Ce spectacle est écrit et interprété depuis un collectage d’anecdotes auprès des fanfares et de musiciens, ayant pratiqué les fanfares. À partir de ce texte et de cet esprit des fanfares, les deux compositeurs ont écrit une musique Jazz originale pour huit musiciens et une comédienne conteuse.
"La Fille de la Fanfare" est placée sous le signe de la mémoire, de l’héritage et de la transmission musicale et humaine : amour de la musique, discipline, esprit de groupe, convivialité, ambiance familiale, avec ses grandes qualités, mais aussi ses petits travers amusants, ses péripéties cocasses, ses personnages truculents.
L’histoire du spectacle, racontée par Agnès Chavanon, se déroule comme une vie, dans une sorte de concerto pour conteuse et orchestre, avec ses moments d’émotion. Histoires drôles et touchantes à la fois, histoires d’amour et d’amitiés, rivalités et querelles, banquets et défilés, arrivée des filles, transmission des grands-pères, vie des villages…, et des histoires qui rejoignent la grande Histoire comme le 1er mai 1937, l’été 39 avant la drôle de guerre, la guerre d’Algérie…
Le texte est aussi le livret d’une pièce musicale, pour une comédie et une mise en scène avec les musiciens, intégrés pleinement au jeu scénique et au texte, comme eux font du texte l’élément d’une partition commune, en parfaite complicité avec la conteuse.
Inscrite dans l’esprit du collectage et de la mise en scène, la musique du spectacle se construit autour du récit, dans les histoires, tour à tour joyeuse, mélancolique, humoristique, solennelle. L’aspect populaire puise aussi bien dans les modes de jeu (procédés d’écriture, arrangements, instrumentation), que dans l’éclectisme d’une musique de défilés à la musique de kiosque.
Commentaires