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Sauvage ou régulier, mais toujours artificiel (2/3)

Cycle : Du côté des jardins

Si l’histoire de l’art des jardins a opposé, à de nombreuses reprises, les partisans de la régularité géométrique à ceux d’un « naturel » libre, voire sauvage, celle-ci démontre aussi que tout jardin, en tant que lieu planté et organisé à l’écart de l’espace ordinaire, est nécessairement artificiel. En prenant appui sur des moments clés de l’histoire du jardinisme occidental, c’est ce qu’entend démontrer cette conférence.
L’étymologie nous apprend que, dans la plupart des langues, le mot de « jardin » a pour racine celui de « clôture », autrement dit, pour parler comme Foucault, que tout jardin est une hétérotopie en rupture avec l’espace ordinaire. A de nombreuses reprises pourtant, l’histoire de l’art des jardins en Occident - la seule qui sera sollicitée, non par occidentalo-centrisme mais pour des raisons de durée de cette conférence - a opposé les partisans de la régularité géométrique à ceux d’un « naturel » libre, voire sauvage. C’est à analyser quelques séquences clés de cette histoire, depuis l’hortus conclusus médiéval jusqu’aux créations contemporaines en passant par les époques baroque, des Lumières, du romantisme et de la modernité, que sera consacrée cette conférence. Ceci avec pour ambition d’établir que, par delà les querelles ou les retournements stylistiques, tout jardin est nécessairement artificiel. « Contre-nature », donc, bien qu’il ait pour projet de représenter un fragment de nature idéale.

Par Jean-Pierre Le Dantec, professeur honoraire des ENS d’architecture

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