00:00 -Bonjour.
00:01 -Un cancer du poumon à 49 ans,
00:02 ni Natacha ni sa mère ne l'avaient envisagé,
00:05 d'autant qu'il a été découvert
00:07 à l'occasion d'un contrôle de routine à l'été 2021.
00:10 -Si on m'avait posé la question,
00:12 j'aurais parié pour un cancer du sein,
00:14 parce que j'ai eu 2 tantes maternelles
00:16 qui ont eu un cancer du sein.
00:18 J'étais extrêmement surprise d'avoir un cancer du poumon.
00:21 D'autant que j'ai jamais tenu une cigarette de ma vie.
00:24 Ma première réaction, qui était bête,
00:26 c'est d'être allée sur Internet, et j'aurais jamais dû faire ça.
00:29 Je l'ai plus jamais refait.
00:30 -Malgré une chirurgie et une chimiothérapie,
00:32 le cancer est toujours là.
00:34 Depuis un peu plus d'un an,
00:36 cette experte comptable bénéficie d'une thérapie ciblée,
00:39 avec des comprimés à prendre chaque jour.
00:41 -J'ai un peu migré, en fait.
00:43 -Et vous avez fait une prise de sang, là, ou pas ?
00:45 -Non, vous m'aviez dit...
00:46 -On pourrait la faire demain ou après-demain.
00:49 -Comme Natacha, plus de 46 000 Français
00:52 se voient diagnostiquer un cancer du poumon chaque année.
00:54 Plus de 33 000 en meurent.
00:56 C'est pour limiter ce fléau
00:58 que ce médecin milite pour un dépistage organisé,
01:00 comme pour le cancer du sein.
01:02 -On réduit le risque de mourir d'un cancer du poumon
01:04 de l'ordre de 20 à 30, voire 40 %, dans certaines cohortes.
01:09 Donc, faire un dépistage du cancer du poumon,
01:11 c'est aujourd'hui un enjeu de santé publique
01:14 pour, justement, améliorer la survie des personnes
01:17 qui ont un cancer du poumon en le diagnostiquant
01:19 de façon très précoce.
01:21 -Selon ce spécialiste, 5 millions de Français
01:23 seraient éligibles à ce dépistage,
01:25 notamment les fumeurs de plus de 50 ans,
01:27 avec au moins 25 années de tabagisme.
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