Habiter une cabane induit nécessairement une relation spécifique au territoire dans lequel elle s’inscrit. Une relation à la nature aussi. Souvent construite sans permis, sans plan préalable, faite de bric et de broc, elle est un lieu qu’il faut sans cesse réajuster. Ni bien public, ni propriété privée, ni tout à fait hors du monde, ni tout à fait intériorisée, elle est une aire intermédiaire, un potentiel d’expériences, une rêverie universelle.
Grâce à Jean, architecte-passeur, le réalisateur confronte à d’autres sa propre expérience dans les Vosges. Il part à la rencontre, dans plusieurs régions de France, de ceux qui, vivant dans des endroits reculés, des forêts, ont construit leur cabane.
Si les modes de vie de Brigitte, Polo, Paul, Félix, ou Francis et Estelle sont semblables, leurs motivations sont différentes. Éloge de la cabane interroge les notions de jeu et d’expérience sensorielle, d’autonomie, de réflexion, de rébellion ou d’utopie qu’implique l’idée même de cet habitat.
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