00:00 Moi, j'ai dit hier ici même que je pensais que, et le vote bloqué,
00:06 qui était parfaitement inutile, puisque le sénat allait voter de toute façon,
00:10 et de toute façon, il y avait une limite dimanche,
00:13 donc je ne savais pas pourquoi il fallait, à la veille de la manifestation,
00:17 annoncer qu'on bloquait la discussion, d'une part.
00:20 D'autre part, quand on fait de la politique, il faut de l'affect,
00:24 il faut aimer les gens, il faut donner cette impression qu'on les aime.
00:30 C'est ce que m'avait appris Jacques Chirac quand je travaillais à ses côtés pendant longtemps.
00:34 Je ne vois pas ce qu'aurait perdu le président à accueillir les syndicats,
00:40 en rappelant que le texte est devant le pouvoir législatif,
00:44 et que lui, à ce stade, n'a rien à dire.
00:47 Au moins les écouter, prendre la température, montrer qu'il s'intéresse à eux.
00:53 Après tout, c'est sa réforme, c'est lui qui l'a apportée,
00:58 il en a fait un des thèmes de campagne pour la présidentielle il n'y a pas si longtemps.
01:03 Et donc, moi je trouvais que c'était normal de recevoir les syndicats,
01:09 et de leur parler, et de ne pas donner cette impression de mépris.
01:12 - Il ne les aime pas ? Pierre Lelouch ne les aime pas ?
01:15 - Je ne sais pas, je n'ai pas été témoin de discussions entre lui et les organisations syndicales,
01:20 ce n'est pas toujours facile, mais là il a quand même réussi avec le prodige
01:24 de mettre la CFDT avec les manifestants, et donc dans une union intersyndicale qui est très soudée.
01:32 Quand la CFDT est de l'autre côté, ce n'est jamais très bon.
01:35 Donc refuser de leur parler, les ignorer, leur envoyer une lettre,
01:40 tout ça n'est pas très, j'allais dire, ni chaleureux, ni même très élégant.
01:46 [Musique]
01:50 [SILENCE]
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