- il y a 3 ans
Les invités de #PunchlineWE débattent de l'actualité du vendredi au dimanche.
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00:00 Il est 17h et c'est un plaisir de vous retrouver pour Punchline.
00:03 Je vous donne le programme pendant une heure.
00:04 On va revenir sur les temps forts de l'actualité avec nos invités.
00:07 Puis à 18h, vraiment pas d'accord avec Laurent Joffrin et Charlotte Tornelas.
00:11 Et vu les thèmes, je ne suis pas sûr qu'ils repartent ensemble amis ou heureux.
00:16 Du moins, ils ne partiront pas en vacances ensemble.
00:18 C'est la grande formule de Thierry Rerum.
00:20 Merci à vous, Philippe Guibert d'être présent.
00:22 Jean-Christophe Couvy, ravi de vous retrouver.
00:25 Eric Revelle, Gabrielle Cluzel, la reine du samedi et du dimanche.
00:30 Le point sur l'information avec Michael De Santos et on commence le départ.
00:34 Fin de la perquisition au domicile de Pierre Palmade.
00:40 Depuis ce matin, policiers et gendarmes fouillaient sa demeure à Selye en Bire dans la Seine-et-Marne.
00:44 Vendredi, l'humoriste, dont les jours ne sont plus en danger,
00:47 avait été testé positif à la cocaïne après avoir percuté une voiture qui venait d'en face.
00:51 Un homme, son fils de 6 ans et sa belle-sœur sont également hospitalisés dans un état grave.
00:56 Cette dernière enceinte de 6 mois a perdu son bébé.
00:59 33 179 morts, c'est le dernier bilan du séissement Turquie en Syrie.
01:04 Un chiffre qui pourrait doubler selon les Nations Unies.
01:07 10 camions de l'ONU ont franchi ce dimanche la frontière syrienne.
01:10 Hier, Damas avait autorisé l'acheminement des aides humanitaires sur l'ensemble du pays.
01:14 Julia Simon, championne du monde de poursuite en Allemagne.
01:17 La biathlète française de 26 ans a remporté le titre pour la première fois de sa carrière
01:22 sur cette course de 10 km.
01:24 Une deuxième médaille d'or dans ces mondiaux après celle en bronze
01:26 remportée par la skieuse lors du relais mixte.
01:30 Enfin, manifestation monstre à Madrid pour défendre le système de santé publique.
01:35 250 000 personnes, un million selon les organisateurs,
01:38 ont défilé dans la capitale espagnole pour réclamer plus de moyens au gouvernement régional.
01:42 Depuis plusieurs mois, médecins et soignants déplorent le manque d'effectifs
01:46 et se disent débordés au niveau des urgences.
01:49 Voilà pour le point sur l'information.
01:51 La liberté d'expression n'a pas de prix.
01:53 Voilà ce que vous avez pu découvrir dans certains de vos journaux ce dimanche.
01:57 Campagne de publicité de CNews et de C8.
01:59 Les menaces de la ministre de la Culture, Rima Abdelmalak,
02:03 contre C8 et CNews, imposent une vraie réflexion
02:05 sur la liberté d'expression et la liberté de la presse.
02:07 Ce qui est terrifiant, c'est que tout cela s'est fait dans une sorte de silence assourdissant
02:11 des autres médias et même applaudi par la bien-pensant, c'est l'extrême gauche.
02:16 Franz-Olivier Gisbert, qui n'est pas n'importe qui,
02:18 c'est l'ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur,
02:21 rédaction du Figaro, également Dupont, était l'invité de Mathieu Bocoté hier.
02:26 Et il a eu des mots très forts à l'encontre de la ministre de la Culture.
02:31 Ce sont ses propos, c'est son avis, son ressenti sur le dossier,
02:36 mais c'est fort de son expérience.
02:37 Ce n'est pas un odieux réac, un odieux facho, que sais-je.
02:40 C'est Franz-Olivier Gisbert, ce n'est pas n'importe qui.
02:42 Écoutons-le.
02:44 Quand j'entends une ministre soi-disant de la Culture,
02:48 la Rima Abdul-Malak, qui dit qu'il faut fermer ses chaînes,
02:53 je dis oui, c'est consternant.
02:55 C'est-à-dire là, on est sorti de la démocratie normale,
02:59 on est sorti de république bananière, je ne sais pas trop,
03:02 parce que c'est quand même la ministre de la Culture.
03:04 Est-ce qu'elle a dit ça sans instruction ?
03:07 C'est possible, mais ce n'est pas sûr.
03:09 Et si vous voulez, les bras vous entombent.
03:14 Dans quoi on est tombé ?
03:15 Je ne pense pas que des propos de ce type auraient été possibles,
03:18 si vous voulez, pour répondre à votre question, dans les années 70.
03:22 Mais c'est complètement dingue.
03:23 Et puis, si vous voulez, moi, ce qui m'effraie le plus,
03:26 c'est le plus effrayant là-dedans, c'est l'indifférence.
03:29 C'est-à-dire, ces propos sont honteux.
03:32 Cette personne, elle devrait être virée du gouvernement.
03:35 – C'est encore une fois son avis, mais je me tourne vers vous, Philippe Gisbert.
03:39 Quel regard vous portez sur ces déclarations de Rima Abdul-Malak ?
03:43 – Je pense qu'il y a plusieurs niveaux d'analyse et de lecture.
03:46 Il y en a un qui est assez évident,
03:49 c'est que la ministre qui est censée être garante du pluralisme
03:52 et de la liberté d'expression,
03:54 commence par attaquer quand même de façon assez brutale,
03:58 deux chaînes de télévision avec des motifs qui sont assez étranges.
04:04 Parce qu'attaquer le pluralisme, par exemple de CNews,
04:09 me semble un peu grossier quand on compare à d'autres médias,
04:14 d'autres chaînes que je ne citerai pas.
04:16 – C'est pas pour vous, hein ?
04:18 – Oui, je sais.
04:20 Et donc je trouve que c'est un peu lunaire.
04:22 Mais comme j'ai déjà dit sur le plateau de Pascal le soir même,
04:27 en fait, ce qui est reproché à ces chaînes et en particulier à CNews,
04:31 c'est d'organiser un débat avec des gens qu'on excluait du débat.
04:34 C'est-à-dire des gens qui appartiennent à ce qu'ils appellent l'extrême droite.
04:38 Et je trouve que c'est non seulement antidémocratique.
04:40 – Surtout que quand on lui demande, on lui pose la question sur M6,
04:43 là elle n'a pas d'avis.
04:47 Deux réactions sur Twitter, si vous me permettez.
04:50 Françoise Laborde, là non plus, ce n'est pas n'importe qui.
04:52 Journaliste et ancienne membre du CSA.
04:55 Mais à quoi sert de maintenir une autorité indépendante comme l'Arcom, ex-CSA,
04:59 si les politiques interviennent sur le contenu des chaînes TV ?
05:01 Menacer n'est pas du rôle du ministère de la Culture.
05:04 Réveillez-vous !
05:05 Et puis Philippe Devilliers a également réagi, le ministre de la Culture,
05:08 la ministre pardonnez-moi, veut fermer les antennes et couper la parole de CNews.
05:11 La liberté d'expression est en péril.
05:13 La France glisse vers une dictature de la pensée.
05:17 Rima Abdoulmalak prépare l'archipel du goulag médiatique.
05:20 Est-ce que la liberté de la presse, la liberté d'expression est en danger selon vous ?
05:24 Éric Revel, vous avez été un grand patron de presse.
05:26 – Moi j'ai eu la chance de diriger deux médias différents, un privé et un public.
05:31 J'ai dirigé LCI, comme vous le savez, pendant 7 ans.
05:34 Et puis le réseau de radio locale de Radio France,
05:37 le réseau de France Bleue, un magnifique réseau.
05:42 Ce qui est le plus grave à mon avis dans les déclarations de la ministre,
05:45 c'est la deuxième fois, si ma mémoire est bonne.
05:47 Elle l'a fait une fois sur France Inter et une fois dans le monde.
05:49 Donc imaginez qu'elle soit une sorte de poisson pilote
05:52 qui nagerait tranquillement dans une eau sans être poussé pour nager,
05:58 j'ai du mal à le croire.
05:59 – Surtout qu'elle a été l'ancienne et communication.
06:04 – Ce qui est le plus grave me semble-t-il,
06:07 c'est le silence de l'ARCOM qui a succédé au CSA.
06:09 Pourquoi ? Parce que l'ARCOM, elle est définie comme une autorité
06:13 qui régule les médias indépendante.
06:16 Or le fait qu'une ministre de la Culture aille sur le terrain de l'ARCOM
06:21 qui est censée être indépendante, sans que l'ARCOM et les gens responsables
06:25 qui font partie de l'ARCOM ne réagissent,
06:27 c'est ça qui me semble totalement lunaire.
06:29 Parce qu'une telle déclaration, alors il y a peut-être autre chose derrière,
06:34 je ne vais pas donner, parce que je n'ai pas de nom à donner,
06:37 mais suspendre des fréquences de TNT gratuites, parce que c'est ça l'idée.
06:41 – Bien sûr.
06:42 – C'est au moment du renouvellement en 2035, à deux ans de l'élection présidentielle.
06:46 – Je rappelle que C8 est par exemple la première chaîne TNT depuis 2023,
06:49 sur l'année 2023 pour l'instant c'est la première chaîne TNT.
06:52 – Donc suspendre ou réattribuer des fréquences de TNT gratuites
06:56 à deux ans d'une élection présidentielle, pour les attribuer à quelqu'un d'autre,
07:00 parce que les fréquences ne disparaîtront pas.
07:02 – Mais alors est-ce que c'est la dictature de la pensée ?
07:05 – Donc ça veut dire qu'il y a peut-être un mécano industriel derrière,
07:07 ça veut dire que ces fréquences-là,
07:09 vous avez peut-être déjà en tête à qui vous allez les attribuer.
07:12 Donc en réalité, vous êtes en train de corseter le débat et la libre expression,
07:20 et la liberté d'expression, c'est clair.
07:22 – Gabriel Cluzel, la dictature de la pensée,
07:25 vous vous êtes inquiète pour la liberté d'expression
07:27 quand vous entendez la ministre de la Culture ?
07:29 – Je ne sais pas, et ce qui inquiète, par ricochet, c'est le grand silence qui suit.
07:35 Alors vous avez raison, celui de l'Arc-com,
07:37 qui aurait dû renvoyer la ministre dans ses buts en disant,
07:39 "pardon mais vous mêlez de ce qui vous ne regarde pas".
07:42 – Ils le feront peut-être.
07:44 – Et ils auraient gagné en crédibilité, oui, il n'est jamais trop tard pour le faire.
07:47 Et puis aussi, on est quand même un peu déçus du défaut de solidarité,
07:56 sauf les grands noms que vous avez cités.
07:58 C'est vrai qu'on attendrait de certains grands noms du journaliste,
08:03 de grands ménias, un réel soutien.
08:06 Vous savez la parole de Voltaire, je prêche pour ma paroisse, pour mon site,
08:10 mais je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites,
08:12 mais je me battrai pour que vous puissiez le dire,
08:14 et je crois que d'autres médias s'honoreraient à avoir ce genre de phrase,
08:18 et ça c'est extrêmement dérangeant,
08:20 ça vient en creux démontrer qu'il y a un problème de liberté d'expression dans ce pays.
08:24 – La personne qui a interviewé la ministre de la Culture, Léa Salamé,
08:27 aurait pu peut-être avoir un petit peu…
08:29 – La recadrer par exemple.
08:30 – Recadrer non, mais peut-être aurait pu répondre, relancer en disant,
08:33 "mais vous êtes sûr que c'est votre rôle d'attaquer C8 et C9 ?"
08:37 Surtout que Léa Salamé, elle a une certaine expérience des débats
08:40 et de la liberté de ton puisqu'elle a présenté "Si je n'abuse, ça se dispute".
08:43 Pardonnez-moi.
08:44 – Je ne crois pas qu'elle avait ça à l'esprit,
08:46 je pense qu'elle attendait cette déclaration de la ministre.
08:48 – Je ne suis pas mentaliste.
08:49 Mais un dernier exemple.
08:51 – Tu analyses tout simplement.
08:52 – Un dernier exemple, jeudi soir, lorsque notre confrère Maxime Zvitek
08:57 a été attaqué par Jean-Luc Mélenchon,
08:59 alors qu'il lui pose simplement une question sur Adrien Quatennens.
09:01 Le lendemain, on l'a traité librement,
09:03 en disant que c'était quand même d'attaquer directement Maxime Zvitek,
09:07 c'était assez dur.
09:09 Voilà ce qu'on pouvait…
09:09 – En 2015, on a tous défilié en disant "je suis Charlie",
09:13 donc la France, on a aussi nous, policiers, on a perdu des collègues,
09:16 au nom justement du droit à la liberté d'expression.
09:19 Et tout le monde avait été dans la rue pour dire "je suis Charlie".
09:22 Et la France, c'est aussi la terre des libertés de l'expression.
09:24 Allez vous balader au par-la-chaise,
09:26 vous allez voir des grands hommes, la Fontaine…
09:27 – C'était l'époque.
09:28 – Et vous verrez que c'est justement, c'est tout notre honneur d'avoir…
09:33 – Et Jean-Christophe, c'est l'époque aussi où peut-être
09:35 les gens qui sont maintenant députés de la France Insoumise
09:37 applaudissaient les policiers comme on l'a vu.
09:39 – Les choses vont tellement vite.
09:42 Moi je me souviens de cette haie d'honneur qui avait été faite
09:44 à la place de la République, quelques jours après justement l'attentat de Charlie,
09:49 où il y avait une haie d'honneur pour les forces de l'ordre.
09:52 Et quelques années plus tard, sur cette même place,
09:54 on voyait des policiers se faire caillasser.
09:56 – J'ajoute juste un point, c'est que je ne vois pas de précédent,
09:59 depuis qu'il y a des hautes autorités de l'audiovisuel,
10:01 donc la fin des années 80, l'ARCOM est lointain descendant
10:05 de toute une série de hautes autorités.
10:07 Et je ne vois pas de précédent où un ministre vienne expliquer tranquillement
10:13 qu'il va falloir que l'ARCOM se pose sérieusement de questions
10:16 sur le renouvellement de deux chaînes privées de télévision.
10:19 Je ne vois pas de précédent en France,
10:21 je ne pense pas qu'il y en a beaucoup en Europe, dans l'Europe libérale,
10:25 je ne crois pas qu'il y en ait beaucoup non plus.
10:26 – C'est aussi une forme d'hommage en creux à C8 et à CNews,
10:30 parce qu'en réalité si C8 et CNews ne rencontraient aucun écho,
10:34 ça ne dérangerait pas beaucoup la ministre de la Culture,
10:37 elle s'en moquerait comme d'une guigne.
10:38 – Est-ce que finalement ce n'est pas notre meilleure porte-parole ?
10:39 – C'est ce que je voulais dire.
10:41 – C'est peut-être notre conseillère secrète en communication.
10:45 – Les uns et les autres ont entendu des gens au fond de la France
10:47 nous dire "ah bah écoutez moi j'aime beaucoup cette chaîne
10:49 parce qu'il y a une liberté de ton, de ton nulle part ailleurs".
10:51 – Ah j'ai jamais eu autant de messages. Merci à Mme Rima Abdel-Malak.
10:54 – Mais maintenant avec le recul, on peut se demander
10:55 si ce n'est pas la meilleure police d'assurance pour C8 et pour CNews.
10:58 – En tous les cas.
10:59 – Parce que qu'est-ce qui peut se passer en 2025 ?
11:00 Que l'augure de la ministre de la Culture passe de la pensée à la réalité.
11:05 – En 2025 il peut s'en passer des choses politiquement.
11:07 Il peut s'en passer beaucoup de choses politiquement
11:09 et notamment des remaniements ministériels.
11:11 En tous les cas je sais que Pascal Praud a invité Rima Abdel-Malak
11:16 publiquement à venir sur le plateau.
11:18 Je serais curieux de découvrir cet entretien.
11:21 Vous avez dit sur Rima Abdel-Malak, il n'y a pas eu de précédent.
11:25 – Je ne revois pas.
11:26 – Dans notre prochain dossier, il y a eu des précédents
11:28 mais c'est extrêmement rare.
11:29 Je parle de l'exclusion temporaire de députés.
11:32 C'est seulement la troisième fois depuis 1958 qu'un député est exclu.
11:36 15 jours, je parle de Thomas Porte.
11:39 Et donc Thomas Porte, on aurait pu penser qu'il s'excuse,
11:42 qu'il se dise "je suis allé trop loin".
11:44 Bien au contraire, il persiste et il s'en amuse.
11:47 Et ses collègues s'en amusent également.
11:49 Hier il était présent à la manifestation sans son écharpe tricolore.
11:54 Mais regardez Hugo Bernalicis qui lui aussi était présent à la manifestation.
11:59 Et qui poste cela.
12:01 Zut, je n'ai pas eu le temps de mettre de belles têtes dessus.
12:04 Coucou Olivier Dussopt.
12:05 On rappelle que fièrement Thomas Porte avait posté une photo
12:10 où il se présentait avec un ballon.
12:12 Sous sa semelle, il y avait ce ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
12:17 Alors qu'est-ce qu'on a voulu faire ?
12:18 On est allé sur le terrain et on est allé dans la circonscription de Thomas Porte.
12:22 Troisième circonscription de Seine-Saint-Denis.
12:24 On a dit à nos reporters, vous posez des questions,
12:27 ce n'est pas une enquête, mais vraiment essayez de prendre le coup.
12:30 Vous tendez le micro, ça s'appelle des micro-trottoirs.
12:32 Et vous demandez aux gens ce qu'ils ont pu penser de l'action de leurs députés.
12:37 Vous en pensez qu'ils ont réagi comment ?
12:39 Ils ne le soutiennent.
12:40 Comment ?
12:40 Peut-être qu'ils ne le connaissent pas.
12:41 Peut-être qu'ils ne sont même pas au courant.
12:42 Ah, ils ne le connaissent pas.
12:43 Je suis sûr qu'ils ne le connaissent pas.
12:44 Olivier Gangloff et Laura Lestrade.
12:48 Est-ce que vous connaissez Thomas Porte ?
12:51 Ok, non.
12:53 Député à Noisille-Grand, ça ne vous dit rien ?
12:55 Pas du tout, non.
12:56 Thomas Porte ?
12:57 Non.
12:58 Thomas Porte, oui, c'est un député qui va être privé d'une partie de ses indemnités
13:06 pendant quelques mois, c'est ça ?
13:08 Thomas Porte ?
13:10 Pas du tout.
13:10 Pas du tout, et vous, monsieur ?
13:12 Thomas Porte.
13:13 Thomas Porte.
13:14 Qu'est-ce qu'il fait comme... ?
13:16 Alors, il est député d'une ville qui s'appelle Noisille-Le-Grand.
13:19 Ah non, je ne connais pas.
13:21 Thomas Porte.
13:23 Ça me parle le nom, mais c'est un grand avec des lunettes, non ?
13:25 C'est un monsieur qui serait député de Noisille-Le-Grand.
13:28 Non, je n'en parle pas.
13:29 Non.
13:30 Est-ce que vous connaissez Thomas Porte ?
13:32 Non.
13:33 C'est qui Thomas Porte ?
13:34 Non, pas du tout.
13:35 C'est le député de Noisille-Le-Grand.
13:37 Ah...
13:38 Non, rien du tout, non.
13:40 C'est fascinant.
13:41 Ça a été fait à Noisille-Le-Grand ?
13:42 Ça dit beaucoup de choses.
13:44 C'est pas possible, il n'y en a aucun qui connaît son...
13:46 Mais si, il y en avait deux !
13:47 Je ne dis pas que c'est une enquête, je dis que c'est...
13:49 Vous prenez le micro, vous allez au centre de Noisille-Le-Grand et vous posez la question.
13:52 Moi, je ne suis pas tellement étonnée.
13:54 Moi non plus, je ne suis pas étonné parce que déjà,
13:55 on a battu les records d'abstention aux dernières législatives.
13:58 Donc statistiquement, si tu interroges 10 personnes dans la rue,
14:02 tu as une chance sur deux que de tomber sur quelqu'un qui n'a pas voté
14:05 et donc qui forcément connaît moins bien son député.
14:08 Donc ça fait déjà une moitié des gens qui n'ont pas voté.
14:10 Mais ça aurait pu être pour n'importe quel député.
14:12 Ah oui, tout à fait.
14:13 Pour les 577.
14:14 Attendez, là, on est sur...
14:16 Thomas Porte n'est que le symbole de ce qui se passe sur l'ensemble du territoire.
14:19 On ne parle pas des députés européens.
14:22 Mais bien sûr.
14:23 Mais c'est un symbole incroyable du fait que les représentants de la nation
14:28 ont perdu le contact.
14:29 Alors, ce n'est pas entièrement que de leur faute,
14:31 mais ont perdu le contact parce que les législatives se passent
14:34 après la présidentielle.
14:35 Donc, il y a une chute de l'intérêt.
14:36 Mais là, ce n'est plus une chute, c'est un effondrement de l'intérêt.
14:40 C'est une fois qu'on parle d'une autre façon de se faire.
14:43 Mais c'est aussi ce que j'ai pensé.
14:44 Je me suis dit, comme ils sont inconnus tous,
14:47 ils sont dans la twitterisation de la vie politique,
14:50 c'est-à-dire qu'ils vont essayer de faire des buzz
14:52 pour faire parler d'eux à la télévision,
14:54 puisque sur le terrain, factuellement, les Français ne les connaissent pas.
14:59 Et je dis ne les connaissent pas parce que ça aurait pu être Thomas Porte,
15:02 ça aurait pu être les 576 autres.
15:04 Vous avez raison, mais il y a quand même certains qui sont connus.
15:08 Bien sûr.
15:08 Ils sont implantés depuis longtemps.
15:10 Et puis, c'est d'autant plus symboliquement fort,
15:12 même si vous avez raison de dire que ce n'est sans doute pas le seul,
15:15 de la part d'un élu d'un parti qui se prétend être proche du peuple.
15:18 En l'occurrence, visiblement, il est aussi hors sol que les autres, voire plus.
15:22 C'est un ancien cheminot, quand même.
15:26 Donc, il reste connecté.
15:27 C'est un homme de terrain.
15:28 Il n'a pas le même réseau que dans un cercle de quatre jambes.
15:33 Surtout qu'en est-il joué au foot avec la tête d'Olivier Dussopt,
15:35 il ferait mieux d'aller jouer au foot dans un cercle de sept jambes.
15:36 Peut-être que les 15 prochains jours,
15:37 il sera un peu plus présent dans le centre-ville de Noisy-le-Grand
15:40 pour rencontrer justement les Français qui y habitent.
15:43 On a perdu un élément d'autorité, de connaissance et de lien
15:47 entre les électeurs et les élus avec le cumul des mandats.
15:49 Bien sûr, les députés-maires.
15:50 Parce qu'avant, un député, il était souvent député-maire
15:53 et donc il avait un enracinement local qui était beaucoup plus important.
15:57 Bon, puisqu'il n'est pas connu, on passe à autre chose du monde.
16:00 Ce samedi, pour la quatrième mobilisation contre la réforme des retraites,
16:03 plus de 250 manifestations d'entre eux, toute la France.
16:06 2,5 millions de personnes d'après la CGT, 963 000 selon la préfecture.
16:10 Mais je voudrais qu'on s'arrête sur une image à Marseille qui a beaucoup choqué.
16:14 Une poupée gonflable à l'effigie d'Elisabeth Borne qui a fait polémique.
16:18 Elle est pendue sur une camionnette de la CGT et la présidente,
16:22 je pense qu'on va voir l'image, la présidente du groupe Renaissance
16:25 à l'Assemblée nationale, Aurore Berger, a réagi ce matin.
16:27 Elle dénonce un acte profondément choquant et violent.
16:30 Écoutez.
16:32 Tout ce qui, même de manière symbolique, veut dire un appel à la haine,
16:36 un appel à la violence, doit être banni.
16:38 Je crois qu'à partir du moment où vous figurez la première ministre,
16:42 celle qui incarne et porte cette réforme comme étant tendue,
16:46 on peut à minima considérer que c'est particulièrement déplacé
16:49 et que ça dessert les convictions qu'on porte.
16:51 Est-ce que vraiment vous pensez que la première ministre, en voyant cette image,
16:54 se dit qu'elle a envie d'être dans la logique de dialogue ?
16:58 Vous lui en avez parlé, à Elisabeth Borne, de cette image ?
17:00 Évidemment, on a envie de dialoguer.
17:01 Et comment elle réagit ?
17:02 Vous savez, malheureusement, elle a le cuir un peu tannée.
17:05 Et elle s'est, j'allais dire, pas habituée.
17:07 Parce qu'il ne faut pas s'habituer justement à ces images et à ces représentations-là,
17:10 parce qu'il ne faut pas les banaliser.
17:12 Et je crois qu'elle se trompe, Aurore Berger,
17:14 que malheureusement, on s'est habitué à la violence, à la haine,
17:16 à ces genres de représentations.
17:17 Parce que ce n'est pas la première fois qu'il y a cette poupée gonflable
17:22 à l'effigie d'Elisabeth Borne pendue.
17:24 C'est une vieille tradition des manifestations.
17:26 Les transitions...
17:27 Ce n'est pas une tradition forcément de très bon goût.
17:30 Ah oui ?
17:30 Je ne partage pas...
17:31 C'est ce qu'elle dit. On s'habitue alors.
17:33 Oui, mais autant je trouve ça extrêmement choquant
17:36 quand ça émane d'un parlementaire, d'un représentant de la nation,
17:41 autant pour le reste...
17:42 Ça vient d'un syndicat, ça ne vous choque pas, Philippe Guybert ?
17:44 Si, ça me choque aussi, je suis en désaccord.
17:47 Mais je trouve que ce n'est pas de même nature.
17:50 C'est une tradition dans les manifestations,
17:52 comme dans toutes les manifs que j'ai pu observer
17:56 ou auxquelles j'ai participé.
17:57 Il y avait toujours des choses qui étaient de mauvais goût comme ça.
18:00 Oui, mais c'est plus que de mauvais goût.
18:01 Pardonnez-moi, Philippe Guybert, quand vous dites que c'est de mauvais goût,
18:03 on a l'impression qu'on peut peut-être cautionner.
18:06 Hier, vous étiez la seule, Gabriel Flusel, à condamner cette poupée.
18:11 On disait "attendez, la CGT, il va peut-être falloir qu'ils réagissent là".
18:13 Évidemment, ce n'est pas du tout pareil quand vous avez ce genre de manifestation,
18:19 de poupées préparées par des anonymes, c'est regrettable
18:22 et malheureusement, on ne peut pas les rattraper,
18:24 que lorsque c'est un camion d'un syndicaliste, d'un syndicat, qui le revendique.
18:31 Donc là, c'est à peu près aussi problématique
18:34 que quand un député tape dans la tête d'un ballon.
18:36 Alors, ce qu'il faudrait néanmoins,
18:38 moi je regrette qu'Aurore Berger n'ait pas été là à d'autres époques,
18:44 parce que c'est arrivé à d'autres moments,
18:46 mais quand ça arrive à droite ou à l'extrême droite, ça choque moins.
18:51 Je me souviens d'une manifestation, vous devez vous en souvenir,
18:54 de Carpentras où participait François Mitterrand.
18:58 Il y avait la marionnette de Jean-Marie Le Pen qui avait été trimballée, pendue, etc.
19:02 Et visiblement, à l'époque, ça n'avait dérangé personne.
19:05 Moi, je vais vous dire, ces gestes symboliques,
19:08 dans une société qui revient, qui se décivilise,
19:15 qui connaît vraiment des grands mouvements de violence,
19:18 je pense que c'est dangereux.
19:19 Et quand je vois ces pendaisons, ces têtes coupées,
19:22 et que tout le monde, et que ceux qui participent à ces manifestations,
19:27 disent ensuite "c'est pas très grave, c'est une plaisanterie",
19:30 bah écoutez, ça m'inquiète profondément,
19:32 parce que je crois qu'il ne faut pas minimiser cela.
19:34 - On va poser la question au syndicaliste que vous êtes, Jean-Christophe Couvy.
19:37 Ça vous inquiète quand vous voyez ça ?
19:38 - Alors, une manifestation, c'est...
19:41 Alors, je prends des pincettes, c'est un exultoire.
19:43 C'est-à-dire que c'est les gens du peuple qui sont mécontents,
19:47 en partie, de leurs dirigeants.
19:49 Après, c'est de la symbolique.
19:51 Moi, j'aimerais qu'on s'aie... Non mais on peut en discuter.
19:53 Mais j'aimerais qu'il y ait autant d'émotion, autant d'énergie de nos hommes politiques.
19:57 Quand j'ai mes collègues qui sont placardés sur des murs dans les cités...
20:01 - On en parle dans la deuxième partie.
20:03 - Ça tombe bien. Donc, on dénonce ça.
20:04 Mais je ne vois pas autant d'énergie derrière.
20:06 Et qu'est-ce qu'il y a de fait ? Pas grand-chose.
20:08 Donc là, effectivement, ça offusque tout le monde,
20:09 parce qu'en ce moment, c'est le focus sur les retraites et sur la politique.
20:13 Mais demain, c'est oublié.
20:14 - Non mais Jean-Christophe Couvy, permettez-moi de me répéter.
20:17 On en parlera dans la deuxième partie.
20:18 Et parfois, malheureusement, on se sent un peu seul.
20:21 - Mais bien sûr.
20:22 - Mais là, vous ne trouvez pas qu'il y a une dimension particulière ?
20:24 Parce que c'est sur un camion de la CGT ?
20:26 Vous voyez, vous ne pensez pas qu'il y a une raison d'habiter ?
20:28 - Non, parce que, alors après, je ne suis pas là pour défendre la CGT.
20:31 Mais ce n'est pas la CGT, en général, qui serait responsable de ça.
20:35 Ce n'est pas une commande politique.
20:36 C'est un énergumène qui a dû mettre ça pour...
20:39 - Non mais il y a du monde autour.
20:41 Excusez-moi, là, franchement, Jean-Christophe Couvy.
20:43 C'est-à-dire que vous avez des manifestants,
20:44 vous avez des gens qui peuvent dire "mais qu'est-ce qu'il y a de vieux ?"
20:46 Mais qu'il faut enlever là.
20:47 - Qu'est-ce qu'ils font, les manifestants ?
20:48 - Qu'est-ce qu'ils font ?
20:49 Ils disent "Monsieur, vous pouvez enlever cette poupée à l'effigie d'Elisabeth Borne ?"
20:54 - Ah ben, il y a le manif, il marche.
20:55 - Ah, on met des œillères quand on fait une manifestation ?
20:58 - J'entends bien nos amis de gauche et nos amis syndicalistes nous expliquer que,
21:02 bon, finalement, c'est une sorte de tradition,
21:05 ce serait une sorte de carnaval syndical.
21:08 - Il y a un peu de ça.
21:09 - Très bien, mon cher Philippe.
21:10 Mais pardon, quand même, quand même,
21:14 la parole est à la rue en ce moment et la mobilisation est forte contre cette réforme.
21:18 Qu'on pende symboliquement la réforme des retraites telles que Mme Borne la propose,
21:24 pourquoi pas ?
21:25 Bon, admettons.
21:26 Mais qu'on en soit quand même venu symboliquement,
21:30 parce que la politique, ce sont des symboles aussi, pardon,
21:33 à donner ce genre de spectacle.
21:35 Je rappelle quand même qu'on a un président de la République qui a été élu,
21:39 qui a nommé un gouvernement avec une première ministre qui est légitime.
21:42 Donc ça veut dire quoi ?
21:42 C'est une remise en cause d'un symbole électoral.
21:46 - On est tous d'accord que c'est très mauvais.
21:48 - Et puis si j'étais un peu cynique et si la tradition révolutionnaire...
21:50 - Il ne s'agit pas de défendre ça.
21:52 - Non, vous avez minimisé.
21:54 - Et si la tradition révolutionnaire des syndicats...
21:57 - Il a minimisé, on est d'accord avec Reveille.
21:59 - Une tradition française révolutionnaire, prenez plutôt une guillotine alors, messieurs.
22:04 Plutôt que...
22:04 Ça, à la prendaison, c'est plutôt anglais.
22:07 - Imaginez qu'il y ait une matche espagnole.
22:09 - En France, c'est grâce à la gauche.
22:11 - Oui, je vais faire un pas en votre direction.
22:13 Moi, je trouve ça scandaleux, mais je vais faire un pas en votre direction.
22:16 C'est que, bon, finalement, on parle de ce sujet
22:18 et on ferait mieux de parler du fond, la réforme des rentrées.
22:21 Je suis d'accord, mais on ne peut pas dire, il y a des actes violents,
22:25 il y a des députés qui font des déclarations hallucinantes sur la police
22:28 et ne pas trouver scandaleux qu'on pende le symbole de la police.
22:31 - 30 secondes avant la publicité.
22:32 Philippe, rattrapez-vous, rattrapez-vous, Philippe.
22:35 - On a des manifestations qui sont, dans l'ensemble, tout à fait exemplaires.
22:40 - C'est vrai.
22:40 - Sans trop de groupuscules violents.
22:43 Les gens ont retrouvé le plaisir de manifester.
22:46 - C'est vrai aussi.
22:46 - De pouvoir venir en famille.
22:48 Donc, je crois que, évidemment, que c'est, j'allais dire, c'est nul.
22:52 C'est vraiment pas bien, ce qu'ils ont fait.
22:54 On est bien d'accord.
22:55 Mais je trouve que ces manifestations, dans leur ensemble,
22:57 ne doivent, enfin, on ne doit pas, à partir de ce type d'exemple,
22:59 de jeter l'eau propre sur ces manifestations.
23:01 - Pas du tout.
23:01 - Je ne sais pas ce qu'on fait.
23:02 Mais, Philippe, vous m'avez manqué hier parce que j'étais le seul à dire,
23:04 c'est dingue, ça se passe bien dans les cortèges.
23:07 Il y a les gens manifestent dans le vial.
23:09 Il y a des centaines de milliers de Français qui se mobilisent
23:12 et à l'Assemblée nationale, c'est n'importe quoi.
23:14 - Je suis d'accord avec vous.
23:14 - Eh bien, vous m'avez manqué.
23:15 - Il y a dix minutes, je suis venu ce soir.
23:18 - Bah, oui, bah, voilà, écoutez, essayez de voir si vous avez un créneau de samedi.
23:22 Franchement.
23:23 - Vous avez un double, non ?
23:24 - Non.
23:25 - Vous êtes comme Jean-Luc Mélenchon, vous avez un, comment on appelle ça ?
23:29 - Un double ?
23:30 - Non, oui, vous savez, quand il faisait ses mythes politiques, il faisait un hologramme.
23:33 - Je n'ai pas les moyens, je n'ai pas les moyens.
23:35 La publicité.
23:36 Je suis désolé, la publicité, on revient dans un instant.
23:38 Je vous donne le programme.
23:39 On va parler de Sandrine Rousseau, qui a accordé un entretien à Sonia Mabrouk ce matin
23:43 dans le rang formidable.
23:44 - Au moins, je trouve que c'est bien que Sandrine Rousseau vienne sur ce sujet.
23:47 - Bien sûr, voyez.
23:48 - C'était l'un des entretiens, je le dis vraiment en toute objectivité,
23:51 les plus intéressants que j'ai pu entendre de Sandrine Rousseau
23:54 sur ces derniers jours, ces dernières semaines.
23:56 Il n'y a pas eu de cri, il n'y a pas eu de tension.
23:58 Ils ont pu aller dans le fond.
23:59 J'espère que la ministre de la Culture a pu être fermée.
24:03 - Il faut peut-être lui envoyer l'émission.
24:07 La publicité, on revient dans un instant.
24:09 17h30, le Point sur l'information avec Miquel De Santos
24:16 et on reprend le débat dans un instant.
24:17 Le ministre des Armées s'attaque à Black Panther 2.
24:23 Sur Twitter, Sébastien Lecornu a dénoncé la représentation
24:26 mensongère et trompeuse des militaires français
24:29 dans le second volet du film Marvel.
24:31 Ils y sont dépeints comme des pilleurs de ressources.
24:34 "Je pense et rends hommage aux 58 soldats français
24:36 qui sont morts en défendant le Mali à sa demande
24:38 face aux groupes terroristes islamistes",
24:40 a ajouté le ministre.
24:41 Les syndicats haussent le ton contre le gouvernement
24:44 et le Parlement.
24:45 S'ils restent sourds face aux mobilisations
24:47 contre la réforme des retraites, les principaux leaders
24:49 se disent prêts à durcir le mouvement
24:51 et à mettre le pays à l'arrêt le 7 mars prochain.
24:54 Cette date a été choisie par l'intersyndical RATP
24:56 pour lancer une grève reconductible.
24:59 Enfin, les pêcheurs français privés d'accès aux eaux britanniques
25:02 après le Brexit bientôt indemnisé.
25:04 La Commission européenne a débloqué une enveloppe globale
25:07 de 65 millions d'euros.
25:08 Plusieurs conditions devront être remplies
25:10 pour l'obtention de cette aide,
25:11 qui sera calculée en fonction de la puissance de chaque bateau.
25:15 Environ 90 navires pourraient partir à la casse.
25:17 Gabriel Cluzel, Éric Reuvel, Philippe Guibert,
25:21 Jean-Christophe Couvy pour commenter l'actualité.
25:23 Dans une demi-heure, vraiment pas d'accord
25:25 avec Laurent Geoffrin et Charlotte Darnelas.
25:27 Mais avant cela, parlons de Sandrine Rousseau,
25:29 qui était l'invité du grand rendez-vous
25:31 "Europe 1 Les Échos et ses News",
25:32 entretien passionnant mené par Sonia Babrouk.
25:35 Il a été question d'Adrien Quatennens,
25:37 hué par une partie de l'Assemblée nationale cette semaine,
25:39 applaudi, voire ovationné par certains de ses collègues insoumis.
25:44 Et Jean-Luc Mélenchon, cette semaine,
25:46 a perdu ses nerfs chez nos confrères de BFM
25:48 lorsqu'on lui a posé la question sur cette affaire Adrien Quatennens.
25:52 Et bien, cette attitude de Jean-Luc Mélenchon
25:54 a heurté Sandrine Rousseau
25:56 et l'attitude des collègues qui ont ovationné
25:58 Adrien Quatennens également.
26:00 Écoutez Sandrine Rousseau.
26:01 Ça m'a choquée et je le dis avec la ferveur et la solennité
26:09 qui convient aussi de dire,
26:11 il y avait une décision du groupe LFI
26:14 que pendant quatre mois, il était sorti du groupe LFI,
26:17 il était exclu du groupe LFI.
26:19 Quatre mois, c'est le temps de la peine avec sursis
26:22 dont il a écopé suite au jugement.
26:25 Le minimum.
26:27 Et je le dis avec beaucoup d'émotion,
26:31 mais le minimum, c'est qu'il ne prenne pas la parole
26:35 pendant quatre mois.
26:36 Je ne comprends pas au nom de quoi
26:38 on met l'affection au-dessus de combats politiques
26:39 aussi importants que celui de la sécurité des femmes.
26:43 Ça, c'est la réaction de Sandrine Rousseau.
26:45 Jean-Luc Mélenchon avait dit "foutez-lui la paix,
26:47 lâchez-nous, laissez-nous faire de la politique,
26:48 je n'ai qu'une chose à dire, la loi s'applique,
26:51 elle s'applique à lui, il a été assez puni,
26:53 j'ai été assez puni, tous les insoumis ont été assez punis".
26:57 Deux salles, deux ambiances.
26:58 Deux salles, deux ambiances, Philippe Guibert.
27:00 Oui, mais depuis le début, Jean-Luc Mélenchon
27:02 est effectivement dans une relation quasi affective
27:04 avec Katnins, qui était son filial,
27:08 qui était son successeur ou son enfant politique
27:12 presque désigné.
27:15 Il a encore oublié la victime cette semaine.
27:17 C'est vrai, mais à la limite, pourquoi pas ?
27:19 Mais ce que je trouve, je ne vois pas pourquoi il perd ses nerfs.
27:21 Le fait qu'il perd ses nerfs,
27:23 le fait qu'il quitte le plateau de façon un peu ridicule,
27:26 parce que c'est normal quand même qu'on lui pose la question,
27:28 que la question lui soit posée,
27:30 montre qu'il a quelque chose, à mon avis,
27:32 où il est mal à l'aise avec sa propre position
27:36 et parce qu'il sait qu'il n'est pas cohérent.
27:38 Et pour rejoindre Sandrine Rousseau, moi aussi,
27:41 ça arrive, moi aussi, j'ai été choqué qu'il soit applaudi
27:47 lors de sa première prise de parole,
27:49 qu'il ait été applaudi par son groupe qui faisait bloc autour de lui.
27:52 Elle, elle dit pendant quatre mois, il aurait mieux fait de se taire.
27:54 - Comme si c'était à Eyroud, c'est pas à Eyroud.
27:57 - Discrétion pendant quatre mois, argument choc, vous dites quoi ?
27:59 - Oui, je trouve que Sandrine Rousseau, pour le coup, a raison.
28:03 Il est condamné à quatre mois, ça n'aurait pas été mal
28:05 que pendant quatre mois, on ne l'entende pas.
28:06 Maintenant, alors je vais vous dire,
28:07 vous allez me dire que je suis un en même temps.
28:10 Je ne l'ai pas dit un emmerdeur, j'ai dit un en même temps.
28:12 Moi, je vais vous dire, je comprends un peu.
28:14 Alors, Jean-Luc Mélenchon, il a le sang chaud.
28:18 Jean-Luc Mélenchon, il s'énerve.
28:20 Parfois, il va au-delà de ce qu'il devrait dire
28:22 quand on est un responsable politique de cette envergure.
28:25 Mais je comprends aussi sa sortie sur
28:29 "mais vous vous acharnez sur quelqu'un qui a été condamné,
28:32 vous voulez quoi, sa mort politique ?"
28:34 Je comprends d'autant plus que, comme le disait Philippe Trait justement,
28:38 il y a pour moi deux personnalités politiques de cette génération
28:41 qui sont dans le même tonneau de fiabilité,
28:45 de cohérence avec leurs propres idées,
28:47 c'est Katniss et Bardella.
28:48 Et en réalité, pour Mélenchon, la pire des choses,
28:50 ça vient de lui arriver en politique.
28:52 C'est-à-dire qu'il avait un type brillant qui allait reprendre le groupe,
28:54 qui allait reprendre le parti.
28:56 Et c'est plus que son dauphin.
28:57 Je pense qu'il avait beaucoup misé sur le monde politique.
28:59 Et Sandrine Rousseau n'a pas tort non plus quand elle dit
29:01 qu'on devrait placer la cause politique au-dessus des affections personnelles.
29:06 Mais Mélenchon, il est fait de ce sang-là, il est fait de ces chairs-là
29:08 et vous n'allez pas le refaire.
29:09 Donc vous allez l'excuser.
29:10 Vous allez le par-dessus, vous l'excuser.
29:13 Vous l'excuser.
29:14 On continue de balayer l'actualité du week-end.
29:18 On avance et on va parler de Louis Boyard.
29:20 Pourquoi Louis Boyard ? Parce qu'il est sous surveillance policière.
29:23 Des rondes sont effectuées autour du domicile du député LFI
29:26 en cause des menaces dont il est victime.
29:28 Et je trouve ça très bien d'ailleurs.
29:30 Et heureusement que les policiers sont présents.
29:32 Si un député est menacé, il faut absolument pouvoir le protéger.
29:39 Ce qui est particulier, c'est que ça intervient dans un contexte
29:42 où Louis Boyard a pris la parole cette semaine à l'Assemblée nationale.
29:45 Et il a été très dur à l'égard des policiers en disant "la police tue".
29:49 C'est un fait. La police tue.
29:51 Picure de rappel et ensuite on en parle.
29:54 Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre
29:56 qui instrumentalise la police à des fins politiques.
30:00 Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre
30:02 qui dit que la police n'a jamais tué alors que c'est un fait que la police tue.
30:06 Ses propos seraient presque à prêter à rire
30:09 s'il n'était pas si grave de la part d'un représentant de la nation.
30:13 Mais dans vos propos, monsieur le député,
30:16 vous avez redit ici dans le temple de la démocratie
30:20 que ceux qui gardent notre sécurité,
30:22 qui meurent sous la balle des terroristes,
30:23 qui meurent sous le couteau de ceux qui attaquent les femmes et les enfants,
30:27 qui attaquent nos concitoyens les plus pauvres,
30:30 les policiers, ces petits gens,
30:32 ces ouvriers de la sécurité pour parler comme le Parti communiste
30:35 que vous avez très longtemps abandonné,
30:36 vous les réinsultez ici en disant qu'ils tuent.
30:39 C'est une honte.
30:40 Quelle différence il y a entre protection policière,
30:43 Jean-Christophe Dié, et surveillance policière ?
30:45 Là, c'est de la surveillance policière.
30:46 Oui, c'est de la surveillance policière.
30:47 C'est-à-dire qu'effectivement, il y a eu des menaces sur ce député.
30:52 Donc, encore une fois, la police fait des rondes sur son domicile tous les jours
30:58 avec pieds-à-terre, voir si tout se passe bien, et repart.
31:01 Donc, ce n'est pas une protection à H24,
31:03 une protection, c'est vraiment les personnes qui le demandent et qui sont souvent...
31:07 En fait, c'est une force de dissuasion.
31:09 Dissuasion, par exemple, protection,
31:10 c'est toujours un ou deux officiers de sécurité
31:12 qui sont en permanence avec la personne protégée quand elle se déplace.
31:15 Ce n'est pas du tout le même fonctionnement.
31:18 On a appris également qu'aucun contact n'avait été pris avec l'élu.
31:22 C'est-à-dire que c'est à la demande du ministère de l'Intérieur
31:26 qu'il a été placé sous surveillance policière.
31:29 Oui, mais alors s'il y a eu des menaces,
31:31 comment ces menaces sont arrivées aux oreilles du ministre ?
31:35 C'est bien que quelqu'un, à un moment donné, a fait remonter qu'il y avait des menaces.
31:39 Et donc, effectivement, on prend des précautions.
31:41 Vous voulez dire que c'est lui qui a demandé à être...
31:42 Je ne sais pas qui c'est, je ne suis pas à la place du ministre.
31:46 Mais en fait, c'est aussi l'honneur de la police, j'allais dire,
31:48 quand même de protéger tout le monde,
31:49 y compris les députés dont la passion, c'est de cracher sur les policiers.
31:55 Pourquoi nous, on ne fait pas d'ADN ?
31:57 On protège tout le monde, peu importe.
31:59 Et là-dessus, je trouve que c'est très bien.
32:01 Et à la rigueur, c'est même eux les plus embêtés
32:03 parce que maintenant, c'est l'arroseur arrosé.
32:05 Gabrielle ?
32:06 Déjà, j'ai été très frappée quand même par cette déclaration.
32:08 Il est un fait que la police tue.
32:11 La gauche passe son teint à dire qu'il ne faut pas essentialiser,
32:14 pas dire les, ceux-ci, les, ceux-là.
32:16 Mais en revanche, la police, ça, c'est possible, ça ne pose pas de problème,
32:19 y compris quand on est député, c'est quand même assez confondant.
32:22 Vous voulez dire qu'il aurait dû être exclu pendant 15 jours pour tumulte ?
32:25 Écoutez, je vais vous dire, moi, je trouve l'effet largement aussi grave
32:29 dans le contexte actuel que la provocation de M. Porte.
32:36 Parce que dans le contexte actuel de très violent pour les policiers,
32:41 un député du haut de sa chaire qui dit "il est un fait que la police tue",
32:48 ça me semble extrêmement grave.
32:50 Donc, vous allez me dire, Yael Brown-Pivet passerait son temps
32:54 à taper sur les doigts des uns et des autres.
32:56 Mais je serais policier, je le vivrais extrêmement mal, me semble-t-il.
33:02 Et donc, le fait que, comme vous le dites, il se retrouve arroseur arrosé
33:07 à quelque chose d'un peu drôle, si ce n'était pas aussi tragique.
33:11 Et vous avez raison de dire que c'est l'honneur de la police
33:13 de protéger Louis Boyard, évidemment, comme tous les Français.
33:15 On a un mot, Philippe Guivert.
33:16 Non, mais dire à la tribune de l'Assemblée de la police "tue",
33:19 c'est une opinion politique.
33:22 Et de ce point de vue-là, c'est pour ça qu'à mon sens,
33:24 ce n'est pas tout à fait comparable avec le ballon de football de Thomas Porte.
33:28 Ce que les parlementaires disent, c'est un mensonge.
33:30 - C'est la police, mais c'est pas... - Imaginez quelqu'un qui...
33:33 Enfin, tu es un grand garçon, tu n'es pas en train de les découvrir.
33:37 Attends, je t'ai emmardonné, tu n'es pas en train de découvrir
33:40 que les opinions politiques peuvent être parfois en congère.
33:43 On ne peut pas être condamné à la sentence.
33:44 Les parlementaires ont le droit de dire...
33:46 Là, ce n'est pas une position politique.
33:48 - C'est un appel à la violence. - C'est une position politique.
33:51 C'est une position politique et les parlementaires,
33:54 dans le cadre de leur fonction au sein de l'hémicycle,
33:56 ont liberté totale.
33:58 Oui, je sais, mais ça, c'est une position politique.
34:00 Vous avez dit la même chose quand...
34:02 C'était votre position au moment où Grégoire de Fournasse
34:05 a dit qu'il retourne en Afrique,
34:06 vous aviez cette même ouverture d'expression.
34:08 Je pense d'ailleurs que la suspension n'était pas justifiée.
34:11 - On pouvait critiquer... - Jean-Christophe.
34:13 On pouvait critiquer politiquement son propos sans l'oubli.
34:16 Vous avez des détails à nous apporter.
34:18 Effectivement, il y a encore...
34:20 Louis Boyard était au commissariat pour déposer plainte.
34:22 Donc effectivement, il y a eu des contacts avec la police.
34:25 Donc c'est pour ça qu'on a aussi surveillé.
34:27 C'est Louis Boyard qui est venu alerter là-dessus.
34:30 En revanche...
34:31 C'est bien utile.
34:32 Il est comme quoi les commissariats sont ouverts à tout le monde.
34:37 Et comme on a pu l'entendre souvent, ils ne font pas peur.
34:39 Mais rappelons-le, toute menace, intimidation, insulte est condamnée.
34:44 Bien évidemment.
34:45 Mais bien sûr, c'est très bien ce que vous faites.
34:47 En fait, c'est très bien.
34:48 On ne rentre pas dans la polémique.
34:49 Vous protégez les gens, Jean-Christophe Koubi,
34:52 mais les policiers ne sont probablement pas suffisamment protégés.
34:55 Pourquoi je vous dis ça ?
34:56 Parce que dans les hauts de scène, les policiers et leur famille s'inquiètent pour leur sécurité.
35:00 En décembre dernier, les forces de l'ordre ont découvert des tags à leur rencontre.
35:03 Mais les délinquants sont passés à la vitesse supérieure.
35:06 Ils vont jusqu'au domicile des policiers pour les intimider ou encore détériorer leurs véhicules.
35:12 Pour ces news, deux compagnes de policiers ont accepté de raconter leur quotidien.
35:16 Vous allez voir ce reportage d'Amaury Bucot et de Maxime Lavandier.
35:21 Les quatre pneus crevés et des tags injurieux sur les portières,
35:24 c'est l'état dans lequel Jessica et son conjoint policier ont retrouvé leur voiture
35:29 dans la nuit du 8 au 9 février dernier.
35:31 Cette nuit-là, un bruit sourd l'alerte.
35:34 J'ai eu un instinct de regarder par la fenêtre et j'ai vu deux silhouettes.
35:39 On est complètement dépoussolés, paniqués, sous le choc.
35:44 C'est la troisième fois que Jessica reçoit de la visite mal intentionnée à son domicile.
35:48 Depuis que son adresse, le prénom et nom de son mari ainsi que celui de ses enfants ont été divulgués.
35:54 Depuis, elle songe à déménager.
35:56 Fuir, on n'a pas...
36:00 Entre guillemets, si on veut protéger notre famille, on n'a pas trop le choix.
36:04 Ils sont venus, ils savent où on habite.
36:08 Il n'y a que cette solution pour mettre fin à tout ça.
36:11 Ce sentiment d'insécurité, Clotilde, femme de policier, le ressent aussi.
36:16 Après que son mari a contrôlé un dealer en décembre au dernier,
36:19 des jeunes auraient été aperçus près de son domicile.
36:22 Elle aussi préfère déménager par peur de représailles.
36:26 J'ai peur que les sanctions ne soient pas assez efficaces malheureusement
36:29 et que ça recommence juste derrière, voire même pire parce que ça les aura énervées.
36:33 Donc je préfère peut-être prendre la fuite,
36:36 mais mettre ma famille en sécurité que de risquer le conflit et que ça se retourne contre nous.
36:42 Cette peur a également une incidence sur la santé de ces jeunes femmes.
36:46 Clotilde a déjà perdu 5 kilos et a développé une angoisse permanente.
36:51 Quand je rentre chez moi en voiture, s'il y a quelqu'un derrière moi,
36:55 je ne vais pas tourner là où j'habite parce que je préfère faire un tour de paté de maison en plus
36:59 et me dire au moins il n'y a personne qui vient.
37:02 Face à cette situation invivable à laquelle leur famille est confrontée,
37:05 Jessica et Clotilde ont alerté par courrier le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin
37:10 pour que la demande de mutation de leur conjoint, sans réponse à ce jour, soit traitée.
37:15 Je me tourne vers vous évidemment Jean-Christophe,
37:17 parce que vous avez dit qu'il faut aussi parler de ces familles de policiers qui sont aujourd'hui menacées.
37:23 Ces délinquants n'ont plus aucune limite, ils vont jusqu'au domicile maintenant de vos collègues.
37:28 On a de plus en plus de cas de policiers, de collègues comme ça, qui sont directement impactés.
37:33 Et nous syndicats, on essaye de monter des dossiers justement pour faire bouger les choses.
37:38 Ça s'appelle l'article 25 dans le jargon policier,
37:40 c'est-à-dire qu'on demande une mutation dans l'intérêt du service, mais très rapide.
37:43 Et souvent on a une hiérarchie qui est un peu paralysée parce qu'ils disent,
37:46 en gros, si on fait ça à tous les policiers, on va perdre des effectifs.
37:50 Et donc on ne sait pas comment traiter ce problème.
37:52 Mais moi le souci c'est qu'un jour il va y avoir un gros problème, un gros souci.
37:57 S'il y a quelqu'un qui vient s'en prendre à votre famille, qu'est-ce qu'on fait ?
38:00 Nous policiers, qu'est-ce qu'on fait ?
38:01 Si on a un État qui n'est pas capable de nous protéger alors que nous, nous sommes là
38:04 pour protéger justement tous les citoyens, qu'est-ce qu'on fait ?
38:07 C'est déjà arrivé malheureusement.
38:08 Mais c'est déjà arrivé, et le problème c'est qu'on tourne en boucle,
38:11 et à chaque fois on attire l'attention, on essaie de faire bouger les choses avec la loi,
38:15 l'anonymisation de toutes les procédures.
38:17 Actuellement, en fait, il n'y a qu'une certaine partie des procédures qui sont anonymisées
38:21 et tout le reste, effectivement, notamment les dealers, ont nos noms de famille.
38:24 Et c'est facile maintenant de faire des recherches, notamment avec les Uber, etc.
38:27 On sait où les gens habitent.
38:29 C'est très facile.
38:30 Et donc, une fois encore, on alerte nous les pouvoirs publics,
38:33 on alerte notre technostructure police, on leur demande de se bouger,
38:37 de bouger par rapport à ça.
38:38 Et même des fois, la justice nous dit, des parquetiers qui nous disent
38:41 "Ah oui, mais moi ça m'arrive si on commence à avoir peur parce qu'on a quelques menaces,
38:45 c'est bon, où va-t-on ?"
38:47 Mais moi, j'arrive pas à l'entendre en fait.
38:48 Mais vous prenez des balles de calèche nicof dans vos boîtes aux lettres ?
38:51 La justice, elle est rendue au nom du peuple français, on est d'accord.
38:54 Or, les Français veulent une justice intransigeante à l'égard des personnes
38:58 qui s'en prennent aux forces de l'ordre.
38:59 Et puis ça...
39:00 9 Français sur 10 sont favorables à ça.
39:02 Évidemment.
39:03 Et pourtant, vous avez des policiers qui en souffrent et qui, malheureusement,
39:06 on voit leur vie basculer.
39:08 Et je crains, je crains, Hélas, que ça soit un sujet de l'avenir
39:13 qui... une insécurité des policiers qui augmente,
39:16 parce que je suis convaincu que les dealers sont dans des logiques mafieuses
39:20 et qu'on va se retrouver en France.
39:21 On se retrouve déjà.
39:22 Je parle souvent trop trop de l'homme d'Ipsi, je me trompe.
39:25 J'ai le sentiment qu'on va dans une logique d'affrontement
39:28 entre les policiers et les mafieux dealers,
39:31 qui se comportent comme des mafias,
39:33 comme si vous réalisez les histoires de la Sicile ou de Naples,
39:36 il y a 30-40 ans, où vous aviez des vrais affrontements
39:39 et ce type de menaces sur les forces de l'ordre,
39:42 les représentants de l'autorité,
39:44 qui n'acceptent pas la loi des petites mafiases,
39:47 petites, de plus en plus grosses, de la drogue.
39:49 Est-ce que je me trompe ou pas ?
39:50 Moi j'ai l'impression, je crains que ça soit des situations...
39:52 Ce qui est quand même fou, parce que vous nous donnez cette solution
39:55 qui, évidemment, à court terme, paraît la plus simple à mettre en œuvre,
39:58 de la mutation, mais c'est...
40:00 C'est un bouleversement de la vie, bien sûr.
40:02 Voilà, exactement.
40:03 C'est pas neutre, les enfants changent d'école, d'environnement,
40:06 et pourquoi ce seraient les familles qui furent ?
40:08 Voilà, exactement.
40:09 Oui, vous avez acheté votre pavillon, votre...
40:11 C'est comme les violences, j'allais dire, c'est comme les violences intrafamiliales.
40:14 C'est-à-dire qu'on demandait à la femme de partir avec les enfants.
40:16 Et en fait, non, c'est l'homme qu'il faut expulser.
40:18 Mais là, c'est la même chose.
40:19 C'est-à-dire que les policiers, eux, sont souvent propriétaires de leur maison.
40:22 Alors Paris, enfin la région parisienne, c'est plus facile.
40:25 Les gendarmes vivent dans des casernes, mais il y a des casernes qui sont prises en...
40:28 Et quand vous êtes en province, vous êtes propriétaire de votre maison,
40:31 et qu'on vient jusqu'à chez vous, dans votre portail, vous mettez une...
40:34 Enfin, dans votre boitelet, vous mettez une cartouche de Kalachnikov ou de 9mm,
40:37 et qu'on dit "c'est vous la prochaine cible", etc., qu'est-ce que vous faites ?
40:40 Vous vendez votre maison, vous déménagez ?
40:42 Je ne le répéterai jamais.
40:43 Mais ça bougera quand on s'en prendra, vous verrez, ils s'en prendront un jour au juge.
40:46 Et là, ça va bouger.
40:47 Et comment on est là ? C'est là que ça bougera ?
40:49 Ça bougera, et vous l'avez dit, ça bougera quand on nous verra.
40:51 Parce que si la justice est attaquée aussi dans son intimité, après c'est la fin du débat.
40:55 Malheureusement, on agit toujours à réaction, et souvent à réaction après des drames.
40:58 Donc j'espère que je me trompe, mais on se sent tellement seul lorsqu'on traite ces sujets-là,
41:03 puisqu'on a l'impression d'être une minorité à traiter ces sujets,
41:08 et souvent on est taxé d'extrémisme lorsqu'on parle de ça.
41:11 Je vous confirme, ça n'intéresse personne.
41:13 La petite musique, la police...
41:15 Et ensuite on parle de Pierre Palma, des accidents.
41:17 Un climat d'impunité.
41:19 Moi j'ai été très frappée du livre écrit par la mère d'un des gendarmes mis en cause dans l'affaire Adama Traoré,
41:24 qui, mon fils, n'est pas un assassin.
41:26 C'est vrai que tout ce climat actuel contre la police donne une sorte de blanc-seing tacite.
41:33 Dernière information, actualité dramatique.
41:35 On disait, on va vous donner les toutes dernières informations,
41:38 la suite de ce terrible accident de la route, vendredi soir, impliquant Pierre Palma
41:42 et faisant trois blessés graves, dont un enfant et une femme enceintes qui a perdu son bébé.
41:46 Il s'avère que Pierre Palma conduisait sous l'emprise de la cocaïne,
41:49 qu'une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.
41:52 Son domicile, selon Le Parisien, a été perquisitionné cet après-midi.
41:57 Vous voyez le sujet d'Augustin, donnez à Dieu.
41:59 Il est aux alentours de 19h ce vendredi.
42:03 Pierre Palma, au volant de son véhicule sur la départementale 372 en Seine-et-Marne,
42:08 vient percuter de face un véhicule circulant en sens inverse.
42:12 Une troisième voiture viendra s'emboutir quelques secondes plus tard dans un sur-accident.
42:16 A l'intérieur du véhicule percuté, trois occupants, un enfant de 6 ans et un homme,
42:21 dont le pronostic vital reste engagé, et une femme enceinte de 6 mois qui a perdu son bébé.
42:27 Une enquête est ouverte pour homicide et blessures involontaires.
42:31 L'homicide involontaire commis par un conducteur, très classiquement pas le code pénal,
42:35 c'est puni par jusqu'à 5 ans d'emprisonnement, 75 000 euros d'amende.
42:40 L'humoriste de 54 ans a été contrôlé positif à la cocaïne et aux médicaments de substitution.
42:46 Une circonstance aggravante selon le code pénal.
42:49 Là on passe non plus à 5 ans, mais l'humoriste en cours, dans ce cas d'espèce,
42:57 jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
43:00 Selon des témoins, deux passagers auraient quitté le véhicule de Pierre Palma
43:04 dès pris la fuite après l'accident. Ils n'ont pour le moment pas été identifiés.
43:08 L'enquête a été confiée au commissariat de police de Melun.
43:12 Jean-Christophe Rouvige, je me tourne vers vous.
43:14 Comment la police opère dans ces cas-là, une fois que l'enquête est en cours ?
43:19 Là, effectivement, on va s'occuper...
43:24 En fait, on fait un constat comme un constat d'accident, c'est-à-dire qu'on vient sur le lieu,
43:28 on regarde les traces de freinage, on regarde comment ça s'est passé,
43:31 on est en train de monter un dossier.
43:33 Dès qu'il y a des blessures dans un accident, de toute façon, la police intervient.
43:37 Et puis après, il y a les prises de sang.
43:40 C'est là où on a pu constater que l'humoriste avait pris la cocaïne,
43:45 et puis les perquisitions, etc.
43:47 Les témoins, on essaie de retrouver aussi les deux autres personnes qui sont parties,
43:52 déjà parce qu'à mon avis, ils vont être aussi incriminés pour non-assistance à personne en danger.
43:57 Et puis aussi savoir quelle est leur version des faits,
43:59 et d'expliquer, de retracer un peu quels ont été les 24 ou 48 heures
44:04 qui ont précédé l'accident pour savoir un peu le contexte,
44:07 et de voir comment ça s'est passé, et pourquoi justement la personne a pris le véhicule.
44:13 Et là-dedans, il ne faut pas oublier qu'il y a aussi une famille qui est endeuillée,
44:17 parce qu'il y a trois personnes encore en réanimation,
44:22 un enfant de 6 ans, une dame qui a perdu son enfant.
44:25 Donc pour nous, c'est dramatique, on trouve ça vraiment affreux,
44:28 et surtout qu'en plus, encore une fois, on apprend que dans la douleur,
44:33 c'est extrêmement choquant.
44:36 Oui, choquant, vedette ou pas, au business ou pas.
44:40 Moi j'ai le sentiment, mais peut-être que je regarde mal,
44:43 j'ai le sentiment que sur les réseaux sociaux par exemple,
44:45 on s'inquiète beaucoup de M.Palmad, à raison pour ceux qui sont fans,
44:49 mais il y a une famille en face qui d'une façon ou d'une autre est détruite,
44:52 que les gens s'en sortent ou pas.
44:54 Il avait déjà été condamné en 1995 pour trafic de cocaïne,
44:58 et utilisation de cocaïne si ma mémoire est bonne.
45:01 Il faut que la justice passe, pardon,
45:03 mais évidemment il faut lui souhaiter un bon rétablissement,
45:05 mais ne pas oublier qu'il y a une famille en face,
45:08 qui est sans doute détruite, qui rentrait tranquillement de ses courses
45:11 ou je ne sais pas trop quoi, et qui a vu son destin bouleversé.
45:15 Mais attendons que l'enquête donne réellement la teneur de la situation,
45:21 et pour l'instant, on sait comment ça se passe.
45:23 C'est une tragédie de la drogue quand même.
45:25 Évidemment, mais pour l'instant, restons extrêmement prudents.
45:27 Très difficile de terminer une émission, surtout quand ça s'est aussi bien passé
45:30 qu'une actualité aussi triste.
45:31 Je veux vous remercier, tous les quatre.
45:33 Merci Philippe, merci Jean-Christophe, Gabrielle, Eric.
45:37 Restez avec nous parce que dans un instant, on ne s'est vraiment pas d'accord.
45:40 Laurent Gaufrin face à Charlotte Dornelas,
45:42 avec énormément de choses à traiter, à débattre, à tout dire.
45:45 Partiront-ils en vacances ensemble ?
45:47 Je ne suis pas sûr.
45:48 [musique]
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