00:00 -C'est vrai qu'il y a des tasses d'efforts sur ces associations,
00:02 mais il faut bien voir quel est le but de ces associations.
00:04 Ces associations ont des personnes humaines en face d'elles.
00:07 Elles ne sont pas là pour savoir si on doit les ramener dans leur pays,
00:11 est-ce que c'est bien ou pas qu'elles soient là.
00:13 On a une personne, qu'est-ce qu'on en fait ?
00:16 Et comment on fait pour que cette personne puisse vivre dignement sur notre territoire ?
00:20 Donc après, le problème de savoir si elles doivent "rentrer" dans leur pays,
00:25 que la plupart du temps, d'ailleurs, on ne sait pas identifier,
00:28 où est-ce qu'elles doivent rester, ce n'est pas leur sujet.
00:31 Donc ces associations sont capitales, et je pense qu'il faut saluer leur travail.
00:35 Même si idéologiquement, on n'est pas d'accord avec elles,
00:38 elles n'ont pas d'idéologie, elles ont en face d'elles des personnes humaines
00:41 dont elles doivent s'occuper.
00:43 Le sujet de l'intégration, on en est très loin.
00:46 On parle des mineurs non accompagnés, en réalité,
00:49 on pourrait parler des jeunes hommes non accompagnés.
00:51 99% d'entre eux, ce sont des hommes.
00:54 Et ce n'est pas anodin.
00:55 Vous avez en fait des cortes de jeunes hommes qui sont très vulnérables,
00:58 puisque la plupart du temps, ils ont utilisé un réseau de passeurs,
01:01 qui vont se regrouper.
01:02 Moi, dans mon département, la Seine-Maritime,
01:04 vous avez un certain nombre de mineurs comme ça qui se regroupent,
01:06 dans des poches que l'on connaît localement,
01:08 qui parlent très peu le français,
01:11 qui ne connaissent pas les us et coutumes de notre pays.
01:15 Donc on est très très très loin de l'intégration.
01:18 Et c'est vrai que moi, quand ces personnes ne sont pas mineures,
01:21 mais quand elles sont majeures, j'ai beaucoup de mal à voir
01:24 où sont les structures, où sont les systèmes qui sont mis en place
01:29 pour faire en sorte que ces personnes arrivent au moins à s'en sortir.
01:32 Généralement, ce qu'elles font, c'est qu'elles deviennent livreurs
01:35 sur des plateformes de livraison de repas, sous des faux noms,
01:38 ou alors qu'elles vont travailler clandestinement dans des cuisines.
01:41 Et la situation de ces personnes stagne, stagne, stagne.
01:45 Et on se retrouve avec comme ça un stock de personnes
01:48 qui sont non intégrées, non assimilées, et qui en sont très loin.
01:52 (Générique)
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