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  • il y a 7 minutes
Au cours de l'examen d'une proposition de résolution sur les Frères musulmans à l'Assemblée nationale, Laurent Jacobelli s'en est pris aux insoumis, les accusant d'être les "avocats" de l'organisation islamiste. Des propos "inadmissibles" pour la gauche.

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Transcription
00:00C'est effectivement, c'était la journée de la niche, vous savez, les groupes parlementaires ont des niches pour faire partie des textes à l'Assemblée Nationale
00:08et aujourd'hui c'était la niche des Républicains. Les Républicains avaient décidé de faire une proposition de résolution
00:15pour montrer, enfin pour dire, et pour associer les frères musulmans et pour les inscrire sur la liste européenne des organisations terroristes.
00:24Et donc, eh bien un débat s'engage et évidemment le débat s'est vite parti un peu dans tous les sens avec Caroline Yadant
00:32qui est assez réputée comme députée centriste pour avoir la dent très dure vis-à-vis des frères musulmans et de LFI.
00:41Et tout de suite ça s'est enflammé, Madame Panot qui dirige le groupe LFI a dit c'est une insulte, enfin bon, tout ça.
00:49Et à un moment, un député...
00:51Il y a eu les mots de Laurent Jacobelli.
00:53De Jacobelli, Laurent Jacobelli qui est député du Rassemblement National prend la parole et il dit ceci.
01:00Nous, il faut combattre contre les frères islamistes qui sont en face de nous, la LFI, les avocats du Hamas, les avocats de l'Algérie,
01:09les avocats de l'Iran sont aujourd'hui, c'est clair, les avocats des frères musulmans.
01:16Tout ce qui s'appelle la République, tout ce qui s'appelle la laïcité, tout ce qui s'appelle nos valeurs ont des avocats ici.
01:23Les frères musulmans veulent lapider les homosexuels.
01:27Eh bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI !
01:30Bon, alors ça ne s'est pas arrêté là, ça a continué, grand chahut, et puis il y a eu aussi l'épisode avec le président,
01:37enfin le vice-président de l'Assemblée Nationale qui était au perchoir aujourd'hui et qui a rappelé tout le monde à l'ordre
01:44et il s'est fait interpeller par un député LFI qui s'appelle M. Léoman et ça s'est mal passé.
01:51On va voir l'épisode.
01:54Ce que vous venez de faire est absolument odieux.
01:57Il faut arrêter de se moquer du monde quand même là.
01:58Allez, M. le rapporteur, stop, stop aussi là, ça va, ça va aussi.
02:06M. le rapporteur général, et vous vous asseyez M. Léoman, vous asseyez M. Léoman.
02:12M. Léoman, ne créez pas d'incident.
02:15M. Léoman, stop.
02:20Alors M. Léoman, je vous fais un rappel à l'ordre.
02:23Vous n'avez pas à me menacer, vous n'avez pas à me menacer physiquement.
02:28M. Léoman, vous êtes rappelé à l'ordre.
02:32Bon, rappel à l'ordre, le bureau de l'Assemblée nationale est saisi.
02:35On va voir ce qu'il va dire le 18 février prochain parce que tout ça peut être suivi d'effets
02:41sur la présence des uns et des autres à l'Assemblée nationale pendant quelques temps.
02:45Si on dézoome un petit peu, Yves, qu'est-ce qui explique toutes ces tensions ?
02:48– Écoutez, ce qui explique le climat délétère actuel, c'est que ce climat délétère existe depuis 2022
02:53avec une Assemblée nationale qui est très hétéroclite, avec deux groupes qui sont extrêmement radicaux,
03:01qui sont le Rassemblement national qui, en dépit de la technique et de la stratégie de la cravate,
03:08quand même à le verbe très très haut.
03:10Et puis la France insoumise qui, elle, veut faire turbuler le système,
03:16veut provoquer les uns et les autres et ça va très mal.
03:19Et ça s'est empiré avec la dissolution puisque sortie de la dissolution, c'est encore pire.
03:24Vous avez 11 groupes parlementaires aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
03:27ça n'est jamais arrivé dans l'histoire de la Ve République.
03:30– Et évidemment, tout ça fait que personne ne s'entend, aucun compromis n'est possible,
03:36aucun accord n'est possible et parfois ça est allé très loin
03:39parce que ce que vous avez vu là, c'est allé encore plus loin il n'y a pas très longtemps,
03:43c'était au mois de novembre 2024 où il y a eu carrément une bagarre au pied du perchoir.
03:50Vous allez voir.
03:51– On était en plein sur le débat sur la réforme des retraites,
04:16enfin sur l'abrogation de la réforme des retraites
04:18et ça opposait Nicolas Turquois du Modem à Mickaël Boulou du Parti Socialiste
04:25et ça s'est sérimé avec les juiciers qui les ont sortis.
04:30Donc on n'est pas loin de la présidentielle là maintenant,
04:32donc le ton monte aussi et je veux dire, ce qui se passe à l'Assemblée nationale,
04:35ce n'est pas tout à fait la même chose au Sénat,
04:37mais le Sénat dont on dit qu'ils sont déjà beaucoup plus modérés,
04:40eh bien au Sénat aussi c'est parfois un peu chaud.
04:43– À ce point-là ? – Non.
04:45– Non, quand même pas.
04:45Parce que là, franchement, la séquence de novembre 2024, c'est presque violent quoi.
04:50– Gros épisant, gros épisant.
04:51– Mais en fait, dans l'histoire parlementaire, c'est quelque chose qu'on a toujours connu.
04:55– Mais bien sûr.
04:56Vous savez, on dit, parce que là on s'étonne,
04:58mais il ne faut pas s'étonner, ça existe depuis très longtemps.
05:02Je vous rappellerai qu'en 2013,
05:04pendant la discussion sur le mariage pour tous,
05:07eh bien à une heure du matin,
05:08il y a eu une altercation entre des députés UMP
05:11qui étaient foncièrement contre cette réforme,
05:14et puis des assistants de Mme Taubira.
05:17Il y a eu en 1967, ça s'est terminé carrément à l'épée
05:22dans un jardin de Neuilly-sur-Seine,
05:25entre Gaston Deferre, le socialiste,
05:27et puis René Ribière, qui l'avait traité d'abruti.
05:30Et puis il y a eu aussi, en 1936, pour la petite histoire,
05:34M. Ramet du Parti communiste avait foutu une claque carrément,
05:40vous voyez, dans l'hémicycle,
05:41à Philippe Henriot, qui est devenu après ministre de Pétain.
05:44Et puis en 1921, Alexandre Blanc a giflé un journaliste très connu
05:50qui s'appelait Léon Daudet,
05:52qui avait le verbe haut, lui, pour le coup,
05:55en pleine salle des conférences.
05:56Donc il y a toujours eu du charivari à l'Assemblée nationale.
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