00:00 Alors à l'époque, on est donc à la fin des années 80,
00:02 nous avons découvert, parce que nous, je vous avoue que nous,
00:06 nous étions pris par le quotidien de nos arrestations.
00:09 Nous avions de très bonnes relations avec les magistrats parisiens
00:12 et nous avons découvert au travers de mon affaire
00:14 que le syndicat de l'administrature avait dans le viseur
00:17 depuis déjà plusieurs années le quai des heures fèvres
00:20 qui représentait pour lui une citadelle
00:22 où de 3300 policiers et commissaires et inspecteurs,
00:26 c'était vraiment une très grosse machine
00:28 et qui, selon le syndicat de l'administrature,
00:31 n'était pas assez transparente vis-à-vis des magistrats,
00:34 ce qui était faux.
00:35 Et d'autre part, le syndicat de l'administrature
00:38 ne supportait pas que des policiers et des sources humaines,
00:42 des informateurs, partant du principe qu'on ne peut pas négocier
00:46 avec des voyous ou donc avoir des informations auprès de délinquants.
00:50 Et en réalité, il est difficile de faire autrement.
00:54 [Musique]
00:57 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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