00:00...
00:13Jouer à la guerre, l'expression pourrait faire sourire.
00:18Et pourtant, dans les armées françaises, on simule.
00:22On simule avec des méthodes diverses.
00:25J'ai besoin d'un ST1 tout de suite !
00:27Mais toujours avec un sérieux absolu.
00:33Parce que derrière chaque simulateur, il y a une certitude que personne ne formule à voix haute.
00:38Un jour, ça pourrait être réel.
00:42Alors on s'entraîne, on répète, on échoue en sécurité.
00:46Avec un seul objectif.
00:50Réussir quand ça comptera vraiment.
01:02Dans le sud de la France, sur la base navale de Toulon, un équipage va s'entraîner au combat sans
01:07quitter le port.
01:09Et tout commence dans une salle de sport.
01:11Aujourd'hui, on va vous éprouver physiquement pour voir vos capacités à prendre des décisions une fois que vous allez
01:17re-rentrer dans le simulateur.
01:18Donc on va faire plusieurs passages et vous alternerez des phases dans le simulateur et des phases avec nous ici.
01:24Nous, ce qu'on veut voir, c'est l'état du groupe, que ce soit individuel ou le groupe, à
01:30quel moment vous allez rentrer en saturation.
01:32Quelle prise de conscience vous allez faire à votre niveau ou au niveau du groupe pour répondre à ces éléments
01:37qu'on vous apporte et à cette saturation.
01:47Soulevés de poids, gainages, fentes sautées.
01:51Loin de leur poste habituel, les marins transpirent sans savoir ce qui les attend.
02:07Et j'explique.
02:28L'alerte est donnée. Direction le simulateur de défense à vue.
02:39Il est en place, c'est important.
02:46Vraiment, nous engagons.
02:47Vraiment, nous engagons.
02:49Vraiment, nous engagons.
02:56Je suis affecté sur la frême Provence B, une frégate multimission.
03:00Et mon rôle à bord, c'est de mettre en œuvre tous les systèmes d'armes qui sont présents.
03:05Donc ça part du petit calibre, comme aujourd'hui, à 76 mm, la plus grosse tourelle ou du missile.
03:12Le bruit, le stress, les ennemis arrivent de toutes parts.
03:16Les marins sont saturés d'informations.
03:27On va venir les fatiguer, faire monter le rythme cardiaque et l'inconfort physique
03:33pour essayer de venir créer un sentiment de stress chez le marin.
03:38Et derrière, on va venir le saturer techniquement dans le but réellement de venir travailler les actions réflexes du marin
03:45pour que si jamais ils se retrouvent dans cette situation-là, ils puissent se dégager du temps de cerveau,
03:50donc du temps de réflexion, et donc mieux réagir et être plus à même de réagir.
03:55On simule ça grâce au sport, une phase de course à pied, et on revient.
03:59Et direct, on est saturé par des multiples menaces qui peuvent nous arriver dessus,
04:02que ce soit des menaces surface ou air.
04:04Et il faut être le plus réactif possible et le plus efficace.
04:11Et c'est reparti.
04:12Car l'objectif est bien de tester l'endurance de l'équipage.
04:16La capacité à rester concentrée, qu'importe la fatigue.
04:22Chaque détail est scruté par les formateurs,
04:25qui depuis leur poste, fomentent de nouvelles attaques.
04:28C'est un simulateur qui a été créé pour entraîner les équipages
04:32à la défense très rapprochée du bâtiment,
04:37principalement contre des menaces dites asymétriques.
04:39Les menaces asymétriques, ça entend tout ce qui est non conventionnel.
04:43Ce sera vraiment du jet ski, du hors-bord, des drones maintenant,
04:48que ce soit des drones de surface ou des drones air.
04:55J'ai déjà fait plusieurs missions en mer rouge
04:58où les menaces étaient présentes
05:00et où vraiment, on voit que le simulateur nous sert quand même.
05:05Car au combat, on ne réfléchit pas,
05:08on sait ce qu'on a à faire, c'est mécanique.
05:10Bon, messieurs, on va débriefer ce TP.
05:12On va commencer par une étape, vous avez la pression.
05:16Et je pense que naturellement, à force de s'entraîner ici,
05:19ils sauront repenser toutes les actions qu'ils ont faites ici,
05:22qui leur ont permis de s'entraîner
05:24et qui leur permettront de se poser,
05:27de se dire, bon, la dernière fois, au simulateur,
05:29il s'est passé ça, c'est vrai qu'on a fait ça
05:31et du coup, c'était beaucoup mieux.
05:32Et collectivement, parce que ce sera un équipage qui sera formé,
05:35ce seront toujours les mêmes équipes qui viennent,
05:36ils sauront automatiquement corriger leur posture
05:39et du coup, améliorer leur sécurité collective, clairement.
05:44Alors, par simulation dans le domaine unitaire,
05:46j'entends essentiellement la simulation opérationnelle.
05:48Elle permet donc, d'une part, l'entraînement à outrance
05:52des forces armées sur des conditions plutôt inédites
05:57et aujourd'hui, grâce à l'injection de l'intelligence artificielle,
06:01l'aide à la décision.
06:03D'après certains puristes, la simulation est utilisée depuis l'Antiquité.
06:06Tout d'abord, ne serait-ce que pour s'entraîner au maniement des armes,
06:09on va utiliser un bâton plutôt qu'une épée,
06:11ça évitera de se blesser.
06:12Ou pour les chefs, des jeux similaires aux échecs
06:15pour s'entraîner à la technique.
06:17Dès le début de son engagement,
06:19le militaire se forme sur simulateur
06:21pour assurer sa sécurité et protéger son équipement.
06:25Une fois qu'il aura maîtrisé son matériel et son environnement,
06:29pour parfaire son entraînement,
06:31il va falloir qu'il fasse ce qu'on appelle du drill.
06:34C'est-à-dire répéter, répéter ses gestes.
06:36Et cela, la simulation va le permettre.
06:39Répéter les mêmes gestes sans relâche,
06:41dans des conditions proches du réel.
06:43Un mantra pour les sapeurs-pompiers de Paris.
06:46Les gars, avant de rentrer,
06:47vous faites déjà tous votre contrôle croisé avant,
06:49comme ça vous anticipez,
06:50on va gagner du temps sur les rotations, c'est bon ?
06:53Car pour être capable de réaliser des exploits,
06:56parfois au prix de leur vie,
06:58ils n'ont pas d'autre choix.
07:00Seule une formation rigoureuse
07:02leur permet d'échapper aux pièges mortels des flammes.
07:07En région parisienne,
07:09à l'école de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris,
07:11les jeunes recrues sont immergés dans des fumées,
07:14et ce, en toute sécurité.
07:38de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
08:03C'est un bâtiment Nipply-Moi qui est là pour nous aider à nous entraîner
08:09dans des conditions au plus proches de la réalité.
08:11Donc on va avoir différentes pièces
08:14qui sont alimentées en gaz, justement,
08:16pour mettre en simulation des feux d'appartement
08:19ou des feux de chambre, etc.
08:22On travaille donc toujours en binôme,
08:24un chef d'équipe et un servant,
08:25et on essaye de s'entraîner au plus proche de la réalité
08:28pour réaliser nos gestes avec les lances
08:31et mettre en place ce qu'on apprend en théorie,
08:34justement dans ces moments-là,
08:36pour les mettre en pratique.
08:39Sortie de terre il y a deux ans,
08:40cette structure offre des conditions d'entraînement optimales.
08:45Chef d'équipe, face à ton point d'accès,
08:47servant, ton point d'accès.
08:48Les moniteurs règlent les feux et fumées
08:50grâce à une télécommande.
08:53Là, ça aide pour allumer les fumées,
08:55et ici, vous avez les brûlants, d'accord ?
08:57Donc là, à l'intérieur, on a un lit superposé.
09:00Vous avez trois niveaux de flammes, d'accord ?
09:02Donc là, le premier niveau,
09:04deuxième niveau, troisième niveau,
09:05ça va régler en gros la hauteur de la flamme.
09:07Et après, on va avoir les effets.
09:08Les effets, c'est ce qui va venir montrer
09:11les signes de phénomènes thermiques, d'accord ?
09:13Les signes de phénomènes thermiques,
09:15c'est ce qu'on va retrouver potentiellement demain
09:17sur l'intervention,
09:18tout ce qui va être explosants de fumée, etc.
09:20Le rouge, ça, c'est arrêt d'urgence.
09:22C'est si on a un binôme en difficulté
09:24ou si on a un binôme qui se met en danger,
09:28arrêt d'urgence et puis on sort tout le monde.
09:29Baisse-toi, servant, baisse-toi.
09:31Regarde opposé.
09:33Regarde opposé.
09:39Allez, extraction de vapeur.
09:44Qu'est-ce que tu fais, du coup ?
09:46Enroi.
09:46Ben non, tu rentres pas, tu fermes la porte.
10:03L'entraînement va se corser.
10:05Les jeunes sapeurs vont passer d'un bâtiment
10:07à une cave où la fumée ne peut s'échapper
10:10et l'obscurité est totale.
10:12Un nouvel outil tout aussi indispensable.
10:14Votre mission, localisation du foyer.
10:16On partira dans le cadre d'une reconnaissance d'attaque.
10:20Allez, chef d'équipe, c'est quoi les autres questions
10:21que tu t'es posé ?
10:23Est-ce que j'ai des notions de victime ?
10:24Pas de notion de victime.
10:25Est-ce que les fuites sont coupées ?
10:27Alors le gaz est barré, l'électricité n'est pas coupée,
10:28donc on fera attention au risque électrique.
10:30La cave est en cela unique.
10:32La chaleur et la densité des fumées
10:34peuvent être modulées selon les exercices.
10:38De quoi toujours tenir en haleine nos jeunes sapeurs.
10:47D'accord, chef d'âne.
11:15Sous-titrage Société Radio Davies
11:24C'est un outil qui permet de reproduire les conditions de chaleur et de fumée d'un feu en infrastructure
11:30type parc de stationnement couvert ou feu de cave.
11:34Et vraiment, on s'approche au plus près de ce qu'on pourrait faire en réel.
11:38Au niveau de la chaleur, c'est exercice en feu réel, mais la chaleur est largement supportable à l'intérieur.
11:43Le but, c'est vraiment qu'on ne voit rien pour effectuer la reconnaissance.
11:47La reconnaissance, c'est tout le cheminement qu'il va avoir à Montreux et le foyer.
11:50Il est très rare dans un feu en infrastructure qu'on ouvre la porte de la cave et que tout
11:53de suite, on a le foyer directement derrière la porte.
11:56Là, il est ici derrière toi.
11:58Moi, ce que je veux, c'est qu'on utilise toutes les zones et vraiment qu'on utilise toutes les
12:04énergères.
12:05Le risque, regarde, derrière le mur, il va pouvoir même le toucher.
12:08Et là, c'est intéressant.
12:09Si ce n'est pas le cas, ça ne sert à rien.
12:12Il va juste tirer la ligne, il n'y a pas d'intérêt.
12:19À la sortie de la reconnaissance, on fait un schéma au sol.
12:23C'est pour que le chef d'agré puisse avoir un visu sur les lieux, parce que lui, il n
12:28'est pas rentré à l'intérieur.
12:29Et donc, sur le schéma, on note aussi toutes les difficultés qu'on a rencontrées.
12:35Donc, j'ai vu un foyer, un feu de palette situé ici.
12:40Il y avait environ deux palettes à l'intérieur, dans un volume d'environ 9 mètres carrés.
12:44Le schéma, en soi, il n'est vraiment pas trop mal.
12:46Franchement, il n'est pas mal.
12:47Parce qu'on voit à peu près tout.
12:49C'est assez bien décrit.
12:50C'est un outil qu'ils appréhendent, parce qu'à chaque fois, dans ce genre de séquence, il y a
12:54un niveau de concentration qui est extrêmement élevé.
12:56Ils sont attentifs à ce qu'on leur dit.
12:57Forcément, on va les faire pénétrer dans un milieu qui est inconnu pour eux, où les sens sont complètement modifiés.
13:02Donc, on sent qu'il y a une certaine spéciale préhension.
13:04Après, au fur et à mesure des séquences, on s'aperçoit qu'ils gagnent en aisance et qu'ils rentrent
13:10de façon un petit peu plus sereine.
13:14Se courir, c'est aussi prendre en charge des blessés graves.
13:17Et pour cela, il faut préparer les esprits.
13:19Les préparer au choc d'une plaie par balle, par exemple.
13:27À l'école du Val-de-Grâce, pas de structure particulière, mais un artiste aux œuvres originales.
13:40Avec du faux sang et du maquillage, Aurélien grime des visages pour aider les futurs soignants militaires à se confronter
13:47aux blessures de guerre.
13:53Le grimage va apporter à la simulation du réalisme pour que, quand ils arrivent sur le blessé, ils savent qu
14:00'ils vont faire une différence sur la blessure.
14:01Il y aura le brûlé, le fracas du visage, donc il y aura une différence.
14:05Et ainsi de suite, comme ça, ils savent comment ils vont intervenir sur leur blessé, qu'est-ce qu'ils
14:08vont mettre en place, et voilà.
14:12Ceux qui jouent les blessés ou plastrons sont briefés par les formateurs.
14:18Ils savent quels traumatismes jouer, quelles douleurs simuler pour pousser les jeunes soignants dans leur retranchement.
14:23Quoi qu'il arrive, avant de commencer l'exercice, le formateur va se présenter à toi, il va te dire
14:29ce qu'il attend de toi un petit peu.
14:31Là, pour l'instant, ce sera comme ça, tu auras dit, il va respirer, il y aura un truc qui
14:35va te gêner dans la bouche.
14:36Et après, au fur et à mesure de la prise en charge, en fonction de ce que font les copains
14:40SCA et après nos SC3, on se fera évoluer.
14:44D'accord.
14:46Début d'exercice.
14:47Une colonne de combattants sentinelles s'infiltre sur les lieux d'un attentat.
14:59Ok, laisse un avec moi, j'en veux toujours un en surterrière.
15:03Des cris, on entend des cris.
15:04Alpha, directement, tu prends la tête.
15:05Bravo, tu appuies.
15:06Allez, Alpha, derrière moi.
15:09Allez !
15:09Ok, prends l'arme.
15:12Aidez-moi, ici !
15:14Ok, je veux une évaluation des blessés.
15:16Tournez directement.
15:17Est-ce que c'est safe ?
15:17Ouais, la zone est safe.
15:18Ok, il y a plus de blessés.
15:19On a un, deux, trois, quatre, cinq, six.
15:21On a pour l'instant ciblessés.
15:23Là, pour l'instant, il y en a trois.
15:24Je vous ramène diacons.
15:25Ciblessés graves qu'il faut à tout prix maintenir en vie.
15:28OPS, on est en train de faire.
15:31Pour pression.
15:37Ok, on va le mettre.
15:41SC3, OPS à dispo.
15:43Ok.
15:44Ok, on va le mettre.
15:45Ok, on est en train de faire.
15:45Ok, on est en train de faire.
15:46Ok, on est en train de faire.
15:47Ok, on est en train de faire.
15:48Ok, on est en train de faire.
15:49Vas-y, respire.
15:51Ok, super.
15:54Ok, super, merci.
15:57Lui, c'est le tien ou pas ?
15:58T'avais fait ce d'envoi ?
16:00Oui, j'ai fait un des végates.
16:02Il manque le sixième.
16:28Évacuation des plastrons vers le poste de secours.
16:34La première équipe a fait son possible en gardant son calme et en appliquant ses gestes réflexes.
16:41Il y a une flaque de sang par terre, on va beaucoup plus, déjà nous faire attention, on va plus
16:47facilement aller complesser une plaie, plus facilement aller poser un garrot s'il y a besoin, faire un pansement s
16:54'il y a besoin.
16:57Là, ça oriente quand même beaucoup plus, ça rend beaucoup plus réaliste et ça permet du coup d'anticiper un
17:03peu les autres problématiques qui peuvent en découler plus facilement.
17:09Ça rajoute, je ne sais pas si c'est du stress, mais ça rajoute forcément du réalisme et ça, on
17:15est un peu plus dedans plus rapidement.
17:24La simulation est indispensable. On ne fait bien que ce que l'on fait souvent. Fort heureusement, encore à l
17:32'heure actuelle, on ne peut pas dire qu'on ait l'habitude de prendre en charge du blessé de guerre.
17:36Donc si on ne s'entraîne pas par le biais de cette simulation, il y a des risques que l
17:40'on soit moins bien préparé.
17:44La technologie prend ensuite le relais. A l'aide d'une tablette, les formateurs règlent en direct les données médicales
17:50du patient sans laisser de répit au stagiaire.
17:55Affronter l'impensable et savoir réagir quelle que soit la situation. C'est la première étape de la préparation au
18:03combat.
18:04Mais la guerre moderne se gagne aussi en état-major, au niveau de ceux qui prennent les décisions.
18:10Aujourd'hui, la France se prépare à intervenir dans des conflits nouveaux, dits de haute intensité.
18:16Ces conflits-là imposent que la France n'intervienne pas seule. De fait, nous devons nous déployer, nous devons nous
18:23entraîner avec nos alliés.
18:24Et la simulation apporte une solution, pas la solution, mais une solution pour ce type de déploiement, pour ce type
18:31d'entraînement.
18:40Avril 2026. L'exercice Orion entre dans sa quatrième phase.
18:45Celle d'un déploiement sur toute la France pour simuler la reprise d'un territoire envahi par nos ennemis.
18:52Un des objectifs d'Orion est d'entraîner les postes de commandement du premier corps d'armée.
18:59Cela représente environ 10 000 hommes et femmes, français et alliés, rien que pour cette structure.
19:08Une telle projection est possible, mais le coût en carburant, munitions et logistique seraient considérables.
19:15Alors on ne déploie qu'une partie des forces.
19:17Et c'est à mailler le camp que l'on simule le reste grâce à l'intelligence artificielle.
19:24L'idée, c'est de confronter énormément de moyens qui seraient quasiment impossibles de réunir sans fortes contraintes sur un
19:32terrain d'entraînement.
19:32Cela nous permet aussi de réaliser des choses qui seraient très délicates en temps réel.
19:37Par exemple, mettre des mouvements de population sur les routes, faire du brouillage, détruire un barrage.
19:44Cela fait partie des différents avantages de la simulation constructive.
19:51Ce logiciel sur lequel ils se reposent pour la toute première fois, c'est Tarrant.
19:56Il permet d'animer 8 000 pions virtuels sur des cartes qui réagissent exactement comme le ferait une unité sur
20:02le terrain.
20:04C'est un programme effet majeur interarmé qui vise à doter les forces armées françaises d'un programme de simulation
20:13qui permettra d'atteindre un niveau opératif, donc de faire jouer tous les milieux, terre, air, mer, mais aussi cyber,
20:20spatial,
20:21pouvoir l'intégrer dans un environnement, donc on appelle ça multimilieu, multichamps, qui intègre aussi l'aspect informationnel.
20:28La simulation, elle nous permet de représenter tout cet environnement,
20:33de représenter aussi un ennemi qui soit lui aussi complet, qui oppose une vraie volonté face à nous,
20:40sans pour autant devoir créer des états majeurs de toute pièce pour représenter cet ennemi.
20:46La technologie rend la simulation quasiment illimitée.
20:50On n'en mesure pas encore les limites du tout, grâce aux nouveaux environnements synthétiques qu'on peut créer,
20:57grâce à l'intelligence artificielle.
20:59Donc le danger aujourd'hui est de ne pas rater ces virages-là.
21:02Il s'agit d'atteindre pratiquement ce que nous ont montré le cinéma récemment,
21:08avec Ready Player One, avec iRobot.
21:10Ce qu'on croyait être impossible il y a quelques années, devient maintenant envisageable.
21:15Je vous laisse l'installé ?
21:16Je vais faire le check-in avec Airbus.
21:19Sur la base aérienne d'Istre, loin de la fiction, un bijou high-tech bien réel nous ouvre ses portes.
21:26Ce cockpit, c'est celui de l'avion ravitailleur Airbus 330 MRTT.
21:35Un avion civil adapté aux militaires.
21:39Son but, approvisionner en carburant les avions de chasse pendant leur vol.
21:48Concrètement, c'est une citerne volante qui file à 700 km heure.
21:52Une mission où la marge d'erreur est nulle.
21:58Le CIMU est déjà dans le futur, parce qu'ils ont mis l'ESCAL et le CM3.
22:03On n'a pas encore la motion, il y a des gens qui sont debout et tout.
22:06Oui, ça se sent.
22:08Clear left, un front.
22:10Turn right clear.
22:12Le sur.
22:13Eh bien, briefing confirm, no change.
22:14Briefing confirm.
22:26V1.
22:28Rotate.
22:34Positive climb.
22:36Clear.
22:39Clear.
22:40Clear.
22:42Passage d'alerte.
22:44Clear left. Checked.
22:46T'essayes de garder 3 clés pour l'instant.
22:49D'accord.
22:512 Rafales.
22:522 Rafales sur la gauche.
22:57Super, je les prends.
22:59Passage.
23:01Joli.
23:04Recule.
23:083 mètres.
23:092, 1.
23:11Takt.
23:14Aerox-62.
23:15Le numéro 1-900.
23:16Request 1.5.
23:25C'est une énorme plus-value, surtout ce simulateur,
23:28parce que ça crée l'environnement totalement réel de l'avion.
23:35du cockpit, des procédures.
23:38On est ensemble pour travailler,
23:39donc il y a aussi de la discussion avec l'équipage
23:41pour le traitement de pannes également.
23:45Du coup, j'ai les 2 Rafales en visuel.
23:48Oui, visuel sur les caméras.
23:50Effectivement.
23:52Rock 63 from Margon 36.
23:55Confirm date number and flood request.
23:57Monsieur.
23:58Eh bien du coup, réduction de vitesse à 299.
24:01Et pour visualiser les détails les plus minimes
24:03pendant la manœuvre de ravitaillement,
24:05le sergent-chef Lucas s'arme de lunettes 3D.
24:19Ça demande de la précision parce qu'il faut donc gérer et manipuler
24:25tous les systèmes de ravitaillement, donc correctement et en sécurité,
24:32afin qu'il n'y ait pas d'incidents, d'accidents.
24:37Le simulateur permet aussi de s'entraîner avec des appareils alliés,
24:41comme ici avec des F-16 américains.
24:57L'engagement des corps des aviateurs est essentiel à la préparation opérationnelle.
25:04C'est pour ça qu'on aime faire voler au maximum nos aviateurs.
25:08Toutefois, la simulation nous permet, en complément,
25:13d'appréhender l'entraînement et la préparation au combat
25:17de haute intensité de façon complémentaire.
25:21Bien de savoir, préparez-vous à l'atterrissage ?
25:23Dans la mesure où le simulateur nous permet de répéter
25:27des séquences très critiques à l'envie,
25:30que ce soit des séquences de décollage, d'atterrissage,
25:33mais aussi des missions qui se dérouleraient dans un environnement complexe,
25:39nous permet, pour sûr, de réduire les coûts,
25:42les coûts d'heures de vol, les coûts liés à la maintenance, etc.
25:48On est autorisés et configurés.
25:53Ce que ces hommes et ces femmes ont compris
25:57et que les écrans, logiciels et grimages ne font que confirmer
26:01est une vérité simple.
26:03On ne simule pas pour éviter la réalité.
26:09On simule pour s'y confronter le plus possible
26:12et être prêt le jour où il faudra l'être.
26:26Sous-titrage Société Radio-Canada
26:30...
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