
00:43:47aux exigences européennes
00:43:49qui ne sont pas
00:43:49d'exigences folkloriques
00:43:50mais qui reposent
00:43:51toutes sur des valeurs
00:43:52universelles
00:43:52de santé
00:43:53une seule santé
00:43:54qui sont les mêmes
00:43:55pour des habitants
00:43:56de l'Amérique du Sud
00:43:57d'Afrique
00:43:58d'Asie
00:43:58et d'ailleurs
00:43:59et nous avons fait
00:44:01des propositions
00:44:01notamment à partir
00:44:02de la commission d'enquête
00:44:03sur la maîtrise
00:44:04de la phytopharmacie
00:44:05que nous avions initiée
00:44:06en 2023
00:44:07et ces propositions
00:44:08que je ne vais pas détailler
00:44:09elles portaient
00:44:10sur les limites résiduelles
00:44:11zéro
00:44:12que vous semblez
00:44:12vouloir reprendre
00:44:13elles portent
00:44:14sur une interdiction
00:44:15de l'import
00:44:16je voudrais vous dire
00:44:17monsieur le Premier ministre
00:44:17madame la ministre de l'agriculture
00:44:18vous avez cité
00:44:19cette molécule
00:44:20il y en a 70 en cause
00:44:21et les propositions
00:44:22que nous faisons
00:44:22j'aimerais que vous puissiez
00:44:23enfin les entendre
00:44:25interdiction de l'import
00:44:27de produits
00:44:27contenant ces molécules
00:44:28mais également
00:44:29en réciprocité
00:44:30étant une logique éthique
00:44:31interdiction totale
00:44:33d'exportation
00:44:34de produits
00:44:35que nous avons interdits
00:44:36pour nous-mêmes
00:44:36vers des pays
00:44:37vers des pays tiers
00:44:39la principale proposition
00:44:41que nous formulons
00:44:42de façon positive
00:44:43constructive
00:44:44comme sait l'être
00:44:44le groupe socialiste
00:44:45dans cette période
00:44:46ce sont des mesures
00:44:48miroirs
00:44:48fondées sur une certification
00:44:50prenant expérience
00:44:51des produits
00:44:52comme l'AB
00:44:53et des produits
00:44:54certifiés
00:44:55SICO
00:44:55dans nos pays
00:44:56nous proposons
00:44:57en effet
00:44:58qu'il y ait
00:44:59une certification
00:45:00en amont
00:45:00sur les sites
00:45:01de production
00:45:01dans les sites
00:45:02industriels
00:45:03avant que les produits
00:45:04ne quittent les pays tiers
00:45:05avant d'arriver
00:45:06en Europe
00:45:07cette certification
00:45:08en amont
00:45:08nous semble être
00:45:09le seul moyen
00:45:10et si vous avez
00:45:10d'autres idées
00:45:11nous les approuverons
00:45:12mais pour l'instant
00:45:13l'idée est la plus forte
00:45:14et la plus prospère
00:45:15je vous demande
00:45:16monsieur le Premier ministre
00:45:17madame la ministre de l'agriculture
00:45:18de la faire prospérer
00:45:19en Europe
00:45:19comme nous le proposerons
00:45:20mardi à nos collègues
00:45:21européens
00:45:22c'est la seule
00:45:23qui non seulement
00:45:23sur les flux à venir
00:45:24mais sur le stock
00:45:24nous permettrait
00:45:25de garantir
00:45:26le respect
00:45:27de nos normes
00:45:28si nous avons besoin
00:45:29beaucoup le disent
00:45:30aujourd'hui au niveau syndical
00:45:31le besoin d'un horizon
00:45:32c'est vrai pour le monde syndical
00:45:34c'est vrai pour le monde politique
00:45:35également
00:45:36cet horizon
00:45:37ce sera 2027
00:45:38et je voudrais dire
00:45:38pour le groupe socialiste
00:45:39quel est cet horizon
00:45:41c'est celui
00:45:42très clairement
00:45:43de la consolidation
00:45:44et non pas
00:45:44de la destruction
00:45:45du pacte vert
00:45:46comme nous sommes en train
00:45:46de le faire
00:45:47à l'échelle européenne
00:45:48la destruction du devoir de vigilance
00:45:49de la CSRD
00:45:51monsieur le Premier ministre
00:45:52avec le vote
00:45:52des droites
00:45:53de l'extrême droite
00:45:54d'une grande partie
00:45:56du groupe Renew
00:45:57et un renoncement
00:45:58à ce qui a été
00:45:58l'idéal européen
00:46:00sur des valeurs écologiques
00:46:01et sociales
00:46:01que nous portions
00:46:02jusqu'au bout du monde
00:46:03l'omnibus qui se prépare
00:46:05sur le plan agricole
00:46:06est un renoncement
00:46:07à toutes les mesures
00:46:08de santé
00:46:08et de prévention
00:46:09que nous avions engagées
00:46:10nous avons besoin
00:46:11comme horizon
00:46:12de l'idée
00:46:13d'un commerce équitable
00:46:14à l'échelle du monde
00:46:15nous avons besoin
00:46:16de défendre
00:46:16l'agroécologie
00:46:17ici et ailleurs
00:46:19de marcher sur le pied
00:46:19de la justice
00:46:20et sur celle
00:46:22de l'environnement
00:46:22nous avons besoin
00:46:23monsieur le Premier ministre
00:46:24madame la ministre
00:46:24de la culture
00:46:25de justice économique
00:46:27avant tout
00:46:28où est passée
00:46:29cette idée
00:46:30d'Emmanuel Macron
00:46:30de prix plancher
00:46:31que nous préférons
00:46:32pour notre part
00:46:33loin de toute démagogie
00:46:34appeler des prix garantis
00:46:36bâtis par les interprofessions
00:46:38garantis par l'Etat
00:46:39à l'échelle française
00:46:41et européenne
00:46:41c'est le combat
00:46:42que nous mènerons
00:46:43dans les semaines qui viennent
00:46:44en déposant
00:46:45une proposition
00:46:46de résolution européenne
00:46:47anti-omnibus
00:46:48et partant
00:46:49de notre commission d'enquête
00:46:50c'est le combat
00:46:50que nous porterons
00:46:51à travers une proposition
00:46:52de loi
00:46:52qui porte sur les régulations
00:46:54économiques
00:46:54et qui apporte
00:46:55de vraies réponses
00:46:56aux faux problèmes
00:46:57et aux polémiques
00:46:58ouvertes par la loi
00:46:59du plomb
00:46:59et c'est enfin
00:47:00une proposition
00:47:01que nous allons bâtir
00:47:02sur les prix garantis
00:47:03car elle est la seule
00:47:03à la hauteur
00:47:04des enjeux actuels
00:47:05de la colère
00:47:06du monde paysan
00:47:07enfin
00:47:07monsieur le premier ministre
00:47:10je vous le dis
00:47:10avec gravité
00:47:11nous sommes dans un moment
00:47:13où nous allons jouer
00:47:13l'unité
00:47:14la continuité
00:47:15la stabilité
00:47:16aidez-nous
00:47:18aidez-nous
00:47:18à le vivre
00:47:19y compris
00:47:19face à la colère
00:47:20agricole
00:47:21monsieur le premier ministre
00:47:22je relisais
00:47:23dans la rotonde
00:47:24entre l'hôtel
00:47:25de Lassé
00:47:26et le palais
00:47:28Bourbon
00:47:28tout à l'heure
00:47:29cette phrase
00:47:29qui ne cesse
00:47:30de m'enchanter
00:47:32et de me faire réfléchir
00:47:34les hommes
00:47:35cherchent la lumière
00:47:36dans un jardin
00:47:37fragile
00:47:38où frissonnent
00:47:39les couleurs
00:47:40les couleurs
00:47:40les voici
00:47:41la lumière
00:47:42c'est la vérité
00:47:43la justice
00:47:43la sagesse
00:47:44ne vous laissez pas
00:47:46emporter par les colères
00:47:47par les rapports de force
00:47:49c'est la science
00:47:50c'est la délibération démocratique
00:47:52ce n'est pas en dehors
00:47:53du parlement
00:47:54mais c'est dans le parlement
00:47:54que nous devons faire
00:47:55les mesures
00:47:56de solution
00:47:57à la crise agricole
00:47:58elles doivent être fondées
00:47:59sur la science
00:47:59sur l'expertise
00:48:00sur l'esprit de justice
00:48:01on ne doit jamais frissonner
00:48:03sous la menace
00:48:04de quiconque
00:48:05par sa puissance
00:48:06nous devons frissonner
00:48:07en doutant
00:48:08d'être capable
00:48:09d'être à la hauteur
00:48:10de la mission
00:48:11qui nous a été confiée
00:48:12c'est la fidélité
00:48:13du groupe socialiste
00:48:14elle s'applique
00:48:15à la fois
00:48:16aux paysans
00:48:17au pays
00:48:17et à la planète
00:48:18que nous entendons
00:48:19réconciliés
00:48:20par les propositions
00:48:21que nous formulons
00:48:22je vous remercie
00:48:23merci
00:48:24madame la présidente
00:48:25monsieur le premier ministre
00:48:26madame et monsieur
00:48:27les ministres
00:48:28mes chers collègues
00:48:29nous y revoilà
00:48:30telle une histoire
00:48:31sans fin
00:48:31une nouvelle motion
00:48:33de censure
00:48:33une nouvelle menace
00:48:34de chute du gouvernement
00:48:35et avec elle
00:48:36une nouvelle étape
00:48:36dans l'enfoncement
00:48:37de notre pays
00:48:37dans une instabilité politique
00:48:39devenue presque chronique
00:48:40nous revoilà encore
00:48:41à l'heure des petits calculs
00:48:42où certains veulent profiter
00:48:43des difficultés du pays
00:48:44pour prospérer
00:48:45sans projet ni solution
00:48:46et avec un seul objectif
00:48:47le chaos
00:48:48ici même
00:48:49il y a plus d'un an
00:48:50une coalition des contraires
00:48:52allant de l'extrême gauche
00:48:52à l'extrême droite
00:48:53renversait un gouvernement
00:48:54pour la deuxième fois
00:48:55sous la cinquième république
00:48:56cette coalition
00:48:57d'alliés objectifs
00:48:58a d'ailleurs travaillé
00:48:59souvent
00:48:59main dans la main
00:49:00lors de l'examen
00:49:01des textes budgétaires
00:49:02avec un objectif
00:49:03toujours plus de taxes
00:49:04trois mois après sa formation
00:49:06ce gouvernement
00:49:06est à nouveau contesté
00:49:07non pas au terme
00:49:08d'un débat apaisé
00:49:09et constructif
00:49:10mais au terme d'une accumulation
00:49:11de tensions
00:49:11de blocages
00:49:12et de postures
00:49:13quelles que soient nos convictions
00:49:14quelles que soient
00:49:15les oppositions légitimes
00:49:16qui nous traversent
00:49:17personne ici
00:49:18ne peut sincèrement
00:49:19se réjouir d'un tel spectacle
00:49:20aucun de nos concitoyens
00:49:22d'ailleurs ne s'en réjouit
00:49:23car si nous siégeons
00:49:24dans cet hémicycle
00:49:24c'est parce que
00:49:25je l'espère
00:49:26nous croyons à la république
00:49:26à la France
00:49:28parce que nous aimons
00:49:28notre pays
00:49:29parce que nous savons
00:49:29que l'instabilité
00:49:30n'est jamais une solution
00:49:31mais toujours un facteur
00:49:32d'aggravation des crises
00:49:33nous traversons une période
00:49:35exigeante
00:49:35où deux chemins
00:49:36s'offrent à nous
00:49:36le premier est celui
00:49:38de la facilité apparente
00:49:39celui du fracas
00:49:39de la censure répétée
00:49:41de la paralysie institutionnelle
00:49:42le second
00:49:43est plus difficile
00:49:44de la responsabilité
00:49:45de la continuité de l'Etat
00:49:46dans un contexte
00:49:47déjà fragilisé
00:49:48par la dette
00:49:49les déficits
00:49:49et les fractures sociales
00:49:50c'est ce second chemin
00:49:51que nous avons le devoir
00:49:52d'emprunter
00:49:52alors que la voracité
00:49:54des empires
00:49:55d'Est en Ouest
00:49:55se réveille
00:49:56alors que la dégradation
00:49:57de nos finances publiques
00:49:58dépasse des sommets historiques
00:49:59alors que notre pays
00:50:00est menacé
00:50:01sur l'une de ses souverainetés
00:50:02les plus stratégiques
00:50:03l'alimentation
00:50:03nous ne pouvons tomber
00:50:04dans cette irresponsabilité
00:50:06faire tomber
00:50:07un gouvernement
00:50:07dans cette période
00:50:08serait prendre la décision
00:50:09d'affaiblir la France
00:50:09encore un peu plus
00:50:10nos agriculteurs
00:50:12ont besoin de visibilité
00:50:13nos entreprises
00:50:14ont besoin de stabilité
00:50:15notre défense
00:50:16a besoin de continuité stratégique
00:50:17et nos concitoyens
00:50:18ont besoin
00:50:19d'un Etat qui fonctionne
00:50:20les français
00:50:21n'attendent pas de miracle
00:50:22de cette assemblée
00:50:23ils attendent au moins
00:50:23que nous évitions
00:50:24d'aggraver leur quotidien
00:50:25par des crises politiques
00:50:26à répétition
00:50:26dans quelques mois
00:50:28s'ouvrira la période
00:50:29du débat présidentiel
00:50:30c'est ce débat
00:50:31qui devra trancher
00:50:32les grands choix
00:50:32de la nation
00:50:33pour les années à venir
00:50:33renverser ce gouvernement
00:50:35de transition
00:50:35n'aurait aucun sens
00:50:37à ce stade
00:50:37ce serait ajouter
00:50:39de l'incertitude
00:50:39à l'incertitude
00:50:40du désordre au désordre
00:50:41au risque de fragiliser
00:50:42encore davantage la France
00:50:44sur la scène européenne
00:50:45et sur la scène internationale
00:50:46venons-en maintenant
00:50:47aux motifs invoqués
00:50:48pour tenter de justifier
00:50:49cette motion de censure
00:50:50et d'abord à l'accord
00:50:51entre l'Union Européenne
00:50:52et le Mercosur
00:50:52le 9 janvier dernier
00:50:54le Conseil Européen
00:50:55a autorisé la signature
00:50:56de cet accord
00:50:56d'un autre temps
00:50:57la France s'y est opposée
00:50:59clairement
00:51:00et notre groupe
00:51:00s'en félicite
00:51:01depuis le premier jour
00:51:02nous alertons avec constance
00:51:03contre ce projet mortifère
00:51:05pour nos agriculteurs
00:51:05pour notre souveraineté alimentaire
00:51:07pour notre modèle agricole
00:51:08Madame la ministre de l'agriculture
00:51:10a toujours été à nos côtés
00:51:11dans ce combat
00:51:12quand elle partageait nos rangs
00:51:13dans cet hémicycle
00:51:15une large majorité de députés
00:51:16toutes sensibilités confondues
00:51:17s'est prononcée
00:51:18contre le Mercosur
00:51:19preuve éclatante
00:51:20que la défense
00:51:20de notre agriculture
00:51:21dépasse les clivages partisans
00:51:23et les postures politiciennes
00:51:24aujourd'hui pourtant
00:51:25vous instrumentalisez ce combat
00:51:27vous faites preuve
00:51:28d'un cynisme assumé
00:51:29en laissant croire
00:51:29que renverser ce gouvernement
00:51:30permettrait de revenir
00:51:31sur une décision
00:51:32qui est déjà actée
00:51:33au niveau européen
00:51:33c'est faux
00:51:34et vous le savez
00:51:35votre manœuvre est indigne
00:51:36irresponsable
00:51:37dangereuse
00:51:38ne croyez pas
00:51:38que les agriculteurs
00:51:39soient dupes
00:51:40ils n'ont que faire
00:51:41de vos coups de menton
00:51:41et de vos calculs politiciens
00:51:42ils attendent de la vérité
00:51:44de la part de la représentation nationale
00:51:45la France n'a pas réussi
00:51:47à constituer une minorité
00:51:48de blocage au Conseil européen
00:51:50en raison du revirement de l'Italie
00:51:51pour autant
00:51:52le combat n'est pas terminé
00:51:53la responsabilité de la France
00:51:55est immense
00:51:55convaincre les députés européens
00:51:57de s'y opposer
00:51:57aux côtés de nos agriculteurs
00:51:59tous les leviers juridiques
00:52:00et institutionnels
00:52:01doivent être utilisés
00:52:02pour nous y opposer
00:52:03la saisine de la Cour de justice
00:52:04de l'Union européenne
00:52:05n'est pas seulement possible
00:52:06monsieur le Préministre
00:52:06elle est nécessaire
00:52:07car oui le Mercosur
00:52:08n'est pas qu'un simple débat commercial
00:52:10c'est un véritable choix
00:52:11de société
00:52:12soit nous assumons
00:52:13de défendre
00:52:13notre souveraineté alimentaire
00:52:14la compétitivité
00:52:16de notre agriculture
00:52:16et le modèle de production
00:52:17que nous imposons
00:52:18à nos propres agriculteurs
00:52:19soit nous acceptons
00:52:21de devenir dépendants
00:52:21d'importations produites
00:52:22dans des conditions sociales
00:52:24environnementales
00:52:25et sanitaires
00:52:26que nous refusons
00:52:27sur notre sol
00:52:27nos agriculteurs
00:52:28n'ont pas besoin
00:52:29de slogans
00:52:29ou d'effets de tribunes
00:52:30ils ont besoin
00:52:30de cohérence
00:52:31de constance
00:52:31et d'action efficace
00:52:32dans ce contexte
00:52:34nous avons hélas
00:52:35une fois de plus
00:52:35la démonstration
00:52:36qu'il y a ceux
00:52:37qui attisent le désordre
00:52:38car ils espèrent
00:52:39en tirer profit
00:52:40vous pariez
00:52:41collègues de la France Insoumise
00:52:42collègues du Rassemblement National
00:52:43sur le chaos
00:52:44la paralysie
00:52:45persuadés
00:52:46qu'ils vous ouvriront
00:52:47la voie
00:52:47à une révolution politique
00:52:48cette stratégie est connue
00:52:50assumée et revendiquée
00:52:51elle a un nom
00:52:51Jean-Luc Mélenchon
00:52:52depuis des mois
00:52:54les Français regardent
00:52:54avec inquiétude
00:52:55mais aussi avec lassitude
00:52:56l'incapacité
00:52:58de notre Assemblée
00:52:58à trouver un accord minimal
00:53:00dans l'intérêt du pays
00:53:01n'oublions rien
00:53:02de la responsabilité
00:53:03de la France Insoumise
00:53:04dans la situation actuelle
00:53:05de l'agriculture française
00:53:06ni le danger
00:53:07qu'elle représente
00:53:08par ses complaisances
00:53:09ses ambiguïtés
00:53:09et ses dérives
00:53:10que nous propose
00:53:11comme autre choix
00:53:12l'extrême gauche
00:53:12pour nos agriculteurs
00:53:13si nous devions voter
00:53:14cette censure
00:53:15vous avez refusé
00:53:17de voter la loi
00:53:17d'orientation agricole
00:53:18pour la souveraineté alimentaire
00:53:19vous avez refusé
00:53:21de voter la loi
00:53:21visant à lever
00:53:22les entraves
00:53:22aux métiers d'agriculteurs
00:53:23vous avez à la suite
00:53:25de l'adoption
00:53:25de ces deux textes
00:53:26par l'Assemblée
00:53:26porté un recours
00:53:27auprès du Conseil constitutionnel
00:53:29dans l'espoir
00:53:29qu'il soit censuré
00:53:30vous voulez refuser
00:53:31à nos agriculteurs
00:53:32l'accès aux ressources
00:53:33en eau pourtant vital
00:53:34vous leur refusez
00:53:35le droit de produire
00:53:36dans les mêmes conditions
00:53:36que nos voisins européens
00:53:37vous souhaitez
00:53:40les accabler
00:53:41de normes
00:53:41et de contrôles
00:53:42et aujourd'hui
00:53:42vous prétendez
00:53:43vouloir les défendre
00:53:44vous êtes hypocrite
00:53:45et bien je vous le dis
00:53:46les français ne veulent pas
00:53:47de votre extrémisme
00:53:48vous refusez de contribuer
00:53:50à trouver des solutions
00:53:50vous préférez
00:53:51vociférer
00:53:52censurer
00:53:52destituer
00:53:53car vous faites le pari
00:53:54que les problèmes
00:53:54vous feront prospérer
00:53:56et une fois encore
00:53:57vos alliés sont là
00:53:58fidèles, solides
00:53:59le Rassemblement national
00:54:00mêlera ses voix
00:54:01à celles de la France insoumise
00:54:02offrant aux français
00:54:03le spectacle
00:54:03d'un numéro de duettiste
00:54:05médaille d'or
00:54:06de la démagogie
00:54:06et de l'irresponsabilité
00:54:07c'est pour toutes ces raisons
00:54:09que nous ne mêlerons pas
00:54:10nos voix aux vôtres
00:54:10non par confort
00:54:12non par résignation
00:54:13mais par sens
00:54:14de l'intérêt général
00:54:15et parce que nous entendons
00:54:16ce que nous dit
00:54:16la majorité silencieuse
00:54:19des français
00:54:19notre pays a besoin
00:54:21de retrouver
00:54:21un minimum de sérénité
00:54:22de ce neuf mois
00:54:24de respiration démocratique
00:54:25avant le débat présidentiel
00:54:26neuf mois
00:54:27pour permettre
00:54:28une confrontation politique
00:54:29claire
00:54:29saine
00:54:30et légitime
00:54:31d'ici là
00:54:32à nous d'honorer
00:54:33le mandat
00:54:33qui nous a été confié
00:54:34par les français
00:54:35en faisant ce pour quoi
00:54:36ils nous ont élus
00:54:37faire avancer
00:54:37ce pays
00:54:38c'est ce que nous faisons
00:54:39au groupe droite républicaine
00:54:40merci
00:54:42merci madame la présidente
00:54:43mesdames et messieurs
00:54:44les ministres
00:54:45chers collègues
00:54:46j'aimerais baser mon propos
00:54:49sur des fondamentaux
00:54:51d'abord préciser
00:54:52que des échanges planétaires
00:54:55ne passent pas forcément
00:54:56par des accords
00:54:57de libre-échange
00:54:58je viens d'une belle région
00:55:00où on produit
00:55:01un produit merveilleux
00:55:02avec lequel je ne suis absolument
00:55:03pas fâché
00:55:04qui s'appelle le cognac
00:55:0698% de la production
00:55:08de cognac
00:55:08est exporté
00:55:10et nous n'avons pas besoin
00:55:12d'accords de libre-échange
00:55:13pour exporter
00:55:1398% des volumes
00:55:15de cognac
00:55:15donc il faut cesser
00:55:17avec ce mythe
00:55:18qui consiste à penser
00:55:19que pour faire
00:55:20de l'économie
00:55:21des échanges planétaires
00:55:22nous avons absolument besoin
00:55:23des accords
00:55:24de libre-échange
00:55:25sauf que quand on conclut
00:55:27des accords
00:55:27de libre-échange
00:55:28on s'impose
00:55:29des contingences
00:55:30de volume
00:55:31or c'est précisément
00:55:33ces contingences de volume
00:55:34qui nous posent un problème
00:55:35non pas que
00:55:36la viande bovine
00:55:37venue du Mercosur
00:55:38va venir inonder
00:55:40le marché européen
00:55:42de la viande
00:55:42on a calculé
00:55:43c'est à peu près
00:55:44un steak par an
00:55:45par citoyen européen
00:55:47mais l'entrée
00:55:48de ces volumes contingentés
00:55:49fait qu'on va tirer
00:55:51vers le bas
00:55:52les produits
00:55:52carnés
00:55:54les produits
00:55:54de viande bovine
00:55:55et que
00:55:56ces produits
00:55:57qui tirent le prix
00:55:59vers le bas
00:55:59ne permettront plus
00:56:01aux producteurs européens
00:56:02de vendre
00:56:03au juste prix
00:56:04la viande
00:56:05qu'ils produisent
00:56:06sur nos territoires
00:56:07avec des standards
00:56:08de production
00:56:08nettement
00:56:09supérieurs
00:56:12à ceux
00:56:13qui sont
00:56:14obtenus
00:56:16sur le continent
00:56:16européen
00:56:17et donc
00:56:19cet accord
00:56:19de libre-échange
00:56:20avec ces contingences
00:56:21de volume
00:56:21font
00:56:22que l'agriculture
00:56:24devient la variable
00:56:25d'ajustement
00:56:25que l'agriculture
00:56:27devient la monnaie
00:56:27d'échange
00:56:28pour pouvoir
00:56:29commercialiser
00:56:29des grosses berlines
00:56:30allemandes
00:56:31pour pouvoir
00:56:31commercialiser
00:56:32des avions
00:56:32pour commercialiser
00:56:33des services
00:56:34or
00:56:35ce que ça veut dire
00:56:36très concrètement
00:56:38ça veut dire
00:56:39que nous sacrifions
00:56:40un secteur économique
00:56:41majeur
00:56:42qu'est l'agriculture
00:56:43européenne
00:56:44pour pouvoir
00:56:46exporter
00:56:47ces productions
00:56:48alors qu'il nous faudrait
00:56:49précisément
00:56:50réclamer
00:56:51l'exception
00:56:52agricole
00:56:53il n'est pas question
00:56:54de dire
00:56:54on ne veut plus
00:56:55d'accord de libre-échange
00:56:56il est question
00:56:57de dire
00:56:57qu'on parle
00:56:58d'un besoin primaire
00:56:59celui de se nourrir
00:57:01et que les productions
00:57:02agricoles
00:57:02devraient être
00:57:03systématiquement
00:57:04écartées
00:57:05de ces accords
00:57:06de libre-échange
00:57:06précisément
00:57:07pour que l'agriculture
00:57:08ne soit pas
00:57:09la monnaie d'échange
00:57:10ne soit pas
00:57:11la variable d'ajustement
00:57:12de ces accords
00:57:13de libre-échange
00:57:14alors depuis 2024
00:57:15effectivement
00:57:16le monde agricole
00:57:17est en grave difficulté
00:57:18mais nous assistons
00:57:20à une crise
00:57:21structurelle
00:57:21qui conduit
00:57:23au suicide
00:57:23de 600 agriculteurs
00:57:25chaque année
00:57:25mais c'est l'héritage
00:57:27de 40 ans
00:57:28de politiques publiques
00:57:29qui les ont conduits
00:57:30précisément
00:57:30dans cette impasse
00:57:32dans laquelle
00:57:32nous sommes
00:57:33aujourd'hui
00:57:34et
00:57:35la FNSEA
00:57:36qui n'a de cesse
00:57:37de murmurer
00:57:38à l'oreille
00:57:39des différents
00:57:39ministres de l'agriculture
00:57:40est la grande
00:57:42responsable
00:57:42de cette
00:57:44impasse
00:57:45dans laquelle
00:57:46nous sommes
00:57:46aujourd'hui
00:57:47et cette cogestion
00:57:48nous conduit
00:57:49à des crises
00:57:50majeures
00:57:51et ce n'est pas
00:57:52les clauses miroirs
00:57:53que vous voulez
00:57:54mettre en avant
00:57:55même si
00:57:55quand j'étais député
00:57:56européen
00:57:57je les défendais
00:57:58on peut mettre
00:57:59des douaniers
00:57:59comme l'a proposé
00:58:00madame la ministre
00:58:01de l'agriculture
00:58:02mais ces douaniers
00:58:03n'iront pas vérifier
00:58:04l'itinéraire de production
00:58:06des productions
00:58:07des zones
00:58:07de Mercosur
00:58:08ça n'est pas non plus
00:58:09les clauses de sauvegarde
00:58:11qui n'engagent pas
00:58:11les pays du Mercosur
00:58:12et qui
00:58:13par leur lenteur administratif
00:58:15interviennent
00:58:16beaucoup trop tard
00:58:17quand on constate
00:58:18les dégâts
00:58:19de l'importation
00:58:20de ces produits
00:58:21il valait mieux
00:58:22rassembler
00:58:24les états membres
00:58:25pour constituer
00:58:25la fameuse
00:58:26minorité de blocage
00:58:27sauf que le président
00:58:29Macron
00:58:29n'a jamais œuvré
00:58:30dans ce sens là
00:58:31j'étais député
00:58:32européen
00:58:33je ne l'ai jamais vu
00:58:34tenter de rassembler
00:58:35cette minorité
00:58:36de blocage
00:58:36pire
00:58:37la France a été
00:58:38présidente du conseil
00:58:39pendant le premier
00:58:40semestre 2022
00:58:41et n'a pas saisi
00:58:42cette occasion
00:58:43pour constituer
00:58:44cette minorité
00:58:45de blocage
00:58:46et donc la raison
00:58:47pour laquelle
00:58:47nous dénonçons
00:58:48ce qu'il se passe
00:58:49aujourd'hui
00:58:49c'est que le vote
00:58:50contre de monsieur
00:58:51Macron
00:58:51n'est pas un vote
00:58:52sincère
00:58:53c'est un vote
00:58:54de façade
00:58:55face à la crise
00:58:56des agriculteurs
00:58:57c'est une hypocrisie
00:58:58au regard de l'action
00:58:59qu'il conduit
00:59:00depuis 2017
00:59:01et c'est un cynisme
00:59:03sans borne
00:59:04c'est un cynisme
00:59:05sans borne
00:59:06de voter contre
00:59:07maintenant
00:59:08alors que
00:59:09la majorité
00:59:10pour valider
00:59:11l'accord du Mercosur
00:59:12était acquise
00:59:13au conseil
00:59:14et donc
00:59:15cette sincérité
00:59:16fait que
00:59:18ce manque
00:59:19de sincérité
00:59:20piétine aussi
00:59:21la démocratie
00:59:22cher à mon ami
00:59:23François Ruffin
00:59:24qui est ici
00:59:25dans l'hémicycle
00:59:25l'unanimité
00:59:27dans cet hémicycle
00:59:29a été acquise
00:59:29à deux reprises
00:59:30pour s'opposer
00:59:31à l'accord
00:59:32du Mercosur
00:59:32et monsieur Macron
00:59:34s'il était sincère
00:59:35aurait utilisé
00:59:36la saisine
00:59:37la saisine
00:59:38de la cour
00:59:38de justice
00:59:40de l'Union Européenne
00:59:41pour réclamer
00:59:42le fait
00:59:44que la procédure
00:59:45n'était pas en ordre
00:59:46le bloc central
00:59:48au Parlement
00:59:49européen
00:59:49devrait aussi
00:59:51saisir
00:59:52la cour de justice
00:59:52de l'Union Européenne
00:59:53pour dénoncer
00:59:55ce qui s'est passé
00:59:55et puis
00:59:56ces chevaliers blancs
00:59:58qui disent
00:59:58qu'ils sont
00:59:59contre le Mercosur
01:00:00je pense à mon collègue républicain
01:00:02qui a pris la parole
01:00:02juste avant moi
01:00:03de quelle partie
01:00:05appartient
01:00:05à quelle partie
01:00:06appartient
01:00:07Ursula von der Leyen
01:00:08si ce n'est
01:00:08au PPE
01:00:09donc
01:00:10à un moment donné
01:00:11il y a quand même
01:00:12une hypocrisie incroyable
01:00:13à nous dire
01:00:14que ce serait vous
01:00:15les chevaliers blancs
01:00:16qui dénonçaient
01:00:17le Mercosur
01:00:20et puis
01:00:20l'acte ultime
01:00:21l'acte de cogestion
01:00:22c'est
01:00:22ce plan d'urgence
01:00:24où il n'y a
01:00:25absolument
01:00:25aucune mesure
01:00:26du revenu
01:00:27pas de prix plancher
01:00:28ça a été dit tout à l'heure
01:00:29cher à ma collègue
01:00:30Marie Pochon
01:00:31c'est une dérogation
01:00:32au droit commun
01:00:33c'est du non-respect
01:00:34aux règles européennes
01:00:35les exemples
01:00:36sont multiples
01:00:37et donc
01:00:38nous vous attendons
01:00:39vous le gouvernement
01:00:40dans la future
01:00:41négociation de la PAC
01:00:42pour mieux la partager
01:00:43pour mieux distribuer
01:00:44les subsides publics
01:00:46sortir de ces 80-20
01:00:47où 80% de l'enveloppe
01:00:49est captée par 20%
01:00:50des agriculteurs
01:00:51ce qui veut dire
01:00:52que 80% des agriculteurs
01:00:53ne doivent se contenter
01:00:54que des 20% qui restent
01:00:56et essayer
01:00:56au contraire
01:00:57de trouver
01:00:58d'autres logiques
01:00:59qui répondent
01:01:00à la crise du moment
01:01:01qui répondent
01:01:02à la crise du revenu
01:01:03du monde agricole
01:01:04et donc
01:01:05pour ces raisons là
01:01:06nous les écologistes
01:01:07allons voter la motion
01:01:08de censure
01:01:09parce que ce ne sont pas
01:01:10avec ceux
01:01:10à l'origine du problème
01:01:12que nous allons trouver
01:01:13la réponse pour demain
01:01:14Madame la Présidente
01:01:16Monsieur le Premier Ministre
01:01:17Monsieur le Ministre
01:01:18en préambule
01:01:20je voudrais seulement
01:01:21faire noter
01:01:22que j'ai
01:01:23que les absences
01:01:25de Madame Laporte
01:01:26et Madame Panot
01:01:27autrices
01:01:28des deux motions de censure
01:01:29et que moi
01:01:30j'ai écouté
01:01:30doctement
01:01:32pendant leur présentation
01:01:34mais
01:01:36c'est tout simplement
01:01:38ça pose la question
01:01:40de savoir
01:01:40si c'est une motion politique
01:01:41ou une motion politicienne
01:01:43après plus de 25 ans
01:01:45de négociations
01:01:46le projet d'accord
01:01:48d'association
01:01:49et d'accord commercial
01:01:50entre l'Union Européenne
01:01:51et le Mercosur
01:01:52devrait être signé
01:01:54ce samedi 17 janvier
01:01:56en tout cas
01:01:57selon ce qui a été annoncé
01:01:58par la Commission Européenne
01:01:59après accord
01:02:00à la majorité
01:02:01du Conseil
01:02:01de l'Union Européenne
01:02:02sans la voix
01:02:03de la France
01:02:03il s'agit
01:02:05en soi
01:02:05d'un premier élément
01:02:07qui devrait
01:02:08loin de nous diviser
01:02:09collectivement
01:02:10nous interpeller
01:02:10dans le cadre
01:02:11de ces négociations
01:02:12et sur le mandat
01:02:13confié
01:02:14à l'Union Européenne
01:02:15en 25 années
01:02:16le monde a profondément
01:02:18changé
01:02:18et pour n'évoquer
01:02:19que ses seuls sujets
01:02:20la dimension stratégique
01:02:22de l'alimentation
01:02:23et l'urgence
01:02:24de la lutte
01:02:24contre le changement climatique
01:02:26se sont imposés
01:02:27comme des défis
01:02:28incontournables
01:02:28le Parlement européen
01:02:30aura à saisir
01:02:31à se saisir
01:02:32de ce texte
01:02:32dans les prochaines semaines
01:02:33avec un projet
01:02:34de résolution
01:02:35demandant la saisine
01:02:37de la Cour de justice
01:02:38de l'Union Européenne
01:02:39en conséquence
01:02:40de cet accord
01:02:41à la majorité
01:02:42entre états membres
01:02:43deux groupes
01:02:44LFI et RN
01:02:46ont déposé
01:02:47une motion de censure
01:02:48cette démarche
01:02:50n'est pas anodine
01:02:51pardon
01:02:51bien au contraire
01:02:52comme l'a dit
01:02:53mieux que moi
01:02:54le premier ministre
01:02:55tout à l'heure
01:02:56déposer une motion
01:02:58de censure
01:02:58dans ce contexte
01:02:59c'est faire le choix
01:03:00délibéré
01:03:01de préférer
01:03:02les désaccords
01:03:03politiciens
01:03:04à l'unité
01:03:05de la nation
01:03:05c'est faire le choix
01:03:07de la division
01:03:07quand plus que jamais
01:03:08la voix de la France
01:03:10a besoin d'être forte
01:03:11pour défendre son agriculture
01:03:12et plus globalement
01:03:13ses intérêts
01:03:14c'est privilégier
01:03:16les débats de posture
01:03:17pendant toute une après-midi
01:03:19quand toute notre énergie
01:03:21quel que soit le groupe
01:03:22auquel nous appartenons
01:03:23devrait être mobilisée
01:03:24pour peser
01:03:25auprès des institutions européennes
01:03:27et notamment
01:03:27auprès du Parlement européen
01:03:29enfin
01:03:30ces motions de censure
01:03:31c'est porter
01:03:32sur la géopolitique
01:03:33le monde
01:03:34l'Europe
01:03:34et les questions
01:03:35de souveraineté
01:03:36un regard naïf
01:03:38totalement déconnecté
01:03:39du réel
01:03:40par cynisme
01:03:41ou par facilité
01:03:42démagogique
01:03:43car au fond
01:03:44nous pouvons
01:03:45toutes et tous
01:03:46en convenir
01:03:47le gouvernement
01:03:48s'il était censuré
01:03:50n'entraînerait pas
01:03:51le traité
01:03:52avec le Mercosur
01:03:53dans sa chute
01:03:54cessons de faire
01:03:55comme si
01:03:55nous devons
01:03:57cela à nos agriculteurs
01:03:58mais plus globalement
01:04:00aux français
01:04:01en revanche
01:04:04ceux qui défendent
01:04:06la censure
01:04:06du gouvernement
01:04:07prennent un risque
01:04:08très clair
01:04:08qu'ils doivent
01:04:10assumer
01:04:10priver encore
01:04:12pendant de longues
01:04:12semaines
01:04:13la France
01:04:14d'un budget
01:04:14et affaiblir la France
01:04:16aux yeux
01:04:17de nos partenaires
01:04:17européens
01:04:18et de puissances
01:04:19étrangères
01:04:20qui ne rêvent
01:04:21que de cela
01:04:21en réalité
01:04:22sans la France
01:04:23et singulièrement
01:04:24sans l'engagement
01:04:25personnel
01:04:25du président
01:04:26de la république
01:04:27l'affaire
01:04:28serait entendue
01:04:28depuis longtemps
01:04:30l'accord signé
01:04:32et les avancées
01:04:33dans les négociations
01:04:33internationales
01:04:34bien qu'insuffisantes
01:04:36je l'admets
01:04:36n'auraient jamais
01:04:37été obtenues
01:04:39à celles et ceux
01:04:41qui brandissent
01:04:42la menace
01:04:42de la censure
01:04:43oubliez-vous
01:04:45l'action
01:04:46de la France
01:04:47pour obtenir
01:04:47des améliorations
01:04:48non suffisantes
01:04:50certes
01:04:51mais réelles
01:04:51oubliez-vous
01:04:52les efforts
01:04:53pour mobiliser
01:04:53les partenaires
01:04:54européens
01:04:54oubliez-vous
01:04:56que c'est
01:04:57à notre appel
01:04:58qu'ont répondu
01:04:59l'Autriche
01:04:59la Hongrie
01:05:00la Pologne
01:05:01et l'Irlande
01:05:02quand ils votent
01:05:03contre
01:05:03la Belgique
01:05:05s'est abtenue
01:05:05certes
01:05:07est-ce
01:05:07cette opposition
01:05:08sans relâche
01:05:09que vous censurez
01:05:10ou est-ce
01:05:11tout simplement
01:05:11le principe même
01:05:12de ces accords
01:05:13et du commerce
01:05:14international
01:05:15dont dépendent
01:05:16pour plusieurs secteurs
01:05:18de notre économie
01:05:19y compris
01:05:20certaines filières
01:05:21agricoles
01:05:22d'ailleurs
01:05:22je pense
01:05:23en particulier
01:05:24à notre viticulture
01:05:25l'Europe
01:05:26dont les négociations
01:05:27commerciales
01:05:28sont une compétence
01:05:29exclusive
01:05:29n'est pas plus forte
01:05:31quand elle est plus brutale
01:05:32elle se fait par exemple
01:05:34et l'adhésion
01:05:35par l'exemple
01:05:36et l'adhésion
01:05:37des Etats membres
01:05:38au sein du groupe
01:05:39Les Démocrates
01:05:40nous sommes également
01:05:41attentifs
01:05:41je tiens à le souligner
01:05:42à la prise en compte
01:05:44des règles environnementales
01:05:45dans les accords commerciaux
01:05:46plus largement
01:05:47nous appelons donc
01:05:48à revoir les procédures
01:05:49et délais
01:05:50de telles négociations
01:05:51pour les rendre
01:05:52plus transparentes
01:05:53et plus en phase
01:05:54avec leur temps
01:05:55je l'ai rappelé
01:05:56au début de mon intervention
01:05:58au-delà de ce projet d'accord
01:06:00qui est l'objet
01:06:00de ces motions de censure
01:06:02sachons être honnêtes
01:06:03et regardons
01:06:04la réalité en face
01:06:06les graves difficultés
01:06:07de nos agriculteurs
01:06:08n'ont pas attendu
01:06:10la signature de ce projet
01:06:11pour se manifester
01:06:12d'ailleurs
01:06:13elles existent
01:06:14elles sont sous nos yeux
01:06:15aujourd'hui encore
01:06:17alors même que cet accord
01:06:19n'est toujours pas entré en vigueur
01:06:20elles sont conjoncturelles
01:06:22mais aussi structurelles
01:06:24et ne sont pas nouvelles
01:06:25les réponses doivent donc
01:06:27impérativement
01:06:28être complétées
01:06:29aux autrices
01:06:31de ces motions de censure
01:06:33je rappelle donc
01:06:33une vérité toute simple
01:06:35commençons par agir
01:06:37en France
01:06:37nous aurons à examiner
01:06:39dans les prochaines semaines
01:06:40un projet de loi
01:06:41d'urgence agricole
01:06:42annoncé hier
01:06:44par le Premier ministre
01:06:45nous attendons également
01:06:46la mise en oeuvre
01:06:47des textes adoptés
01:06:48en 2025
01:06:49et nous avons besoin
01:06:50d'un budget pour 2026
01:06:52afin d'activer
01:06:53ces mesures
01:06:54tant attendues
01:06:54en matière de fiscalité
01:06:56de soutien à l'agriculture
01:06:58et à sa transition écologique
01:07:00plus largement
01:07:01il nous faut nous interroger
01:07:03sur l'avenir
01:07:04pour l'élevage
01:07:05avons-nous besoin
01:07:06en France
01:07:06d'une filière d'engraissement
01:07:07de faciliter les projets
01:07:09d'une stratégie solide
01:07:11à l'export
01:07:11de renforcer
01:07:12la contractualisation
01:07:13oui
01:07:14ce sont des questions majeures
01:07:17avons-nous besoin
01:07:18de renforcer
01:07:19la transition écologique
01:07:20en agriculture
01:07:21de développer la recherche
01:07:22sur les alternatives
01:07:23face aux ravageurs
01:07:24de nous assurer
01:07:25que les agriculteurs
01:07:27puissent vivre
01:07:29dignement de leur travail
01:07:31oui
01:07:31ces débats
01:07:33nous devons les poursuivre
01:07:34au niveau européen
01:07:34notamment
01:07:35dans les négociations
01:07:36de la future politique
01:07:37agricole commune
01:07:38la PAC
01:07:39pour la période
01:07:402028-2034
01:07:41mais aussi en France
01:07:43pour éviter
01:07:44les divisions
01:07:45que nous voyons
01:07:46aujourd'hui
01:07:46et des postures
01:07:47politiques
01:07:48qui nous affaiblissent
01:07:49pour nous permettre
01:07:50d'agir sur tous
01:07:52ces enjeux de demain
01:07:53pour nos agriculteurs
01:07:54pour nos concitoyens
01:07:55rejetons donc
01:07:57aujourd'hui
01:07:57ces motions de ceinture
01:07:58irresponsables
01:08:00des deux groupes
01:08:01aux extrêmes
01:08:01de cet hémicycle
01:08:02je vous remercie
01:08:03Madame la Présidente
01:08:05Monsieur le Premier Ministre
01:08:06Madame la Ministre
01:08:07de l'Agriculteur
01:08:08Messieurs les Ministres
01:08:10des Affaires étrangères
01:08:10mes chers collègues
01:08:11les motions de censure
01:08:14qui nous sont soumises
01:08:15aujourd'hui
01:08:15ne relèvent pas
01:08:16d'un acte de contrôle
01:08:18parlementaire
01:08:19responsable
01:08:20tel que notre
01:08:20constitution
01:08:21et l'esprit
01:08:22de la Vème République
01:08:23l'ont conçu
01:08:24elles ne sont pas
01:08:25davantage l'expression
01:08:26d'une alternative
01:08:27politique structurée
01:08:29cohérente
01:08:29et crédible
01:08:30elles sont
01:08:31disons-le clairement
01:08:32des manœuvres opportunistes
01:08:34et dans le fond
01:08:35assez pathétiques
01:08:36élaborées à partir
01:08:38d'approximations
01:08:39et de contresens
01:08:40juridiques
01:08:40au détriment
01:08:41de la vérité
01:08:42des faits
01:08:43elles sont surtout
01:08:44néfastes
01:08:45pour le monde
01:08:45agricole
01:08:46celui-là même
01:08:47que leurs auteurs
01:08:48prétendent pourtant
01:08:49défendre
01:08:50ces motions détournent
01:08:52de fait
01:08:52un outil constitutionnel
01:08:54majeur
01:08:55elles ne visent pas
01:08:56à sanctionner
01:08:57une politique globale
01:08:58mais à exploiter
01:08:59une situation
01:09:00de tension
01:09:01pour nourrir
01:09:01des stratégies
01:09:02de déstabilisation
01:09:03elles ne proposent
01:09:05aucune perspective
01:09:06aucune solution
01:09:08aucune vision
01:09:09pour notre pays
01:09:10je veux donc le dire
01:09:12d'emblée
01:09:13avec clarté
01:09:14et sans ambiguïté
01:09:15le groupe horizon
01:09:16et indépendant
01:09:17ne votera
01:09:18aucune de ces motions
01:09:19de censure
01:09:19les auteurs
01:09:21de ces motions
01:09:21reprochent au gouvernement
01:09:22son action
01:09:23concernant l'accord
01:09:24entre l'union européenne
01:09:26et les pays du Mercosur
01:09:28il parle
01:09:29d'hypocrisie
01:09:30de capitulation
01:09:31de trahison
01:09:32de la souveraineté nationale
01:09:33ces accusations
01:09:34sont graves
01:09:35elles appellent
01:09:36donc une réponse
01:09:37précise
01:09:38factuelle
01:09:39et rigoureuse
01:09:40la motion
01:09:41de censure
01:09:42du groupe
01:09:42la France insoumise
01:09:43prétend parler
01:09:44au nom des agriculteurs
01:09:45français
01:09:45elle prétend
01:09:46incarner
01:09:47leur colère
01:09:48leurs inquiétudes
01:09:49leurs attentes
01:09:50mais qui peut
01:09:51sérieusement croire
01:09:52à cette posture
01:09:53lorsque l'on observe
01:09:54sur la durée
01:09:55les votes
01:09:56et les positions
01:09:57constantes
01:09:57du groupe
01:09:58de la France insoumise
01:09:59car ce même groupe
01:10:00parlementaire
01:10:01vote
01:10:02systématiquement
01:10:03contre les dispositifs
01:10:04concrets
01:10:05de soutien
01:10:06à l'agriculture
01:10:06française
01:10:07un seul exemple
01:10:09la France insoumise
01:10:10a voté
01:10:11contre le projet
01:10:12de loi d'orientation
01:10:13pour la souveraineté
01:10:14alimentaire
01:10:14et agricole
01:10:15qui prévoyait
01:10:16notamment
01:10:17de sécuriser
01:10:18simplifier
01:10:19et faciliter
01:10:20l'exercice
01:10:21des activités
01:10:22agricoles
01:10:23mais également
01:10:24de préparer
01:10:24et attirer
01:10:25les jeunes
01:10:26vers les métiers
01:10:27agricoles
01:10:28on trouvera
01:10:29défenseurs
01:10:30plus crédibles
01:10:31c'est d'ailleurs
01:10:32avec une obstination
01:10:33presque inquiétante
01:10:35que la France insoumise
01:10:36défend des positions
01:10:37idéologiques
01:10:38qui fragilisent
01:10:39directement
01:10:40nos agriculteurs
01:10:41elle promeut
01:10:42des normes
01:10:42toujours plus contraignantes
01:10:44sans compensation
01:10:45suffisante
01:10:46elle soutient
01:10:47des interdictions
01:10:47brutales
01:10:48sans solution
01:10:49alternative
01:10:50crédible
01:10:51elle refuse
01:10:52toute rapproche
01:10:53pragmatique
01:10:53de la réciprocité
01:10:54commerciale
01:10:55pourtant indispensable
01:10:56pour protéger
01:10:58nos producteurs
01:10:59face à une concurrence
01:11:00internationale
01:11:01parfois déloyale
01:11:02utiliser aujourd'hui
01:11:04la colère
01:11:05et la détresse
01:11:05du monde agricole
01:11:06comme levier politique
01:11:07pour tenter
01:11:08de faire tomber
01:11:09un gouvernement
01:11:10c'est une faute morale
01:11:11une imposture
01:11:13intellectuelle
01:11:14les agriculteurs
01:11:15n'ont pas besoin
01:11:16d'être instrumentalisés
01:11:17ils ont besoin
01:11:18de visibilité
01:11:19de stabilité
01:11:20de règles claires
01:11:22et de politiques publiques
01:11:23cohérentes
01:11:24sur le long terme
01:11:25depuis le début
01:11:27le gouvernement
01:11:28s'est inscrit
01:11:29dans la lignée
01:11:30fixée
01:11:31par la représentation
01:11:32nationale
01:11:33et vous le savez
01:11:34l'Assemblée nationale
01:11:35s'est prononcée
01:11:36contre cet accord
01:11:37le groupe horizon
01:11:38et indépendant
01:11:39s'y opposait
01:11:40fermement
01:11:41le gouvernement
01:11:42a pris simplement
01:11:43acte
01:11:43d'une position
01:11:44et s'est engagé
01:11:45publiquement
01:11:46et sans ambiguïté
01:11:47à voter contre
01:11:49cet engagement
01:11:50a donc été tenu
01:11:51bien sûr
01:11:52l'accord
01:11:53entre l'Union Européenne
01:11:54et le Mercosur
01:11:55soulève de vraies questions
01:11:56bien sûr
01:11:57il pose des enjeux
01:11:59sérieux
01:11:59en matière de volume
01:12:00d'importation
01:12:01de normes sanitaires
01:12:03de normes environnementales
01:12:04et sociales
01:12:05et de concurrence
01:12:06pour certaines filières
01:12:07sensibles
01:12:08ces interrogations
01:12:09sont légitimes
01:12:10elles doivent être
01:12:11traitées avec sérieux
01:12:13exigence
01:12:13et responsabilité
01:12:14le gouvernement français
01:12:16affirme
01:12:17défendre cette ligne
01:12:18en exigeant
01:12:19des clauses
01:12:20de sauvegarde
01:12:20des mécanismes
01:12:22de réciprocité
01:12:23des garanties
01:12:23qu'il faudra
01:12:24juger dans les faits
01:12:26à l'aune
01:12:26de cette effectivité
01:12:28c'est sur ce terrain
01:12:29concret
01:12:30et vérifiable
01:12:31que la crédibilité
01:12:32de la position française
01:12:33devra être appréciée
01:12:35faire croire
01:12:36en revanche
01:12:37que le gouvernement
01:12:38aurait les moyens
01:12:39à lui seul
01:12:40d'empêcher
01:12:41un accord européen
01:12:43relève
01:12:43soit d'une méconnaissance
01:12:44volontaire
01:12:45des règles européennes
01:12:46soit d'une volonté
01:12:47délibérée
01:12:48de tromper
01:12:48nos concitoyens
01:12:49la France
01:12:50ne dispose pas
01:12:51d'un droit de veto
01:12:52unilatéral
01:12:52sur ce type
01:12:53d'accord commercial
01:12:54chacun ici le sait
01:12:55chacun ici
01:12:57l'a toujours su
01:12:58nous refusons
01:12:58la politique
01:12:59du chaos
01:13:00de la surenchère
01:13:01permanente
01:13:02et de l'instrumentalisation
01:13:03des colères légitimes
01:13:05ces motions
01:13:06de censure
01:13:06n'apportent
01:13:07aucune solution
01:13:08aux agriculteurs
01:13:09elles n'améliorent
01:13:11en rien
01:13:11la position
01:13:12de la France
01:13:12en Europe
01:13:13elles n'élèvent pas
01:13:14le débat
01:13:14sur la souveraineté
01:13:15internationale
01:13:16elles servent
01:13:17un agenda
01:13:18politique étroit
01:13:19au détriment
01:13:20de l'intérêt
01:13:20général
01:13:21et de la stabilité
01:13:22du pays
01:13:22c'est pourquoi
01:13:23en responsabilité
01:13:25par fidélité
01:13:26à nos institutions
01:13:27par respect
01:13:28pour celles et ceux
01:13:29que nous représentons
01:13:31et par attachement
01:13:32à la crédibilité
01:13:33de l'action publique
01:13:34le groupe
01:13:35Horizon et Indépendant
01:13:36ne votera pas
01:13:37ces motions de censure
01:13:38je vous remercie
01:13:39Madame la Présidente
01:13:41Monsieur le Premier Ministre
01:13:42Madame la Ministre
01:13:44Messieurs les Ministres
01:13:45mes chers collègues
01:13:46Depuis l'ouverture
01:13:48des discussions
01:13:49sur l'accord commercial
01:13:50entre l'Union Européenne
01:13:51et le Mercosur
01:13:52le groupe Elliot
01:13:53a exprimé
01:13:54de manière constante
01:13:55et sans ambiguïté
01:13:56sa ferme opposition
01:13:57à ce traité
01:13:57Nous l'avons fait
01:13:59dès l'origine
01:14:00sans attendre
01:14:01que le débat
01:14:01s'impose
01:14:02sous la pression
01:14:03des crises agricoles
01:14:03successives
01:14:04par fidélité
01:14:06à une ligne politique
01:14:07claire
01:14:07celle de la défense
01:14:09de notre souveraineté
01:14:10agricole
01:14:11de nos éleveurs
01:14:12de nos producteurs
01:14:13des consommateurs
01:14:14et plus largement
01:14:16de notre modèle alimentaire
01:14:17de nos engagements
01:14:18climatiques
01:14:18Cette position
01:14:21nous l'avons traduite
01:14:22dans les actes
01:14:23A chaque fois
01:14:24que l'Assemblée
01:14:24a été amenée
01:14:25à se prononcer
01:14:26sur des textes
01:14:27des résolutions
01:14:28ou des amendements
01:14:29visant à alerter
01:14:29sur les conséquences
01:14:31du Mercosur
01:14:32pour l'agriculture française
01:14:33concurrence déloyale
01:14:35normes environnementales
01:14:36et sanitaires
01:14:37asymétriques
01:14:38pression
01:14:39sur les revenus agricoles
01:14:40le groupe Elliot
01:14:41a toujours été au rendez-vous
01:14:42Par exemple
01:14:43en 2023
01:14:44notre groupe votait
01:14:45à l'unanimité
01:14:46la proposition de résolution
01:14:47s'opposant
01:14:48à l'accord commercial
01:14:49entre l'Union Européenne
01:14:50et le Mercosur
01:14:51déposé par les démocrates
01:14:52Le 30 janvier 2025
01:14:55l'Assemblée nationale
01:14:56a adopté
01:14:56une proposition
01:14:57de résolution
01:14:58invitant le gouvernement
01:14:59à refuser
01:14:59la ratification
01:15:01de l'accord
01:15:01Union Européenne
01:15:02et le Mercosur
01:15:03Les députés
01:15:04du groupe Elliot
01:15:05ont voté
01:15:05à l'unanimité
01:15:06contre cet accord
01:15:07Nous avons toujours
01:15:08considéré
01:15:09que l'on ne pouvait pas
01:15:10d'un côté
01:15:11demander à nos agriculteurs
01:15:12de produire mieux
01:15:12plus durablement
01:15:13avec des exigences
01:15:15croissantes
01:15:16et de l'autre
01:15:17ouvrir notre marché
01:15:18à des producteurs
01:15:19qui ne respectent pas
01:15:20ces mêmes règles
01:15:21Pour autant
01:15:23le groupe Elliot
01:15:24ne votera pas
01:15:24la motion de censure
01:15:26que nous est
01:15:26aujourd'hui soumise
01:15:27Ce choix
01:15:29est le fruit
01:15:29d'une analyse politique
01:15:30lucide
01:15:31et d'un sens aigu
01:15:33des responsabilités
01:15:34D'abord
01:15:35il faut le dire clairement
01:15:36le vote
01:15:37d'une motion de censure
01:15:38ne permettra pas
01:15:39de bloquer l'accord
01:15:40entre l'Union Européenne
01:15:41et le Mercosur
01:15:42dont l'issue
01:15:43dépend d'un processus
01:15:45européen
01:15:46Le président
01:15:47de la République
01:15:48a clairement indiqué
01:15:49que la France
01:15:49s'opposait à ce traité
01:15:50dont la signature
01:15:51est prévue samedi
01:15:53Dans ce contexte
01:15:54censurer le gouvernement
01:15:55n'ajouterait aucun
01:15:56levier supplémentaire
01:15:57pour empêcher
01:15:58l'accord d'aboutir
01:15:59Au contraire
01:16:01la voix de la France
01:16:02serait encore plus affaiblie
01:16:03qu'elle ne l'est
01:16:04depuis la dissolution
01:16:05Mes chers collègues
01:16:07le groupe Lyot
01:16:08reste fermement opposé
01:16:09à l'accord
01:16:09entre l'Union Européenne
01:16:11et le Mercosur
01:16:11C'est pourquoi
01:16:12nous demandons
01:16:13au gouvernement
01:16:14en cas d'adoption
01:16:15du texte
01:16:15au Parlement européen
01:16:17de saisir
01:16:18la Cour de justice
01:16:18de l'Union Européenne
01:16:19pour qu'elle se prononce
01:16:21sur la conformité
01:16:22de cet accord
01:16:22avec les traités
01:16:24européens
01:16:24Si un tel recours
01:16:25ne suspendra pas
01:16:26le texte
01:16:27il permettra
01:16:28d'en tester
01:16:28la solidité juridique
01:16:30Nous restons
01:16:31tout autant attachés
01:16:32à la stabilité
01:16:33budgétaire
01:16:33lorsqu'elle conditionne
01:16:35à court terme
01:16:35la capacité
01:16:36de notre pays
01:16:37à soutenir
01:16:38ses agriculteurs
01:16:38C'est au nom
01:16:40de cette cohérence
01:16:41de cette responsabilité
01:16:43et de cette fidélité
01:16:45au monde agricole
01:16:45que notre groupe
01:16:46ne votera pas
01:16:47la censure
01:16:48Merci Madame la Présidente
01:16:49Monsieur le Premier Ministre
01:16:51Madame la Ministre
01:16:52Messieurs les Ministres
01:16:54chers collègues
01:16:54A la table
01:16:57de notre assiette
01:16:58mondialisée
01:16:58les cuisiniers
01:17:00français du libre-échange
01:17:01sont aujourd'hui
01:17:02grise mine
01:17:03A force d'être
01:17:04au fourneau
01:17:05et de mijoter
01:17:06les mêmes recettes
01:17:07libérales
01:17:08il devient logiquement
01:17:09de plus en plus difficile
01:17:10pour ce gouvernement
01:17:11de contenir
01:17:12l'immense colère
01:17:13agricole
01:17:14qui s'exprime
01:17:14à travers le pays
01:17:15Alors qu'une majorité
01:17:17qualifiée
01:17:18d'État membre
01:17:19vient de valider
01:17:19l'accord UE
01:17:20Mercosur
01:17:21Comment en effet
01:17:22venir ici
01:17:23justifier de la détermination
01:17:24de la France
01:17:25à s'opposer
01:17:25à sa ratification
01:17:26quand pendant huit années
01:17:28le Président de la République
01:17:30a surjoué
01:17:31le en même temps
01:17:32sur ce dossier stratégique
01:17:33sans jamais
01:17:35se saisir réellement
01:17:36des outils de blocage
01:17:37dont disposait notre pays
01:17:38Certes
01:17:40cet accord
01:17:41s'inscrit
01:17:41dans une continuité
01:17:42Il a des racines profondes
01:17:45un quart de siècle
01:17:46de négociation
01:17:47qui se confond
01:17:48dans un demi-siècle
01:17:50de politique internationale
01:17:51et européenne
01:17:52de dérégulation
01:17:53et de mise en concurrence
01:17:54des agricultures mondiales
01:17:56dont le seul objectif
01:17:57consiste à transformer
01:17:58les biens agricoles
01:18:00en commodités standardisées
01:18:01et produites en masse
01:18:02pour faire baisser
01:18:03les prix à la production
01:18:04Malgré tous ces efforts
01:18:06les manœuvres
01:18:07du Président de la République
01:18:09n'ont pas réussi
01:18:09à masquer
01:18:10sa fidélité idéologique
01:18:12à ce néolibéralisme
01:18:13Nous arrivons
01:18:14malheureusement aujourd'hui
01:18:15au bout de ce jeu de dupe
01:18:16avec la mise en œuvre
01:18:18du plus vaste accord commercial
01:18:19jamais négocié
01:18:20par l'Union Européenne
01:18:21qui concerne
01:18:22près de 800 millions
01:18:23de personnes
01:18:24et porte
01:18:24sur un quart
01:18:25du PIB mondial
01:18:26Est-il utile
01:18:28de rappeler
01:18:28que ce deal
01:18:29d'un autre temps
01:18:30ouvrirait le marché
01:18:31européen
01:18:32à 99 000 tonnes
01:18:33de bœuf par an
01:18:34190 000 tonnes
01:18:36de volaille
01:18:3660 000 tonnes
01:18:38de riz
01:18:3845 000 tonnes
01:18:39de miel
01:18:40180 000 tonnes
01:18:41de sucre
01:18:41sans obstacle tarifaire
01:18:43ou à taux très faible
01:18:44L'accord UE-Mercosur
01:18:46entre ainsi
01:18:47en contradiction
01:18:48flagrante
01:18:48avec les engagements
01:18:49climatiques
01:18:50de l'Union Européenne
01:18:51et de la France
01:18:51Face à ces faits
01:18:54et pour tenter
01:18:54de vaincre
01:18:55les réticences
01:18:56la Commission Européenne
01:18:57a avancé
01:18:57un certain nombre
01:18:58de contreparties internes
01:19:00qui vont
01:19:00de l'assouplissement
01:19:01des aides d'Etat
01:19:02pour le secteur agricole
01:19:03à la fameuse
01:19:04clause de sauvegarde
01:19:05Mais cette méthode
01:19:07ne convainc personne
01:19:08La clause de sauvegarde
01:19:10n'engage pas
01:19:10le Mercosur
01:19:11Elle n'est pas incluse
01:19:12dans l'accord
01:19:13Et les pays
01:19:14du Mercosur
01:19:15ont constamment
01:19:15fait obstacle
01:19:16à la mise en oeuvre
01:19:18de mesures miroirs
01:19:19que ce soit
01:19:20pour l'interdiction
01:19:21d'importer de la viande
01:19:22issue d'animaux
01:19:23traités avec des antibiotiques
01:19:24des produits agricoles
01:19:25contenant des néonicotinoïdes
01:19:27ou sur le respect
01:19:28du règlement européen
01:19:30sur la déforestation importée
01:19:32Ils ont en revanche
01:19:34imposé à l'UE
01:19:35en 2024
01:19:36dans cet accord
01:19:37un mécanisme
01:19:39dit de rééquilibrage
01:19:40particulièrement inquiétant
01:19:41Si l'UE
01:19:43décidait demain
01:19:43d'interdire
01:19:44l'importation
01:19:44de produits agricoles
01:19:45traités avec
01:19:46telle ou telle molécule
01:19:47les états du Mercosur
01:19:48pourront exiger
01:19:50une compensation
01:19:51sous la forme
01:19:52de baisse de droits
01:19:52de douane
01:19:53ou de hausse
01:19:54des quotas
01:19:54exportés vers l'UE
01:19:55Dans les dernières
01:19:58années de négociation
01:19:59la position
01:20:00de l'exécutif français
01:20:01s'est lui illustrée
01:20:03par ses contradictions
01:20:04et son manque de clarté
01:20:05en particulier
01:20:06face aux dérives
01:20:07démocratiques
01:20:08de la commission
01:20:08D'abord
01:20:10en feignant l'opposition
01:20:11c'est le fameux
01:20:12nous ne soutenons pas
01:20:13cet accord
01:20:14en l'état
01:20:15En l'état
01:20:16un élément de langage
01:20:18répété ad nauseum
01:20:20mais en sous-main
01:20:21en l'état
01:20:21voulait dire
01:20:22on laisse faire
01:20:23La meilleure illustration
01:20:25de ce double discours
01:20:26s'est incarnée
01:20:26par l'absence de réaction
01:20:28au passage en force
01:20:28de la commission
01:20:29lorsque celle-ci
01:20:30violent délibérément
01:20:31son mandat
01:20:32a décidé en septembre
01:20:34dernier
01:20:34de scinder l'accord
01:20:35en deux volets
01:20:36précisément pour empêcher
01:20:38un vote à l'unanimité
01:20:39des états membres
01:20:39et toute procédure
01:20:41de ratification
01:20:41le soumettant
01:20:42au vote
01:20:43des parlements nationaux
01:20:44Alors qu'elle aurait pu saisir
01:20:46la Cour de justice
01:20:46de l'Union européenne
01:20:47dès ce moment
01:20:48sur la légalité
01:20:49de cette décision
01:20:50unilatérale
01:20:50de la commission
01:20:51la France
01:20:52n'a pas bougé
01:20:53Hier encore
01:20:54le gouvernement
01:20:56n'a pas répondu
01:20:57à la demande
01:20:58de saisine
01:20:59de la CGUE
01:20:59alors que la représentation
01:21:00nationale a voté
01:21:01à plusieurs reprises
01:21:02ici en ce sens
01:21:03N'est-ce pas là encore
01:21:05un terrible aveu
01:21:06sur le fond
01:21:06Pour empêcher
01:21:09malgré tout
01:21:09l'adoption
01:21:10de l'accord commercial
01:21:10dans le format
01:21:11proposé par la commission
01:21:12il restait à la France
01:21:14la possibilité
01:21:15de constituer
01:21:15une misurité
01:21:16de blocage
01:21:17au Conseil
01:21:17Et là encore
01:21:19le moins qu'on puisse dire
01:21:20c'est que la France
01:21:21a manqué d'allant
01:21:22Enfin
01:21:24en cherchant désespérément
01:21:25l'issue
01:21:26la moins pénalisante
01:21:27politiquement
01:21:27la position française
01:21:29a muté
01:21:30ces derniers mois
01:21:30vers une logique
01:21:31d'accompagnement
01:21:32centrée sur l'obtention
01:21:33de garanties techniques
01:21:34sans réelle portée
01:21:36juridique ou pratique
01:21:37C'est la séquence
01:21:39communication
01:21:39autour des clauses
01:21:40de sauvegarde
01:21:41puis dernièrement
01:21:42celle sur
01:21:43d'hypothétiques
01:21:44contrôles systématiques
01:21:45des importations
01:21:46Mais rien n'y fait
01:21:47De sorte que le président
01:21:49de la République
01:21:50a certes été contraint
01:21:51de voter contre
01:21:51la signature de l'accord
01:21:52sans pour autant
01:21:53lever les graves menaces
01:21:54qui pèsent sur notre agriculture
01:21:56avec la mise en oeuvre
01:21:57toujours plus proche
01:21:57de son volet commercial
01:21:59Vous nous dites aujourd'hui
01:22:01que la partie n'est pas jouée
01:22:03que le Parlement européen
01:22:05peut à la fois saisir
01:22:06la CGUE
01:22:06sur la conformité
01:22:07de l'accord au traité
01:22:08et rejeter in fine
01:22:09l'accord lui-même
01:22:10Mais monsieur le Premier ministre
01:22:12en vous tournant
01:22:13vers le Parlement européen
01:22:14vous faites surtout
01:22:14l'aveu de votre propre échec
01:22:16sur ce dossier
01:22:17Échec qui a pour origine
01:22:19la dérive néolibérale
01:22:21de la politique française
01:22:22et son corollaire
01:22:22l'absence de vision
01:22:24et de cap stratégique
01:22:25pour notre agriculture
01:22:26et notre alimentation
01:22:28le refus d'exclure
01:22:30le secteur agricole
01:22:31de la politique commerciale
01:22:32européenne
01:22:33C'est donc bien
01:22:34au regard
01:22:34de cette impuissance consentie
01:22:36et de l'absence
01:22:37de réponses politiques
01:22:38à la hauteur
01:22:39de votre gouvernement
01:22:39sur cet enjeu fondamental
01:22:41pour notre agriculture
01:22:43qu'une large majorité
01:22:45des députés communistes
01:22:46et du groupe GDR
01:22:46voteront cette motion de censure
01:22:48Madame la Présidente
01:22:50Monsieur le Premier ministre
01:22:52Madame la Ministre
01:22:52Messieurs les Ministres
01:22:53Mesdames, Messieurs les députés
01:22:55C'est une chose
01:22:57que de déléguer temporairement
01:22:59un pouvoir
01:23:00susceptible d'être récupéré
01:23:01lorsque la délégation
01:23:03n'est plus conforme
01:23:04à l'intérêt national
01:23:05ou ne répond plus
01:23:05aux exigences du moment
01:23:06C'est tout autre chose
01:23:08que d'opérer un transfert
01:23:10sans retour
01:23:10pouvant contraindre
01:23:12un État à appliquer
01:23:12une politique contraire
01:23:13à ses intérêts
01:23:14et à ses choix
01:23:15Ainsi parlait
01:23:17Philippe Séguin
01:23:17à cette tribune
01:23:18le 5 mai 1992
01:23:20dans un discours
01:23:22visionnaire
01:23:23Près de 34 ans plus tard
01:23:24la ratification
01:23:25du traité de libre-échange
01:23:26entre l'Union Européenne
01:23:27et les pays du Mercosur
01:23:28donne à ces mots
01:23:30des accents prophétiques
01:23:31En effet
01:23:32piégée par le jeu
01:23:33d'institutions européennes
01:23:35auxquelles ces élites
01:23:36ont consenti
01:23:37le cœur léger
01:23:38la France est désormais
01:23:40contrainte
01:23:40d'appliquer
01:23:41une politique
01:23:42contraire
01:23:43à ses intérêts
01:23:43et à ses choix
01:23:44Alors que pour la première fois
01:23:46depuis 1978
01:23:48la balance commerciale
01:23:49agroalimentaire
01:23:50de la France
01:23:50risque pour 2025
01:23:52d'être négative
01:23:53Alors que notre agriculture
01:23:55fait face à une violente
01:23:56et inédite crise
01:23:58la France va devoir
01:23:59consentir à une politique
01:24:00contraire aux intérêts
01:24:01de son agriculture
01:24:02La signature du Mercosur
01:24:04vient donc nous rappeler
01:24:05qu'une nation
01:24:05qui abdique sa souveraineté
01:24:07finit toujours
01:24:07par en payer le prix
01:24:08Ce traité imposera
01:24:10à nos agriculteurs
01:24:11une concurrence accrue
01:24:12dans un contexte agricole
01:24:14dégradé
01:24:14et sans aucune garantie réelle
01:24:16sur la réciprocité
01:24:17des normes
01:24:18applicables aux productions
01:24:19aux concurrences déloyales
01:24:21internes à l'Union Européenne
01:24:22qu'ils subissent déjà
01:24:23s'ajoutera donc
01:24:24immanquablement
01:24:25la concurrence
01:24:27plus déloyale encore
01:24:28du Mercosur
01:24:28qui dispose d'atouts
01:24:30incontestables
01:24:30alors que nos agriculteurs
01:24:32se trouvent entravés
01:24:33par tant de normes
01:24:34excessives
01:24:35et souvent insensées
01:24:36Face à cette situation
01:24:39ubuesque
01:24:39nos agriculteurs
01:24:40se sentent abandonnés
01:24:41et sacrifiés
01:24:42sur l'autel
01:24:42d'intérêts étrangers
01:24:43et ils ont raison
01:24:44Oui
01:24:46les relations internationales
01:24:47sont dictées
01:24:47par la force
01:24:48et par les rapports
01:24:49de force
01:24:50d'aucuns
01:24:50semblent le redécouvrir
01:24:52ces derniers temps
01:24:52comme si le monde
01:24:53avait jamais vécu
01:24:55différemment
01:24:55et nous payons aujourd'hui
01:24:57le prix de cette naïveté
01:24:58nous payons aujourd'hui
01:24:59le prix d'avoir laissé
01:25:01la France s'affaiblir
01:25:02d'année en année
01:25:03et devenir incapable
01:25:05aujourd'hui
01:25:05de défendre
01:25:06la voie de ses intérêts
01:25:08en Europe
01:25:08et face au monde
01:25:09cette naïveté
01:25:10c'est la naïveté
01:25:11du macronisme
01:25:12cet échec
01:25:13c'est l'échec
01:25:13du macronisme
01:25:14et si la France
01:25:15veut tourner la page
01:25:16de ses décennies
01:25:17de faiblesses
01:25:18dont le macronisme
01:25:19est comme la conclusion
01:25:20quintessentielle
01:25:20elle doit se doter
01:25:21d'une majorité
01:25:22et d'un gouvernement
01:25:23qui préfère
01:25:24les convictions fort partagées
01:25:26par une majorité populaire
01:25:27aux compromis
01:25:28mollassons
01:25:29marchandés
01:25:29entre partis
01:25:30minoritaires
01:25:31car il est aujourd'hui
01:25:32plus urgent
01:25:33que jamais
01:25:34pour notre pays
01:25:35de renouer
01:25:36avec sa souveraineté
01:25:37pour défendre
01:25:38ses intérêts
01:25:39en marge de la COP30
01:25:40en novembre
01:25:41au Brésil
01:25:41Emmanuel Macron
01:25:43avait déclaré
01:25:43au sujet
01:25:44de l'accord
01:25:44Mercosur
01:25:45je reste vigilant
01:25:46car je défends
01:25:47aussi les intérêts
01:25:47de la France
01:25:48le gouvernement français
01:25:49ne doit pas défendre
01:25:50aussi les intérêts
01:25:51de la France
01:25:52ce sont les seuls
01:25:52et uniques intérêts
01:25:54que le gouvernement
01:25:54a mission de défendre
01:25:56aujourd'hui
01:25:57nous en faisons le constat
01:25:58le gouvernement
01:25:58en est manifestement
01:26:00incapable
01:26:00alors nous le
01:26:02censurerons
01:26:02vous nous rétorquerez
01:26:04nous le savons
01:26:04vous faites le choix
01:26:05de l'instabilité
01:26:06vous êtes irresponsable
01:26:07non
01:26:08le choix de l'instabilité
01:26:09c'est vous qui l'avez fait
01:26:10en 2024
01:26:11de la France insoumise
01:26:12aux républicains
01:26:13en privant la France
01:26:15de toute majorité cohérente
01:26:16au nom d'un soi-disant
01:26:17front républicain
01:26:18nous faisons au contraire
01:26:20nous au sein du bloc national
01:26:22le choix de la stabilité
01:26:23en souhaitant redonner
01:26:24aux français
01:26:25l'opportunité
01:26:26de se doter
01:26:26d'une majorité
01:26:27réellement capable
01:26:28et réellement déterminée
01:26:30à les défendre
01:26:31nous faisons le choix
01:26:32de la cohérence
01:26:33et des convictions
01:26:34en tenant jusqu'au bout
01:26:35la promesse
01:26:36faite à nos agriculteurs
01:26:38de les défendre
01:26:39contrairement à monsieur
01:26:41Rotaillot
01:26:41nous ne menaçons pas
01:26:42de censure en semaine A
01:26:43pour ne pas censurer
01:26:44en semaine B
01:26:45nos convictions ne changent pas
01:26:47selon les phases
01:26:47de la lune
01:26:48car nous
01:26:48nous appelons
01:26:49à une stabilité
01:26:50dans la cohérence
01:26:51et dans le combat
01:26:52pour protéger
01:26:53les français
01:26:54quand vous vous appelez
01:26:55à une stabilité
01:26:56dans la cohérence
01:26:57et dans le marchandage
01:26:58pour protéger
01:26:59vos sièges
01:27:00alors oui
01:27:01vous appelez à la stabilité
01:27:03mais votre stabilité
01:27:04c'est une stabilité
01:27:05dans la faiblesse
01:27:06c'est une stabilité
01:27:07dans le déclin
01:27:07votre stabilité
01:27:09ça s'appelle
01:27:09une agonie
01:27:10et cette agonie
01:27:11n'a déjà que trop duré
01:27:12je vous remercie
01:27:13place à présent
01:27:14au vote
01:27:15voici le résultat
01:27:17du scrutin
01:27:17majorité requise
01:27:18pour l'adoption
01:27:19de la motion de censure
01:27:20soit la majorité absolue
01:27:21des membres
01:27:22composant l'assemblée
01:27:23288
01:27:24pour l'adoption
01:27:25256
01:27:27la majorité requise
01:27:28n'étant pas atteinte
01:27:29la motion de censure
01:27:30n'est pas adoptée
01:27:31la motion de censure
01:27:32de la france insoumise
01:27:33n'a donc pas été adoptée
01:27:35ni celle du rassemblement national
01:27:38voilà donc pour ce numéro
01:27:40de la séance est ouverte
01:27:41à très vite sur LCP
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