00:00 Je suis sa bête noire, je suis responsable.
00:03 Elle me disait que j'étais responsable, que j'avais pourri sa vie,
00:08 que c'est moi qui l'avais rendu comme ça,
00:11 qu'elle est petite, qu'elle était mignonne,
00:13 que j'étais un serial killer de bébés.
00:16 En fait, elle tournait en boucle le fait que j'avais fait des fausses couches.
00:19 Donc pour moi, j'étais un assassin.
00:21 J'avais tué des bébés.
00:23 Je l'avais prise comme pansement quelque part.
00:26 Amandine savait qu'elle faisait du mal.
00:30 Elle pensait faire du mal.
00:31 Moi, je lui ai toujours dit que je savais que c'était la pathologie qui la rendait comme ça.
00:36 Elle n'entendait pas puisqu'elle ne se savait pas malade.
00:38 Par contre, elle savait que quelque chose ne dysfonctionnait pas.
00:40 Elle se sentait mauvaise.
00:41 Elle pensait qu'elle était un poison pour tout le monde,
00:44 qu'elle n'aurait pas d'avenir.
00:47 Il y a eu des agressions physiques, peu, c'est pas la majorité.
00:51 Il y en a eu une surtout où elle s'est jetée sur moi.
00:54 Effectivement, elle m'a lacérée de coups.
00:57 Elle m'a tiré les cheveux.
00:58 Oui, elle voulait m'achever.
01:00 Donc on a pu appeler les secours assez tôt.
01:01 Elle s'en est voulu après.
01:02 C'est les gendarmes qui sont venus pour un autre secours, on va dire.
01:06 Elle a été au poste.
01:07 Un médecin est passé et a considéré que,
01:11 ben non, qu'elle allait bien, que c'était un conflit familial.
01:16 Alors que c'était des soins dont elle avait besoin.
01:18 Elle a eu une convocation au tribunal que j'ai réussi à faire annuler
01:21 puisque ce n'était pas le but d'aller au tribunal.
01:24 Elle est malade.
01:25 Je n'allais pas aller au tribunal pour dire qu'elle m'avait tiré les cheveux.
01:28 Moi, ce que je voulais le jour où je suis allée à la gendarmerie,
01:31 ce jour-là, c'est qu'elle ait des soins.
01:33 [Générique]
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