- il y a 3 ans
L'actualité vue par les témoins du quotidien dans #LaParoleAuxFrancaisWE
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00:00:00 Bonjour à tous, ravie de vous accueillir dans La Parole au français.
00:00:03 Avec nous aujourd'hui Georges Fenech, bonjour.
00:00:05 Bonjour.
00:00:06 Georges, consultant CNews, William Tay également.
00:00:08 Bonjour.
00:00:09 Bonjour.
00:00:09 Président du Cercle de réflexion Le Millénaire et Noémie Schultz.
00:00:12 Bonjour Noémie.
00:00:13 Bonjour Barbara.
00:00:14 Géorges, service police-justice de la rédaction, est aussi avec nous en ce début d'émission
00:00:18 puisque nous revenons tout d'abord sur ces dernières informations dans le dossier Pierre Palmade,
00:00:22 une enquête préliminaire est désormais ouverte pour détention d'images à caractère pédo-pornographique.
00:00:29 Noémie Schultz nous en dit plus dans un instant.
00:00:31 Nous discuterons également de la proposition de Gérald Darmanin,
00:00:34 une semaine après l'accident causé par le comédien.
00:00:37 Le ministre de l'Intérieur propose de retirer les 12 points du permis à tout conducteur
00:00:41 contrôlé sous l'emprise de stupéfiants.
00:00:44 Comment les familles de victimes accueillent cette proposition ?
00:00:47 Vous entendrez la parole d'une mère d'une fillette tuée sur la route par un chauffard de 20 ans.
00:00:52 Il conduisait sans permis et après avoir fumé du cannabis.
00:00:56 La violence routière qui inquiète aussi les chauffeurs de taxi parisiens.
00:00:59 L'un d'entre eux a été violemment agressé sur les Champs-Elysées vendredi soir.
00:01:02 La profession, vous l'entendrez, confirme que le métier devient de plus en plus difficile,
00:01:07 poussant certains à l'abandonner complètement.
00:01:10 Et puis nous reviendrons sur les débats qui ont lieu dans l'hémicycle,
00:01:13 mais d'une façon un peu plus originale, sous la mine des crayons et les poils des pinceaux
00:01:17 de ces artistes qui sont autorisés à siéger au Palais Bourbon depuis quelques mois.
00:01:21 L'une de ces dessinatrices sera en direct avec nous tout à l'heure.
00:01:25 Voilà le programme.
00:01:27 On commence d'abord par un rappel des principaux titres de l'actualité fait par Adrien Spiteri.
00:01:31 La popularité d'Emmanuel Macron en baisse.
00:01:36 Elle a diminué de 2 points en février selon un sondage IFOP pour le journal du dimanche.
00:01:42 Au total, 32% des Français sont satisfaits de son action.
00:01:46 Il s'agit de son niveau le plus bas depuis 3 ans.
00:01:50 Des charlégés français arrivent en Ukraine.
00:01:53 Ils vont être livrés en fin de semaine prochaine.
00:01:55 Information transmise par le ministre des armées Sébastien Lecornu.
00:01:59 Il s'est exprimé dans une interview accordée à nos confrères du Parisien.
00:02:04 Ses blindés AMX 10 avaient été promis par la France.
00:02:08 Une nouvelle attaque de requins en Nouvelle-Calédonie.
00:02:11 Elle a eu lieu ce dimanche à 150 mètres de la plage du Château Royal.
00:02:16 Un touriste australien âgé de 59 ans est décédé.
00:02:19 Il a été mordu à plusieurs reprises.
00:02:22 Le 29 janvier dernier, une nageuse avait été grièvement blessée au large de cette même plage.
00:02:28 Et puis c'est la première des 3 joyeuses de Dunkerque.
00:02:32 Aujourd'hui, moment fort du carnaval.
00:02:34 Au programme le célèbre jet de harangue depuis à le balcon de l'hôtel de ville.
00:02:39 Ou encore le championnat du monde du cri de la mouette.
00:02:42 Les 3 joyeuses se tiennent jusqu'à mardi.
00:02:47 On revient donc pour commencer sur les derniers développements.
00:02:50 Une semaine après l'accident de la route provoqué par Pierre Palmat.
00:02:53 Car chaque jour, malheureusement, apporte son lot de détails sur les circonstances du drame.
00:02:57 Ou sur le profil des personnes impliquées.
00:03:00 Ces informations c'est Noémie Schultz qui va nous les détailler.
00:03:02 Noémie, on l'a appris il y a moins d'une heure.
00:03:04 Une confirmation qu'une nouvelle enquête préliminaire est donc ouverte à l'encontre du comédien.
00:03:09 Absolument, c'est le Parquet de Paris qui a ouvert une enquête préliminaire
00:03:12 du chef de détention d'images à caractère pédopornographique.
00:03:15 Une enquête qui a été confiée à la brigade de protection des mineurs.
00:03:19 Et qui fait suite à un signalement effectué hier par un homme qui s'est rendu,
00:03:24 qui est allé voir la police et qui a expliqué détenir des éléments
00:03:27 prouvant que Pierre Palmat a consulté des images pédopornographiques.
00:03:31 Alors cette enquête, elle débute tout juste.
00:03:33 Cet homme n'a pas encore été entendu par les policiers.
00:03:37 Mais ce qu'on peut néanmoins imaginer, c'est que son témoignage a été jugé suffisamment crédible
00:03:42 pour que le Parquet de Paris décide d'ouvrir immédiatement cette enquête préliminaire.
00:03:46 Est-ce qu'on sait si ça peut changer le cours des choses ?
00:03:50 Cette mise à résidence dans l'hôpital par exemple ?
00:03:54 C'est vrai que c'est une question qui se pose parce que ça n'a rien à voir bien sûr avec l'accident.
00:03:59 Mais on sait que le Parquet de Melun a fait appel de l'assignation à résidence en hôpital
00:04:05 puisque le Parquet de Melun était favorable à un placement en détention provisoire.
00:04:08 Et donc que d'ici quelques semaines, dans un délai de deux mois maximum,
00:04:10 la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris va se pencher à nouveau sur le cas de Pierre Palmade
00:04:15 et devoir dire si elle l'accepte, elle maintient le placement à l'hôpital,
00:04:20 ou en tout cas l'assignation à résidence, ou si elle préfère la détention provisoire.
00:04:24 Forcément, un élément comme celui-là, ce n'est pas très bon pour Pierre Palmade.
00:04:29 Mais là encore, on a très peu d'éléments en notre possession.
00:04:32 Par exemple, on sait qu'il y a eu une perquisition à son domicile.
00:04:36 Son téléphone portable avait été saisi, sans doute aussi un des ordinateurs s'il y en avait chez lui.
00:04:42 Et nous n'avons pas eu jusqu'à maintenant d'éléments indiquant qu'on avait retrouvé dans son téléphone
00:04:47 ou dans son ordinateur des images à caractère pédopornographique.
00:04:50 Là, c'est donc un homme qui s'est rendu à la police et qui dit qu'il a des éléments
00:04:53 montrant que Pierre Palmade avait consulté des images de ce type-là.
00:05:00 Donc je crois qu'il faut effectivement attendre un peu.
00:05:02 Mais évidemment, ça ne peut pas être une bonne nouvelle pour Pierre Palmade
00:05:04 que cette enquête préliminaire soit ouverte.
00:05:07 Et puis Noemi, on a aussi eu des précisions, notamment via la presse,
00:05:11 sur les liens et le passé, notamment des passagers de Pierre Palmade ce soir-là.
00:05:15 Oui, l'un d'eux, un homme de 34 ans, qui était donc dans la voiture
00:05:19 et qui avait pris la fuite après l'accident.
00:05:20 On a appris ce matin de sources judiciaires que cet homme,
00:05:23 qui était jusque-là inconnu des services de police et de justice,
00:05:26 jusqu'à il y a très peu de temps, avait été condamné 8 jours seulement
00:05:30 avant les faits pour trafic de stupéfiants, le jeudi 2 février précisément.
00:05:33 Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à une peine de 12 mois de prison,
00:05:37 assortie d'un sursis probatoire de 3 ans.
00:05:39 Une période au cours de laquelle il n'avait pas le droit d'entrer en contact
00:05:41 avec les co-accusés, les autres personnes condamnées en même temps que lui,
00:05:44 mais aussi avec Pierre Palmade, qui lui, n'avait pas été poursuivi,
00:05:48 pas jugé dans cette affaire de trafic de stupéfiants.
00:05:52 Il avait été entendu comme simple témoin.
00:05:54 Pourquoi ? Parce que sa carte bleue avait été retrouvée sur ce passager,
00:05:59 en possession de cet homme.
00:06:01 Ce qu'il est important d'apporter comme précision,
00:06:04 c'est que cette condamnation, au moment de l'accident de voiture,
00:06:07 n'était pas définitive.
00:06:08 Vous savez, il y a un délai, tout le monde peut faire appel de son jugement
00:06:11 en première instance, et ce délai, il est de 10 jours.
00:06:14 Donc, condamnation le 2 février, ça veut dire que 8 jours après,
00:06:19 ce délai n'était pas arrivé à son terme, et donc la condamnation n'était pas effective.
00:06:23 Donc, techniquement, cet homme pouvait, à ce moment-là,
00:06:26 entrer en contact avec Pierre Palmade.
00:06:27 Et puis, un dernier point, c'est qu'une des personnes condamnées
00:06:30 dans cette affaire a fait appel, le parquet a fait appel aussi
00:06:34 de ce jugement, et donc la condamnation n'est pas définitive.
00:06:40 Il y aura un nouveau procès.
00:06:42 - Jean-Georges Fénécancien, magistrat.
00:06:44 Je vous repose la question à vous.
00:06:48 Il y a beaucoup d'éléments, effectivement.
00:06:49 - Et clairement, par Mimi, mais c'est vrai que...
00:06:51 - Parce que c'est vrai que là, le dossier...
00:06:53 - La procédure s'alourdit, se complexifie.
00:06:56 - C'est vraiment, pour s'y retrouver, cette fois-ci,
00:06:58 ça demande vraiment beaucoup de clarté.
00:07:01 On essaie d'y voir un peu plus clair.
00:07:03 Là, ce qui est en train de se passer, c'est que maintenant,
00:07:05 on apprend, effectivement, qu'il y avait une interdiction
00:07:08 de se rencontrer entre l'un des passagers et Pierre Palmade,
00:07:11 mais comme la décision n'était pas définitive,
00:07:14 ils ne pouvaient encore le rencontrer.
00:07:16 Autrement, le juge d'application des peines
00:07:17 aurait fait révoquer le sursaut qu'ils allaient preuve.
00:07:20 Voilà, ça, c'est une chose, mais ce qui est extrêmement nouveau
00:07:24 et qui complique, effectivement, la situation,
00:07:26 avec toutes les précautions d'usage que nous devons prendre,
00:07:29 c'est la probabilité qu'il y ait d'autres faits,
00:07:33 cette fois-ci, à caractère pédopornographique.
00:07:36 Ça veut donc dire que la personne qui est actuellement entendue,
00:07:39 si j'ai bien compris, sous le régime de l'enquête préliminaire,
00:07:42 ouverte par le parquet de Paris, cette fois,
00:07:45 et la saisine de la brigade de protection des mineurs,
00:07:48 va auditionner cette personne qui fait ce signalement.
00:07:52 Et ensuite, si les faits sont crédibles et caractérisés, d'ores et déjà,
00:07:57 il faudra auditionner Pierre Palman.
00:08:00 Et alors, sous quel régime ?
00:08:02 Ça peut être le régime de la garde à vue.
00:08:04 Il faudra donc l'autorisation du juge d'instruction
00:08:07 qui a décidé cette assiduation à résidence,
00:08:10 pour que les fonctionnaires de la brigade des mineurs
00:08:12 puissent l'extraire de l'hôpital,
00:08:14 le conduire dans des locaux de police,
00:08:16 le placer en garde à vue de manière distincte, pour l'auditionner.
00:08:19 Donc, vous voyez que là, on est sur toute une série d'éléments nouveaux
00:08:24 qui complexifient vraiment la procédure.
00:08:26 On suivra évidemment les conséquences de l'ouverture de ces différentes enquêtes.
00:08:31 C'est un accident, en tout cas, qui...
00:08:33 Pardon, remercier Noémie Schultz, également, sur ce point judiciaire.
00:08:36 Cet accident, en tout cas, ravi de douloureux souvenirs
00:08:39 à toutes les familles de victimes de la route.
00:08:41 Avec nous à présent, Nadine Poinceau.
00:08:43 Bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté de témoigner sur notre antenne.
00:08:47 Vous avez créé en 2002 l'association Marie-Lou,
00:08:50 le prénom de votre fille qui a perdu la vie sur la route
00:08:53 avant de pouvoir fêter ses 10 ans.
00:08:55 Depuis, vous avez fait de la lutte contre cette délinquance routière,
00:08:57 votre priorité.
00:08:58 Vous demandez plus de sanctions à l'égard de ceux qui conduisent
00:09:02 sous l'emprise de stupéfiants.
00:09:04 Première question, madame, comment vivez-vous
00:09:06 ce qu'on appelle désormais l'affaire Pierre Palmade ?
00:09:09 Je suis ravie que ce soit aussi médiatisé,
00:09:15 mais il aura fallu que ce soit Pierre Palmade.
00:09:18 Enfin, ça aurait été une autre personnalité, ça aurait été pareil.
00:09:21 Mais ce que je dis aussi, c'est que depuis que Pierre Palmade
00:09:24 a eu cet accident, il y a combien de morts sur les routes ?
00:09:27 Et ça, on n'en parle pas, on ne parle que de Pierre Palmade.
00:09:29 Mais tant mieux, tant mieux à la limite,
00:09:31 si ça peut faire avancer les choses du côté des victimes,
00:09:33 au moins c'est une bonne chose.
00:09:35 Alors, on y reviendra dans un instant pour nos téléspectateurs,
00:09:38 mais Gérald Darmanin propose aujourd'hui de durcir la répression
00:09:42 en retirant les 12 points du permis à tout conducteur qui serait contrôlé
00:09:45 et tester positif aux stupéfiants.
00:09:48 Est-ce de nature à être efficace, selon vous, et à éviter d'autres drames ?
00:09:52 Je ne sais pas, en tout cas j'ai envie de dire qu'elle mouche le pic.
00:09:57 Ça fait des années, enfin depuis sur Acre,
00:10:02 aucun gouvernement politique n'est intéressé par la sécurité rocaille
00:10:06 et d'un seul coup Pierre Palmade fait un accident
00:10:08 et alors là tout le monde se bouge.
00:10:10 Gérald Darmanin qui fait des déclarations fracassantes ce matin,
00:10:13 il dit aussi avoir concerté des associations.
00:10:17 Nous, on n'a pas été concerté.
00:10:19 Je crois que c'est une décision qui a été prise un peu dans la précipitation
00:10:22 et dans l'émotion et qu'il faut réfléchir un petit peu plus
00:10:27 avant de faire des déclarations comme ça,
00:10:30 parce qu'après il va falloir suivre.
00:10:32 Vous n'y croyez pas, pour vous c'est de la communication,
00:10:34 parce qu'on parle d'une mesure qui est pour le coup assez radicale ?
00:10:37 Oui, oui c'est radical, mais je pense que c'est de la communication.
00:10:40 Il y a un accident, on communique et puis après,
00:10:43 il faut aller dans les tribunaux pour voir ce qui se passe.
00:10:46 Il faut y aller.
00:10:48 Ça veut dire que vous demandez d'autres choses,
00:10:50 on parle aussi beaucoup d'accompagner les personnes qui sont dépendantes.
00:10:53 Qu'est-ce que vous aimeriez voir le gouvernement faire
00:10:56 pour lutter contre cette délinquance routière ?
00:10:58 Le gouvernement, enfin ce que je demande moi,
00:11:01 enfin un certain nombre de victimes,
00:11:03 c'est on demande l'application des lois qui existent déjà.
00:11:05 Ce n'est pas la peine d'en rajouter.
00:11:07 Il y a des lois qui existent mais qui ne sont pas appliquées.
00:11:10 Voilà, simplement appliquer les lois existantes.
00:11:12 Merci beaucoup Nadine Poinsot d'avoir témoigné sur notre antenne.
00:11:17 On va continuer d'en débattre en plateau.
00:11:19 William Tay, cette proposition, elle semble radicale.
00:11:23 Ce que dit cette dame, c'est qu'on avait déjà les outils pour lutter,
00:11:26 simplement qu'on ne les utilisait pas.
00:11:28 Souvent il y a à peu près le même problème dans tous les points.
00:11:31 À chaque fois on dit qu'on avait les lois et les mesures
00:11:33 qui ont déjà été votées pour appliquer des sanctions.
00:11:36 Je pense qu'il y a deux points.
00:11:37 Est-ce que les sanctions sont correspondantes à ce qui se passe ?
00:11:40 Et ensuite, après, est-ce que le juge décide d'appliquer les sanctions ou pas ?
00:11:43 Moi je pense que vous avez un problème sur l'affaire Pierre Palmade
00:11:45 et même sur l'affaire des drogues au volant.
00:11:47 Globalement, c'est la question de la responsabilité, de la proportionnalité.
00:11:50 C'est-à-dire que lorsque vous conduisez sous l'emprise de stupéfiants,
00:11:52 vous conduisez à un accident.
00:11:54 Un accident qui peut conduire une personne à perdre l'usage
00:11:57 de certains de ses membres physiques,
00:11:58 de perdre, comme c'est le cas de Madame,
00:12:00 de perdre un enfant, etc.
00:12:01 Du coup, je pose une question qui est la suivante.
00:12:03 Est-ce que les peines sont proportionnées à la perte qui les conduise à la personne ?
00:12:08 Je pense que sur ce point-là, il faudrait allonger les peines.
00:12:11 Et je pense aussi que Darmanin pose la bonne question.
00:12:13 On va revenir justement sur ce qu'il propose pour que nos téléspectateurs comprennent bien.
00:12:17 On rappelle que c'est une semaine après l'accident.
00:12:20 Gérald Darmanin propose de durcir cette répression,
00:12:22 enlever les 12 points à ceux qui seraient contrôlés positifs.
00:12:25 On va...
00:12:27 Ah pardon, c'est du direct.
00:12:29 On va écouter Gérald Darmanin. Excusez-moi.
00:12:31 - ...question autour de l'avenir institutionnel de Lille,
00:12:34 que la majorité nationaliste a souhaité qu'on appelle autonomie.
00:12:38 Là, nous avons une réunion le 24 février prochain.
00:12:41 Nous allons pouvoir reprendre une discussion qui était arrêtée
00:12:43 pour les questions que vous connaissez.
00:12:45 Et là, nous sommes en attente, comme je l'ai déjà dit,
00:12:48 de la proposition, des propositions sur l'avenir institutionnel de Lille
00:12:51 de la part de Gilles Siméoni et de sa majorité.
00:12:54 Je vous répète que ce n'est pas l'État français qui souhaite l'autonomie,
00:12:57 mais c'est bien la majorité aujourd'hui du Conseil exécutif.
00:13:00 Donc nous nous verrons vendredi prochain.
00:13:01 On se parle quasiment toute la semaine avec le président Siméoni,
00:13:04 même lorsqu'on ne se voit pas.
00:13:05 Et donc nous sommes toujours sur ce point-là.
00:13:07 Là, au déjeuner, la volonté du président Siméoni,
00:13:10 et je l'ai bien sûr accepté, c'est de parler du quotidien,
00:13:12 c'est-à-dire de la Corse d'aujourd'hui,
00:13:14 et des questions importantes qui touchent les Corses
00:13:16 et qu'il a à gérer en tant que président du Conseil exécutif.
00:13:19 Et j'ai déjà dit qu'indépendamment de m'occuper de l'avenir et de l'institutionnel,
00:13:23 je me porte garant.
00:13:24 Alors c'est le ministre de l'Intérieur qui est donc en déplacement en Corse aujourd'hui.
00:13:28 Celui-là même qui propose de durcir la répression en matière de délinquance routière.
00:13:33 Et pour mieux comprendre ce qu'il propose, on écoute les précisions de Célia Judin.
00:13:37 Des mesures fortes, une semaine après l'accident tragique mettant en cause Pierre Palmade.
00:13:42 Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, entend bien les employés
00:13:46 dans la lutte contre l'usage des stupéfiants au volant.
00:13:49 Je propose le retrait des 12 points du permis de conduire
00:13:51 pour toute personne qui conduit alors qu'il a consommé de la drogue.
00:13:54 Et également de rendre obligatoire une visite médicale de tout consommateur avéré de drogue
00:13:59 pour qu'il soit autorisé à conduire s'il se soigne.
00:14:02 Chaque année, près de 600 personnes perdent la vie dans des accidents de la route liés à la drogue.
00:14:06 Et ce, malgré le renforcement des contrôles routiers ces dernières années.
00:14:09 Pour aller plus loin, le ministre de l'Intérieur se dit prêt à requalifier les accidents mortels
00:14:14 causés par la prise de stupéfiants ou d'alcool.
00:14:17 Je suis par ailleurs en lien étroit avec Eric Dupond-Mouetti
00:14:20 pour renommer en homicide routier les accidents mortels dus à la drogue et à l'alcool.
00:14:24 Nous y travaillons depuis décembre dernier sur proposition des associations.
00:14:28 Au même titre que sur les dangers du cannabis,
00:14:31 l'enjeu est également d'améliorer la sensibilisation auprès des jeunes notamment.
00:14:35 Dès l'été prochain, policiers et gendarmes devraient être mobilisés à cet effet.
00:14:39 J'attire l'attention sur le fait que la cocaïne est parfois présentée comme récréative
00:14:43 alors qu'il n'existe pas de drogue récréative, il n'y a que des drogues mortelles.
00:14:47 Le gouvernement souhaite appliquer à la lutte contre la drogue au volant
00:14:50 la même dureté que celle pour l'alcool et espère une prise de conscience collective.
00:14:55 Et pour en parler avec nous, en tout cas aussi ressentir un autre point de vue
00:15:01 par rapport à ce que propose le ministre de l'Intérieur, on accueille à présent Pierre Lagache.
00:15:05 Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
00:15:07 Vous êtes vice-président de la Ligue routière.
00:15:10 On rappelle, ça a été dit dans le reportage, mais le chiffre est important,
00:15:14 200 morts chaque année dans des accidents liés aux stupéfiants.
00:15:17 Selon vous, retirer les 12 points du permis à ceux qui seraient contrôlés positifs aux stupéfiants,
00:15:23 est-ce une mesure suffisamment dissuasive ?
00:15:26 Écoutez, avant de répondre plus précisément à votre question,
00:15:31 je pense que ce qu'il faut acter, c'est qu'enfin le sujet de la sécurité routière
00:15:35 est abordé par le ministre Darmanin.
00:15:38 Nous, ce qu'on constate, je suis totalement en phase avec le témoignage de madame Poinsot
00:15:43 qu'on a écouté il y a quelques minutes sur votre antenne,
00:15:46 ce qu'on constate, c'est qu'on est face à une absence de politique de sécurité routière
00:15:51 depuis des années, avec des reculades, même, puisqu'un certain nombre de mesures
00:15:56 ont été stoppées, refusées, je pense notamment le retour à 90 km/h,
00:16:03 l'abandon du contrôle technique des deux roues motorisées,
00:16:07 récemment l'abandon des radars urbains, et puis on nous annonce ce matin,
00:16:14 en même temps que ces mesures sur la drogue, je vais y revenir,
00:16:19 un projet d'affaiblissement du permis à poids.
00:16:22 Donc, nous sommes à la fois déstabilisés par un ministre qui souffle le chaud et le froid,
00:16:31 et vraiment...
00:16:33 - Agach, on va suivre le déplacement du ministre de l'Intérieur, justement,
00:16:37 qui est en Corse, qui s'exprime devant les journalistes,
00:16:41 on va prendre une conversation juste après.
00:16:43 - Il y a des enfants, des gamins de 6 ans qui se retrouvent à l'hôpital,
00:16:46 et puis il y a tous les jours, vous le savez bien, des morts,
00:16:48 il y a 600 morts par an de gens qui meurent parce que le conducteur d'en face
00:16:53 a pris de la drogue. Et ça ce n'est pas possible,
00:16:56 moi mon travail c'est de protéger la population française,
00:16:59 et je crois qu'on n'est jamais assez dur, monsieur,
00:17:01 avec ceux qui bafouent les règles, notamment qui consomment de la drogue
00:17:04 pour aller prendre leur voiture et devenir finalement des meurtriers en puissance.
00:17:08 - Merci beaucoup. - Vous n'en avez pas parlé.
00:17:11 - Merci à vous. - La création du délit.
00:17:13 - Bonne journée.
00:17:15 - Voilà, le ministre de l'Intérieur qui participe finalement à nos débats,
00:17:20 il revenait sur ce qu'il propose, monsieur Lagas, je reviens vers vous.
00:17:23 Nadine Poinçon nous disait qu'elle ne croyait pas à ces mesures,
00:17:27 elle accusait le ministre de l'Intérieur de surfer sur les motions,
00:17:30 de faire de la communication, et vous semblez y croire peut-être un peu plus.
00:17:35 Vous.
00:17:37 - J'aimerais y croire en fait, mais je n'y crois pas vraiment,
00:17:42 dans la mesure où on voit bien qu'on est dans une approche
00:17:45 de la sécurité routière qui est vraiment au fil de l'eau.
00:17:50 Il aura suffi d'un accident impliquant une personne connue
00:17:56 pour que des décisions soient prises sur la question de la drogue
00:18:00 et de la sécurité routière.
00:18:02 Ce n'est pas un sujet nouveau, c'est un sujet sur lequel on sait
00:18:07 que depuis quelques années, on observe une consommation
00:18:12 de plus en plus importante de drogue, et ça se traduit bien évidemment
00:18:16 dans le nombre d'accidents sur les routes,
00:18:19 et aucune action particulière n'avait été menée dans ce cadre-là.
00:18:23 Le nombre de contrôles routiers était relativement stable,
00:18:27 bien en-dessous de ce qu'on pourrait attendre.
00:18:30 On nous annonce un million de contrôles au bord des routes,
00:18:33 mais à l'échelle de la population française, je peux vous garantir
00:18:36 que c'est une pression de contrôle qui reste tout à fait insuffisante.
00:18:41 Les mesures concernant les peines encourues vont dans le bon sens,
00:18:47 parce que ça rompt avec une espèce de banalisation
00:18:51 que nous renvoient en permanence les victimes de la route,
00:18:54 considérant que les peines qui sont prononcées dans les tribunaux
00:18:57 sont bien en-dessous de ce qu'il faudrait pour envisager
00:19:01 qu'il puisse y avoir du sens dans ces décisions,
00:19:04 et qu'il puisse y avoir une réparation auprès des victimes.
00:19:07 - Il propose également de requalifier ces accidents mortels
00:19:10 liés à la drogue ou à l'alcool en "homicide routier".
00:19:13 Là aussi, est-ce que ce ne sont pour vous que des mots,
00:19:16 ou est-ce que ça influe justement sur les peines
00:19:18 qui pourraient être ensuite prononcées ?
00:19:20 - Ce sont des mots importants,
00:19:23 parce qu'on sait que les victimes ont beaucoup de difficultés
00:19:27 à accepter la notion de domicile involontaire
00:19:29 quand on est dans des comportements complètement déviants.
00:19:32 Quand on prend la voiture en étant sous l'emprise de l'alcool, de la drogue,
00:19:36 quand on est dans des situations d'excès de vitesse extrêmement importantes,
00:19:40 on est un délinquant de la route, on sait ce qu'on fait,
00:19:43 et la notion de domicile involontaire, si vous voulez, pose question.
00:19:49 On est sans doute dans un entre-deux par rapport aux volontaires,
00:19:53 donc c'est en cela que la notion d'homicide routier
00:19:56 est importante en termes de vocabulaire.
00:19:59 Ensuite, ça n'aura de sens que si effectivement
00:20:02 les sanctions associées à cet homicide routier soient revues.
00:20:06 Je ne parle pas de la loi,
00:20:08 parce que la loi punit fortement les comportements déviants.
00:20:11 Dans le cas de l'accident de Pierre Palmade,
00:20:14 ce sont des peines encourues qui peuvent aller jusqu'à 10 ans de prison,
00:20:17 150 000 euros d'amende, voilà.
00:20:19 Mais ce qu'on constate dans les tribunaux,
00:20:21 c'est que ces maxima de peines ne sont jamais prononcées.
00:20:25 Et pire, les peines sont bien en-deçà,
00:20:28 et souvent elles font l'objet d'aménagements.
00:20:31 Et c'est le sens de la démarche du sénateur Laurent Saumon,
00:20:35 qui a déposé au Sénat en novembre dernier
00:20:38 un projet de loi concernant l'homicide routier,
00:20:42 avec la volonté de ne plus voir ces peines aménagées,
00:20:47 parce que c'est juste très compliqué pour les victimes de l'accepter,
00:20:53 et ça complique leur reconstruction, bien évidemment.
00:20:56 Merci beaucoup Pierre Lagage d'avoir participé à nos débats.
00:21:01 Je rappelle que vous êtes vice-président
00:21:03 de la Ligue contre la violence routière.
00:21:06 Je voulais vous soumettre un dernier élément,
00:21:08 parce qu'on a posé aussi la question aux Français dans la rue ce matin.
00:21:11 Pour cette mesure du retrait des 12 points pour des conducteurs
00:21:14 qui seraient contrôlés positifs au stupéfiant,
00:21:16 écoutez la réponse au micro de Florian Ferro.
00:21:19 Avec tout ce qu'on voit, les accidents et tout ça,
00:21:22 c'est scandaleux ce qui se passe en ce moment.
00:21:24 Donc il n'y a pas de souci, moi c'est 100%.
00:21:26 Non seulement on se met en danger,
00:21:27 mais on met surtout la vie des gens en danger.
00:21:29 Donc pour moi c'est quelque chose qui est important.
00:21:31 Ça ne sert à rien d'attendre qu'il y ait un drame,
00:21:33 autant être sévère d'entrée et faire le nécessaire.
00:21:38 Je suis entièrement d'accord, la drogue, l'alcool, tout ça, au volant, n'y est.
00:21:42 Du tout. C'est trop dangereux, d'abord pour eux,
00:21:45 et ne serait-ce que pour les autres, ça c'est le plus important.
00:21:48 Oui c'est tellement logique finalement.
00:21:50 C'est bête d'avoir attendu aussi tant de temps pour mettre ça en place.
00:21:54 Il faudrait au moins un peu plus de discipline pour la drogue et l'alcool.
00:21:58 C'est vraiment trop puissant dans les catastrophes qui peuvent arriver.
00:22:02 Voilà, vous l'avez entendu, ils sont unanimes les Français.
00:22:05 Pour eux, il n'y a pas de tergiversé.
00:22:07 Oui, mais je pense qu'ils ont raison.
00:22:09 Le permis de conduire est un droit.
00:22:11 Et lorsque vous vous comportez de façon illicite,
00:22:13 est-ce que vous avez encore droit à ce droit-là ?
00:22:15 Moi, je ne pense pas. Je pense que ça n'a aucun sens.
00:22:17 Et je pense que les propositions de Darmanin à la fois sur le permis de conduire
00:22:20 et sur l'homicide routier vont dans le bon sens. Pourquoi ?
00:22:22 Parce que, est-ce que ça permettra de prévenir ?
00:22:25 Je pense que c'est pour ça que les deux intervenants précédents ont dit
00:22:28 qu'il y aura des effets limités. Non.
00:22:30 Mais au moins, il y aura un effet qui sera essentiel,
00:22:32 c'est la question de la sanction.
00:22:34 Parce qu'il y a le point essentiel que les deux intervenants ont dit,
00:22:36 lorsque vous perdez l'usage de vos jambes jusqu'à la fin de votre vie,
00:22:39 lorsque vous perdez une vie, lorsque vous perdez quelqu'un,
00:22:41 il y a la question de la proportionnalité de la sanction
00:22:43 et que la personne a causée.
00:22:45 Lorsque vous conduisez sur l'emprise de stupéfiants,
00:22:47 du coup, vous êtes responsable de ça, même si ça reste un accident.
00:22:50 Et lorsque vous avez perdu une vie et que vous allez en prison
00:22:52 uniquement un an, un an et demi ou deux ans,
00:22:54 est-ce que c'est proportionnel à la peine que vous avez causée à la personne ?
00:22:57 Donc, est-ce que ça permet de prévenir et d'arrêter
00:22:59 le fait qu'il y ait des personnes qui conduisent sous le stupéfiant ?
00:23:02 Est-ce que ça permet au moins aux victimes d'avoir un esprit de réparation ?
00:23:06 Je pense que oui.
00:23:07 Surtout, ces Français sont aussi tous d'accord sur le terrible gâchis
00:23:10 qui consiste à attendre de tels drames pour passer à l'action.
00:23:13 Oui.
00:23:14 Alors, moi, je voudrais quand même un peu nuancer tout ce qui vient d'être dit,
00:23:17 parce que, notamment par les témoignages de la lutte routière,
00:23:20 des violences routières,
00:23:22 quant à moi, ce que j'ai entendu, il n'y a pas d'inaction dans ce domaine.
00:23:28 Si vous vous rappelez le nombre de morts qu'il y avait sur les routes
00:23:31 dans les années 70-80, c'est entre 16 et 18 000 morts par an.
00:23:37 On a réduit ce sinistre national à environ 3 000 morts par an.
00:23:44 Vous voyez, on a quasiment divisé par 4, 5 le nombre de morts.
00:23:49 C'est la conséquence, je peux continuer à parler ?
00:23:52 C'est la conséquence de tout ce qui a été mis en place,
00:23:56 c'est-à-dire les limitations de vitesse,
00:23:58 c'est-à-dire la plus grande sévérité dans l'action publique et des peines.
00:24:03 Et ça, je peux vraiment vous en témoigner.
00:24:05 Vous avez des conditions d'annulation automatique du permis de conduire.
00:24:10 Si, par exemple, c'est un homicide involontaire avec produit stupéfiant ou alcool,
00:24:14 le juge n'a même pas la possibilité d'aménager, c'est automatique.
00:24:18 Le permis de conduire est annulé, il fixe simplement le délai
00:24:21 pendant lequel vous ne pouvez pas repasser le permis.
00:24:24 J'entends cette mesure de retrait de poids,
00:24:26 en réalité, sur le plan judiciaire, ça existe déjà.
00:24:29 Ce qu'il faut, c'est effectivement appliquer.
00:24:31 Et je peux vous dire que les juridictions, aujourd'hui,
00:24:34 ne sont pas particulièrement bienveillantes à l'égard de ce genre d'infraction
00:24:39 et que des peines de prison sont prononcées,
00:24:42 des annulations de permis sont prononcées à longueur de journée.
00:24:46 Je peux vous dire, il y a des audiences entièrement consacrées à ce sujet.
00:24:49 Donc, je ne peux pas laisser dire qu'il ne se passe rien.
00:24:52 Personne n'a dit qu'il ne se passe rien.
00:24:54 On ne dit pas qu'il y avait une inaction, qu'il a fallu la faire Pierre Balman pour en parler.
00:24:57 Non, on le sait.
00:24:59 Vous savez, la principale cause d'accident mortel en France,
00:25:02 c'est l'excès de vitesse. Ça reste l'excès de vitesse.
00:25:04 On va réécouter Gérald Darmanin qui, depuis Corte, en Corse,
00:25:07 revenait sur ce sujet d'actualité.
00:25:10 Je souhaite qu'on ait une sécurité routière de bon sens.
00:25:13 Quelle est cette idée ?
00:25:15 C'est-à-dire que nous puissions arrêter d'embêter
00:25:17 tous ceux qui vont travailler le matin et le soir
00:25:20 et qui, parfois, à quelques kilomètres près,
00:25:23 se font retirer des points sur leur permis
00:25:25 alors qu'ils vont travailler et qu'ils respectent les règles de la République.
00:25:29 Et puis en même temps, être beaucoup plus durs
00:25:31 envers ceux qui prennent, comme on l'a vu très récemment
00:25:34 dans cette affaire dramatique et médiatique,
00:25:36 qui choquent tous les Français bien légitimement,
00:25:38 qu'on soit beaucoup plus durs avec ceux qui conduisent
00:25:40 sous l'emprise, évidemment, de drogue, de stupéfiants
00:25:43 ou d'alcool, bien évidemment.
00:25:45 Donc, la proposition est assez simple.
00:25:47 Suppression, retrait du permis, retrait des 12 points
00:25:49 lorsqu'on conduit sous stupéfiants
00:25:51 et accepter l'idée que, même si on garde la morde,
00:25:54 on puisse arrêter de retirer les points
00:25:56 pour les personnes qui ont fait un excès de vitesse
00:25:58 de moins de 5 km/h.
00:26:00 On va se quitter quelques instants.
00:26:02 Après la pub, nous reviendrons sur la route.
00:26:04 Quittez aussi le théâtre de plus en plus souvent
00:26:06 d'agressions de chauffeurs, de taxis.
00:26:08 Nous serons connectés avec l'un d'entre eux dans un instant.
00:26:10 À tout de suite.
00:26:11 14h30, l'heure de faire un point sur les titres de l'actualité
00:26:16 avec Adrien Spiteri.
00:26:19 Une enquête pour Pédopornographie
00:26:22 visant Pierre Palmade, ouverte après un signalement.
00:26:25 Information du parquet de Paris.
00:26:27 L'auteur de ce signalement doit être entendu
00:26:30 par la brigade de protection des mineurs.
00:26:32 Dans le même temps, l'humoriste a été mis en examen
00:26:35 pour homicide involontaire vendredi
00:26:37 à la suite d'un accident de voiture.
00:26:39 Pour 46% des Français, Marine Le Pen
00:26:42 incarne le mieux l'opposition à la réforme des retraites.
00:26:45 Contre 43% pour Jean-Luc Mélenchon.
00:26:48 Résultat d'un sondage IFOP pour le journal du dimanche.
00:26:51 Dans le même temps, la cote de popularité d'Emmanuel Macron
00:26:54 est au plus bas depuis trois ans.
00:26:57 Et puis 80% des Français s'inquiètent des conséquences
00:27:00 de la guerre en Ukraine sur leur foyer.
00:27:02 Résultat d'un sondage Opinion Way pour nos confrères du parisien.
00:27:06 79% s'inquiètent d'une possible extension du conflit.
00:27:10 Une majorité soutient la livraison d'armes à l'Ukraine.
00:27:15 - La route est aussi le théâtre de plus en plus souvent
00:27:19 d'agressions de chauffeurs de taxi.
00:27:21 L'un d'eux a été la cible d'une attaque vendredi soir
00:27:24 sur les Champs-Elysées à Paris.
00:27:26 Une agression filmée et qui fait dire à la profession
00:27:29 que le métier devient de plus en plus difficile.
00:27:32 L'homme blessé au crâne est empêché de travailler pour 21 jours.
00:27:35 Retour sur cette agression avec Maxime Lavandier.
00:27:38 - Vendredi, 21h30, en plein coeur des Champs-Elysées,
00:27:41 deux individus se jettent sur un chauffeur de taxi
00:27:44 et l'agressent sans raison apparente.
00:27:47 - Je descends dans mon véhicule pour faire ouvrir la porte
00:27:50 à ma cliente.
00:27:52 Les deux personnes ont baissé leurs vitres et ont commencé
00:27:55 à m'insulter.
00:27:57 Au moment où j'ouvre la porte à ma cliente, les deux personnes
00:28:00 sont sorties de leur véhicule.
00:28:02 Un troisième de l'autre côté a sauté vers moi.
00:28:05 Un, deux, trois m'ont tranglé.
00:28:07 Les autres deux ont essayé de me bloquer pour ne pas bouger.
00:28:10 - Avec le choc et le crâne ouvert, le chauffeur de taxi
00:28:13 est transféré à l'hôpital.
00:28:15 Il en ressort avec 21 jours d'incapacité totale de travail
00:28:18 et la peur au ventre à l'idée de reprendre son activité.
00:28:21 - J'ai très peur.
00:28:23 Je n'ai même pas envie de récupérer mon taxi et d'aller travailler.
00:28:26 - Si cette agression est une première pour lui, il confie
00:28:29 que pour ses collègues, cette violence est quotidienne.
00:28:32 - Mes collègues étaient agressés tout le temps.
00:28:35 On se fait agresser verbalement, physiquement.
00:28:38 Pour un oui, pour un non.
00:28:41 - La préfecture de police assure avoir ouvert une enquête
00:28:44 et précise avoir renforcé la présence des forces de l'ordre
00:28:47 sur la plus belle avenue du monde.
00:28:49 - Pour parler de cette insécurité redoutée par la profession,
00:28:52 nous accueillons Walid Hanida.
00:28:54 Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
00:28:57 Vous êtes président de l'association Team Taxi.
00:29:00 On a envie d'entendre de vos mots ce qui a changé pour vous.
00:29:03 A quelle scène êtes-vous désormais exposé aujourd'hui
00:29:06 que vous ne viviez pas du tout par le passé ?
00:29:09 - Tout simplement la violence sur les routes.
00:29:12 Les chauffeurs de taxi ont 11 heures par jour sur les routes.
00:29:17 Ils sont soumis à beaucoup d'agressions,
00:29:20 que ce soit verbales ou physiques,
00:29:23 qui sont en recrudescence ces derniers temps.
00:29:26 Aussi bien sur nos stations de taxi que sur la voie publique,
00:29:29 que dans les gares et aéroports.
00:29:32 Les taxis sortent travailler avec la peur au ventre.
00:29:35 C'est-à-dire qu'ils ne savent pas s'ils vont rentrer chez eux le soir
00:29:40 en sains et saufs,
00:29:42 tant donné que cette violence ne fait que se développer.
00:29:45 Et les taxis sont vraiment en première ligne dans l'espace public.
00:29:49 Il faut savoir que le taxi, son outil de travail, son bureau,
00:29:56 c'est la station de taxi.
00:29:58 Et malheureusement, celles-ci sont de plus en plus occupées
00:30:01 par des véhicules.
00:30:03 Et c'est vraiment très difficile de pouvoir travailler dans ces conditions-là.
00:30:08 - Est-ce que vous-même, vous avez été témoin ou victime
00:30:12 de cette violence qui se banalise ?
00:30:15 - Effectivement. Il y a quelques années,
00:30:18 j'ai eu une agression au niveau de la porte de Saint-Ouen,
00:30:22 avec un véhicule où une arme à feuille était sortie.
00:30:25 Donc l'enquête est toujours en cours depuis.
00:30:29 Il faut savoir que c'est vraiment quelque chose
00:30:33 qui traumatise le chauffeur de taxi,
00:30:36 à savoir qu'il est vulnérable dans son véhicule
00:30:39 et qu'il ne se sent pas protégé,
00:30:41 il ne se sent pas en sécurité dans l'espace public.
00:30:44 C'est pourquoi on a décidé hier d'agir de façon spontanée
00:30:48 afin de soutenir le collègue qui a été agressé
00:30:51 au niveau des Champs-Elysées.
00:30:53 - Et cette action, elle passe par quoi ?
00:30:55 Quel est votre mode d'action pour défendre le statut
00:30:58 de ces chauffeurs de taxi ?
00:31:00 - Hier, il s'agissait d'une action, on va dire,
00:31:03 d'un peu coup de poing, c'est-à-dire qu'on a appelé
00:31:06 les chauffeurs à se mobiliser très rapidement
00:31:08 au niveau du lieu de l'agression,
00:31:10 donc la station sur les Champs-Elysées.
00:31:12 On a pu échanger entre nous, faire un appel
00:31:14 à la solidarité entre chauffeurs.
00:31:16 Ensuite, on a décidé d'accompagner tous ensemble
00:31:19 puisque la victime est venue.
00:31:21 Elle a pu raconter ce qui lui était arrivé.
00:31:24 Elle était vraiment terrorisée, comment dire.
00:31:27 Elle n'a pas pu mettre des mots sur ce qui s'était passé,
00:31:33 donc ça lui a mis du beau moqueur de voir
00:31:35 tous ses collègues réunis autour de lui.
00:31:37 Et de là, on a décidé de faire un cortège.
00:31:40 On a roulé tous ensemble pour qu'il puisse aller déposer
00:31:43 plainte au commissariat du 8e arrondissement,
00:31:46 qui nous a accueillis avec diligence et professionnalisme
00:31:50 et gentillesse afin d'écouter le chauffeur
00:31:53 pour qu'il puisse donc exposer les faits.
00:31:56 La question qu'on se pose quand on entend le récit
00:31:58 que vous venez de faire, c'est quel moyen vous avez-vous
00:32:00 pour vous défendre ?
00:32:02 On a appris par la préfecture de police de Paris,
00:32:04 dont on va montrer le tweet, que la surveillance
00:32:07 allait être dorénavant renforcée.
00:32:09 Regardez, Vigéance Sacrue, les forces de l'ordre,
00:32:11 aux abords des stations de taxi dans le secteur
00:32:14 des Champs-Elysées.
00:32:15 Est-ce que vous êtes rassuré d'apprendre cela
00:32:18 ou est-ce que vous vous inquiétez d'une mesure
00:32:20 qui ne serait que temporaire et qui, sur le long terme,
00:32:22 ne changerait pas la donne ?
00:32:24 Disons que c'est déjà bien qu'il y ait une action
00:32:27 qui ait été mise en place, mais il va falloir
00:32:29 l'étendre sur toute notre zone d'activité,
00:32:33 donc sur les lieux particulièrement sensibles,
00:32:36 en particulier les stations, les gares et les aéroports,
00:32:39 car il faut savoir que dans ces endroits-là aussi,
00:32:41 on est soumis à une agression quotidienne,
00:32:44 qu'elle soit verbale ou physique,
00:32:46 de la part de racoleurs, de voyous,
00:32:49 bien timides, les chauffeurs qui les agressent
00:32:52 quand ça ne va pas dans leur sens.
00:32:54 Donc on se sent vraiment démuni,
00:32:57 on se sent vraiment démuni et on est content
00:33:00 qu'il y ait une première écoute qui soit établie.
00:33:04 On espère qu'il y aura des groupes de travail.
00:33:06 Ce qu'on espère, c'est que les chauffeurs de taxi,
00:33:08 on puisse reconnaître leur rôle dans le service public,
00:33:12 c'est-à-dire qu'ils puissent avoir un statut
00:33:14 qui puisse leur permettre d'être protégés
00:33:17 en cas d'agression, c'est-à-dire savoir
00:33:19 que si on agresse un chauffeur de taxi,
00:33:21 c'est quelque chose qui est grave,
00:33:25 c'est quelque chose qui est grave,
00:33:26 parce que c'est quelqu'un qui est là
00:33:28 au service de la population,
00:33:30 un peu dans le même style que les ambulanciers,
00:33:32 mais nous, réellement, on est confrontés
00:33:34 à la violence quotidienne et on n'a pas
00:33:36 de protection par rapport à cela.
00:33:39 On l'a entendu dans le reportage,
00:33:40 certains se découragent,
00:33:41 ils décident d'abandonner la profession.
00:33:43 Vous l'avez dit vous-même,
00:33:45 après avoir été victime de cette violence,
00:33:47 que vous ne vous sentiez plus en sécurité.
00:33:49 Est-ce que ça a donc changé quelque chose
00:33:51 dans votre attitude, dans la façon
00:33:53 que vous avez eue de continuer ce métier ?
00:33:57 Tout simplement, il y a des taxis qui désertent
00:33:59 les gares et les aéroports, tout simplement par peur,
00:34:02 parce qu'ils ne veulent pas être confrontés
00:34:03 justement à cette violence.
00:34:05 Les chauffeurs de taxi qui n'osent plus s'arrêter
00:34:07 dans les stations de taxi, quand elles sont occupées,
00:34:10 alors que c'est leur seul lieu où ils peuvent
00:34:12 charger justement la clientèle, du coup,
00:34:15 ils se mettent à s'isoler et puis
00:34:17 essayer de travailler, on va dire,
00:34:20 le plus sereinement possible,
00:34:23 ce qui est vraiment très difficile
00:34:25 vu les conditions de travail et l'activité.
00:34:28 Donc, en termes de protection,
00:34:31 comme je vous disais, qu'est-ce qu'on va faire ?
00:34:33 On va demander aux chauffeurs d'avoir quelque chose
00:34:36 pour se protéger, ce qui est interdit par la loi.
00:34:39 Donc nous, ce qu'on demande, c'est vraiment
00:34:40 aux autorités de mettre en place quelque chose
00:34:43 pour pouvoir accompagner le chauffeur de taxi
00:34:46 dans ces conditions-là.
00:34:47 Parce que, comme vous le savez,
00:34:48 la violence routière ne fait que se développer
00:34:51 et le chauffeur de taxi est devenu une proie.
00:34:55 C'est-à-dire que quand ça ne va pas être déséquilibré,
00:34:58 ça peut être des gens qui, comment dire,
00:35:01 sont dans un état, comment dire, alcoolisé
00:35:05 ou sous drogue et surtout, le taxi va dans les lieux
00:35:09 où, justement, il y a des endroits festifs,
00:35:11 là où ça bouge, etc.,
00:35:13 donc il se retrouve confronté à ce genre de personnes
00:35:19 qui, d'un coup, peuvent devenir agressives sans raison
00:35:23 et le chauffeur, comme je vous disais,
00:35:25 qu'est-ce qu'il a pour se protéger ?
00:35:27 Il n'a rien, il n'a vraiment rien.
00:35:29 Donc on appelle vraiment toutes les autorités,
00:35:31 aussi bien au niveau de l'État qu'au niveau local,
00:35:34 à faire quelque chose pour les chauffeurs de taxi
00:35:37 pour qu'ils puissent travailler sereinement.
00:35:39 On est quand même à un an des Jeux olympiques,
00:35:42 on souhaiterait vraiment que les chauffeurs de taxi
00:35:44 puissent travailler en toute sécurité
00:35:46 pour qu'ils puissent répondre aux objectifs
00:35:48 qui ont été fixés.
00:35:50 Merci beaucoup pour votre témoignage, Walid Hanida.
00:35:53 Je rappelle que vous êtes président de l'association Team Taxi.
00:35:56 Merci et bon courage à vous
00:35:58 pour la suite de l'exercice de votre profession.
00:36:01 C'est un témoignage très fort qu'on vient d'entendre
00:36:04 et surtout qui montre combien ils sont nombreux
00:36:07 à se sentir démunis.
00:36:09 Il nous racontait lui-même avoir été victime
00:36:11 d'une attaque dans laquelle une arme à feu
00:36:13 a été sortie aux portes de Paris.
00:36:15 Ce qu'on voit malheureusement, c'est qu'il y a
00:36:17 un ensauvagement de la société.
00:36:18 C'est-à-dire qu'il y a de plus en plus de violences
00:36:20 et les actes deviennent de plus en plus radicaux.
00:36:22 Au lieu d'avoir uniquement des agressions verbales,
00:36:24 maintenant les gens sortent directement une arme blanche,
00:36:26 une arme de poing, etc.
00:36:27 Si par cas, ils en possèdent une.
00:36:28 Et je pense que là, cette situation est vraiment particulière
00:36:30 parce que quand lorsqu'on parle d'ensauvagement,
00:36:32 ce sont des Français qui sont victimes d'agressions
00:36:34 dans leur vie privée.
00:36:35 Là, ce sont des gens qui sont victimes d'agressions
00:36:37 au quotidien dans leur vie professionnelle.
00:36:39 Je pense qu'il faut distinguer les deux.
00:36:41 Parce que lorsque vous êtes victime d'agressions
00:36:42 dans la vie privée, vous pouvez changer d'endroit.
00:36:44 Vous pouvez changer d'endroit,
00:36:45 fréquenter ou pas fréquenter.
00:36:46 Mais lorsque vous faites ça pour votre travail,
00:36:48 quand vous êtes taxi, quand vous êtes pompier,
00:36:49 vous êtes policier, vous êtes élu local,
00:36:51 vous êtes guichet à la poste, etc.
00:36:53 Là, vous êtes obligés de le faire.
00:36:54 Et si par cas, vous ne pouvez pas le faire,
00:36:56 vous n'avez plus aucun revenu,
00:36:57 vous n'avez plus en capacité de vivre.
00:36:59 Je pense qu'il faut distinguer
00:37:00 ceux qui sont victimes d'agressions
00:37:01 dans la vie privée et ceux qui sont victimes
00:37:02 d'agressions dans la vie professionnelle.
00:37:04 Et si par cas, ils font ça,
00:37:05 et qu'ils sont obligés de travailler
00:37:07 la peur au ventre, etc.
00:37:09 Comment ils vont faire ?
00:37:10 Vraisemblablement, ils vont faire
00:37:11 ce que font beaucoup d'autres,
00:37:12 et c'est ce qui se passe dans
00:37:13 beaucoup de professions, les profs, etc.
00:37:14 Ils vont changer de métier.
00:37:15 C'est-à-dire que petit à petit,
00:37:16 si par cas, on ne règle pas le souci,
00:37:18 on va perdre des pans entiers de notre économie.
00:37:20 Comme les taxis, comme les professeurs,
00:37:22 comme les policiers, comme les pompiers, etc.
00:37:24 Donc je pense que ça va être un sujet.
00:37:25 Mais le sujet essentiel,
00:37:26 c'est le premier point que j'ai rappelé,
00:37:27 c'est qu'il y a un ensauvagement de la société,
00:37:29 qu'il faut y répondre par la montée des violences
00:37:31 et les actes qui sont de plus en plus radicaux.
00:37:32 Et tant qu'on ne mènera pas une politique
00:37:34 qui soit cohérente sur le plan régalien
00:37:35 et sur le plan de la justice,
00:37:36 on ne pourra pas y répondre profondément.
00:37:38 Ils sont à peu près les victimes collatérales
00:37:39 de ce phénomène-là.
00:37:40 On l'entendait par la voix de ce taxi
00:37:42 qui réclamait être considéré d'utilité publique,
00:37:45 d'un service public essentiel
00:37:47 contre lequel il faudrait se battre
00:37:49 et qu'il faudrait défendre
00:37:50 pour éviter qu'il ne disparaisse, effectivement.
00:37:52 Alors, moi, j'ai vraiment entendu ce témoignage.
00:37:56 Ce témoignage très équilibré, par ailleurs,
00:37:59 et très convaincant.
00:38:01 En fait, les chauffeurs de taxi n'ont pas plus de protection
00:38:04 que n'importe quel citoyen.
00:38:06 C'est la même loi qui s'applique.
00:38:07 Vous savez qu'il y a des catégories professionnelles
00:38:09 qui sont mieux protégées dans la loi pénale.
00:38:11 Ce sont les représentants de l'autorité,
00:38:13 par exemple, les enseignants, etc.
00:38:15 On pourrait peut-être imaginer aussi
00:38:17 un dispositif plus protecteur sur le plan de la loi pénale.
00:38:20 Mais moi, je crois davantage, si vous voulez,
00:38:22 à peut-être une réflexion sur des moyens plus préventifs.
00:38:25 Qui pourraient s'appliquer non seulement aux chauffeurs de taxi,
00:38:28 mais également aux chauffeurs d'autobus, par exemple.
00:38:31 Et c'est déjà un peu le cas dans les autobus.
00:38:33 C'est-à-dire prévoir des moyens techniques,
00:38:35 par exemple, installer peut-être une vidéo
00:38:37 à l'intérieur du taxi.
00:38:39 Un bouton d'alerte qui serait relié à une centrale.
00:38:43 Oui, mais ça existe déjà dans certains autobus,
00:38:46 notamment d'office public.
00:38:49 Il faut que le chauffeur de taxi se sente mieux protégé.
00:38:54 Alors, ça a un coût, tout ça, évidemment.
00:38:56 Mais je pense qu'il y a une réflexion à porter là-dessus,
00:38:59 sur une protection des mesures préventives
00:39:01 par rapport à ce métier.
00:39:04 Vous vous rejoignez sur ce point de vue.
00:39:06 On est toujours là à prévenir la violence,
00:39:08 éviterait des drames, des accidents.
00:39:10 On aborde à présent la question des contrôles migratoires.
00:39:13 L'année dernière, le nombre de non-admissions
00:39:15 a quasi doublé par rapport à 2019.
00:39:17 Plus de 10 000 individus contrôlés à la frontière
00:39:20 n'ont pas pu accéder au territoire français.
00:39:23 Cette surveillance revient à la police aux frontières
00:39:26 qui scrute en permanence les arrivées en France
00:39:28 sur les routes, dans les gares ou sur la mer.
00:39:30 Reportage de Marine Sabourin avec Thibault Marcheteau.
00:39:33 Elle est sur le terrain, 24h/24.
00:39:38 La police aux frontières surveille et contrôle
00:39:40 17 points de passage routier, un maritime et un ferroviaire
00:39:43 sur plus de 180 km de frontière.
00:39:46 Un large périmètre à couvrir
00:39:48 et des dizaines de passages à inspecter chaque jour.
00:39:51 Cela nécessite forcément des adaptations en temps réel.
00:39:54 En fonction de l'analyse du risque migratoire
00:39:56 que nous définissons chaque semaine,
00:40:00 nous réadaptons notre dispositif.
00:40:02 Nous exerçons notre présence soit en point fixe,
00:40:05 soit en point mobile, mais tous les jours,
00:40:07 365 jours par an.
00:40:09 Le PH de Biriatou sur la 63 est le point de passage
00:40:12 le plus emprunté par les étrangers en situation irrégulière
00:40:15 qui se rendent dans les Pyrénées-Atlantiques.
00:40:17 Ici, plusieurs autorités se coordonnent
00:40:19 pour maximiser les contrôles aux frontières franco-espagnoles
00:40:22 et franco-andorranes.
00:40:23 Police, gendarmerie, CRS, douane, le casé-chiant armé
00:40:28 avec le dispositif Sentinelle.
00:40:30 Par ailleurs, nous travaillons aussi avec nos voisins espagnols
00:40:33 qui nous fournissent un certain nombre d'informations
00:40:37 avec lesquelles nous pouvons mener des contrôles conjoints.
00:40:39 L'année dernière, dans les Pyrénées-Atlantiques,
00:40:41 10 510 individus se sont vus refuser l'entrée en France,
00:40:45 dont 1 112 mineurs.
00:40:47 Quand on parle de 10 000 individus refusés,
00:40:50 on parle d'un millier de mineurs.
00:40:53 Cette catégorie de personnes pose pas mal de difficultés
00:40:56 aux droits français qui existent et qui sont là pour l'encadrer.
00:41:00 On l'a vu à travers différents épisodes de l'actualité,
00:41:03 qui se retrouvent souvent impuissants.
00:41:05 Ce sont des individus qu'on voit aussi débarquer
00:41:07 de plus en plus souvent dans ces villes frontières,
00:41:09 en daille, et dont on ne sait quoi faire.
00:41:11 Oui, je pense qu'on a eu un point essentiel,
00:41:13 c'est qu'on s'est trompé de logique.
00:41:14 Dans les années 80, les années 70,
00:41:16 on a dit qu'avec la mondialisation,
00:41:18 il fallait falliciter les échanges commerciaux et humains.
00:41:21 En conséquence, on a baissé les frontières
00:41:24 pour permettre ce type d'échange.
00:41:26 C'est comme ça qu'on a créé l'espace Schengen,
00:41:28 l'espace économique européen, et qu'on a permis ce type d'échange.
00:41:31 Seulement, on a eu un phénomène récent à partir des années 2000,
00:41:34 c'était les vagues de crise migratoire.
00:41:36 Vous avez eu des vagues de crise migratoire,
00:41:38 dans le même temps, on voulait faciliter les échanges économiques,
00:41:40 mais en même temps, on voulait limiter
00:41:42 les flux migratoires dits illégaux.
00:41:44 On a eu le droit d'ouvrir les frontières
00:41:46 et limiter les flux migratoires illégaux.
00:41:48 Je pense que le point essentiel, c'est de pouvoir rétablir
00:41:50 un contrôle aux frontières.
00:41:51 Est-ce que ça doit se faire au niveau français ?
00:41:53 Est-ce que ça doit se faire au niveau européen ?
00:41:54 Je pense que c'est le premier élément.
00:41:55 Le deuxième élément qui doit être intéressant,
00:41:57 c'est est-ce que notre logique,
00:41:58 c'est de vouloir accueillir ces personnes-là ou pas ?
00:42:01 Si vous considérez que les immigrants illégaux
00:42:03 ne sont pas les bienvenus en France,
00:42:05 du coup, il faut leur donner un principe qui est très clair.
00:42:07 Si par cas, vous entrez de façon illégale en France,
00:42:10 vous n'avez aucun droit à être naturalisé,
00:42:12 vous n'avez aucun droit à obtenir la nationalité française
00:42:14 de façon automatique.
00:42:16 En fait, il faut mettre en place des mesures dissuasives
00:42:18 qui les empêchent de venir sur le territoire français.
00:42:20 Et je pense qu'ensuite, après, il y a un troisième point
00:42:22 qui va être essentiel, c'est comment on va faire
00:42:24 pour contrôler efficacement à venir les immigrants illégaux.
00:42:27 De toute façon, on a proprié un phénomène.
00:42:29 Des gens viennent, ils s'installent,
00:42:30 et on est en incapacité de les renvoyer chez eux.
00:42:32 Si par cas, on change de logique, qu'on leur dit
00:42:35 "Vous n'êtes pas les bienvenus sur le territoire"
00:42:37 et si par cas, vous venez sur le territoire illégalement,
00:42:38 vous n'avez aucun droit d'être naturalisé,
00:42:40 vous n'avez pas de droits sociaux,
00:42:42 et vous n'avez pas le droit d'être nationalisé un jour.
00:42:44 Et qu'ensuite, vous êtes obligé de faire une demande
00:42:46 dans un pays dix-tiers, donc en mettant en place des "hot spots".
00:42:48 C'est-à-dire que si par cas, vous venez d'un pays étranger,
00:42:50 vous devez faire une demande dans l'ambassade française
00:42:52 du pays en question, si c'est un pays dit sûr.
00:42:54 Si ce n'est pas un pays sûr et que c'est un pays en guerre,
00:42:56 ils vous font une demande dans l'ambassade à côté.
00:42:57 Si par cas, vous mettez ce type de mesure,
00:42:59 dans ce cas, vous changez complètement la logique.
00:43:01 Et les personnes ne viendront plus parce qu'ils savent
00:43:03 qu'il n'est pas si rentable que ça de venir en France.
00:43:05 Mais tant qu'on gardera des points qui leur permettent de dire
00:43:07 "une fois qu'on viendra, de toute façon, on ne pourra pas nous sortir,
00:43:09 et de toute façon, on bénéficiera de certains droits dit automatiques",
00:43:13 de toute façon, ils continueront à venir,
00:43:15 et on devra mettre de plus en plus de politiques de contrôle aux frontières.
00:43:17 Parce que ce qu'on doit savoir dans les années à venir,
00:43:19 c'est que la crise migratoire que nous avons vécue ces dernières années
00:43:21 va être pire dans les années à venir.
00:43:23 À mesure où la population africaine va doubler,
00:43:25 qu'on aura des crises écologiques, des crises de biodiversité
00:43:27 qui vont conduire à des mouvements de population
00:43:29 et qui vont conduire à des mouvements de plus en plus importants de population.
00:43:31 - Georges Fenêt, quand on dit 10 000 individus recalés,
00:43:33 c'est un nombre qui alarme, puisqu'il a doublé en 4 ans,
00:43:36 mais il dit aussi, entre les lignes justement,
00:43:38 que la surveillance est plus accrue, plus efficace peut-être.
00:43:42 - Oui, vous savez qu'on a des points d'entrée particulièrement difficiles à contrôler.
00:43:50 Il s'agit d'Andaï, parce que là vous avez tout le passage,
00:43:54 la filière qui vient en fait du Maghreb,
00:43:56 qui emprunte la route, Espagne,
00:43:59 et qui traverse les Trois-Gilles-Baltar, l'Espagne,
00:44:03 et qui arrive en Europe.
00:44:04 Donc ils arrivent par les points que l'on connaît,
00:44:06 avec la frontière, frontière virtuelle quand même,
00:44:10 puisqu'on est dans l'espace Schengen de l'Espagne.
00:44:12 - Oui, frontière entre deux pays, c'est tout de même.
00:44:14 - Vous avez l'autre côté italien, pareil,
00:44:16 vous avez Vintimile notamment, qui est aussi un point de passage.
00:44:19 Et donc la police aérienne frontière, les douanes aussi,
00:44:22 ont une mission absolument essentielle de repérage
00:44:27 de ces flux migratoires irréguliers.
00:44:30 Ce sont des clandestins qui arrivent par ces filières,
00:44:33 et notamment, vous avez raison de souligner,
00:44:35 beaucoup de mineurs non accompagnés.
00:44:37 - Un millier, oui.
00:44:38 - Le problème c'est que les mineurs, vous ne pouvez pas les expulser.
00:44:42 Donc là il y a toute une procédure de prise en charge
00:44:45 par la protection judiciaire de la jeunesse,
00:44:47 par les ASEU des départements,
00:44:51 et c'est très compliqué.
00:44:53 On arrive aujourd'hui à un chiffre, je crois,
00:44:55 pas loin de 40 000 mineurs non accompagnés
00:44:57 qui seraient présents sur notre sol aujourd'hui,
00:44:59 avec un coût très élevé pour la collectivité,
00:45:02 notamment pour les départements.
00:45:04 Après, il faut effectivement refouler,
00:45:07 reconduire à la frontière, et ne pas laisser rentrer.
00:45:10 Parce qu'une fois qu'ils ont le pied sur le territoire européen,
00:45:13 ils vont bénéficier d'un certain nombre de droits,
00:45:16 il faut le savoir.
00:45:17 - Tout cette surveillance accrue, on dit.
00:45:19 - Le statut de réfugié, avec, on le sait,
00:45:22 appels possibles, différents appels possibles,
00:45:24 et recours possibles.
00:45:25 Le ministre de l'Intérieur doit nous présenter bientôt
00:45:28 un projet de loi sur la lutte contre l'immigration.
00:45:32 On va bien voir ce qui va en sortir.
00:45:34 Mais il est évident qu'on est dans une période aujourd'hui
00:45:37 de flux migratoires, et que protéger les quelques points
00:45:40 de passage que nous avons chez nous ne suffira pas non plus,
00:45:43 puisqu'on a la question des frontières extra-européennes.
00:45:47 - C'est l'éternel débat.
00:45:48 - C'est un sujet qui est beaucoup plus grand.
00:45:50 - Frontière de Schengen ou frontière de chacun des pays.
00:45:52 C'est vrai que c'est le centpéternel débat.
00:45:54 On n'a pas tranché.
00:45:55 - Moi je dis un point.
00:45:57 Je prends toujours le même exemple.
00:45:58 Lorsque Donald Trump a été élu président des Etats-Unis
00:46:01 le 4 novembre 2016, le fait qu'il avait tenu un discours
00:46:04 très hostile à l'immigration avait conduit à une baisse
00:46:07 de demande des visas des Etats-Unis de 75% du jour au lendemain.
00:46:10 C'est-à-dire que la politique, c'est psychologique.
00:46:12 Si par cas la France et l'Union européenne envoient un signal
00:46:15 sur quelle immigration ils ne veulent pas sur leur territoire
00:46:18 et quelle immigration ils acceptent d'accueillir,
00:46:20 de toute façon, au-delà des mesures techniques,
00:46:22 vous êtes obligés de mettre en place une psychologie
00:46:24 et une philosophie de ce qu'on veut ou pas.
00:46:26 Est-ce qu'il faut dire que toute l'Union européenne
00:46:28 et la France ne veulent pas de personnes provenant d'autres pays ?
00:46:30 Non, ce n'est pas le cas.
00:46:31 On a besoin de chercheurs, on a besoin de personnes
00:46:33 qui viennent inventer des choses,
00:46:34 qui viennent apporter des logiques économiques.
00:46:36 Le problème des personnes qui viennent de façon irrégulière,
00:46:39 c'est qu'en fait elles ne peuvent pas s'intégrer.
00:46:41 Une grande partie d'entre elles est sur le territoire français
00:46:43 dans la mesure où on a déjà un chômage de masse
00:46:45 qui est très important, soit les emplois dits sous-qualifiés,
00:46:47 et qu'en plus ils n'ont pas les compétences et ces pouvoirs
00:46:49 à la fois vivre économiquement et s'intégrer dans notre civilisation.
00:46:52 Et je pense que c'est le point essentiel qu'il faut leur dire.
00:46:54 Si vous venez en France, vous allez venir de façon malheureuse,
00:46:57 vous ne pourrez pas vous développer.
00:46:59 Et donc du coup, ce n'est pas bien pour nous
00:47:01 et ce n'est pas bien pour vous aussi.
00:47:02 Alors que dans votre pays, il y a des perspectives
00:47:04 dans la mesure où il y a encore beaucoup de choses à construire
00:47:06 et beaucoup de choses à faire,
00:47:07 et vous serez mieux heureux là-bas.
00:47:09 On va se quitter quelques instants après la publicité.
00:47:12 Nous reviendrons sur ces croquis, ces dessins
00:47:14 qui sont faits dans l'hémicycle.
00:47:16 Oui, vous avez bien entendu, nous serons en direct
00:47:18 avec une dessinatrice qui a fait des dessins
00:47:21 pendant ces débats houleux à l'Assemblée.
00:47:23 Et puis on ira prendre le pouls vers Toulouse,
00:47:26 une société qui a fait du bien-être de ses salariés,
00:47:29 sa priorité, elle leur fait des gros cadeaux.
00:47:31 Vous verrez, à tout de suite.
00:47:33 Dans un instant, nous accueillerons une dessinatrice
00:47:38 qui a pu s'asseoir au Palais Bourbon
00:47:40 pendant ces débats houleux sur le projet de réforme des retraites.
00:47:44 Elle nous dira ce qu'elle a ressenti,
00:47:46 ce qu'elle a pu dessiner.
00:47:47 Surtout, on va d'abord faire un point sur l'essentiel
00:47:50 de l'actualité, comme chaque demi-heure,
00:47:52 la parole à Adrien Spiteri.
00:47:54 Une enquête pour pédopornographie visant Pierre Palmade,
00:47:59 ouverte après un signalement,
00:48:01 information du Parquet de Paris.
00:48:03 L'auteur de ce signalement doit être entendu
00:48:05 par la Brigade de protection des mineurs.
00:48:07 Dans le même temps, l'humoriste a été mis en exergue
00:48:09 pour homicide involontaire vendredi,
00:48:11 à la suite d'un accident de voiture.
00:48:13 Des charlégés français arrivent en Ukraine.
00:48:15 Ils vont être livrés en fin de semaine prochaine.
00:48:17 Information transmise par le ministre des armées,
00:48:19 Sébastien Lecornu.
00:48:21 Il s'est exprimé dans une interview
00:48:23 accordée à nos confrères du Parisien.
00:48:25 Ses blindés AMX10 avaient été appromis par la France.
00:48:28 La Réunion, en alerte orange ce dimanche soir,
00:48:30 annonce du préfet du département.
00:48:32 Conséquence de la réunion,
00:48:34 le président de la République,
00:48:36 a annoncé la mort de son fils.
00:48:38 Conséquence de la menace du cyclone Freddy,
00:48:40 tous les établissements scolaires
00:48:42 resteront fermés lundi.
00:48:44 Pour l'heure, les déplacements
00:48:46 restent autorisés sur l'île.
00:48:48 Et puis c'est la première des Trois Joyeuses de Dunkerque.
00:48:50 Aujourd'hui, moment fort du carnaval.
00:48:52 Au programme, le célèbre jet de Haran,
00:48:54 depuis le balcon de l'hôtel de ville,
00:48:56 ou encore le championnat du monde
00:48:58 du cri de la mouette.
00:49:00 Les Trois Joyeuses se tiennent jusqu'à mardi.
00:49:02 Après deux semaines de débats très agités
00:49:04 sur le projet de réforme des retraites,
00:49:06 nous revenons donc à présent sur cette ambiance
00:49:08 dans l'hémicycle capturée par des dessinateurs.
00:49:10 Car depuis quatre mois,
00:49:12 à l'initiative de Yael Brown-Pivet,
00:49:14 le Palais Bourbon accueille aussi
00:49:16 quelques artistes pour raconter
00:49:18 au crayon ou au pinceau ce qui s'y passait parmi eux.
00:49:20 Il y a donc Mireille Durand.
00:49:22 Bonjour, merci de partager votre expérience avec nous.
00:49:24 Vous n'êtes pas une habituée de politique,
00:49:26 mais vous avez eu ce badge
00:49:28 qui vous permet d'aller dans le cadre
00:49:30 de ce balcon gauche qui fait face aux députés.
00:49:32 Expliquez-nous ce qui vous a motivé
00:49:34 à aller ainsi croquer,
00:49:36 si je puis me permettre, les députés.
00:49:38 Bonjour.
00:49:40 Alors, oui, en fait,
00:49:42 c'était une invitation
00:49:44 qui n'était absolument pas prévue.
00:49:46 J'ai été parmi les sept dessinateurs
00:49:48 invités par Yael Brown-Pivet,
00:49:50 comme Coco Pellot
00:49:52 avait ouvert la voie
00:49:54 avec Yael Brown-Pivet
00:49:56 et Yael Brown-Pivet
00:49:58 comme Coco Pellot avait ouvert la voie
00:50:00 avec sa BD "Valais-Bourbon".
00:50:02 Et donc,
00:50:04 j'étais très curieuse,
00:50:06 comme pour beaucoup de projets que je fais
00:50:08 qui n'ont parfois rien à voir les uns avec les autres,
00:50:10 étant donné
00:50:12 que je dessine principalement
00:50:14 sur le terrain, c'est-à-dire en direct,
00:50:16 et que je fais du reportage dessiné,
00:50:18 ça correspondait
00:50:20 à une possibilité nouvelle
00:50:22 de travailler.
00:50:24 Alors, racontez-nous,
00:50:26 comment vous vous réunissez, vous, quand vous êtes assise comme ça
00:50:28 dans les vicycles, et qu'est-ce qui vous plaît
00:50:30 à tenter de représenter l'activité des députés ?
00:50:32 On va aussi montrer quelques-uns de vos dessins.
00:50:34 Oui.
00:50:36 Qu'est-ce qui me plaît ?
00:50:38 Je pense que c'est une forme d'urgence,
00:50:40 étant donné que,
00:50:42 voilà, je travaille
00:50:44 en live,
00:50:46 c'est quelque chose
00:50:48 qui va bien avec le temps politique,
00:50:50 qui va très, très vite.
00:50:52 Alors, c'est un sacré challenge
00:50:54 parce qu'il faut vraiment être
00:50:56 extrêmement rapide pour capter
00:50:58 à la fois une certaine ambiance,
00:51:00 des visages,
00:51:02 des façons de se positionner,
00:51:04 et aussi le contenu,
00:51:08 le fond de tous ces débats.
00:51:10 Mais on voit sur les dessins
00:51:12 qui sont diffusés en même temps que vous nous parlez,
00:51:14 il y a aussi du texte,
00:51:16 donc il faut que vous soyez fidèles à ce qui s'est vraiment dit dans l'hémicycle,
00:51:18 en plus d'illustrer
00:51:20 en termes de personnages.
00:51:22 Oui, tout à fait,
00:51:24 c'est très exigeant.
00:51:26 J'ai un certain stress
00:51:28 pendant ces deux heures
00:51:30 des questions au gouvernement
00:51:32 parce qu'effectivement,
00:51:34 un mot n'a pas
00:51:36 la même signification
00:51:38 qu'un autre, et donc il faut être
00:51:40 très précis.
00:51:42 Et voilà, si j'ai un doute,
00:51:44 je m'abstiens.
00:51:46 On reconnaît,
00:51:48 je crois aussi qu'autour du plateau,
00:51:50 un visage de député.
00:51:52 Est-ce que ce n'est pas Mathilde Panot, là ?
00:51:54 On va parler technique aussi
00:51:56 avec vous, Mireille Durand. On voit que vos dessins sont
00:51:58 en bleu et rouge. Expliquez-nous
00:52:00 ce parti pris.
00:52:02 Alors, c'est un code couleur
00:52:04 que j'avais déjà
00:52:06 travaillé aux Etats-Unis pour un projet
00:52:08 que j'avais fait à New York pour une société là-bas,
00:52:10 pour célébrer
00:52:12 à la fois le 4 juillet et puis
00:52:14 l'appartenance aussi aux deux
00:52:16 couleurs de nos drapeaux communs.
00:52:18 Et là, j'ai voulu les reprendre
00:52:20 pour
00:52:22 un petit peu
00:52:24 montrer à la fois la
00:52:26 froideur de
00:52:28 certains propos,
00:52:30 mais aussi les costumes.
00:52:32 Voilà, le bleu qui est quand même
00:52:34 prédominant
00:52:36 et en contraste avec ce
00:52:38 rouge des fauteuils
00:52:40 et parfois de cette colère
00:52:42 ou de mots assez
00:52:44 durs
00:52:46 qu'on peut s'envoyer à travers
00:52:48 l'hémicycle. Notamment sur ces deux dernières
00:52:50 semaines, vous y étiez là les derniers 15 jours ?
00:52:52 Alors, j'étais les derniers 15 jours
00:52:54 seulement pas mardi
00:52:56 dernier parce que j'étais déjà à l'étranger,
00:52:58 mais j'ai suivi évidemment
00:53:00 ce qui s'est passé. Alors, vous parliez tout à l'heure
00:53:02 de rapidité, de précision.
00:53:04 J'imagine que dans l'ambiance de ces derniers 15 jours,
00:53:06 ça devait être extrêmement particulier.
00:53:08 C'est
00:53:10 monté depuis
00:53:12 qu'on est arrivés en octobre
00:53:14 avec les dessinateurs.
00:53:16 J'avais rencontré
00:53:18 un parlementaire qui
00:53:20 me disait "on est proche de la
00:53:22 dissolution,
00:53:24 on a assez peur pour nos places".
00:53:26 Et progressivement, en fait,
00:53:30 ça n'a pas arrêté de monter et c'est vrai
00:53:32 que
00:53:34 on sent une certaine
00:53:36 vivacité.
00:53:38 C'était vivant.
00:53:42 Une dernière question, Myriam Ediouran.
00:53:44 Que vont devenir ces dessins que vous avez pris dans l'hémicycle ?
00:53:46 Alors, j'espère
00:53:48 en faire une publication
00:53:50 pour
00:53:52 peut-être une saison
00:53:54 politique de cette
00:53:56 année. Il y a aussi
00:53:58 un projet d'exposition peut-être
00:54:00 avec les autres dessinateurs.
00:54:02 Donc, on verra
00:54:04 ce que ça peut
00:54:06 donner. Il y a forcément
00:54:08 des choses, il ne faut pas que ça reste dans un
00:54:10 internet, il faut
00:54:12 que ce soit partagé parce que c'est aussi
00:54:14 quelque chose
00:54:16 de... Ce n'est pas seulement artistique,
00:54:18 c'est vraiment un moment
00:54:20 civique, important.
00:54:22 Je pense qu'on traverse tous.
00:54:24 On l'a diffusé sur notre antenne.
00:54:26 Merci aussi de nous avoir
00:54:28 commenté ces dessins et pardonnez-moi,
00:54:30 je ne vous ai pas appelé Marielle
00:54:32 qui est pourtant votre
00:54:34 prénom originel. Merci beaucoup, Marielle
00:54:36 Ediouran, dessinatrice.
00:54:38 Merci à vous et peut-être à une prochaine fois.
00:54:40 C'est amusant ces dessins quand même.
00:54:42 C'est un peu ce qu'on connaît dans les palais de justice,
00:54:44 alors pas aussi lumineux.
00:54:46 En général, c'est plus solide dans les palais de justice
00:54:48 mais une belle initiative. C'est d'autant plus
00:54:50 qu'on n'a pas le droit de photographier.
00:54:52 Vous le savez, que ce soit
00:54:54 dans les tribunaux ou
00:54:56 dans les musiques pendant les débats.
00:54:58 Donc, oui, on est tous habitués
00:55:00 au croquis de domier notamment,
00:55:02 le fameux domier dans les juridictions.
00:55:04 Là, je trouve intéressant cette
00:55:06 idée de prendre sur le vif
00:55:08 un débat, de restituer peut-être l'ambiance.
00:55:10 Je trouve que le perchoir est
00:55:12 particulièrement bien dessiné.
00:55:14 On a reconnu aussi Olivier Dussopt.
00:55:16 Il y avait François Braune,
00:55:18 j'ai pas tout vu.
00:55:20 Avec des légendes. J'attends la publication.
00:55:22 J'aimerais l'acheter.
00:55:24 William Tay. Je partage.
00:55:26 Je pense que c'est une bonne idée de l'avoir fait
00:55:28 parce qu'en vie quand même,
00:55:30 intéressant historiquement, je reviendrai dessus.
00:55:32 Je pense que le fait de le faire par dessin
00:55:34 plutôt que traditionnellement, uniquement les vidéos
00:55:36 et la photo, permet d'inscrire quelque chose qui est différent.
00:55:38 Vous essayez de capter un truc
00:55:40 instantané en mettant en même temps,
00:55:42 à la différence d'une photo, un peu de dynamisme.
00:55:44 Il y a des textes, etc.
00:55:46 Je pense que le choix en termes artistiques
00:55:48 est plutôt intéressant. Pourquoi je pense que c'est intéressant ?
00:55:50 Parce que l'événement qu'on vit actuellement
00:55:52 est particulier. C'est la première fois depuis la mise en place du quinquennat
00:55:54 qu'en fait on est à un moment où le président de la République
00:55:56 n'a pas de majorité absolue.
00:55:58 Du coup, ça redonne de l'importance à l'Assemblée nationale.
00:56:00 Je pense que les Français ont besoin de comprendre
00:56:02 ce changement de régime, de l'accompagner.
00:56:04 Je pense que le fait de s'y intéresser,
00:56:06 de comprendre pourquoi un hémicycle est important,
00:56:08 pourquoi un député est important.
00:56:10 Malheureusement, j'espère que les députés
00:56:12 essaieront de relever un peu le niveau pour ne pas
00:56:14 nous affliger ce spectacle quotidien.
00:56:16 Avec la conclusion qu'ils ont tous faite à la fin de ces 15 jours,
00:56:18 il y a des chances.
00:56:20 Il manque deux couleurs, je trouve.
00:56:22 Il manque la dorure.
00:56:24 Oui.
00:56:26 Et puis l'ivoire.
00:56:28 Vous avez ces statues
00:56:30 qui représentent la République,
00:56:32 les symboles de la République, de la justice,
00:56:34 qui sont en ivoire.
00:56:36 C'est ce qui caractérise aussi l'hémicycle.
00:56:38 Enfin, on attend vos propres croquis sur tout.
00:56:40 On peut critiquer.
00:56:42 Bien sûr, on peut ajouter.
00:56:44 Allez, un dernier thème.
00:56:46 On a beaucoup parlé de la nouvelle relation que les Français
00:56:48 entretiennent avec le travail.
00:56:50 Cette envie qu'ils ont d'avoir un meilleur équilibre
00:56:52 entre vie privée et vie professionnelle.
00:56:54 Et c'est justement pour valoriser le bien-être de ses salariés
00:56:56 qu'une entreprise toulousaine a décidé d'être plus généreuse
00:56:58 que les autres à leur égard.
00:57:00 Cette société est spécialisée dans l'intelligence artificielle,
00:57:02 un secteur très concurrentiel.
00:57:04 Alors, pour fidéliser les salariés,
00:57:06 elle leur offre de très jolis cadeaux.
00:57:08 Pour en parler avec nous,
00:57:10 Arthur Lopez, bonjour.
00:57:12 Merci beaucoup d'être en direct.
00:57:14 Vous êtes responsable au CDA,
00:57:16 cette société canadienne qui s'est récemment installée
00:57:18 à Toulouse.
00:57:20 D'abord, bonjour à vous.
00:57:22 Citez-nous, s'il vous plaît, quelques-unes de ces offres
00:57:24 que vous faites à vos salariés.
00:57:26 Oui, bonjour. Merci, effectivement.
00:57:28 On offre un certain nombre d'avantages supplémentaires
00:57:30 par rapport à d'autres entreprises
00:57:32 dans le milieu des nouvelles technologies.
00:57:34 C'est très spécifique à ce domaine-là.
00:57:36 Donc, c'est sûr qu'on a offert
00:57:38 beaucoup de flexibilité
00:57:40 avec du télétravail,
00:57:42 avec la flexibilité d'un horaire de travail aussi.
00:57:44 Et on est un peu plus loin
00:57:46 en apportant plus de reconnaissance,
00:57:48 comme vous l'avez dit, avec la fidélité,
00:57:50 donc récompenser l'ancienneté de nos employés.
00:57:52 Alors, on va en voir plus précisément,
00:57:54 vous parlez de flexibilité des horaires.
00:57:56 Ça veut dire que chacun est libre
00:57:58 de choisir son rythme.
00:58:00 On peut venir plus tard le matin,
00:58:02 rester très tard le soir si c'est voulu.
00:58:04 Vous récompensez, au bout de deux ans,
00:58:06 il me semble, d'ancienneté,
00:58:08 de 5 000 euros et de deux semaines de congé
00:58:10 les salariés pour qu'ils réalisent leur rêve.
00:58:12 J'attends vos précisions là-dessus.
00:58:14 Et puis, on peut citer aussi le congé parental
00:58:16 en cas de naissance d'un enfant
00:58:18 qui, chez vous, est payé à 100 %,
00:58:20 trois mois de plus que la période habituelle.
00:58:22 Revenons sur ces 5 000 euros
00:58:24 et deux semaines de congé pour réaliser ses rêves.
00:58:26 Elle vient d'où, cette idée ?
00:58:28 On s'attache de plus en plus
00:58:30 à ce que veulent réellement nos salariés.
00:58:32 Et on s'est rendu compte,
00:58:34 ça c'est vraiment la vision du fondateur
00:58:36 de l'entreprise, qui disait que quand on est étudiant,
00:58:38 on a beaucoup de temps
00:58:40 mais pas assez de revenus pour faire nos rêves.
00:58:42 Et ça s'inverse, cette situation,
00:58:44 dans la vie active.
00:58:46 Donc, pour un petit peu équilibrer
00:58:48 et redonner un peu plus de chance à nos salariés,
00:58:50 on leur propose, au bout de deux ans d'ancienneté,
00:58:52 de leur donner la reconnaissance
00:58:54 en récompensant leur ancienneté
00:58:56 avec un chèque avoisinant les 5 000 euros
00:58:58 et deux semaines de congé.
00:59:00 Et ils vont pouvoir réaliser un de leurs rêves.
00:59:02 Donc, on a eu des road trips en Italie,
00:59:04 on a eu des ascensions d'un mot en Alaska.
00:59:06 Mais ça peut être aussi un projet,
00:59:08 j'ai envie de rénover ma maison
00:59:10 et je n'ai jamais le temps de le faire.
00:59:12 J'aimerais un petit peu d'aide là-dedans.
00:59:14 Alors, vous dites aussi,
00:59:16 on essaie de mettre les salariés
00:59:18 à une meilleure disposition
00:59:20 et avec le moins de stress possible
00:59:22 pour obtenir une meilleure productivité.
00:59:24 Parce qu'évidemment, on n'oublie pas
00:59:26 que vous êtes une entreprise
00:59:28 et que le but, c'est que tout le monde
00:59:30 travaille efficacement et que ça rapporte de l'argent.
00:59:32 Oui, voilà, c'est ça.
00:59:34 Nous, ce qu'on mesure, c'est en fait,
00:59:36 on sait que le bien-être au travail
00:59:38 a une influence sur la productivité.
00:59:40 Et cette productivité aussi,
00:59:42 une influence sur les projets qu'on délivre.
00:59:44 On fait des solutions innovantes,
00:59:46 comme tout ceci est un cercle virtuel
00:59:48 qui est important à nos yeux,
00:59:50 on s'est intéressé à ce qui faisait le bien-être
00:59:52 en entreprise.
00:59:54 On a posé des questions, on l'a mesuré
00:59:56 et on s'est rendu compte qu'il y avait
00:59:58 la reconnaissance et qu'il y avait aussi
01:00:00 le niveau de stress.
01:00:02 Et ce niveau de stress, ça peut être
01:00:04 avec la flexibilité des horaires,
01:00:06 ça peut être avec le télétravail,
01:00:08 mais il y a aussi autre chose,
01:00:10 c'est quand on veut fonder une famille
01:00:12 et dans notre domaine, on se rend compte
01:00:14 qu'il y a des gens qui sont financièrement
01:00:16 dans des frais, on va dire, des dépenses
01:00:18 qu'on a donnés aux horaires, des PMA,
01:00:20 les soutenir justement dans cette démarche-là.
01:00:22 Dernière question, Arthur Lopez.
01:00:24 Pouvoir promettre tout ça à ses salariés,
01:00:26 ça part aussi du principe que vous leur faites
01:00:28 confiance, on pense aux horaires notamment,
01:00:30 donner toute cette liberté, ça peut faire craindre
01:00:32 à certains, oui mais si je fais ça,
01:00:34 mes salariés ne vont pas venir au bureau,
01:00:36 ils vont venir une heure et puis je ne les verrai plus.
01:00:38 Oui, exactement, c'est plus on donne
01:00:40 entre guillemets, plus on va accentuer
01:00:42 la façon de confiance qu'il va y avoir avec l'entreprise
01:00:44 et ses salariés. Si on part sur un jour
01:00:46 de télétravail par semaine, on voit bien que ça ne marche pas
01:00:48 et que ce jour-là est comme un jour bonus
01:00:50 pour beaucoup de personnes. Nous, c'est
01:00:52 totale flexibilité, on va mesurer les résultats
01:00:54 de la part de nos salariés en leur faisant confiance
01:00:56 et c'est comme ça qu'on va savoir
01:00:58 si à la fin, est-ce que ça a marché
01:01:00 ce système-là ou pas.
01:01:02 Merci beaucoup Arthur Lopez d'avoir
01:01:04 détaillé pour nous ce que vous mettez
01:01:06 en place dans votre entreprise, pour ceux qui seraient intéressés.
01:01:08 On rappelle, société OCDEA
01:01:10 basée à Toulouse, mais pas que.
01:01:12 Merci beaucoup et bonne fin de week-end
01:01:14 à vous. C'est amusant ça aussi,
01:01:16 les petites initiatives qui répondent aux intérêts
01:01:18 français. On rappelle qu'une entreprise
01:01:20 c'est un capital financier mais c'est aussi un capital
01:01:22 humain.
01:01:24 Donc tout ce qui va dans le sens
01:01:26 de l'amélioration des conditions de travail,
01:01:28 du bien-être, j'aime bien l'expression,
01:01:30 c'est pratiquement les conditions du travail légales,
01:01:32 c'est le bien-être, c'est quelque chose de plus.
01:01:34 Bien-être intérieur. Se sentir totalement
01:01:36 un peu, comment dirais-je,
01:01:38 décideur de sa propre
01:01:40 organisation du travail,
01:01:42 de son propre horaire dans la mesure des possibilités
01:01:44 d'entreprise, bien sûr. Et donc tout cela
01:01:46 est très gratifiant et s'ils le font,
01:01:48 c'est qu'ils doivent s'y retrouver, au final,
01:01:50 en termes de rentabilité. Donc ça pourrait
01:01:52 inspirer beaucoup d'autres entreprises, j'imagine.
01:01:54 William Thé, vous avez postulé ?
01:01:56 Intelligence artificielle, il faut peut-être s'y connaître un petit peu.
01:01:58 Il faut s'y connaître un peu, non, je pense qu'il y a
01:02:00 deux points très intéressants, nous, qu'on a
01:02:02 étudiés, qu'on voit à peu près, puisqu'on a
01:02:04 un cercle d'affection avec beaucoup de générations différentes.
01:02:06 Là, ce n'était plus la même. C'est-à-dire qu'à l'époque,
01:02:08 quand vous aviez, dans la génération
01:02:10 des 68, l'objectif, c'était de réussir sa vie.
01:02:12 Et donc, du coup, vous aviez des trucs normés,
01:02:14 plutôt hiérarchiques, sur quels étaient les parcours
01:02:16 pour réussir sa vie. Aujourd'hui,
01:02:18 maintenant, l'objectif n'est plus du tout le même. Et même
01:02:20 avant la crise sanitaire, ce qu'on mesurait
01:02:22 chez les étudiants, notamment, qui sortaient de grandes écoles
01:02:24 de commerce ou de grandes écoles d'ingénieurs, c'est qu'à l'époque,
01:02:26 ceux qui sortaient de ces meilleures écoles-là,
01:02:28 leur première condition, c'était la condition salariale.
01:02:30 C'est-à-dire qu'ils allaient dans les endroits qui étaient les mieux payés.
01:02:32 Là, aujourd'hui, maintenant, ils ne prennent plus forcément
01:02:34 les endroits qui ont les meilleurs salaires.
01:02:36 Ils prennent les endroits auxquels ils ont le meilleur cadre de travail
01:02:38 et la question du bien-être. Et je pense qu'il y a un deuxième
01:02:40 élément qui est intéressant aussi pour les entreprises globales,
01:02:42 et c'est un point de réflexion, c'est qu'en fait,
01:02:44 un salarié qui est heureux au travail
01:02:46 est beaucoup plus productif. Et donc, du coup,
01:02:48 ça devient rentable, en fait, de faire ça.
01:02:50 Et je pense que beaucoup d'entreprises, du coup, misent dessus.
01:02:52 Et ce n'est pas uniquement une question de reconnaissance
01:02:54 financière. Ça peut être une reconnaissance
01:02:56 enquête de sens, etc. Et moi, je trouve qu'il y a un point
01:02:58 qu'on m'a donné qui était très intéressant. On parle maintenant
01:03:00 de burn-out, c'est-à-dire une cumulation de burn-out
01:03:02 et de bore-out, c'est-à-dire l'ennui au travail.
01:03:04 - Merci pour cette conclusion.
01:03:06 Merci pour votre participation au débat.
01:03:08 Merci à vous de les avoir suivis. A suivre Lionel Rousseau,
01:03:10 ses invités, qui reviennent notamment
01:03:12 sur cette nouvelle enquête préliminaire
01:03:14 ouverte à l'encontre de Pierre Palmade
01:03:16 pour détention de photos à caractère
01:03:18 pédopornographique. Je vous souhaite une excellente semaine.
01:03:20 de semaine.
01:03:22 (musique)
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