00:00D'abord, comme papa et comme tous les Français, on est indignés parce que ce n'est pas la première
00:07fois.
00:08Et s'il y a cette protestation populaire, c'est à juste raison parce que ce n'est pas un
00:13dysfonctionnement.
00:15Moi, j'ai été très choqué par ces mots des ministres « dysfonctionnement ».
00:21Je ne sais pas si vous imaginez comment ça peut résonner pour tous les parents, les grands-parents.
00:27C'est une faillite. C'est beaucoup plus grave.
00:29Et c'est une faillite qui est liée au désintérêt permanent depuis 20 ans de la plupart des dirigeants politiques
00:39qui ont gouverné le pays pour la justice,
00:41qui n'ont pas mis une priorité sur la justice.
00:46Et donc, il n'y a pas un facteur. Et c'est pourquoi je propose, mais ce n'est pas
00:51nouveau.
00:52Je me souviens, en 2012, devant l'Institut pour la Justice, avoir proposé des mesures.
00:57En 2017, avoir proposé, par exemple, 40 000 places de prison, on m'a traité de fou.
01:01En Angleterre, aujourd'hui, il y a ces 40 000 places.
01:04Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a plusieurs phénomènes. Il y en a quatre.
01:07Si je vais très vite.
01:08Bien sûr.
01:08Il y a les priorités.
01:09Quand vous dites faillite, c'est tout le système judiciaire que vous mettez à la poubelle ?
01:12Tout le système judiciaire.
01:13Tous les magistrats ne font pas leur médezure correctement ?
01:15Non, bien évidemment que non. Il y a d'abord le sens des priorités.
01:18Quand vous pensez que la gendarmerie du Gers et le procureur de la République, sans doute, qu'on donnait des
01:24ordres,
01:24se sont davantage occupés des agriculteurs qui manifestaient que du détraqué sexuel qui érodaient.
01:30Donc, il y a un problème de priorité. Il y a un problème de responsabilité des magistrats.
01:35Le Conseil supérieur de la magistrature ne joue pas son rôle. C'est insupportable.
01:40Il y a un problème de moyens et c'est un problème central.
01:45Et je réclame depuis des années de mettre l'argent qu'il faut.
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