- il y a 13 ans
02 Octobre 2013
Si vous faites partie de ceux qui ont découvert le Cobaye lors de sa sortie, vous devez sûrement vous rappeler de trois choses : l'accent québécois de certains doubleurs, les séquences en CG et le fait que ça n'ait rien à voir avec la nouvelle de Stephen King (si tant est que vous l'ayez lue). Bref, cette semaine c'est Karim qui vous en parle...
Si vous faites partie de ceux qui ont découvert le Cobaye lors de sa sortie, vous devez sûrement vous rappeler de trois choses : l'accent québécois de certains doubleurs, les séquences en CG et le fait que ça n'ait rien à voir avec la nouvelle de Stephen King (si tant est que vous l'ayez lue). Bref, cette semaine c'est Karim qui vous en parle...
Catégorie
🎮️
Jeux vidéoTranscription
00:00Salut à tous, c'est Karim de Bache pour un nouvel épisode de Crost. Eh ! Quoi ?
00:02Vous savez ce que c'était mon rêve quand j'étais gosse ?
00:04Voyager dans le temps. Non. Enfin, si. Mais non.
00:07Voler. Euh... Oui, aussi, mais c'est pas ça.
00:11Avoir une super force. Oui, non, mais comme tout le monde.
00:13Tirer des lasers avec les yeux, régénérer ses blessures, avoir un squelette en adamantium,
00:16charger des objets avec une force explosive. La télépathie, la télékinésie.
00:19Contrôler le métal, c'est cool, mais je me suis toujours dit que c'était beaucoup plus malin de contrôler
00:22le bois.
00:22Ok, ok, j'étais fan de comic books, tu peux arrêter.
00:26Contrôler le bois ? T'as vu le nombre de forêts qu'il y a sur terre ?
00:29Bref, non, ce que je voulais dire, c'est un rêve qu'il m'était possible de réaliser quand j
00:33'étais gosse.
00:34Rester dans un canapé à glandouiller toute la vie.
00:36Voilà, maintenant, imagine quelque chose qui puisse me permettre de glandouiller dans un canapé toute la vie
00:40et de réaliser tous les autres rêves que tu m'as cités.
00:43Oh mon dieu. Oui ?
00:44La réalité virtuelle. La réalité virtuelle.
00:48Au début des années 90, les jeux vidéo s'étaient pleinement remis de la crise de 83
00:51et les consoles envahissaient les foyers.
00:53La quatrième génération de console, celle des 16 bits, était sur le point d'arriver
00:55et du coup, les fabricants nous envoyaient à la gueule tout un tas de termes barbares et incompréhensibles
00:59pour le commun des gosses que nous étions.
01:00Comment c'est possible un truc pareil ?
01:02C'est le Super Nintendo Zoom. Seuls les microprocesseurs Nintendo peuvent donner ce zoom incroyable.
01:07C'est cool.
01:08Quelques années plus tôt, Jarron Lanié, lui, fondait une boîte du nom de VPL Research
01:12qui fabriquait et vendait des gants et des lunettes de réalité virtuelle.
01:15C'est lui qui a démocratisé le terme.
01:17D'ailleurs, je trouve ce mec super cool.
01:18Tiens, le voilà en train de jouer avec de vieux instruments.
01:23Mais l'idée de la réalité virtuelle n'est pas née à ce moment-là.
01:26Des concepts similaires jalonnent le monde de la fiction depuis au moins les années 30.
01:29Et on peut même remonter plus loin et se dire que l'allégorie de la caverne de Platon
01:31est un des premiers proto-exemples de réalité virtuelle.
01:34Même certains très grands auteurs de science-fiction ont choisi cette thématique
01:36et l'ont exploré en long, en large et en travers.
01:38Sauf qu'à l'époque, j'étais gosse, donc je connaissais ni Platon ni Kédic.
01:41C'est peut-être pour ça que t'es devenu un gros connard. Sûrement.
01:43Tout ce que je savais, c'est que la technologie avançait vite.
01:46Et que si le monde était prêt pour le mode set ou le blast processing,
01:49ou tout un tas d'autres trucs avec des noms improbables, pourquoi pas la réalité virtuelle ?
01:52Et le film qui m'a définitivement fait me dire que ça allait arriver dans très peu de temps
01:55est celui dont nous allons parler aujourd'hui.
01:57Donc mettez vos gants du futur, mettez vos lunettes du futur
02:00et enfilez votre plus joli costume du futur.
02:01Bon moi j'ai mis une chemise parce que c'est la seule qui m'aille, mais je vous le
02:03dis sans faille.
02:04Restez cool les gars, on va parler du cobaye.
02:11Donc le cobaye est un film américain sorti le 6 mars 1992 aux Etats-Unis
02:14et réalisé par Brett Leonard, un cinéaste peu connu pour ses long métrages à l'exception du cobaye,
02:18mais qui est considéré comme un des pionniers de l'image numérique.
02:20Donc le cobaye a pour titre original de Lawn Mower Man,
02:23ce qui signifie l'homme à la tondeuse à gazon.
02:26Oui, c'est un film sur la réalité virtuelle qui a pour titre l'homme à la tondeuse à gazon.
02:29Après tout pourquoi pas, je veux dire on aurait très bien pu avoir
02:31le fermier au de soleil, le mec qui court vite avec une boîte de chocolat,
02:35le jeune avec une doudoune rouge sans manche,
02:37ou le grand blond avec une chaussure noire.
02:39En fait si je m'attarde sur ce titre c'est parce qu'il y a une petite histoire intéressante
02:41derrière.
02:42Le film devait au départ s'appeler
02:44Cyber God.
02:46Sauf que New Line Cinema qui a produit le film détenait les droits d'une nouvelle de Stephen King
02:49qui s'appelle The Lawn Mower Man.
02:51Comme Stephen King était plutôt à la mode à ce moment là,
02:53ils ont décidé d'intégrer dans Cyber God
02:56des éléments de scénario tirés de la nouvelle de King
02:58et de renommer le film Stephen King's The Lawn Mower Man.
03:02C'est comme si bien vu chez H.T. s'appelait J.R.R. Tolkien Lord of the Rings
03:05parce que Danny Boone à la fin y jette un truc dans la lave.
03:07Sauf que Stephen King, en voyant que le résultat n'avait absolument aucun rapport avec sa nouvelle,
03:11a fait un procès à New Line pour que son nom soit retiré de l'affiche.
03:13Ce qui fait que le film ne s'appelle ni Stephen King's The Lawn Mower Man, ni
03:17Cyber God, mais juste The Lawn Mower Man.
03:22Ce qui, encore une fois, veut dire l'homme à la tondeuse à gazon.
03:25Donc le film nous raconte l'histoire du docteur Laurence Angelo,
03:27scientifique à la solde du gouvernement interprété par Pierce Brosnan,
03:30qui pour le commun des mortels est le cinquième James Bond,
03:32mais qui pour moi restera à jamais Stuart dans Madame Doubtfire,
03:35qui occupe son temps en droguant des singes et en les faisant jouer à des jeux de réalité virtuelle
03:38pour les rendre plus intelligents.
03:39Moi c'est le macramé mais je juge pas, chacun son délire.
03:41Il y arrive, mais le singe sur qui il faisait ses expériences devient dingue,
03:45enfile le casque de Robocop et va buter plein de gens dans le laboratoire.
03:47Et putain, cette séquence est absolument géniale.
03:58Sauf que c'était un rêve !
04:04Enfin non, pas exactement.
04:06Ça s'est vraiment passé pendant qu'il dormait, mais il l'a rêvé quand même.
04:09Je vais appeler ça un Dream Back.
04:11Bon, Pierce Brosnan est un peu chamboulé par l'histoire du singe qui tue des gens
04:13et qui ouvre des putains de portes, bordel de merde c'est génial,
04:15et décide de prendre des vacances pour pouvoir s'adonner pleinement à sa passion, son travail.
04:19On fait aussi connaissance avec sa femme et on comprend qu'il souffre de la maladie du
04:22T'es beaucoup trop obsédé par ton boulot pour voir que j'existe.
04:25Une pathologie commune à 101% des scientifiques de l'histoire du cinéma.
04:28Après ça on rencontre Job, un gentil jardinier qui s'occupe de tondre les pelots du quartier
04:32et qui souffre d'un handicap mental inconnu.
04:34Il est interprété par Jeff Faye qui a joué dans un bon milliard de films et même dans Lost
04:37et dont je pense que l'interprétation a beaucoup inspiré Jeff Daniels pour Dumb and Dumber.
04:41D'ailleurs...
04:42Coïncidence rigolote, mais tu n'en es peut-être pas une...
04:46Coïncidence ?
04:47Mais moi je sais pas...
04:49Au pluriel !
04:49Le cobaye a eu une suite en 1996 dans laquelle le personnage de Job était interprété par Matt Frouwer
04:54et sa performance me fait beaucoup penser à du Jim Carrey.
05:02D'ailleurs, Matt Frouwer a doublé le personnage de Jim Carrey dans la série animée Dumb and Dumber.
05:07J'ajoute à ça la présence au casting de Troy Evans qui joue également dans Ace Ventura,
05:11un film qui, comme Dumb and Dumber, a pour acteur principal Jim Carrey.
05:14Et qui apparaît aussi dans Demolition Man, autre film des années 90 qui conduit à une scène de réalité virtuelle.
05:18Bon, on retour au film donc on constate très rapidement que Job a une vie de merde
05:21puisque tout le monde profite de lui du fait de son handicap.
05:23Le biker redneck de la station service lui fout régulièrement des coups de pression,
05:25le voisin l'humilie parce qu'il trouve que Job passe trop de temps avec son fils,
05:28et il entretient une relation Notre-Dame-de-Parisienne avec un prêtre complètement hardcore.
05:31Et je veux encaisser mes chèques ! Oui parce que je veux m'acheter un beau costume de cowboy et
05:35puis des belles bottes !
05:36Il t'as mis plein d'idées diaboliques dans le crat !
05:38C'est diabolique les cowboys ?
05:40Jerem ?
05:41Oui ?
05:41Est-ce que tu peux faire des recherches sur la diabolicité des cowboys ?
05:44Oui ?
05:45Bon je suppose que vous avez deviné ce qui va se passer ensuite,
05:47Pierce Brosnan étant scandalisé par la façon dont la ville profite de Job,
05:50décide de profiter de Job en en faisant le cobaye d'expérience scientifique
05:55qui ont pour objectif de le rendre plus intelligent.
05:57J'suis venu au monde trop bête.
05:59Donc on assiste aux expériences en question qui reposent évidemment en partie sur des jeux vidéo,
06:03alors au départ tout se passe bien, Job devient de plus en plus intelligent,
06:06et de plus en plus musclé aussi pour une raison qui m'échappe.
06:08C'est du rhythm and blues ! Qu'est-ce que tu as dit ?
06:10C'est excellent !
06:11Ce qui lui permet de gagner en assurance face à ceux qui lui veulent du mal,
06:13et même de draguer comme un playboy en utilisant la technique du je te regarde en mangeant.
06:17Who's the black private dick that's the sacks machine to hold his cheeks ?
06:23You're damn right !
06:24Donc tout a l'air de fonctionner correctement,
06:25mais Pierce Brosnan a besoin de plus de moyens pour continuer les expériences.
06:28Il retourne donc voir le gouvernement pour faire financer ses recherches.
06:30Le gouvernement accepte, mais comme c'est le gouvernement,
06:33il en a rien à péter de la santé mentale d'un jardinier.
06:35Ce qui veut, c'est fabriquer des supers soldats.
06:37Ça va, j'ai l'air assez méchant là !
06:39Donc il remplace le sérum qu'administrait Pierce Brosnan
06:41par un produit qui accentue son agressivité.
06:43Je vais mettre du méchant, l'on sent le gentil.
06:45Vous vous doutez bien que c'est le début de la fin pour Job,
06:46qui devient de plus en plus dingue, mais c'est pas tout.
06:48En plus de ça, il développe des super pouvoirs assez flippants de télépathie et de télékinésie.
06:52Pierce Brosnan commence à prendre peur au moment où Job lui montre ce qu'il arrive à faire.
06:55Je sais faire voler des chaises.
06:57Mais c'est pas possible, mais je suis devenu un cyberdieu de ouf.
06:59Mais ça ne vole pas les chaises !
07:01Il a aussi un super pouvoir qui consiste à faire surjouer les acteurs qui le regardent dans les yeux.
07:04Non.
07:06Non.
07:07Ah, tu voudrais entrer dans ma tête, Job.
07:11Je sens bien que tu pousses.
07:12Donc Job reprend quelques doses de méchant ox et devient du coup un bad guy surpuissant.
07:17La suite du film est une série de meurtres que Job va commettre pour se venger de ceux qui lui
07:20ont fait du mal.
07:20Alors on commence soft avec un prêtre qui brûle, rien de spécialement dingue, mais ça devient très vite très créatif.
07:25Quand Job introduit dans le cerveau du biker redneck une tondeuse à gazon virtuelle qui lui tond le cerveau et
07:30le rend catatonique.
07:31Ça, c'est le genre de séquence sur laquelle j'aurais pu m'arrêter un petit moment, mais elle est
07:34très vite surpassée par le meurtre suivant.
07:36Job s'occupe ensuite de buter le méchant voisin avec une tondeuse à gazon qu'il contrôle par la pensée.
07:43Et je trouve cette séquence incroyable.
07:45J'ai pas lu la nouvelle de Stephen King, mais je suis persuadé que c'était dedans, vu à quel
07:49point ça me fait penser à Christine, un autre roman de King où le méchant est une bagnole.
07:52Qui a d'ailleurs magnifiquement été adapté par John Carpenter en 1983.
07:55Mais que Stephen King l'ait écrit ou pas, ça ne change rien.
07:58Je suis extrêmement heureux de savoir que quelqu'un, quelque part dans le monde, ait pu imaginer une séquence qui
08:03fait
08:10Et le fait que la séquence se termine sur la tondeuse à gazon qui lui saute à la gueule me
08:14fait me dire que je suis peut-être pas si fou que ça.
08:16Et c'est une sensation extrêmement agréable, si bien que j'ai décidé d'inviter le professeur C.D. Truc
08:20pour vous apprendre une anecdote inutile sur le film.
08:22Saviez-vous qu'une tondeuse à gazon télécommandée avait été fabriquée spécialement pour le film ?
08:29C'est cool hein ?
08:31A bientôt.
08:32Bon on va se dépêcher d'arriver à la fin donc Job réussit à pénétrer dans ce que je pense
08:35être internet et à se transformer en...
08:37Cyber God.
08:39Heureusement Pierce Brosnan avait prévu le coup et a bloqué les accès aux informations que Job voulait atteindre pour devenir
08:43intouchable.
08:44Brosnan finit par faire péter le bâtiment parce que quoi qu'il arrive dans les films la solution c'est
08:47toujours de faire péter un bâtiment à la fin.
08:48Et le film se termine sur un mini retournement de situation et sur une fin ouverte que je ne vais
08:52volontairement pas vous spoiler.
08:54Parce que je suis un mec sympa.
08:58Allo ?
08:58Les cowboys ne sont pas diaboliques.
08:59Je répète les cowboys ne sont pas diaboliques.
09:01J'ai vérifié sur Google Images, il y a juste une photo de Benjamin Casteldi.
09:05Ah bah ça pour une bonne nouvelle, nom de Dieu comme il a vieilli ce film.
09:09En fait après avoir fait un épisode sur Postal, un film pour lequel j'ai eu une aversion épidermique, ça
09:13je pense que vous l'avez tous compris,
09:14je me suis dit que ça serait une bonne idée de vous parler d'un film que j'aimais quand
09:16j'étais gosse, un film dont j'étais sûr de pouvoir dire du bien.
09:18J'ai pensé à un machin inoffensif qui me venait du fond de mon enfance, quelque chose de gentil, de
09:23mignon, qui pouvait pas nous détruire.
09:25Et puis, ça a fait j'boum là-dedans.
09:27Bon c'est pas non plus une horreur, il y a quand même pas mal de trucs à sauver.
09:30L'idée de départ est apparemment un décalque d'un roman de la fin des années 50, mais surtout ce
09:33qui m'amuse c'est l'évidente ambition du réel à faire un énorme film de monstres.
09:36En empruntant tout un paquet de trucs aux monstres classiques de la Hammer et d'Universal.
09:40La relation qu'il entretient avec Pierce Brosnan est proche de celle que la créature entretient avec le docteur Frankenstein,
09:44sa double personnalité rappelle celle de Docteur Jekyll, et les scènes de prêtres font penser à Quasimodo.
09:49C'est d'autant plus surprenant qu'au moment où est sorti film, tous ces monstres avaient été remplacés par
09:52des créatures plus modernes et plus réalistes
09:54comme Jason Voorhees ou Michael Myers dans les années 80.
09:56Et au final, ce que devient Job, cette sorte de déité virtuelle de l'internet du futur, m'a pas
10:00mal fait penser à ce qu'on peut retrouver dans plein de films d'animation japonais.
10:03J'en profite d'ailleurs pour vous recommander une excellente série qui s'appelle Serial Experiment Lane, et qui a
10:07un méchant dans ce délire là.
10:08Voilà donc y'a quand même pas mal de trucs qui valent le coup, c'est pas un échec total,
10:11mais merde qu'est-ce que ça a vieilli !
10:13A regarder à froid aujourd'hui, l'imagerie des séquences de réalité virtuelle est ultra badante.
10:18Alors autant ça marche à la fin du film, quand justement tout devient ultra badant, mais y'a pas mal
10:22de moments dans le film où ça tue l'intensité de la séquence.
10:24Un exemple.
10:25Bon y'a une scène de sexe virtuel. Dans l'idée du truc, Job propose à la fille qu'il
10:28draguait un peu avant.
10:34De s'essayer à la réalité virtuelle, et elle accepte. Au départ l'idée est de montrer à quel point
10:37elle apprécie l'expérience, juste avant que Job devienne dingue et lui fasse passer un mauvais moment.
10:42Le problème c'est que comme la 3D est flippante, toute la séquence devient cauchemardesque.
10:55Du coup, plutôt que de se dire « Oh mon dieu il est en train de se transformer en monstre
10:58dégueulasse », on se dit « Oh bah tiens, il est en train de se transformer en monstre dégueulasse ».
11:01Ceci étant, c'est assez nul de faire ce genre de reproche au film, parce que déjà il est sorti
11:04en 1992, donc juste un an après Terminator 2.
11:09Et surtout, il a coûté 10 millions de dollars, et seulement 500 000 dollars étaient alloués aux effets visuels. A
11:12titre de comparaison, les effets de Terminator 2 ont coûté approximativement 50 millions de dollars.
11:17Mais le problème c'est que ça concerne pas que les effets visuels. Tout sonne cheap en fait, il y
11:20a un feeling Hollywood Knight Langolier Tommy Nockers qui, si vous n'y êtes pas sensible par nostalgie pure, vous
11:24paraîtra complètement dépassé.
11:26Et en plus de tout ce que je vous ai dit avant, le film m'a fait me poser une
11:29question. Est-il vraiment pertinent de montrer au cinéma des scènes de réalité virtuelle comme ça ?
11:33C'est pas une putain d'impasse selon vous ? Parce que dans Existence, tout le film parle de réalité
11:37virtuelle, c'est le thème premier, donc c'est normal d'en montrer.
11:40Mais dans le cas du cobaye, je comprends pas en fait. On se souvient tous du film pour ses séquences
11:44de réalité virtuelle, mais elles sont complètement accessoires à l'intrigue du film.
11:46On pouvait raconter la même histoire sans. Donc je me dis que la seule raison pour laquelle ces scènes existent,
11:50c'est de faire vivre au spectateur l'expérience de la réalité virtuelle.
11:53Sauf que... on est au cinéma. L'écran est plat. Donc toute la plus-value de la réalité virtuelle disparaît.
11:59Dans The Last Starfighter, le personnage met pas un casque pour simuler ce que ça ferait d'aller dans l
12:02'espace. Il se contente d'aller dans l'espace.
12:04Parce que... bah il s'en fout ! Il est dans un film.
12:08Si on veut faire vivre une aventure au spectateur, on lui montre pas des gens qui font semblant d'en
12:11vivre une au travers d'une interface, parce que c'est pas très intéressant à regarder.
12:13Donc je trouve ça très bizarre. Mais malgré tout, j'ai pris un énorme plaisir à voir ce film. Et
12:17si vous le regardez avec un tout petit peu de recul, ça peut devenir une expérience vraiment drôle.
12:20Et en plus de ça, j'aime bien me dire que ce film a tellement tourné à l'époque et
12:23a créé une telle émulsion que je serais pas étonné de voir que les gens qui bossent en ce moment
12:26sur les systèmes de réalité virtuelle type Oculus Rift aient été influencés par sa vision.
12:30C'était le but du film, stimuler des fantasmes. Et ça, bah ça a marché sur moi.
12:34Mouais, je suis pas convaincu.
12:35Par quoi ?
12:35Par ton enthousiasme.
12:36Bah pourquoi ça ?
12:37Parce que... ça.
12:40Comment est-ce que t'as trouvé ça ?
12:41J'ai trouvé ça dans l'étagère du fond. Soigneusement rangé entre une pile de célévierge et des figurines de
12:46Jiraiya Ninja.
12:47Exactement. Et je sais comment tu l'as eu.
12:49Ta gueule.
12:49J'ai acheté plusieurs années après sa sortie, quand t'as eu suffisamment d'argent pour te le payer.
12:52Arrête, c'est pas drôle.
12:53À 200€.
12:54Stop.
12:55Mais le plus dingue, c'est que tu y as joué.
12:57Ça suffit.
12:57Des heures et des heures, jusqu'à en avoir le tournis. Et tu te souviens de ce que tu m
13:01'as dit après ?
13:01C'est pas si nul que ce que tout le monde dit, hein.
13:03Tu perds tout esprit critique quand il s'agit de parler de réalité virtuelle.
13:06Non, tu ne peux pas avoir un jugement objet...
13:09C'est vrai que c'est cool comme pouvoir.
13:23Jiraiya, Jiraiya.
Commentaires