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  • il y a 2 mois
Ce numéro de "Very Important Paysans" s'intéresse au lait, produit le plus vendu en France, ainsi qu'à l'endive, symbole des terres du Nord.

Le lait, produit le plus vendu en France, reflète aujourd'hui les difficultés du monde paysan, entre pression sur les prix et exigences de production toujours plus fortes. Qu'est-ce qu'un bon lait ? Faut-il acheter du lait équitable ? Quelle est la juste rémunération des éleveurs ?

L'endive, véritable emblème des terres du Nord, incarne un savoir-faire régional et reste l'un des fleurons de l'agriculture locale. Zoom sur la culture de l'endive, l'impact des aléas climatiques et du dérèglement, ainsi que l'avenir de la filière.

Frédérique Courtadon et ses chroniqueurs reçoivent en plateau :
- Ludivine Fauchoit, éleveuse laitière dans le Nord ;
- Julien Dive, député de l'Aisne, groupe Droite républicaine, spécialiste des enjeux agricoles ;
- Philippe Bréhon, producteur d'endives dans le Pas de Calais et président de l'Association des producteurs d'endives de France.

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Transcription
00:00...
00:00Chaque matin, ils sont debout aux aurores.
00:10Ils prennent soin de leurs champs, de leurs bêtes, de leurs fermes
00:13pour nourrir chacun d'entre nous.
00:15Ce sont nos 600 000 héros du quotidien, des VIP, des Very Importants Paysans.
00:22Amis des campagnes, amis des villes, bonjour.
00:24Nous sommes très heureux de vous retrouver sur LCP
00:26pour un nouveau numéro de VIP, Very Importants Paysans,
00:30la première émission d'informations consacrée au monde agricole.
00:34Dans VIP, ce sont bien les agricultrices et les agriculteurs qui ont la parole.
00:38Et notre mission, c'est de recréer du lien entre consommateurs et agriculteurs
00:41et puis vous faire partager leur quotidien, leur réalité et leurs valeurs,
00:45mais aussi d'ouvrir le débat sur des sujets d'agriculture qui nous concernent tous.
00:49Et d'ailleurs, ces agriculteurs vont nous rejoindre dans quelques instants,
00:53mais pour l'instant, je vous présente ma bande, la bande de VIP.
00:55Ce sont mes vraies importantes partenaires.
00:58Louise L'Espart, comment va le Sud-Ouest ?
01:00Le Sud-Ouest va bien, merci.
01:01Le Sud-Ouest est très content d'être là.
01:03Il est dans la place.
01:04Et pour VIP, comme vous le faites d'ailleurs avec votre podcast,
01:08avec les Deschamps, vous mettez en lumière des hommes et des femmes
01:10qui marquent la cause agricole, qui sont engagés.
01:13Exactement, j'ai plein de belles histoires à vous raconter.
01:15Eh bien, on a hâte.
01:16Jean-Baptiste Vervy, bonjour.
01:17Bonjour.
01:18Et moi, c'est le Nord.
01:20Ben oui, c'est la Marne.
01:21Ben oui, c'est la Marne, évidemment.
01:23Non, agriculteur, céréalier.
01:24Tout à fait, producteur de pâtes, avec ma compagne.
01:27On est sûr vraiment qu'il est agriculteur ?
01:28Je ne le vois plus sur les plateaux de terre.
01:29C'est vrai, mais je ne suis pas jaloux.
01:32J'en doute, j'en doute.
01:33On va appeler Madame Vervy pour voir ce qu'il fait pendant la journée.
01:37Alors vous, vous créez du contenu avec vos collègues
01:40pour montrer un peu ce qui se passe dans les exploitations.
01:42Exactement, sous le réseau.
01:43Et c'est ce que vous allez faire pour nous dans VIP,
01:45nous présenter des nouveaux objets,
01:47nouveaux outils, technologies que vous utilisez,
01:50vous et vos collègues, bien évidemment.
01:52Puis on a la chance d'avoir le spécialiste de la conso,
01:54c'est Michel Biraud, bien évidemment.
01:5620 ans de grande distribution, forcément, ça laisse des traces.
02:00Exactement.
02:00Donc je vais essayer d'éclairer un peu le conso
02:02sur ces bons produits que nous produisent nos chers agriculteurs.
02:06Eh bien, avec plaisir, Michel.
02:07Et à vos côtés, Antoine Robin, sniper man, comme on l'appelle.
02:12D'abord, surtout bienveillance vis-à-vis de mes camaradeux,
02:14surtout mon bâtard qui a toujours une calculatrice dans la poche
02:16pour évaluer le bon coût des produits.
02:18Vous allez bien sûr nous décrypter l'actualité agricole et plus encore.
02:23Mais tout de suite, place au sommaire.
02:25C'est un des aliments les plus symboliques de notre agriculture,
02:28pour ses vertus, mais aussi pour les crises
02:30qui secouent régulièrement sa production.
02:32On vous dit tout sur le lait.
02:34Nous recevons également Julien Dive,
02:35député de la droite républicaine,
02:37de la deuxième circonscription dans l'Aisne.
02:40Et enfin, nous nous intéresserons à un légume de saison croquant cru,
02:43fond en cuis.
02:44On vous dit tout sur l'endive.
02:46Mais pour commencer,
02:47que s'est-il passé dans nos campagnes récemment ?
02:50Antoine, c'est notre very important de presse.
02:57Fred, vous vous rappelez de ce film,
02:59l'important, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
03:02Et quand on parle d'atterrissage,
03:03on parle de l'atterrissage l'année dernière,
03:05qui vient donc juste de se terminer,
03:06de la balance agroalimentaire française,
03:09balance commerciale,
03:11qui est à zéro.
03:12Et ça, c'est une révolution.
03:14Pourquoi ? Parce qu'il y a encore 5 ans,
03:16la France exportait énormément de dents vies agricoles.
03:19On était sur un excellent nombre de plus de 10 milliards d'euros.
03:22Donc c'est une première depuis 40 ans.
03:24Notre solde est juste à zéro.
03:26Ce sont des chiffres du FCNPA,
03:27le Centre National pour la Promotion des Produits Agricoles.
03:30Alors, il n'y a pas un secteur qui échappe.
03:31On en parlera avec JB tout à l'heure.
03:33Le lait, moins 25 %,
03:34les céréales, moins 20 %,
03:36la viande, moins 10 %.
03:37Et pendant ce temps-là,
03:38nos copains espagnols,
03:39ils atteignent un excédent de plus.
03:4119 milliards.
03:43Zéro, 19 milliards.
03:44Mais qu'est-ce qui se passe dans notre beau pays ?
03:45Donc il y a plusieurs raisons à ça.
03:47D'abord, le manque de compétitivité.
03:49Peut-être les charges.
03:50On en parlera aussi tout à l'heure.
03:52La surtransposition des normes européennes,
03:54notamment sur l'acétalipride.
03:55Chez les voisins,
03:56c'est autorisé plus chez nous.
03:57Donc évidemment, ça coûte plus cher.
03:59Les aléas climatiques,
04:00les droits de douane aux Etats-Unis.
04:01Et puis aussi les Chinois,
04:02qui ont notamment cessé d'importer nos vins,
04:05et notamment nos bordeaux.
04:05On en parlait encore il y a 15 jours.
04:07Et puis le blé en Algérie,
04:08on a reconnu le Sahara occidental.
04:09Et donc du coup, fin du bal,
04:12les Algériens ont arrêté de prendre notre blé.
04:14L'heure est grave.
04:15Pourquoi l'heure est grave ?
04:16Parce que notre agriculture,
04:17c'est un secteur qui exporte énormément.
04:19C'est pour 15 % de nos exportations aujourd'hui,
04:21devant l'aéronautique et devant l'automobile.
04:25Ça devient donc une cause nationale.
04:27Est-ce que ces mauvais chiffres-là
04:28de la balance commerciale,
04:29tu les as sentis toi JB ?
04:30Ce n'est pas bon signe.
04:32On les a sentis mais depuis longtemps.
04:33Parce qu'en fait,
04:34ce n'est pas d'un seul coup.
04:35La balance, elle s'est dégradée.
04:37Il y avait encore deux filières.
04:38Il y a encore deux filières qui tiennent.
04:39Le sucre et puis le vin jusqu'à un certain moment.
04:41Qui tenaient des secteurs
04:43qui sont déjà en galère depuis longtemps.
04:45Quand tu as un poulet sur deux
04:47qui est importé et qui est dans l'assiette,
04:48il y a déjà longtemps qu'on a perdu la bataille.
04:50Et c'est vrai que c'est un drame pour un pays agricole.
04:52On parle de Roquefort pour plutôt une bonne nouvelle.
04:54Alors, bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle,
04:56on va voir.
04:57Pour les producteurs de Roquefort,
04:58c'était une vraie bataille.
04:59Ils étaient, eux, leaders sur cette revendication.
05:02Ils ont obtenu d'être dispensés
05:04d'afficher le Nutri-Score,
05:06vous savez, sur les barquettes.
05:06Et ils avaient un chiffre E
05:07parce que le Roquefort, évidemment,
05:09c'est très salé.
05:11Plus de Nutri-Score pour le Roquefort,
05:12mais également pour tous les fromages
05:13d'appellation d'origine contrôlée.
05:15Le Comté, le Beaufort et ainsi de suite.
05:17Mais même également pour le beurre,
05:19le beurre du Poitou,
05:20appellation d'origine contrôlée.
05:21Et également aussi pour le jambon,
05:23comme le jambon de Bayonne.
05:24L'Assemblée nationale a voté cette loi d'exemption
05:26pour marquer une différence
05:27entre des produits ultra transformés
05:29et des spécialités locales.
05:31Alors, attention, il y a un débat
05:32pour les nutritionnistes qui disent
05:33qu'il y avait des faux d'informations.
05:36Et surtout, ce qu'on ne sait pas encore,
05:37c'est qu'en l'absence du Nutri-Score
05:39sur les paquets,
05:40est-ce que ça va créer finalement
05:41un climat de suspicion
05:42où des consommateurs vont dire
05:43« on ne m'informe pas,
05:44donc je n'y vais pas ».
05:45Nous, dans les ventes,
05:47ça ne se voit pas vraiment.
05:48Je veux dire,
05:49le consommateur qui achète
05:50un paquet de chips,
05:51il sait très bien
05:51qu'il ne va pas tomber
05:53sur un Nutri-Score A.
05:54Ça paraissait compliqué
05:55de comparer quand même un fromage
05:56avec des boissons gazelles
05:57ou des pâtes à tartiner.
05:58On est d'accord.
05:59En tout cas,
05:59c'est un combat de nos amis du Roquefort
06:01du côté de Millon
06:02et ils l'ont gagné.
06:03Et bien, on verra
06:04si évidemment l'avenir
06:05leur donne raison.
06:05Et bien, merci beaucoup,
06:06mon cher Antoine,
06:07pour ces nouvelles toutes fraîches.
06:08Et nous, on va découvrir
06:09notre premier produit
06:10dans VIP.
06:12La collecte basse
06:13sont pleins
06:14dans les exploitations laitières
06:15et si les volumes se maintiennent
06:17au niveau de l'année dernière,
06:18la France devrait dépasser
06:2023 milliards de litres
06:21de lait produit cette année.
06:23Est-ce que vous saviez
06:24que chaque Français
06:24en consomme en moyenne
06:25près de 50 litres par an,
06:27sans compter bien sûr
06:28les produits laitiers
06:28qui en dérivent ?
06:29Mais le lait,
06:30c'est aussi un aliment à part
06:31dans l'imaginaire collectif,
06:33un symbole d'enfance,
06:34de terroir,
06:35mais aussi de crise
06:36et parfois même de débat.
06:37C'est notre vérité,
06:38important produit.
06:39Et pour commencer,
06:45on voulait vous faire rencontrer
06:46une jeune femme
06:47qui s'est lancée
06:47dans un incroyable Paris.
06:49Elle s'appelle Océane,
06:50elle a 24 ans
06:51et elle a décidé
06:52de transformer elle-même
06:53son lait,
06:54un symbole
06:55de cette nouvelle génération
06:56d'agriculteurs
06:57qui prend son destin en main.
06:58C'est un reportage
06:59de Maxime Coltier.
07:00Regardez.
07:036 heures du matin.
07:05Allez, on y va !
07:06Comme de nombreux éleveurs
07:07partout en France,
07:08Océane est déjà au travail.
07:11Allez, on avance !
07:12A seulement 24 ans,
07:13cette maman de 2 jumeaux
07:14est en train de reprendre
07:15l'exploitation familiale
07:16dans le Morbihan.
07:18140 vaches de race Primoilstein,
07:201,4 million de litres de lait par an.
07:23Allez, recule, buchette !
07:25Allez, on y va !
07:28Et une alimentation
07:29quasiment exclusivement cultivée
07:31sur la ferme,
07:32ce qui a toujours fait
07:33la fierté
07:33de la famille Cadoré.
07:34Tout est produit sur la ferme.
07:37Le maïs, c'est nous-mêmes
07:38qui le saumons,
07:40nous-mêmes qui travaillons
07:41la terre,
07:42nous-mêmes qui le récoltons
07:43et qu'on met en silo
07:45pour que ça fermente.
07:47Et du coup,
07:48on donne tout ça
07:48à nos vaches,
07:50ce qui permet
07:51d'avoir une ration complète
07:53et avoir une moyenne
07:55des tables très correcte.
07:56pour l'élevage
07:59et la traite,
08:00Océane travaille encore
08:01avec ses parents
08:01et avec leur méthode.
08:04Oui, il est vachement chaleur
08:05ce matin.
08:06Il y en a deux.
08:07Deux ?
08:07Mais il n'y avait pas
08:08dans le lot aussi.
08:09C'était la même
08:10de hier soir encore.
08:11Ah oui !
08:12Mais pour le reste,
08:16la jeune femme a décidé
08:17de révolutionner
08:18la petite entreprise familiale.
08:20Donc comment il vend les goûts ?
08:23Un peu comme ça.
08:25Ça va ?
08:26Tu manges bien ?
08:27Son but ?
08:28Transformer elle-même son lait,
08:30faire ses propres produits
08:31pour ne plus être dépendante
08:32des industriels.
08:34Il fait les cornes
08:34avec son truc ?
08:36Euh...
08:37Ouais, son chalimou.
08:38Il fait de bonheur.
08:40Je suis installée
08:40depuis un an et demi,
08:42bientôt deux ans
08:43pour le mois de février.
08:44Donc là,
08:45je me suis installée
08:45avec mes parents.
08:46Ça fait plus de 30 ans
08:47qu'ils sont installés.
08:48J'ai toujours su
08:49que je voulais faire
08:49l'agriculture, quoi.
08:51De partir de la terre
08:52à la vache
08:53et maintenant
08:53aux produits finis,
08:55je trouve ça passionnant.
08:57Son père, Philippe,
08:5860 ans,
08:59dont 40 de salle de traite,
09:01a accepté
09:01et encouragé ce pari.
09:03Bien conscient
09:04qu'il faut aujourd'hui
09:04se réinventer.
09:07Au niveau diplôme,
09:08je suis au bas de gamme,
09:09on va dire ça comme ça.
09:11Parce que j'ai
09:13que un BEP
09:13par rapport à Océane.
09:15Moi, elle a un BTS.
09:17Elle a été
09:17beaucoup plus haut
09:18jusqu'en haut,
09:20quelque part.
09:21Et bon,
09:22c'est pour ça
09:22que là,
09:24je suis sûr
09:24que la gestion
09:25sera bien tenue.
09:27Ce qui change
09:28entre le métier
09:29de Philippe
09:29et celui d'Océane,
09:31c'est ce bâtiment
09:32et ses machines.
09:34500 000 euros
09:34d'investissement
09:35pour transformer
09:36elle-même son lait.
09:37L'objectif,
09:38c'est de reprendre
09:39le contrôle
09:39sur notre propre production.
09:42Parce que c'est quand même
09:43avant tout nous
09:43qui travaillons le produit.
09:45Donc l'objectif,
09:45c'est vraiment
09:46que ce soit nous
09:47qui décidons de notre prix
09:48et non les coopératives
09:50qui décident à notre place.
09:52Bon,
09:52on n'est pas à 100%
09:53autour de nous,
09:53mais on ne le sera jamais.
09:55Ce n'est pas forcément
09:56non plus l'objectif
09:56parce qu'il faut quand même
09:57qu'on garde une sécurité
09:58derrière
10:00parce qu'on ne sait pas
10:00de quoi est fait le monde
10:01demain.
10:01Résultat,
10:04lait en bouteille,
10:05fromage,
10:06beurre demi-sel,
10:07riz au lait,
10:07fromage blanc,
10:08skire
10:09et même yaourt aux fruits.
10:10Il y en a pour tous les goûts.
10:12Et ça marche.
10:13En un an,
10:14Océane a quasiment
10:15doublé sa production
10:16de produits fabriqués
10:17directement sur la ferme
10:19et augmenté ses revenus.
10:21Là, aujourd'hui,
10:22nous, on est payé
10:23à peu près 50 centimes
10:24le litre de lait.
10:25Nous, le chiffre,
10:26c'est qu'on arrive
10:27à le valoriser
10:27à plus d'un euro
10:28le litre de lait.
10:29Et on y atteint.
10:30Océane,
10:32l'éleveuse,
10:32s'est transformée
10:33en affineuse,
10:34en chef d'entreprise
10:35et en commerçante.
10:38Donc ça,
10:38c'est les trois laits.
10:39Une aire de veine,
10:39tu essaies de les empiler
10:40parce que ça va être short.
10:42Signe que la demande est forte,
10:44sa camionnette
10:44commence à se faire petite.
10:46J'avoue que là,
10:47ça commence à être
10:47plus compliqué
10:48à charger le camion.
10:51Des fois,
10:51on est obligé
10:52de faire deux tours
10:53pour une livraison.
10:54C'est vrai qu'à terme,
10:55il faudra y changer.
10:56S'il faut changer le camion,
10:57c'est que ça marche.
11:00Et cette jeune femme,
11:05bourrée d'énergie,
11:07ne s'arrête pas là.
11:08Salut,
11:09ça va ?
11:11Ouais.
11:12Au centre du village
11:13de Camorre,
11:13elle a aussi ouvert
11:14sa propre fromagerie.
11:16Et t'as eu du passage
11:17ce matin ?
11:18Un petit peu,
11:18ouais.
11:18Un petit peu de clients,
11:19ouais.
11:21Pour les clients,
11:22des produits frais
11:23et locaux.
11:24Les vaches d'océane
11:25sont à seulement
11:265 km d'ici.
11:2715,30 euros
11:29s'il vous plaît.
11:30C'est meilleur là
11:31et puis c'est plus frais
11:32et puis c'est de Camorre.
11:34Donc,
11:34il faut faire marcher
11:35les petits commerces.
11:36Moi,
11:37je suis pour,
11:37donc il n'y a pas
11:38de souci pour moi.
11:39Je préfère,
11:40voilà.
11:40Et puis les gens
11:41sont charmants.
11:42Donc,
11:42tout va bien.
11:43Moi,
11:43j'aime bien favoriser
11:44les circuits courts,
11:45les petits commerçants
11:46plutôt que les supermarchés.
11:47C'est forcément
11:48une récompense
11:49que les gens
11:49se déplacent
11:50à venir acheter
11:51nos produits
11:52et d'avoir
11:54le retour
11:55positif derrière
11:56et de les voir revenir
11:57surtout.
11:58C'est que positif.
12:03Avec un prix du lait
12:04constamment soumis
12:04aux aléas du marché,
12:06Océane s'est offert,
12:07du moins,
12:07on l'espère pour elle,
12:09un peu de sérénité
12:09pour les années à venir.
12:14Waouh !
12:15Incroyable,
12:16jeune agricultrice
12:17à seulement 24 ans.
12:18Bravo.
12:19La relève est assurée.
12:20Bravo, Océane.
12:21Et pour parler du lait
12:22sur notre plateau
12:23qui d'eux mieux
12:23qu'une agricultrice
12:24spécialisée en la matière,
12:26Ludivine Fauchois.
12:27Bonjour.
12:27Bonjour.
12:28Alors,
12:28vous avez 34 ans.
12:2934 ans.
12:30Deux enfants.
12:30Deux enfants.
12:31Un mari.
12:32Un conjoint.
12:33C'est mieux le conjoint
12:33pour faire les enfants,
12:34quand même.
12:35Mais le conjoint,
12:36il n'a pas fait que ça
12:36dans cette belle histoire.
12:38Vous allez nous en parler,
12:39évidemment.
12:40Allez,
12:40retour un petit peu en arrière.
12:41Nous sommes en 2016,
12:42en pleine crise du lait,
12:44évidemment.
12:45Et vous,
12:46vous décidez de reprendre
12:47une ferme pour faire du lait,
12:48c'est ça ?
12:49Dans un premier temps,
12:50oui,
12:50c'est lui qui a repris
12:50la ferme tout seul.
12:54Et voilà,
12:54depuis peu,
12:55je travaille avec
12:56sur la ferme.
12:57Et là,
12:58on a un projet
12:58de développer
13:00un peu plus l'élevage,
13:02donc avec un nouveau bâtiment.
13:04Vous aviez une formation agricole ?
13:05Oui,
13:05j'ai été dans un lycée agricole.
13:07Donc,
13:08j'ai fait un BEP,
13:09un bac pro
13:09production animale.
13:11Et après,
13:12j'ai fait un BTS commerce.
13:14Mais vous l'avez venu,
13:14vu venir la crise du lait ?
13:16Parce que quand vous vous installez,
13:17vous êtes au tout début.
13:19On a,
13:20enfin,
13:20mon conjoint a repris la ferme,
13:21du coup,
13:22en 2016.
13:23Et ça a été compliqué
13:26la première année.
13:27Vous avez fait comment ?
13:28Moi,
13:28je travaillais à l'extérieur,
13:29donc en fait,
13:30j'avais mon salaire.
13:31C'est ce que je voulais entendre.
13:32Ce qui permettait
13:33de nous nourrir,
13:35quoi.
13:35C'est ça.
13:36C'était dramatique à l'époque
13:37parce que ça ne couvrait pas
13:37les coûts de production.
13:38Il y a beaucoup d'éleveurs
13:39qui étaient vraiment...
13:40Et vous aviez double emploi,
13:41c'est-à-dire que vous travaillez à l'extérieur
13:42et en même temps
13:43que vous rentriez le soir
13:44ou le matin,
13:45c'était donner un coup
13:45pour la traite,
13:46et ainsi de suite,
13:46j'imagine.
13:47Moi, je travaillais
13:47dans la grande distribution.
13:48J'ai commencé mon travail
13:49à 5 heures,
13:50je terminais à midi
13:51et je renchaînais
13:52sur la ferme
13:54avec mon conjoint
13:54pour l'aider
13:55et les week-ends.
13:56Vous étiez déjà maman à l'époque ?
13:57Après, moi,
13:58j'avais mon salaire
13:59à temps plein de mon côté.
14:01Donc, moi,
14:01je n'attendais pas
14:02que lui,
14:02il reprenne un salaire tout de suite.
14:04Et de toute façon,
14:04je ne vais pas vous mentir,
14:06il ne prend pas de salaire
14:06et là,
14:07on a encore un petit peu de temps.
14:08Aujourd'hui encore ?
14:08Oui.
14:09Et ce lait que vous produisez,
14:11vous le vendez à qui ?
14:12On le vend à la laiterie
14:13qui se trouve
14:14à 10 minutes de chez nous.
14:15On a repris les parts
14:16au niveau de la coopérative.
14:18T'as expliqué, J-Ber,
14:19les parts d'une coopérative.
14:20Oui, c'est ça.
14:21En fait,
14:21les agriculteurs sont propriétaires
14:23ou sociétaires de coopératives.
14:24Souvent, en fait,
14:25il y a
14:25et pour la collecte,
14:26voire la transformation.
14:28On ne le save pas forcément.
14:29Souvent, en fait,
14:29il y a des structures coopératives
14:31où t'as plein d'éleveurs.
14:33Mettons, t'as 100 éleveurs
14:34qui ont chacun des parts
14:35et qui ont mutualisé
14:36des outils de travail
14:37ou des organisations
14:38pour collecter le lait
14:40et qui, après,
14:41commercialisent
14:42suivant les laiteries.
14:43Et donc là,
14:43dans ton cas,
14:44ça veut dire que la transformation,
14:45c'est du lait UHT ?
14:47Là, c'est du lait en bouteille
14:49et ils font, du coup,
14:50les bouteilles bleues
14:52où maintenant,
14:52c'est les bouchons jaunes,
14:54c'est le lait
14:55demi-écrémé
14:55et du coup,
14:56il y a une chaîne bio
14:57et une chaîne conventionnelle
14:59et après,
14:59la crème qui est récupérée,
15:01elle sert à faire
15:01des plaquettes de beurre
15:02pour les pâtisseries
15:04ou pour les industries.
15:06Que les industriels
15:06valorisent aussi.
15:08Parce qu'ils vous achètent
15:09le lait
15:09dans les citernes
15:11à un certain prix,
15:12d'ailleurs,
15:12on peut en parler
15:12et après,
15:14les industriels
15:14enlèvent la crème
15:15pour en faire
15:15du demi-écrémé
15:16ou de lait crémé
15:17et la crème,
15:18ils la valorisent
15:19donc ils regagnent
15:20de l'argent.
15:20Et aujourd'hui,
15:21vous êtes payé
15:21combien si on peut
15:23en parler de le litre ?
15:23Aujourd'hui,
15:24on est payé
15:24475 euros
15:26les 1000 litres
15:27et là,
15:28il est prévu
15:28une baisse
15:29pour les mois à venir.
15:31Alors ce lait,
15:32on l'achète bien sûr
15:33en supermarché
15:34et puis on a tous
15:34nos petites habitudes,
15:35voilà,
15:35entrier bio
15:36sans lactose
15:37mais ce qu'on sait moins,
15:39c'est combien sont rémunérés
15:40les éleveurs
15:40sur chaque bouteille
15:41que nous achetons ?
15:42Michel,
15:43ça c'est votre biroscope
15:44et vous allez nous en parler
15:45tout de suite.
15:46Exactement,
15:47donc le lait,
15:48c'est quand même
15:48le produit le plus vendu
15:50dans un supermarché,
15:51quel qu'il soit,
15:52juste derrière l'eau
15:53et c'est comme la baguette,
15:54comme la farine,
15:55comme le sucre,
15:55c'est un marqueur social.
15:57Donc les distributeurs
15:58se bataillent sur les prix,
16:00on a aujourd'hui du lait
16:01mais j'en reparlerai
16:02à presque 90 centimes
16:04et les industriels,
16:05eux,
16:05se bataillent sur les volumes
16:06parce qu'en fait,
16:08il n'y a pas 50 ans industrielles,
16:10il y en a 2 ou 3 en France
16:11et en fait,
16:12à coup de promo,
16:13ils essayent de tirer
16:13les volumes vers eux.
16:15Mais il ne faut pas oublier,
16:17on vient de le voir
16:17dans le reportage,
16:18Ludivinella,
16:19qu'il y a un éleveur
16:19ou une éleveuse
16:20derrière chaque litre de lait
16:21qui se lève tous les matins,
16:23qui traite 2 fois par jour
16:24et toute l'année.
16:25Et qui a 2 métiers parfois.
16:26Exactement
16:27et malheureusement,
16:28ce sont dans le monde agricole,
16:30ce sont ces gens-là
16:31qui aujourd'hui gagnent le moins
16:32à côté d'un Jean-Baptiste
16:34forcément céréalier.
16:35Allez, c'est reparti !
16:37Le céréalier versus le laitier.
16:40Ça a mal se terminer
16:41cette histoire.
16:41Dans les rayons,
16:43on trouve 4 segments.
16:44En fait,
16:44il y a les premiers prix,
16:46je l'ai dit,
16:46à peu près 92 centimes.
16:48Il y a les marques
16:49de distributeurs
16:50qui appartiennent
16:51aux distributeurs.
16:52Il y a les marques nationales
16:53et il y a les marques
16:54dites équitables.
16:55Et Ludivine,
16:56elle se trouve où là
16:57sur ce schéma ?
16:58Elle est entre
16:58les marques distributeurs
16:59et les marques nationales.
17:00Pourquoi ?
17:01Parce que la laiterie
17:01qu'elle livre
17:02ou qui la collecte
17:03font les deux.
17:05Ils font aussi du premier prix.
17:06Donc elle peut aussi
17:07se retrouver dans le premier prix
17:08mais en fait,
17:09elle ne le sait pas.
17:09Et c'est bien ça le problème.
17:11Et donc,
17:12les premiers prix,
17:13en fait,
17:13ils sont là pour...
17:14On n'en vend pas beaucoup,
17:15ce n'est pas forcément
17:16les plus gros volumes.
17:16Ils sont là pour se batailler
17:18sur les prix
17:18entre distributeurs
17:19et ça,
17:19ce n'est pas très sympa.
17:20Et après,
17:21il y a le lait équitable.
17:22En 2010,
17:22crise du lait,
17:23se sont créés
17:24des groupements
17:25de producteurs,
17:25des associations de producteurs
17:27qui ont créé
17:27leurs propres marques
17:28et qui sont même
17:29pour certains
17:29allés jusqu'à créer
17:30leur laiterie.
17:31Et donc,
17:31tous ces laits
17:31donnent la garantie
17:32d'une juste rémunération
17:33mais ne représentent
17:35que 3 à 5 %
17:37de tous les volumes de lait.
17:38Alors que pour moi,
17:39ça devrait être
17:40la norme évidemment.
17:41Et que ça,
17:42ça dépend du consommateur
17:43qui soit acteur
17:43au moment de son âge.
17:44Exactement,
17:45c'est lui qui décide.
17:46Et c'est pour ça
17:46que le lait équitable
17:47qui ne représente
17:48que 3 %
17:48rémunère entre 50
17:51et 54 centimes.
17:52Aujourd'hui,
17:53en dessous de 50 centimes,
17:54c'est compliqué
17:55pour un éleveur
17:55de vivre
17:57dans le sens où,
17:58oui,
17:58il peut se dégager
17:59un salaire
17:59mais il faut assurer
18:01la pérennité de sa ferme.
18:02Ça veut dire
18:03qu'il faut investir
18:03dans la ferme,
18:04dans les outils.
18:05On en reparlera certainement.
18:06Et surtout,
18:07le renouvellement de génération.
18:08Quel jeune a envie
18:10aujourd'hui
18:10de s'installer
18:11dans ces conditions ?
18:12Aujourd'hui,
18:12mon petit garçon
18:13qui a 7 ans,
18:14il me dit
18:14« Maman,
18:14écoute,
18:15tu travailles trop
18:15du lundi au dimanche,
18:17on ne part jamais
18:18en vacances,
18:18mon bébé
18:19il partait en vacances. »
18:21Voilà,
18:21ça commence déjà
18:22à 7 ans.
18:23C'est ça,
18:23il y a la famille.
18:24Vous regrettez du coup
18:25cette décision ?
18:27Aujourd'hui,
18:27il y a des projets
18:28et j'espère que
18:28le prix du lait
18:29va remonter un peu.
18:31Vous avez combien
18:31de vaches
18:31dans l'exploitation ?
18:32On a 145 vaches.
18:33C'est déjà
18:34une belle exploitation.
18:35Et quand on entend
18:36que le litre de lait
18:37coûte moins cher
18:38que certaines boissons
18:39gazèzes,
18:40avec le travail
18:41que ça représente,
18:42c'est quand même
18:42une aberration.
18:43C'est une aberration.
18:45JB,
18:46où est-ce que se situent
18:46les plus grands
18:47bassins laitiers
18:48en France ?
18:49Sans trop de surprise,
18:51Bretagne,
18:51Normandie,
18:52là,
18:52vous avez une majorité
18:54des éleveurs.
18:56Après,
18:56il y a des vraies différences
18:57parce qu'on dit
18:58c'est comme
18:59pour les céréaliers.
19:01Il y a des vraies différences
19:02entre les éleveurs,
19:03entre celui
19:04qui va être
19:04en Bretagne,
19:06celui qui va être
19:06en pleine montagne
19:07dans le comté,
19:08celui qui va être
19:08dans le nord de la France
19:09et dans le sud,
19:10suivant s'il est
19:10sur de l'herbe
19:11ou du maïs.
19:12En fait,
19:12ils ont des coûts
19:13qui vont être
19:13vachement différents,
19:14on va dire.
19:15Et après,
19:16l'autre variable
19:17qu'on ne maîtrise pas trop,
19:17c'est à qui on vend le lait.
19:19Parce qu'en fait,
19:20tu pourrais,
19:20suivant le gars
19:21qui est en face,
19:22soit il fait du lait
19:23en bouteille,
19:24soit il fait,
19:25encore une fois,
19:25du comté,
19:26soit il fait du lait
19:26en poudre
19:27pour éventuellement
19:27le marché des Chinois
19:28et ce n'est pas du tout
19:29valorisé par le lait.
19:30On est d'accord.
19:30Et ça,
19:31tu ne le maîtrises pas tellement
19:32parce que ce produit laitier
19:34qui est ramassé tous les jours,
19:35il ne va pas traverser la France
19:36pour dire
19:37on pourrait faire ce contrat là-bas.
19:38Mais Ludivine,
19:39ça ne le sait pas.
19:40Ludivine,
19:40elle fait un travail,
19:41elle a un coût de production,
19:41il faut lui rémunérer
19:42ce coût de production.
19:43Il y a une loi en France
19:44qui interdit la revente à perte.
19:46Les éleveurs,
19:46eux,
19:46ont le droit de vendre à perte.
19:47Pourquoi on ne mettrait pas
19:48en place une loi
19:49pour interdire
19:50la revente à perte
19:51des éleveurs ?
19:52Ce n'est pas possible.
19:53Mais c'est vrai
19:53pour toutes les productions.
19:54Oui,
19:55c'est vrai pour toutes les productions.
19:56Il n'y a pas que les éleveurs.
19:57Peut-être que le lait
19:57a valeur de symbole.
19:59Comme le blé,
20:00le quintal de blé
20:00a été un peu la valeur
20:01étalée du monde agricole,
20:02le litre de lait
20:03a valeur de symbole aujourd'hui.
20:04Exactement.
20:05On va en parler
20:06avec notre député, bien sûr.
20:07Je voudrais profiter
20:07que tu sois là
20:07pour parler un peu environnement.
20:08Tu fais partie,
20:09tu as 145 vaches,
20:10tu l'as dit,
20:10tu fais partie
20:11des plus gros troupeaux laitiers
20:12puisqu'il y en a 14%
20:13qui n'ont plus de 100 vaches.
20:23Aujourd'hui, clairement,
20:23on est quatre
20:24à pouvoir travailler
20:25sur la ferme.
20:26On a repoussé un peu plus
20:27la technique
20:29au niveau du pâturage tournant
20:31parce que j'ai encore
20:32un lot de vaches
20:32qui sort toute l'année
20:33en pâture.
20:34Moi, je voudrais savoir,
20:35parce que vous parlez
20:36de la crise du lait
20:37et des différentes crises du lait,
20:38bien évidemment,
20:38on voit aussi la précarité
20:40dans laquelle se trouvent
20:41certains éleveurs,
20:42bien sûr,
20:43de vaches laitières.
20:44Ça veut dire
20:45qu'il faut fournir du lait
20:46en grande quantité ?
20:46Il faut être sur
20:47des grandes exploitations
20:48pour s'en sortir
20:48quand on est producteur de lait ?
20:51Aujourd'hui,
20:51le métier de façon
20:51se décapitalise.
20:52Il y a de moins en moins
20:54d'éleveurs,
20:54on en recherche
20:55et du coup,
20:56les exploitations
20:58ont tendance à grandir.
20:59Attention,
21:00une exploitation de grande taille,
21:02moi, j'en l'ai vu beaucoup.
21:03On ne dit pas que c'est mal.
21:04Au contraire,
21:04elles sont parfois
21:05bien mieux tenues
21:06que des exploitations
21:07qui sont sur la taille
21:08critique entre 30
21:10et 40 de chèque-tel.
21:11Il faut qu'on accepte
21:11que sur certains modèles,
21:12les agriculteurs
21:13aient besoin de faire
21:13des économies d'échelle
21:14pour pouvoir se tirer
21:15en salaire
21:16et aussi, des fois,
21:16certains agrandissent
21:17les troupeaux
21:17pour avoir un salarié
21:18et pouvoir avoir
21:19un week-end sur deux,
21:20par exemple.
21:21Mais Ludivine,
21:22votre satisfaction d'éleveuse,
21:23vous la trouvez où ?
21:25Qu'est-ce qui vous fait
21:25lever le matin à la traite ?
21:27Oui, c'est la passion
21:28et puis,
21:28depuis que je suis revenue,
21:30on a quand même
21:31bien travaillé.
21:32Je vois sur les veaux,
21:33moi,
21:33mon travail vraiment
21:35sur la ferme,
21:35c'est l'élevage des veaux,
21:36la reproduction de mes vaches
21:38et aujourd'hui,
21:39on voit que le travail
21:40y paye.
21:41Oui, parce que aussi,
21:41la génétique du troupeau,
21:43tu peux peut-être
21:43nous en parler,
21:44mais c'est hyper important
21:44pour la production
21:45du lait derrière.
21:46Vous travaillez beaucoup
21:47là-dessus ?
21:47On travaille beaucoup
21:48là-dessus
21:48et puis moi,
21:49j'ai fait une formation
21:50d'insémination
21:50avec...
21:51J'insémine moi-même
21:53mes vaches,
21:54donc ça pourrait faire
21:55rire du monde,
21:56mais je me suis équipée
21:57pour le faire
21:58et on avait la chance
21:59qu'on a repris
21:59qu'il y avait déjà
22:00un peu de matériel
22:01pour stocker justement
22:03les semences de taureaux.
22:04C'est quand même assez bluffant,
22:05c'est éleveuse,
22:07mécanicienne,
22:09agricultrice,
22:10comptable...
22:10Peut-être pas mécanicienne
22:11quand même,
22:12mais c'est quand même remarquable.
22:14J'aimerais qu'on parle
22:15oui, la traite,
22:16c'est important
22:17et Jean-Baptiste,
22:18je crois que vous allez
22:18aujourd'hui nous expliquer
22:20ou en tout cas
22:20nous présenter
22:21un outil bien utile,
22:23ma foi,
22:24et c'est bien sûr
22:25notre verré importante pratique.
22:31Et oui,
22:32et moi,
22:33si je vous parle,
22:34robot en élevage laitier,
22:35ça vous fait penser à quoi ?
22:36Science-fiction
22:37ou usine à vaches ?
22:38Science-fiction,
22:39mais c'est plutôt une aide
22:40j'ai l'impression.
22:40Oui, tout à fait.
22:41En fait,
22:42de plus en plus,
22:43alors tu pourras d'ailleurs
22:44témoigner,
22:45mais de plus en plus,
22:45les éleveurs en fait
22:46ont recours
22:47à de la robotisation
22:48pour traire les vaches.
22:50Alors qu'est-ce que c'est ?
22:51En fait,
22:51vous avez grosso modo
22:52une cage,
22:53on va dire,
22:53qui est dans le bâtiment
22:55et puis vous avez
22:56une vache qui va rentrer,
22:57voilà,
22:58et puis vous avez
22:58des petits bras
22:59qui vont repérer le pied.
23:02Ce qu'on voit
23:02dans les écrans.
23:02On voit dans les écrans,
23:03voilà,
23:04qui vont traire les vaches
23:05et donc,
23:06finis les mains
23:07caleuses de l'éleveur,
23:08on est plutôt sur la...
23:09L'occurrence de l'éleveuse,
23:10parce que c'est souvent
23:10les éleveuses qui faisaient...
23:11Oui,
23:12ça va.
23:12Oui,
23:13elle est magnifique.
23:14C'est très souvent
23:15les éleveuses
23:16qui faisaient la traite
23:17et des problèmes physiques
23:18extrêmement importants.
23:18Exactement,
23:19des gros problèmes d'épaule,
23:20souvent en élevage
23:20en fin de carrière.
23:21Donc vous avez en fait
23:22des robots comme ça
23:23qui sont dans les élevages
23:24et qui vont traire les vaches
23:25à la place de l'éleveur.
23:27Donc ça,
23:27ça représente aujourd'hui
23:29une ferme sur cinq
23:30qui est équipée
23:31avec des robots.
23:32Alors pourquoi ils font ça ?
23:34C'est pas juste pour se dire
23:35j'ai un côté Star Wars
23:36dans mon étable,
23:37c'est pour lever la streinte
23:39de ce que tu as dit
23:40tout à l'heure,
23:40c'est tous les jours,
23:42deux fois par jour,
23:43365 jours à l'année
23:45et à un moment donné,
23:46ça peut être un peu pesant.
23:48Moi,
23:48j'ai été...
23:49Mes parents étaient éleveurs laitiers aussi.
23:51Alors on a connu
23:51les soirées,
23:52enfin les journées de mariage
23:53où tu rentres,
23:54salut les potes,
23:55moi je vais traire,
23:56tu rentres de boîte,
23:57je vais traire,
23:58alors ça va un peu,
23:59mais voilà.
24:00Quand tu vis en couple
24:01que t'es pas à deux sur la ferme
24:03et que ton conjoint
24:04ou ta conjointe,
24:05elle vit un peu autre chose,
24:06elle dit
24:06ah c'est bon,
24:07les week-ends,
24:07on va peut-être passer à autre chose.
24:08Donc en fait tout ça,
24:09même les jeunes des fois
24:10quand ils arrivent sur les fermes
24:11ils disent
24:11bon moi je reprends la ferme
24:13mais je mets un robot.
24:14Et c'est pas gratuit un robot.
24:15C'est pas gratuit
24:16et c'est plutôt le double du coût
24:18en fait d'une salle de traite classique.
24:20Mais en fait
24:20ce que tu vas chercher justement
24:22c'est lever cette astreinte
24:24et la pénibilité
24:25pour justement durer dans l'élevage
24:27et pas être découragé trop vite.
24:30Ouais pour 80 vaches
24:32c'est à peu près 150 000.
24:33Dans l'Eldic c'est un peu plus ?
24:35En fait le premier robot
24:38c'est là le plus gros investissement
24:39c'est plus 160 000
24:41même je dirais
24:42180 000
24:43C'est énorme.
24:44Bon tenez,
24:45il y aura des prix,
24:45t'inquiète.
24:47Et après t'as des travaux
24:48un peu de maçonnerie
24:48parce que c'est vrai
24:50que quand tu transformes ta ferme
24:51c'est un cap
24:52parce que quand t'installes un robot
24:54tu refais de la maçonnerie
24:55tout ça c'est pas
24:55j'ai juste changé un tracteur bleu
24:56pour un tracteur vert
24:57tu changes quand même pas mal
24:59mais c'est un vrai soutien
25:01et donc ça on parle de la traite
25:03mais de plus en plus
25:04on va avoir aussi de la robotisation
25:05qui vont amener l'aliment
25:07qui vont repousser des tâches
25:08en fait chronophages.
25:09Ça n'empêche pas
25:10d'être un bon éleveur.
25:11C'est pas parce que
25:12en fait que t'as des robots
25:13que dans un seul coup
25:13tu t'intéresses plus
25:14à ton élevage
25:15tu vas peut-être te lever
25:16qu'à 7 heures
25:17et pas à 5 heures c'est bien
25:18mais tu vas te focaliser
25:19un peu plus
25:20tu vas regarder plus tes animaux
25:21tu as délégué en fait
25:23à de la machine
25:24des tâches répétitives
25:25pour te concentrer
25:26sur ton vrai métier d'éleveur.
25:28Alors l'avantage aussi
25:29avec ces robots
25:30c'est que t'as beaucoup
25:30d'informations et de données
25:31qui peuvent te permettre
25:32de piloter
25:33d'améliorer ton alimentation
25:34parce que t'as des indicateurs.
25:36Eh bien merci beaucoup
25:37Jean-Baptiste
25:37et oui c'est vrai que
25:38ce robot de traite
25:39est plutôt une liberté
25:40pour nos amis éleveurs.
25:43Tu voulais...
25:44Oui justement
25:45voilà je crois
25:45que vous étiez intéressé
25:46par un robot de traite.
25:47Du coup avec l'installation
25:49tout ça on regarde
25:50parce qu'aujourd'hui
25:51on a 145 vaches
25:53est-ce que demain
25:53on va traire plus de vaches
25:55ou est-ce qu'on va mettre
25:55un robot justement
25:56pour traire une partie des vaches
25:58et puis pouvoir en garder
25:59l'autre en salle de traite
26:00c'est un peu les questions
26:01qu'on est en train de se poser
26:02et là on est en train
26:03de visiter quelques fermes
26:04avec des robots.
26:04C'est un sacré risque quand même
26:05c'est un choix financier
26:06qu'on a dit
26:06de se dire...
26:07Après c'est un choix financier
26:08mais aujourd'hui moi
26:09je mets ma salle de traite
26:10elle a 25 ans
26:11elle n'est pas du tout
26:11adaptée pour moi
26:12qui fait 1m60
26:15donc en fait je suis tout le temps
26:16sur la pointe des pieds
26:17allongée sur le quai
26:18en train de brancher
26:19et puis je pense que mes vaches
26:20à un moment
26:21elles mériteraient
26:21qu'on mette un robot
26:23pour faire plus de lait
26:24et peut-être
26:25de ne pas avoir besoin
26:26d'augmenter le niveau
26:28de vaches à l'étable.
26:29Merci beaucoup.
26:30Une dernière question.
26:31Vous êtes gourmand
26:32aujourd'hui.
26:33Dans ce schéma
26:33ce qui est important aussi
26:34c'est qu'elle a dit
26:35que tu étais beaucoup
26:36sur des pâtures
26:36en fait pour l'alimentation
26:38trouver la combinaison
26:40entre un robot
26:41et des vaches
26:41qui partent en pâture
26:42c'est-à-dire qu'elles vont
26:42peut-être faire 500 mètres
26:44peut-être un kilomètre
26:45il faut qu'elles reviennent
26:46à la traite dans le robot
26:47ça il y a une compatibilité
26:48à trouver.
26:49En tout cas vous nous donnerez
26:50des nouvelles
26:50merci beaucoup
26:51d'être venu sur notre plateau
26:53et nous avoir présenté
26:54ce métier passionnant
26:55mais difficile
26:56et on en est bien conscients
26:57on est là aussi
26:58pour montrer bien sûr
26:59les difficultés
27:00de nos amis agriculteurs
27:01et de faire entrer
27:01les consommateurs
27:02les citoyens
27:03dans les fermes
27:04par notre intermédiaire
27:05merci beaucoup
27:05bonne continuation
27:06et c'est l'heure
27:07de notre interview
27:08Very Importante Politique
27:09Et pour cet instant
27:16politique dans VIP
27:17nous recevons
27:18Julien Diff
27:18bonjour
27:19Monsieur le député
27:20merci d'avoir accepté
27:21notre invitation
27:22Avec plaisir
27:23Vous êtes de la deuxième
27:25circonscription de laine
27:27et aussi spécialiste
27:28de l'agriculture
27:29qui occupe depuis
27:30plusieurs années
27:30on peut le dire
27:31la majeure partie
27:32de vos travaux parlementaires
27:34pour mieux vous connaître
27:35on vous propose
27:36un petit portrait chinois
27:37agricoles
27:38ça vous dit ?
27:38Avec plaisir
27:39Allez c'est parti
27:40si vous étiez un animal
27:41de la ferme
27:41Julien Diff
27:42Ouf !
27:43Un animal de la ferme
27:44attention parce que
27:45ça peut partir
27:45Ah bah oui
27:48c'est ça l'idée
27:48Mais bon
27:49je dirais le chien
27:50parce que dans une ferme
27:50il y a toujours un chien
27:51et donc le chien
27:52je suis quelqu'un
27:53fidèle et loyal
27:54Ah c'est beau ça
27:55Ah oui ?
27:56Le chien parfait
27:58si vous étiez un outil
27:59ou une machine agricole
28:00on vient parler
28:00du robot de traite
28:02Mais bon
28:02Une moissonneuse batteuse
28:03Pourquoi ?
28:05Parce que ça abat
28:05beaucoup de travail
28:06puis surtout
28:06ça fait un peu rêver
28:07en fait quand on est enfant
28:08la moissonneuse batteuse
28:09qui passe au milieu des champs
28:11Ah c'est le grand symbol
28:12de la fierté du monde agricole
28:13Impressionnant
28:14Fierté peut-être
28:15mais impressionnant
28:16et un gamin
28:17quand on voit les moissonneuse batteuse
28:19au moment de la moisson
28:19on a tous envie
28:20de monter dans cet angle
28:21C'est magique
28:22Si vous étiez un aliment ?
28:24Un picard comme moi
28:25un actionné comme moi
28:26ça ne peut être que la betterave à sucre
28:27Parfait
28:29Merci beaucoup en tout cas
28:31de vous être prêté
28:31à ce petit juge du portrait chinois
28:32On va redevenir
28:34un petit peu plus sérieux
28:35parce qu'on parlait
28:35en début d'émission
28:37des craintes
28:37concernant la balance
28:38commerciale française
28:40Alors vous pouvez peut-être
28:41nous résumer
28:42pour nos amis
28:43qui nous regardent
28:43ce que c'est très rapidement
28:44C'est quoi ?
28:45C'est le ratio entre eux ?
28:46Les exportations ?
28:46C'est les exportations
28:47des denrées alimentaires
28:48qu'on produit
28:48et qu'on exporte
28:49qui a été longtemps
28:50un fer de lance
28:52de notre production
28:52et puis de notre exportation
28:53parce que je rappelle
28:55qu'au sortir de la guerre
28:56on part quand même
28:56d'une époque
28:57où il y a quand même
28:57de la famine
28:58il y a quand même besoin
28:59de produire
29:00le général de Gaulle
29:00engage un certain nombre
29:02de plans
29:02l'agriculture devient
29:03une vraie filière
29:05à part entière
29:06et donc on produit
29:07pour nous nourrir
29:09s'autosuffire
29:10et aussi
29:10de fait exporter
29:12et pour la première fois
29:13depuis des décennies
29:14cette balance commerciale
29:16depuis la crise
29:18en fait du choc pétrolier
29:19cette balance commerciale
29:21s'inverse
29:21et elle devient déficitaire
29:22il faut savoir
29:23qu'elle était déjà fragile
29:24puisqu'elle était positive
29:26grâce aux vins
29:27et aux spiritueux
29:27et aux exportes
29:28mais il n'a échappé
29:29à personne
29:30qu'il s'est passé
29:31quelque chose en 2025
29:32les taxes Trump
29:33qui viennent affaiblir
29:34nos exportations
29:35de spiritueux
29:36de vins
29:37vers notamment l'Amérique
29:38et de ce fait
29:39ça affaiblit
29:40et ça a amené
29:41notre balance
29:41à être déficitaire
29:42Monsieur Diff
29:42comment vous expliquez
29:43que la classe politique
29:44elle est laissée se déliter
29:45à ce point là
29:46la souveraineté alimentaire
29:47pendant toutes ces années
29:47parce que vous l'avez dit
29:48c'est pas nouveau
29:49de cette année
29:49ça fait 10-15 ans
29:50que ça a démarré
29:51en fait je crois que
29:53je ne suis pas sûr
29:54que c'est une volonté
29:54de la classe politique
29:55de laisser de côté
29:55vous voyez bien
29:56que les sujets agricoles
29:57sont très animés
29:59à l'Assemblée
30:00tous les groupes politiques
30:01s'attachent
30:02aux enjeux agricoles
30:03évidemment avec
30:03des visions différentes
30:05il y a des oppositions
30:06je crois que c'est surtout
30:07qu'on a
30:08il y a eu
30:09pendant longtemps
30:09une espèce de sentiment
30:12où tout se passait bien
30:13pour le monde agricole
30:14même s'il y avait des crises
30:14où on gérait les crises
30:15mais c'est notre pays
30:16qui a subi ce moment
30:17qui n'a pas vu venir
30:18de la même manière
30:19qu'on n'a pas vu venir
30:20la désindustrialisation
30:21des années 70
30:22qui nous a frappé
30:23dans nos territoires
30:24et aujourd'hui
30:25il nous faut reprendre la main
30:27sur
30:28au-delà de l'industrie
30:28sur notre agriculture
30:29moi je compare souvent
30:30les deux filières
30:30parce que c'est attaché
30:32c'est quelque chose
30:33de très identifié
30:34dans mon territoire
30:34mais c'est aussi quelque chose
30:35auquel je suis attaché
30:37je pense que l'enjeu
30:39c'est de savoir aussi
30:42défendre
30:43nos conditions
30:44on a un débat
30:45en ce moment
30:46sur le Mercosur
30:47ce débat
30:48sur le Mercosur
30:49on est nombreux
30:50à dire non
30:51les bancs s'opposent
30:52à ce traité de libre-échange
30:53parce qu'il vient encore plus
30:54pénaliser notre agriculture
30:55oui mais le président
30:55en Amérique latine
30:56dit oui
30:56et c'est pour cette raison
30:57que j'ai écrit au président
30:58de la République
30:58en me disant
30:59monsieur le président de la République
30:59je suis même intervenu
31:00à la tribune de l'Assemblée
31:01quand on a eu le débat
31:02fin novembre
31:03monsieur le président de la République
31:04je vous demande
31:06dans votre dernier année de mandat
31:07de vous mobiliser
31:09pour notre agriculture
31:09faites-en votre sujet
31:12c'est moche
31:12parce qu'en fait
31:13tu dis
31:14on ne l'a pas vu venir
31:16franchement
31:17les organisations agricoles
31:18ils n'arrêtent pas
31:19de vous inviter sur les fermes
31:20ils vous disent
31:21ah les gars
31:21alors soit on se dit
31:22ils sont toujours en train
31:23de pleurer
31:24de se plaindre
31:24on ne les écoute pas
31:25mais sinon
31:26ne disons pas
31:27qu'on ne l'a pas vu
31:28j'ai pas dit tout à fait ça
31:28j'ai dit
31:29la classe politique
31:30la France ne l'a pas vu venir
31:31parce qu'elle a considéré
31:33pendant longtemps
31:33que le monde agricole
31:34il y avait des crises
31:35on gérait ces crises
31:36mais le monde agricole
31:36produisait et vivait
31:37mais il y a eu des décisions
31:39de politique
31:39qui ont affaibli
31:40ce monde agricole
31:41il y a eu des décisions
31:42politiques
31:42et purement politiques
31:44qui ont apporté du plus
31:45en termes de contraintes
31:46et de charges
31:47à nos producteurs
31:48par rapport aux règles européennes
31:50le vrai sujet
31:50c'est est-ce qu'on veut
31:51être toujours
31:53le bon élève
31:53mais qui du coup
31:54se tire une balle dans le pied
31:55ou est-ce qu'on veut
31:56jouer la carte
31:58de la communauté
31:58et auquel cas
31:59si on joue la carte
31:59de la communauté
31:59on se met au niveau européen
32:01concrètement pour vous
32:01qu'est-ce qu'il faut faire
32:02pour redresser cette souveraineté
32:03ça serait quoi
32:04la mesure concrète
32:05qu'il faudrait mettre en place
32:06mettre fin aux surtranspositions
32:08franco-françaises
32:09et il y en a de nombreuses
32:10il y en a déjà
32:11dans le monde économique
32:12Michel Biraud
32:13a été à la tête d'entreprise
32:14il sait qu'il y a des contraintes
32:15économiques
32:16dans le monde économique
32:17donc c'est valable
32:18pour le monde agricole
32:18je rappelle qu'être agriculteur
32:20et l'intervenante précédente
32:21en témoigne
32:22c'est être chef d'entreprise
32:23c'est pas un loisir
32:24c'est pas un hobby
32:24c'est être à la tête
32:26d'une exploitation
32:27avec des investissements
32:28et avec des charges
32:28donc c'est supprimer
32:30ces surtranspositions économiques
32:31et après
32:32ces surtranspositions
32:33aussi environnementales
32:34qui pèsent sur le monde agricole
32:35on aura le temps bien sûr
32:36de reparler tout ça
32:36mais la loi du plomb
32:37puisque vous êtes rapporteur
32:38de cette proposition
32:40de la loi du plomb
32:41à l'Assemblée Nationale
32:42vous pouvez nous rappeler
32:43rapidement et synthétiquement
32:44les grands axes de cette loi
32:45qui a fait beaucoup réagir
32:47l'objectif de cette loi
32:49était simplement
32:49de remettre un peu à niveau
32:50sur certains points
32:51des filières
32:52qui se retrouvent
32:53en concurrence déloyale
32:54l'acétamipride
32:55puisque c'est celui
32:56qui a été mis en avant
32:57ça permettait
32:58de préserver des filières
32:59comme les noisettes
33:00la pétrave à sucre
33:01les vergers
33:02qui n'ont plus d'autres solutions
33:03pour se prémunir
33:04contre des ravageurs
33:05et si c'est un produit
33:08qui est interdit
33:09par la science
33:10au niveau européen
33:11il n'y a aucune raison
33:12que ce soit utilisé
33:12en France
33:13mais 2 millions
33:14c'est un produit
33:14qui est utilisé
33:14partout en Europe
33:15parce que la science
33:16est exprimée
33:17mais en France
33:17en tout cas
33:18on n'en veut pas
33:18de ce produit
33:19parce que le politique
33:20a décidé
33:21avec la loi
33:22de madame Pompili
33:23de 2016
33:24d'interdire l'ensemble
33:25des néonicotinoïdes
33:26dans l'ensemble
33:27des néonicotinoïdes
33:28certains
33:28c'est un peu barbare
33:29comme terme
33:30ce sont des substances
33:31utilisées
33:32et encore une fois
33:33les agriculteurs
33:34ne sont pas là
33:34à se faire plaisir
33:34à mettre des produits
33:35phyto dans tous les sens
33:36et n'importe comment
33:36dans leurs exploitations
33:37c'est d'abord
33:38pour les protéger
33:38pour s'assurer
33:39qu'il n'y ait pas non plus
33:40des maladies
33:40qui se propagent
33:41dans certaines cultures
33:42et l'astamipride
33:44qui est un nom encore barbare
33:45qu'on connaît bien
33:47je crois qu'on l'a pris par cœur
33:48oui mais attendez
33:492 millions de personnes
33:50de consommateurs
33:52des gens comme moi
33:52qui se disent
33:53effectivement
33:53moi je n'ai pas envie
33:54de retrouver ça
33:55dans mon alimentation
33:56je le comprends
33:56parce qu'on a laissé
33:57il y a eu toute une campagne
33:58de communication
33:59pour expliquer
34:00que cet astamipride
34:02était nocif
34:04effectivement
34:06quand il est utilisé
34:07à des doses
34:07extrêmement importantes
34:09il l'est
34:09mais en agriculture
34:11on est sur des doses
34:11qui sont 10 à 15 fois
34:12inférieures
34:13à ce que vous avez au quotidien
34:14dans votre domicile
34:15lorsque vous prenez un aérosol
34:16pour chasser la guêpe
34:17qui est rentrée dans votre domicile
34:18ou bien alors
34:19le collier antipus
34:20qu'il y a autour
34:20de votre chat
34:21ou de votre chien
34:21oui et puis il y a cohérence aussi
34:23si on n'en veut pas
34:23là ça veut dire
34:24qu'il ne faut plus
34:24importer des produits
34:25exactement
34:25monsieur Dive
34:27les agriculteurs me disent
34:28qu'ils ne voient pas encore
34:28les effets de l'application
34:29de la loi Dupland
34:30sur le terrain
34:30pour eux pour l'instant
34:31rien n'a changé
34:32avec ce dont je discute
34:33est-ce que ça va arriver
34:35dans les prochaines semaines
34:36la loi a été promulguée
34:38donc en août
34:38il y a des décrets d'application
34:41des articles
34:41qu'on doit contrôler
34:42c'est tout le sujet
34:43en fait pendant longtemps
34:43on faisait des lois
34:44et le contrôle
34:44des décrets d'application
34:45n'était pas fait
34:46ça a changé
34:47maintenant on fait des contrôles
34:48à postériori
34:49à plus de 6 mois
34:49sur les décrets d'application
34:51donc on va y finir
34:52sur le contrôle
34:52de ces décrets d'application
34:53vous savez toujours
34:54qu'on a le décideur
34:55puis parfois
34:56sur l'application
34:57vous avez une administration
34:58qui peut être parfois
35:00un peu militante
35:00et qui peut aussi
35:01faire un peu de rétention
35:02dans la crise agricole de 2024
35:03ça fait deux ans
35:03qu'ils attendent
35:04on va continuer bien sûr
35:07à parler de tout ça
35:07et plus encore
35:08mais une petite question
35:09vous savez ce que c'est
35:10que le biroscope ?
35:11vous avez déjà regardé l'émission ?
35:13vous savez qui le ?
35:14non
35:15je devise
35:16et bien voilà
35:17c'est le monsieur
35:17qui est juste en face de vous
35:18alors pas Antoine
35:19mais bien sûr c'est Michel
35:20oui parce qu'on parle
35:21de souveraineté alimentaire
35:22on parle de budget des français
35:23qui est de plus en plus rigui
35:24voilà
35:25on serre la ceinture
35:26mais on veut bien manger
35:26donc c'est un petit peu compliqué
35:28et il se trouve qu'en France
35:29il y a les promos
35:31les promotions
35:31effectivement
35:32les français adorent ça
35:33et vous
35:33vous les avez décryptés pour nous
35:35parce que finalement
35:36qui paye ces promos ?
35:37et est-ce que ce sont vraiment
35:39des prix intéressants Michel ?
35:40alors effectivement Fred
35:41les promos
35:43c'est le sport national
35:44les français sont passionnés
35:45par les promos
35:46presque autant que la météo
35:47et les français
35:48sont parmi les consommateurs
35:50les plus friands de promos
35:52à travers l'Europe
35:53plus de 70% déclarent
35:55choisir un magasin
35:56parce qu'ils proposent
35:57des bonnes promotions
35:57alors pourquoi cet amour des promos ?
35:59alors évidemment
36:00ça donne le sentiment
36:01d'avoir pris la main
36:02d'avoir fait une super affaire
36:03d'avoir fait un achat malin
36:04d'avoir gagné
36:05d'avoir battu le système
36:06mais attention
36:07et ça je le dis souvent
36:09et je l'ai souvent dit avant
36:10les promos
36:11ça ne tombe pas du ciel
36:12quelqu'un les paye
36:13ces promos
36:14et bien souvent
36:15c'est le consommateur
36:16alors que
36:17ce n'est pas la même chose
36:19selon une promo
36:20qui est faite par une marque nationale
36:21les grandes marques
36:22qu'on connaît tous
36:23et une marque de distributeurs
36:25qui appartient
36:25aux distributeurs
36:26dans le premier cas
36:28pour la marque nationale
36:29c'est le fabricant
36:29qui finance la promotion
36:31c'est une bataille
36:32entre marques
36:33et pour le distributeur
36:34pour la marque de distributeurs
36:35c'est l'enseigne
36:37qui prend sur sa marge
36:38et qui finance
36:39la promo
36:40c'est une bataille d'enseigne
36:41alors une marque nationale
36:43et c'est là où
36:44c'est un peu
36:45pas sympa
36:46pour nos consommateurs
36:47gonfle ses prix
36:48tout au long de l'année
36:49ils vendent
36:50les marques très chères
36:52pour pouvoir faire
36:532-3 fois dans l'année
36:54des gros coûts
36:55à moins 50%
36:56à moins 60%
36:57par nos achats
36:57on finance les promos
36:58exactement
36:59clairement
37:00comment on explique
37:01que les marques nationales
37:02sont 20-25%
37:03plus chères en France
37:04que partout ailleurs
37:05en Europe
37:05on a tous ici
37:07envie de préserver
37:08le monde agricole
37:08et là je me tourne
37:09vers monsieur le député
37:10pourquoi ne pas interdire
37:12les promos
37:12à titre expérimental
37:14sur les produits
37:15issus du monde agricole
37:16plutôt que de les interdire
37:17sur le shampoing
37:18et les couches culottes
37:19qui ne fera jamais
37:20ruisseller d'argent
37:21dans les fermes
37:22alors qu'on arrête
37:23les promos sur le lait
37:24on avait une éleveuse laitière
37:26tout à l'heure
37:26ça tire les prix vers le bas
37:28ça détruit de la valeur
37:29les super promos
37:30il a raison
37:31sur les lessives
37:31les couches
37:32d'ailleurs on a allégé la bride
37:32puisque c'est même
37:34un amendement
37:35que j'avais porté
37:36en commission mixte paritaire
37:37quand on a prolongé
37:37les serpées plus dix
37:38en bataille sévère
37:40contre des sénateurs
37:41qu'on est passé
37:42d'ailleurs jusqu'à 40
37:43mais même si je pense
37:44qu'on aurait pu aller plus loin
37:45les promos
37:47sur l'alimentaire
37:47aujourd'hui
37:48le seuil de revente à perte
37:49permet d'éviter
37:50la vente à perte
37:50des produits alimentaires
37:51sauf sur certaines filières
37:53à leur demande
37:55parce qu'on n'est pas des oseaux
37:55enfermés dans notre bulle
37:56à faire égalime
37:57parce qu'on pense
37:57qu'on a raison sur tout
37:58et tout le temps
37:59c'est pas vrai
38:00la loi s'est faite
38:01en échangeant avec les filières
38:02avec les représentants de filières
38:03avec les interprofessions
38:04et il y a des interprofessions
38:06qui nous ont expliqué
38:06parce qu'elles avaient
38:07des denrées périssables
38:09on est l'exemple du melon
38:10périssable
38:11elles ont besoin
38:12de faire la vente à perte
38:13pour déstocker
38:14oui mais ça on le fait déjà
38:15mais si on achète
38:17un pack de lait
38:18et le deuxième à moins 50
38:19on ne boit pas
38:19deux bols de lait le matin
38:20non
38:21et donc c'est juste
38:21des guerres de volume
38:22entre les deux gros
38:24et on les connait tous les deux
38:25industrielles
38:26et industrielles
38:27exactement
38:27donc moi je dis juste
38:28stoppons ces promos
38:30qui ne servent à rien
38:31et comme ça
38:32parce que ça détruit
38:34de la valeur
38:34et donc c'est le paysan
38:35qui traîne
38:36vous allez porter ça
38:38à l'Assemblée
38:39pour protéger
38:40nos agriculteurs
38:40écoutez moi je plaide
38:42pour que nous ayons
38:43un nouveau temps
38:44des états généraux
38:45de l'alimentation
38:45ça tombe bien
38:46il y a une présidentielle
38:47en 27
38:47et ça sera le moment
38:48de s'embarquer
38:48dans ce débat là
38:50de nouveaux états généraux
38:51de l'alimentation
38:52qui ne sont pas tenus
38:52depuis 2017
38:53auparavant
38:54ils s'étaient tenus
38:54au début des années 2000
38:55je crois
38:56et c'est important
38:57parce qu'on met autour
38:57de la table
38:58tous les acteurs
38:58on fait un retour
38:59d'expérience
38:59de ce qui ne marche pas
39:00vous vous êtes mal comporté
39:02vous vous êtes bien comporté
39:03des sujets comme Michel Birault
39:04que ceux que Michel Birault
39:05viennent de lever
39:05sont extrêmement importants
39:07et on pourra ensuite légiférer
39:09mais aujourd'hui
39:10engager un nouvel égalisme
39:11moi je me suis heurté
39:12à l'ensemble des acteurs
39:13qui disent
39:14attendez
39:14pas maintenant
39:15les états généraux
39:17pas sûr que le monde agricole
39:18soit pas sûr jusque là
39:20merci beaucoup Antoine
39:21merci Julien Dive
39:22d'être passé sur le plateau
39:23de VIP
39:24c'était un plaisir
39:25de débattre avec vous
39:27toujours passionnant
39:28et puis vous êtes le bienvenu
39:29quand vous voulez
39:30vous connaissez maintenant
39:31le chemin
39:32merci beaucoup
39:33et puis nous on va passer
39:34à notre
39:35bien sûr
39:35notre deuxième produit
39:36mais oui
39:37elles sont en train
39:37de pousser
39:38dans l'obscurité
39:39sans jamais voir la lumière
39:40ce sont évidemment
39:41les endives
39:42et si la production
39:44reste stable cette année
39:45la France devrait atteindre
39:46près de 140 000 tonnes
39:48d'endives
39:48confirmant son statut
39:50de premier producteur mondial
39:52chaque Français
39:53en consomme
39:53entre 5 et 6 kilos par an
39:54en salade, brésée
39:56et même gratinée
39:57c'est notre very important produit
39:59Savez-vous que l'endive
40:05est un légume
40:06né grâce aux impôts
40:07et oui
40:07Fred Morris
40:08nous raconte
40:08l'histoire de cette niche
40:09fiscale
40:10avant l'heure
40:10regardez
40:11j'en mange beaucoup
40:14j'adore les endives
40:15en salade
40:17au jambon
40:17en gratin
40:18en tarte
40:18braisée
40:19en veloutée
40:20l'endive
40:21c'est la reine
40:22des légumes d'hiver
40:22et la France
40:23est le premier producteur
40:24en Europe
40:25avec près de 145 000 tonnes
40:27par an
40:27dont 90%
40:28proviennent du nord
40:29de la France
40:29là-bas
40:31elle porte le doux nom
40:31de Chicon
40:32un patronyme
40:33à la sonorité
40:34assez contestable
40:35d'autant que l'endive
40:36jouit déjà d'une image
40:37injustement négative
40:38le tout c'est qu'on se comprenne
40:41c'est vrai qu'on est mou
40:43qu'on est fade
40:44ou qu'on est blanc
40:45comme une endive
40:45et que cette petite salade
40:46à l'amertume subtile
40:47semble être née clandestinement
40:49en Belgique
40:50pour échapper aux impôts
40:52elle se planque
40:52mais elle est vachement heureuse
40:53vivons cachés
40:54vivons tranquilles
40:55en 1830
40:56en 1830 à Bruxelles
40:57le jardinier
40:58Yann Lamers
40:59invente la toute première
41:00niche fiscale
41:01afin de se soustraire
41:03à une réquisition
41:04il cache des racines
41:05de Chicorée
41:05dans une cave sombre
41:06et humide
41:07en revenant
41:08quelques semaines plus tard
41:09il découvre que les racines
41:10ont produit
41:10de longs bourgeons
41:11blancs
41:12serrés
41:13et croquants
41:13et c'est délicieux
41:15la culture du Chicon
41:16ou de l'endive
41:17c'est la même chose
41:18rentre dans l'histoire
41:19de l'agriculture
41:20respect
41:21c'était bien
41:24jadis
41:25elle fut surnommée
41:26Racine du Diable
41:27par les curés du Nord
41:29moins adeptes du goût
41:30que du goupillon
41:31qui ne supportaient pas
41:32qu'on les cultive le dimanche
41:33au lieu d'aller à la messe
41:35qu'est-ce que vous voulez
41:36que je vous dise d'autre ?
41:38depuis les années 50
41:39la divine endive
41:40a su se faire une place
41:41dans les menus des français
41:42il l'adore
41:43et la cuisine avec beaucoup d'amour
41:44comme de bonnes personnes
41:46ce sont les fameuses endives
41:47au jambon
41:49et pour parler de ce produit
41:52nous recevons
41:53Philippe Bréon
41:53cultivateur d'endives
41:55dans le Pas-de-Calais
41:56bonjour Philippe
41:57bonjour
41:57merci d'être avec nous
41:59on ne dit pas endivateur
42:00il n'y a pas un nom
42:01comme pommiculteur
42:02ou celui qui
42:03l'endivier
42:03l'endivier
42:04l'endivier
42:05l'endivier
42:05l'endivier
42:05l'endivier spécialiste
42:06de l'agriculture
42:07l'endivier
42:08jamais entendu
42:10jamais entendu
42:11j'ai appris endivier
42:12tu en apprends tous les jours
42:13vous avez appris un nouveau mot
42:14aujourd'hui mon cher Antoine
42:15donc vous êtes endivier
42:16dans le Pas-de-Calais
42:17à la couture
42:17c'est ça c'est près de Béthune
42:19près de Béthune
42:19oui c'est ça
42:20mais vous êtes aussi
42:21un homme engagé
42:22pour votre filière
42:22puisque vous êtes président
42:24de l'association
42:25des producteurs d'endives
42:26de France
42:27c'est bien ça
42:28vous êtes venu
42:29avec des très jolies endives
42:30vous allez tout nous expliquer
42:31on veut tout savoir
42:32sur ce produit évidemment
42:33mais comment est née
42:35votre exploitation
42:36alors l'exploitation
42:37bien sûr c'est mes parents
42:38qui ont démarré
42:39cette exploitation
42:40mes parents
42:41dans la fin des années 70
42:43à ma naissance
42:43ils ont commencé l'endive
42:44petit à petit
42:46l'exploitation s'est agrandie
42:47mon frère est arrivé
42:48sur l'exploitation
42:48moi je me suis installé
42:50en 2002
42:51j'ai loué une endivrie
42:53également pendant 10 ans
42:54et on a décidé
42:56de rassembler nos forces
42:57en 2016
42:59on a construit
43:00une nouvelle endivrie
43:01et c'est ainsi
43:02qu'on a rassemblé
43:03donc le personnel
43:03est arrivé également
43:04dans l'endivrie
43:05et nous ça nous permet
43:06d'être trois sur mon frère
43:08ma belle-sœur
43:08et moi-même
43:09et nos salariés
43:10avec nous
43:11c'est une grosse structure
43:13maintenant
43:1350 salariés
43:14c'est ça ?
43:15à peu près
43:15oui
43:16tout à fait
43:16avec les salariés
43:19également
43:19qui travaillent dans les champs
43:20pour la culture
43:21de la racine
43:22oui c'est ça
43:23vous allez nous expliquer
43:23comment on la cultive
43:24mais bon c'est de la responsabilité
43:2650 salariés
43:26il faut les gérer
43:27on disait effectivement
43:28Julien Dive disait
43:28que l'agriculteur
43:29c'est un chef d'entreprise
43:30aussi
43:31donc c'est ce que vous êtes
43:32clairement
43:33et tous les matins
43:34on se lève
43:34la première chose
43:35que je fais
43:36c'est aller dire bonjour
43:36à tous mes salariés
43:37la journée démarre comme ça
43:40écoutez je pense
43:41qu'elle démarre bien
43:41parce que vous avez
43:42une bonne tête
43:43vous respirez la gentillesse
43:44c'est quelque chose de bienveillant
43:45il a la patate
43:46mais c'est pas du coup
43:47c'était les émissions d'avant
43:49j'ai cherché un jeu de mots
43:50avec l'Andy
43:50mais j'ai pas encore trouvé
43:52alors là
43:52moi j'aimerais savoir
43:53parce que vraiment
43:54pour moi c'est mystérieux
43:54même si on a vu
43:55quelques petites choses
43:56comment ça se cultive
43:57ça vit dans le noir
43:58c'est d'abord une graine
43:59après il faut la faire germer
44:00moi je veux tout savoir
44:02ça démarre par une graine
44:03et qu'on sème au mois de mai
44:04quand vraiment
44:05il commence à faire bon
44:06dans les champs
44:06un sol bien ressuyé
44:07on sème ça
44:08c'est très fragile
44:09c'est compliqué à faire lever
44:11donc on sème ça en surface
44:12il faut pas qu'il y ait
44:13d'orage derrière
44:14il faut un sol bien préparé
44:15comme de la cassonade
44:16je dis toujours
44:17un sol bien rappuyé
44:18et une fois que c'est levé
44:20j'ai envie de dire
44:20une fois que ça atteint
44:21le stade de Cotillédon
44:23à deux feuilles
44:23on va dire
44:24on est sauvé pour la lever
44:25et il faut
44:26ça pousse dans les champs
44:27pendant 150 jours à peu près
44:29là on est en plein
44:30dans la récolte en ce moment
44:31la récolte ça s'étale
44:32de septembre
44:34jusqu'à Noël
44:35et on récolte la racine
44:39qu'on va ensuite
44:40conserver dans le froid
44:42on va essayer
44:43d'avoir une racine
44:44à zéro degré
44:45pour qu'elle vernalise
44:46pour avoir un arrêt végétatif
44:48ce qui va lui permettre
44:50quand on la remettra au chaud
44:51dans les salles de pousse
44:52dans le noir
44:52d'avoir la plus belle endive possible
44:55c'est pour ça
44:56qu'on consomme des endives
44:57tout au long de l'année
44:57tout à fait
44:58on sait maintenant
44:59grâce au frigo
45:01on arrive à les faire pousser
45:04bien sûr il s'en produit
45:05beaucoup plus l'hiver
45:06de octobre à avril
45:09c'est le gros de la saison
45:09et la consommation
45:10c'est là où l'avis
45:10on dit qu'on fait forcer
45:12la racine
45:13on appelle ça le forçage
45:15parce qu'on l'empêche
45:16la racine n'a qu'une envie
45:17c'est de faire sa fleur
45:19et sa graine
45:19on va parler
45:20de l'importance du climat
45:21dans ces cultures
45:22mais j'aimerais qu'on regarde
45:23un extrait d'un sujet
45:24c'était il y a deux ans
45:25où vous nous montriez
45:26vos champs gorgés d'eau
45:28ça n'allait pas très très fort
45:29à ce moment là
45:30je n'avais pas trop le moral
45:32depuis le 18 octobre
45:34la pluie n'a pas arrêté
45:35ce qui fait qu'on n'a pas réussi
45:37à récolter nos racines
45:38on espère que dans 5-6 jours
45:42on arrivera
45:42à récolter ses racines
45:45il faut vraiment être piqué
45:46à l'endive
45:46un producteur qui continue
45:48aujourd'hui
45:49c'est vraiment qui
45:49gagner notre vie
45:58on gagne notre vie
45:59mais ce qu'on veut
46:00c'est maintenir les emplois
46:01vous voyez ici
46:04il y a 48 personnes
46:04qui travaillent
46:05du lundi au vendredi
46:07j'ai du mal à parler de ça
46:12j'arrive pas à en parler
46:13on a presque envie de faire un câlin
46:16là tout de suite
46:16allez-y Antoine
46:17faites un câlin
46:18Philippe
46:18je vous en prie
46:19toujours
46:20tous les prétextes sont bons
46:21on est d'accord
46:22vous êtes extrêmement touchés
46:23évidemment dans cet extrait
46:24on voit la catastrophe
46:25que vous subissez
46:26de plein fouet
46:27c'était à l'époque
46:27maintenant ça va beaucoup mieux
46:28quand même
46:28alors justement
46:29c'est ma question
46:29comment ça va
46:30on ne pleure plus
46:31on n'est plus solide
46:32on sortait vraiment
46:32d'un moment compliqué
46:34au niveau du climat
46:35où il y avait eu
46:35les inondations
46:36dans le Pas-de-Calais
46:37et on faisait tout
46:38pour avoir du travail
46:40pour nos salariés
46:40et produire
46:42c'est pareil
46:43d'avoir une rentabilité économique
46:45aujourd'hui cette année
46:46on a eu un super climat
46:47pour faire pousser
46:48la racine d'endive
46:48donc on a même
46:49une très belle récolte
46:51de racines
46:52et ça va être
46:53un beau challenge
46:54de réussir à la vendre
46:57et de retrouver
46:58les consommateurs
46:59qu'on a perdus
47:00parce que comme
47:01il y avait un manque d'endive
47:02pendant deux années
47:02quand on avait un mauvais climat
47:03ils sont habitués
47:04à ne pas en avoir
47:05finalement
47:05ils sont passés d'autres produits
47:06ça a forcément
47:07impacté sur le prix
47:09nos charges ont fortement augmenté
47:10il y a eu
47:11la crise énergétique
47:12ensuite
47:12il y a l'arrêt des phytos
47:14qui ont entraîné chez nous
47:15une forte augmentation
47:17du coût de production
47:17trois molécules
47:18je crois
47:19qui sont interdites
47:19
47:20dans lesquelles vous devez
47:21trouver des solutions
47:22il y a eu deux arrêts
47:23de désherbage
47:23et un arrêt
47:25d'un insecticide
47:27pour lequel
47:27on n'a toujours pas trouvé
47:28de solution encore
47:29là on a un peu d'inquiétude
47:30là-dessus
47:30et ça
47:31ça a augmenté
47:32nos coûts de production
47:33et ce qui fait
47:34qu'on a perdu
47:34des consommateurs
47:35parce que l'endive
47:35elle s'est retrouvée
47:36très chère en magasin
47:37des fois
47:38on la voyait
47:39à 4, 5, 6 euros
47:40le kilo
47:40c'est pas aussi
47:42une question d'image
47:43un peu l'endive
47:43c'est pas un peu
47:43le plat à la papée
47:44à la mémée
47:45l'endive au jambon
47:46je pense qu'on arrive
47:47aujourd'hui
47:47à redynamiser nos ventes
47:48on voit cette année
47:49on arrive à vendre
47:50on est quasiment
47:51à plus 20% de ventes
47:52par rapport à l'année dernière
47:53et je pense vraiment
47:54qu'on arrive à redonner
47:55on a fait de la communication
47:56sur l'endive
47:57il y a la jeune pousse
47:58qui existe
47:58on essaie de redonner
47:59une image plus jeune
48:00de notre produit
48:02la jeune pousse
48:02c'est une endive
48:03c'est une endive
48:03qui est récoltée
48:04plus petite
48:05plus sucrée
48:05moins amère
48:06moins amère
48:07parce qu'elle n'est pas à maturité
48:08une semaine de moins
48:08que l'endive classique
48:09ça marche très bien
48:11mais c'est pareil
48:11ça a un coût supplémentaire
48:16la consommation est peu moindre
48:18mais du coup
48:19vu que les racines
48:20on peut les descendre
48:21en température
48:22est-ce qu'on pourrait dire
48:23on les conserve
48:24un an de plus
48:24on essaie
48:25nous producteurs
48:26on essaie justement
48:27de raisonner nos apports
48:28on connait nos ventes
48:30d'année en année
48:31on a des statistiques de vente
48:32on sait qu'on sait
48:33qu'on sait vendre
48:34autant de tonnes
48:34à la semaine
48:35enfin bref
48:36on a nos prévisions
48:37donc on a cette chance
48:38d'avoir
48:38de pouvoir stocker
48:41nos racines en frigo
48:42et d'allonger un peu
48:43notre saison
48:43ou d'en semer moins
48:44l'année prochaine
48:45vu qu'il va nous rester
48:45des racines
48:46si on a l'intelligence
48:47de faire ça
48:48on a tout gagné
48:49vous l'avez
48:50vous avez
48:50vous avez
48:51en France
48:52comment ça se porte
48:53le renouvellement
48:54des générations
48:54est-ce que c'est une filière
48:55qui attire ?
48:56c'est pas évident
48:57la bonne question
48:58ça
48:58vous voyez
48:59moi j'ai trois filles
49:00quand je leur parle
49:02d'endive
49:02ça les fait pas rêver
49:04parce que
49:05ils vont me lever le matin
49:06à 5h30
49:08pour aller à l'endivry
49:09gérer le personnel
49:10c'est pas toujours facile
49:11même si on est content
49:12de les avoir
49:12et sans eux
49:13on ferait rien
49:13mais c'est
49:15c'est plus facile
49:16de faire du blé
49:17ou
49:17oh là là
49:18Philippe ne faites pas ça
49:21c'est très dangereux
49:22ce que vous venez de faire
49:23Michel le dit à chaque émission
49:23j'en fais également
49:25je fais
49:26je me chauffe lui
49:27ou quoi ?
49:27oui carrément
49:29chez nous on fait du blé
49:29de la pomme de terre
49:30des betteraves
49:30on fait à peu près
49:31toutes les cultures
49:32mais c'est pas facile
49:33aujourd'hui
49:34d'attirer les jeunes
49:35dans notre métier
49:36on n'y arrivera
49:37que si économiquement
49:37on tire de l'épingle du jeu
49:38c'est toujours
49:39de toute façon
49:39c'est toujours le sujet
49:40tu gagnes ta vie
49:41c'est pas un problème
49:42c'est toujours le même sujet
49:43payer les vrais prix
49:44aux produits
49:45et tu iras très bien
49:46d'accord
49:46alors justement
49:47est-ce que ça
49:48comment on dit
49:50est-ce que ça nourrit son homme
49:51l'endive
49:51est-ce que ça paye
49:52dans les bonnes années
49:54si on travaille
49:54en bonne intelligence
49:55oui ça paye son travail
49:56oui
49:57et vos salariés aussi
49:59et nos salariés
50:00c'est une chaîne
50:00de toute façon
50:01sans nous on n'est rien
50:02vous avez des concurrents
50:03nous ce qu'on veut
50:04c'est pouvoir payer
50:06nos salariés
50:06gagner notre vie
50:07que le consommateur
50:08puisse l'acheter pas trop cher
50:09et que la grande distribution
50:10puisse aussi marger
50:11sur notre produit
50:12vous l'avez désigné
50:13il faut que chacun
50:14puisse prendre sa petite marge
50:16pour que tout le monde
50:17soit heureux
50:17si le distributeur
50:18il la vend aujourd'hui
50:19c'est entre 2,50€
50:20et 3€ le kilo
50:21c'est ce qu'on voit
50:22cette année
50:22voilà c'est à peu près ça
50:23d'accord
50:24sortie de l'endiverie
50:26ça vaut combien
50:28le kilo
50:29ça dépend
50:29ça dépend des endiveries
50:31ça dépend d'une endivie
50:31moyenne
50:31chez moi
50:32ça tourne aux alentours
50:33d'un 40, un 50
50:34d'accord
50:34merci beaucoup Philippe
50:37pour cette discussion
50:39animée autour de l'endive
50:41et on va se recentrer
50:42maintenant sur l'humain
50:44celui ou celle
50:44qui cultive bien sûr
50:45cette petite perle
50:47et vous aujourd'hui
50:48ma chère Louise
50:49vous avez été très inspirée
50:51par une jeune agricultrice
50:52qui ne fait rien
50:52comme les autres
50:53c'est notre vérité
50:54important de personne
50:55oui effectivement
51:01aujourd'hui
51:02je vais vous parler
51:02d'une agricultrice
51:03qui cultive des endives
51:04dans un conteneur
51:05c'est Lougéna Parizet
51:06alors Lougéna
51:07elle n'a rien d'une endivière
51:08du nord
51:09elle est landaise
51:10elle ne vient pas non plus
51:11oui désormais
51:12on se demande de l'endive
51:14je vous en donne
51:15c'est original en tout cas
51:17elle n'est pas non plus
51:18issue d'une famille
51:19d'agriculteurs
51:20mais elle a toujours voulu
51:21travailler sur du concret
51:22et en fait Lougéna
51:23elle a été salariée
51:24sur un domaine viticole
51:25un jour il y a un client
51:26qui vient acheter du vin
51:27c'est un belge
51:28que vous connaissez
51:29je crois
51:30Philippe Blanquet
51:30en fait Philippe
51:31c'est la référence européenne
51:33de l'endive
51:33c'est une encyclopédie vivante
51:35et alors avec Lougéna
51:36il se voit une fois
51:37deux fois
51:37trois fois
51:38et puis l'idée germe
51:39si loup
51:39elle se lançait avec lui
51:41elle finit par sauter le pas
51:42elle fait le pari fou
51:43de se lancer en bio
51:44dans un conteneur
51:45de 2m50 de haut
51:46et de 6m50 de large
51:48et puis là-dedans
51:49elle joue à l'apprenti sorcière
51:50elle règle la température
51:52l'humidité
51:52la circulation de l'eau
51:54et au bout de 18 jours
51:55elle casse le bourgeon
51:56et c'est ce qui donne
51:57une endive
51:58donc ça veut dire
51:59qu'on peut cultiver
52:00un légume du nord
52:02dans le sud-ouest
52:03et oui
52:03désolé Philippe
52:04on va vous faire concurrence
52:05mais oui
52:06j'ai eu Lougéna
52:07la semaine dernière au téléphone
52:08elle venait de vendre
52:09les premières cases d'endive
52:10à ses clients
52:11elle est en passe
52:12de réussir le pari
52:13de cultiver un légume du nord
52:14sous les pins des Landes
52:15et c'est ce qu'on appelle
52:16l'agriculture urbaine
52:17c'est quoi l'agriculture urbaine ?
52:19c'est de produire dans
52:20ça peut être dans des serres
52:22sur des toits
52:22ou dans des containers
52:23comme loup
52:24l'INRAE dénombre 4000 projets
52:26aujourd'hui en France
52:27alors certes
52:28ça ne nourrira pas
52:28à lui tout seul
52:29une grande ville
52:30mais ça a au moins
52:31le mérite de relocaliser
52:32une partie de notre alimentation
52:33et puis de recréer du lien
52:35entre ce qui cultive
52:36et ce qui mange
52:37c'est un petit peu gros
52:38pour mettre ça dans mon jardin
52:39merci beaucoup Louise
52:41on adore vos histoires
52:42Philippe Bréon
52:44l'endive en container
52:45ça vous inspire quoi ?
52:47oui c'est une très bonne idée
52:49je sais que Philippe Blanquet
52:50a dans l'idée
52:51de mettre ses racines
52:52dans les containers
52:52et le temps que ça voyage
52:53en bateau
52:54arrive à destination
52:55génial
52:56et voilà ça y est
52:57donc voilà
52:58c'est cohérent
52:59donc Loujena
53:00les racines
53:01qu'elle met dans les containers
53:03viennent du nord
53:04exactement
53:04la plupart du temps
53:05ils viennent du nord
53:06d'accord
53:06du nord où
53:07il y a le bassin de Normandie
53:08Bretagne
53:09et l'Alsace
53:09et l'Alsace
53:10évidemment
53:11ils ne sont pas
53:12trop chauvins
53:13sur ce bateau
53:14mais vous avez
53:15bien évidemment
53:18alors moi
53:19je ne sais pas vous
53:19mais on parle d'endives
53:20depuis quelques minutes
53:21on va vous proposer
53:22une petite recette
53:23c'est vrai que
53:24bon
53:25les endives au jambon
53:26vous allez voir
53:27que quand elles sont revisitées
53:28ces endives
53:28par le chef
53:29Benjamin Bageux
53:30et bien tout le monde
53:30les aime
53:31même les enfants
53:31regardez
53:32l'hiver est bien là
53:344 degrés au thermomètre
53:36bienvenue à Vembréchy
53:38près de Lille
53:38le climat
53:39est l'endroit parfait
53:41pour une recette
53:41d'endives au jambon
53:42revisité par Benjamin
53:44un enfant du pays
53:45voilà
53:49c'est parti pour la recette
53:50des endives au jambon
53:51on va tailler les endives
53:51j'avais demandé
53:55les petites endives
53:57pour avoir très peu de coeur
53:58ça va donner
53:58beaucoup moins d'amertume
53:59donc je l'enlève
54:00quand même un petit peu
54:00et après
54:01on va le tailler finement
54:02Benjamin ne blanchit pas
54:05ses endives
54:05il les fait revenir
54:07à la poêle
54:07avec un beurre noisette
54:09noisette
54:10c'est quand la mousse
54:11commence à tomber
54:11ça devient légèrement marron
54:13et là
54:14on met nos endives
54:15on les saisit juste
54:18pour les raffermir
54:18pour casser l'amertume
54:21et amener un peu plus
54:22de douceur
54:22vous pouvez rajouter
54:23un oignon
54:24au lieu de mettre
54:25un oignon
54:26ou une échalote classique
54:27j'aime bien mettre
54:28un petit peu de verdure
54:28dans mon assiette
54:29donc on va juste
54:30couper les fans d'oignons
54:31des jeunes oignons
54:32c'est assez agréable
54:35ça apporte un peu de couleur
54:36voilà
54:37à feu doux maintenant
54:39tranquillement
54:39découper ensuite
54:41le jambon en morceaux
54:42moi j'aime bien
54:43un peu plus de mage
54:45donc
54:45un peu grossier quand même
54:47comme ça on voit bien le jambon
54:48hop
54:49mais je veux pas
54:50qu'il surcuise le jambon
54:51il faut qu'il garde
54:51tout son gras
54:52tout son goût
54:53donc on va pas trop le faire revenir
54:54donc là je vais mettre
54:56un petit peu de jus de citron vert
54:57comme ça
54:58ça coupe un peu
54:58l'amertume des endives
55:00je mets pas du jaune
55:01parce que je trouve
55:01que le jaune est trop puissant
55:02petite astuce
55:04pour relever le tout
55:05Benjamin propose
55:06de râper de l'ail fumé
55:07et de saupoudrer
55:09d'un peu de piment doux
55:10on réserve dans ses poêlons
55:11et on ne rince
55:12surtout pas la poêle
55:13place à la béchamel
55:15l'idée c'est vraiment
55:16qu'à la maison
55:17je sais qu'on veut pas
55:17faire la vaisselle
55:18et tout ça
55:18donc on garde la même poêle
55:20là je vais mettre
55:20mes 30 grammes de farine
55:22et 30 grammes de beurre
55:23pour faire un roux
55:24on déglacera
55:25avec le lait
55:26et la crème
55:26250 millilitres de crème
55:28250 millilitres de lait
55:30il recouvre les endives
55:32de béchamel
55:33et découpe
55:34de fines tranches
55:35de belleval
55:35un fromage affiné
55:36à la bière brune
55:37un petit morceau de fromage
55:40qu'on va mettre dessus
55:4115 minutes à 180 degrés
55:44et le tour est joué
55:45et le tour est joué
55:48les gourmands vont se régaler
55:49peut-être ce soir
55:50l'endive au jambon
55:51en tout cas moi c'est signé
55:52c'est sûr
55:53pareil
55:53bon ben voilà
55:54avant qu'on ne se quitte
55:55moi j'aimerais faire
55:56un petit tour de table
55:57de ma bande de partenaires
55:59Michel qu'est-ce que vous
56:00retenez vous de cette émission
56:01une chose qui m'a vraiment marqué
56:02c'est Ludivine
56:03notre aimeuse laitière
56:04qui expliquait que
56:07tout allait bien
56:08sur son élevage
56:08mais qu'elle n'avait
56:09qu'un salaire pour deux
56:10c'est ça
56:11Antoine
56:11moi je suis ravi
56:12d'avoir inventé un mot
56:13endivateur
56:14maintenant je sais
56:16que c'est endivier
56:17et bien parfait
56:18merci
56:19je vais pouvoir briller au scrabble
56:20on va être là-dessus
56:21Jean-Baptiste
56:21c'est pareil
56:22moi ça m'a épaté
56:23et je lui dis
56:24ça y est
56:24il va s'installer
56:25avec un conteneur
56:26il va être endivateur
56:27dans le milieu de Paris
56:28ça va être formidable
56:29Antoine
56:29et enfin Louise
56:30la dimension entrepreneuriale
56:31du métier d'agriculteur
56:32les agriculteurs
56:33ce sont des chefs d'entreprise
56:34merci beaucoup
56:35Louise
56:37Jean-Baptiste
56:37Michel
56:38et Antoine
56:39et puis merci à vous
56:39Philippe Bréon
56:40d'être venu nous
56:41pour parler de ce beau métier
56:42endivier
56:43en tout cas ce qu'on peut dire
56:44c'est que notre agriculture
56:46n'a pas fini de nous surprendre
56:47on se retrouve très très vite
56:49pour un nouveau numéro de VIP
56:50et d'ici là
56:51vous pouvez bien sûr
56:52nous retrouver en replay
56:53sur les réseaux de LCP
56:54et à très bientôt
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