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00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soir info.
00:23Dans la bande de Gaza, de fortes pluies inondent les abris de fortune
00:27et les milliers de tentes de déplacés palestiniens.
00:30Selon les Nations Unies, près de 950 000 déplacés
00:33vivent dans des sites exposés aux risques d'inondations.
00:39En France, nouvelle mobilisation ce samedi contre la vie chère.
00:43Selon la préfecture de police, 46 000 personnes ont défilé à Paris, dans la capitale.
00:51Et enfin, le président américain Donald Trump a nommé son fidèle conseiller Stephen Miller
00:56au poste influent de directeur de cabinet de la Maison-Blanche.
01:01Stephen Miller remplace ainsi l'actuelle directrice de cabinet, Suzy Wailes.
01:11A Gaza, les premières pluies de la saison plongent déjà les familles palestiniennes face à une nouvelle épreuve.
01:17Les tentes sont inondées, les matelas trempés et certains abris se sont effondrés.
01:22Pour des centaines de milliers de palestiniens, un nouvel hiver commence dans des conditions extrêmement difficiles.
01:27On voit tout cela en détail avec Younes Benzineb.
01:31A Dhir el-Balah, comme dans la ville de Gaza, ces images témoignent de l'ampleur des dégâts.
01:37L'eau s'infiltre partout, à l'intérieur des tentes.
01:40Les sols sont complètement détrompés.
01:43D'or, les chemins sont impraticables.
01:45Les familles tentent de sauver ce qui peut encore l'être, parfois à l'aide de simples sauts.
01:53Depuis 3 heures du matin, nous essayons d'évacuer l'eau de pluie.
01:57Comme vous pouvez le voir, toute la tente est remplie d'eau.
02:00Nous vivons une réalité véritablement tragique.
02:04Personne ne se soucie de nous.
02:05Nous avons besoin d'une solution.
02:11Et les dégâts ne se limitent pas aux affaires personnelles.
02:14Certaines tentes se sont effondrées pendant la nuit, laissant leurs occupants sans aucun abri.
02:19Alors que les pluies ne font que commencer, la perspective d'un nouvel hiver inquiète déjà les déplacés.
02:30C'est le premier jour de pluie et bien sûr, nous sommes déjà inondés.
02:34Que se passe-t-il s'il pleut encore demain ?
02:39Il y a deux semaines, lorsqu'il a plu, je vous jure que j'ai passé quatre jours à dormir
02:43sur des couvertures étalées par terre.
02:46Parce que l'eau avait inondé la laiterie.
02:52Nous n'avons aucune ressource, aucune bâche, aucune tente.
02:57Et personne ne vient prendre de nos nouvelles.
03:02Venez s'il vous plaît, regardez notre situation.
03:04Pour l'amour de Dieu, ayez pitié de nous.
03:11Dans le camp d'Almina, environ 1700 familles vivent dans ces conditions et les besoins restent considérables.
03:18Selon les Nations Unies, près de 950 000 déplacés vivent dans des sites exposés au risque d'inondation.
03:24Pour la saison des pluies, près de 300 000 familles ont besoin d'une aide en matière d'hébergement.
03:33La colère sociale ne retombe pas en France.
03:35De nouvelles manifestations ont eu lieu ce samedi sous haute sécurité pour le quatrième week-end consécutif.
03:41Cette nouvelle mobilisation vise à maintenir la pression.
03:45Deux jours avant, une conférence sociale avec les syndicats et le patronat,
03:49convoquée lundi à Matignon, et des rencontres avec les organisations lycéennes et étudiantes.
03:54La coordination des Gilets jaunes a appelé un rassemblement distinct et interdit par les autorités
04:00Place de la Concorde.
04:01Une centaine de Gilets jaunes s'y sont rassemblés,
04:04tandis qu'un des chefs de file du mouvement a été interpellé devant l'Assemblée nationale.
04:0946 000 personnes ont défilé à Paris au total selon la préfecture de police.
04:17Et le gouvernement français laisse entendre depuis plusieurs jours
04:20qu'il est ouvert à une mesure sur le SMIC et le salaire minimum,
04:24mais son ampleur n'atteindra sans doute pas les exigences des syndicats.
04:28Une intersyndicale rassemblant organisations lycéennes, étudiantes et d'enseignants
04:33appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestation le mardi 10 novembre.
04:36Je vous propose d'écouter quelques manifestants de ce samedi.
04:41C'est important de continuer jusqu'à ce qu'on soit entendus en fait.
04:46Parce que le plus longtemps ça va durer, le plus longtemps ça va permettre à montrer l'ampleur,
04:56l'importance de tout ce qu'on a à se faire entendre.
05:01Donc on ne s'arrêtera pas tant qu'on n'a pas gagné.
05:04Je trouve que c'est pas assez, on ne paye pas assez nos professeurs, c'est pas assez, voilà.
05:10Il y a des personnes en ce moment que je connais qui n'arrivent même plus à vivre.
05:14Beaucoup de jeunes qui se mobilisent parce que les réponses du gouvernement sont toujours insatisfaisantes.
05:18Sur les bourses rien de concret, sur Parcoursup toujours rien de concret, aucun budget qui n'a été annoncé.
05:24Pareil sur la rénovation du bâtiment scolaire, on nous parle d'un milliard,
05:26mais sans calendrier, sans vraiment trouver de l'argent.
05:30Alors que nous on sait où il faut trouver cet argent, dans le grand patrimoine, en taxant les super profits.
05:35Nos revendications elles sont sur la table, on attend du gouvernement qu'il réponde concrètement à nos revendications.
05:40Et si ce n'est pas le cas on continuera à se mobiliser, c'est déjà ce qui est prévu
05:43dès la semaine prochaine, mardi.
05:45Et s'il faut retourner dans la rue toutes les semaines pour gagner sur nos revendications, on le fera.
05:49Et les jeunes ils sont toujours en colère, ils savent très bien que pour le moment les réponses ne sont
05:53pas à la hauteur.
05:53Et donc ils vont poursuivre la mobilisation.
05:55De nouvelles frappes russes massives ont visé la nuit dernière des infrastructures énergétiques en Ukraine,
06:01entraînant des coupures de courant dans cinq régions.
06:03Des consommateurs des régions de Dnipro-Trovesque, Donetsk, Kiev, Gitomir et Kharkiv sont actuellement privés d'électricité.
06:13Les frappes ont causé des dégâts importants à de nombreuses installations énergétiques dans la région de la capitale,
06:19ce qui entrave considérablement l'acheminement d'électricité vers Kiev et sa région.
06:23Les deux parties doivent se retrouver d'ailleurs les 10 et 11 novembre à Abu Dhabi pour une rencontre entre
06:29les émissaires de Kiev, Washington et Moscou.
06:35L'armée américaine a annoncé vendredi offrir une récompense de 20 millions de dollars et un possible déménagement à toute
06:41personne,
06:42lui apportant des informations sur le programme nucléaire iranien.
06:45Ces informations peuvent concerner ses installations, ses équipements et le personnel associé.
06:51C'est ce qu'a détaillé sur X le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.
06:55Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump a à de multiples reprises martelé qu'il ne voulait
07:02pas laisser l'Iran avoir l'arme nucléaire.
07:04Le pouvoir iranien a toujours nié vouloir se doter de l'arme atomique défendant justement son droit au nucléaire civil.
07:13Le président américain Donald Trump a annoncé la nomination de son conseiller de longue date Stephen Miller au poste stratégique
07:19de chef de cabinet de la Maison Blanche en remplacement de Suzy Wiles.
07:24Le poste de chef de cabinet est une fonction très stratégique au sein de l'exécutif américain dans le sens
07:30où elle consiste à filtrer les informations et les personnes qui ont accès au président.
07:35Le président américain a d'ailleurs précisé que Stephen Miller, 41 ans, prendra la place de l'actuelle directrice de
07:42cabinet dès lundi.
07:47Suite à la destitution de Santiago, Peña Pedro Aliana a prêté serment ce vendredi comme nouveau président du Paraguay, tandis
07:56qu'Antonio Barrios a été investi vice-président.
07:58Cette transition institutionnelle intervient après la destitution vendredi à l'unanimité par le Sénat du président déchu au terme d
08:07'un procès politique pour mauvaise gestion dans l'exercice de ses fonctions.
08:11Santiago Peña avait présenté jeudi sa démission alors que la Chambre des députés examinait sa mise en accusation.
08:18Toutefois, le Congrès n'avait pu statuer sur cette démission faute de quorum, conduisant à la poursuite de la procédure
08:27de destitution.
08:31L'Afrique est le continent qui abrite la population la plus jeune au monde.
08:35Une jeunesse de plus en plus nombreuse qui représente un immense potentiel, mais aussi un défi pour les économies africaines.
08:41Pour la Côte d'Ivoire, par exemple, l'enjeu est de transformer cette croissance démographique en un véritable moteur de
08:46développement.
08:47On voit ça en détail dans ce reportage signé Zeynep Dossoua et Ferdinand Kwaku.
08:54Le monde connaît de profondes mutations démographiques.
08:58Alors que certaines régions font face au vieillissement de leur population,
09:03d'autres enregistrent une forte croissance démographique, portée notamment par une jeunesse de plus en plus nombreuse.
09:09L'Afrique est au cœur de cette dynamique.
09:12Selon les projections des Nations unies, le continent pourrait compter près de 2,5 milliards d'habitants à l'horizon
09:202050.
09:21Une évolution qui soulève autant de défis que d'opportunités pour les économies africaines.
09:26Comment anticiper ces mutations et transformer cette croissance démographique en véritable moteur de développement ?
09:33C'est autour de cette problématique que se tient à Abidjan le dialogue de haut niveau sur l'avenir démographique
09:40de l'Afrique.
09:41Une rencontre qui réunit plusieurs acteurs majeurs, notamment des autorités gouvernementales,
09:47l'Union africaine, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale,
09:52le ministère ivoirien du plan et du développement, le Fonds des Nations unies pour la population.
09:57Un enfant né aujourd'hui à Abidjan aura 24 ans en 2050.
10:03Parviendra-t-elle si c'est une jeune fille à l'âge adulte en bonne santé ?
10:06Quittera-t-elle l'école avec les compétences utiles pour trouver un emploi ou créer sa propre entreprise ?
10:12Un travail décent sera-t-il à sa portée ?
10:15Les réponses ne sont pas inscrites dans les projections démographiques.
10:19Elles se dessineront dans les budgets et les lois dans les salles de classe et les centres de santé,
10:24ainsi que dans les décisions que nombre d'entre vous prendront au cours des prochaines années.
10:31La démographie n'est pas une fatalité.
10:34Ce sont les politiques qui font la différence.
10:37Au cœur des échanges, la nécessité de placer le capital humain au centre des stratégies de développement,
10:44avec une attention particulière portée à la jeunesse,
10:47qui constitue une composante majeure de la population africaine.
10:51Pour les autorités ivoiriennes, cette transition démographique doit être anticipée à travers des politiques publiques adaptées,
11:00capables de faire de la jeunesse une véritable force de transformation économique et sociale.
11:05La jeunesse africaine ne devient pas automatiquement un dividende.
11:12Elle le devient lorsque chaque enfant peut apprendre,
11:17lorsque les jeunes acquièrent des compétences utiles.
11:23C'est pourquoi d'ailleurs, le système éducatif doit s'adapter aux changements qui sont en cours.
11:33Cette ambition rejoint les orientations de l'agenda 2063 de l'Union africaine,
11:38notamment à travers l'initiative « One Million Next Level »,
11:43ainsi que le nouveau programme stratégique de l'UNFPA pour la période de 2026-2029.
11:50L'enjeu est notamment de renforcer les investissements dans plusieurs secteurs.
11:54La mise en œuvre de plusieurs plans accélérateurs,
11:58notamment le programme social du gouvernement et le programme pour la jeunesse,
12:02a ainsi produit des résultats tangibles.
12:05L'amélioration continue de l'accès à l'éducation, à la santé et à la couverture sociale,
12:11la réduction des inégalités du genre et l'accélération de l'autonomisation des jeunes et des femmes.
12:17Au-delà des échanges, ce dialogue de haut niveau ambitionne de renforcer la prise en compte des dynamiques démographiques
12:24dans les politiques économiques, la planification du développement et les décisions d'investissement.
12:32Depuis cinq ans, le Salon des médias s'est imposé comme un rendez-vous incontournable des médias du Mali et
12:38d'autres pays.
12:38Aujourd'hui, ce sont des journalistes qui apprécient le chemin parcouru par cette initiative.
12:43Explication avec Mohamed Danyoko.
12:46Débutée depuis 48 heures, la cinquième édition du Salon des médias bat son plein ici, au Palais de la Culture.
12:54En ce deuxième jour, après l'école du Salon qui a formé des jeunes aspirants journalistes,
13:00c'était la restitution et il y a eu des panels, des panels auxquels ont pris part
13:04les ministres de l'économie et des finances et le ministre des Affaires étrangères.
13:09Plusieurs participants venus d'autres pays sont ici présents à ce salon.
13:14On va les écouter sur ce salon et ce que cela peut apporter concrètement au monde des médias.
13:20Beaucoup d'inspiration, beaucoup d'initiatives, beaucoup de réformes, beaucoup de points de vue.
13:29Je pense que le Salon du Mali, cinquième édition, à mon avis, est en train de faire le résumé des
13:35quatre premières éditions
13:36et s'oriente vers des éditions nouvelles, des éditions ouvertes allemandes.
13:42Nous allons voir le véritable Salon qui va parler des médias, qui va parler du pays, qui va parler de
13:47l'Afrique.
13:48Nous parlons beaucoup de narratifs africains, nous parlons beaucoup de narratifs maliens,
13:53parler de nos problèmes nous-mêmes, par nos propres médias.
13:55Et la tenue de cette cinquième édition en est la preuve concrète.
14:00Venez à Bamako, il y a la sécurité, nous ne manquons pas d'électricité, nous ne manquons pas d'eau.
14:06Venez, nous pouvons tenir des salons de ce genre au niveau international, avec des panels de haut niveau.
14:11Et venez voir de vous même ce qui se passe à Bamako.
14:14La tenue déjà, c'est une réussite.
14:16Le fait que ça ait une portée internationale, nous, nous sommes simplement fiers en tant que communicants et journalistes maliens.
14:22Et comme vous avez pu l'entendre aujourd'hui, professionnels du Mali et ceux venus d'ailleurs sont tous unanimes.
14:27Le Salon est aujourd'hui un rendez-vous incontournable, un rendez-vous au cours duquel les problèmes qui touchent les
14:35journalistes sont abordés afin de trouver des solutions.
14:39Mohamed Danyoko pour Median TV, à Bamako.
14:43Donner ses organes, c'est parfois donner une seconde chance à la vie.
14:47Au Maroc, la sensibilisation aux dons et à la transplantation d'organes reste un enjeu majeur pour les patients en
14:53attente de greffe.
14:54A Rabat, professionnels de santé et spécialistes se mobilisent pour faire progresser cette culture du don et renforcer la solidarité
15:00autour des malades.
15:02On voit ça en détail avec Rachid Farhan.
15:05Un geste de solidarité qui peut changer un destin.
15:08Le don d'organes représente un espoir thérapeutique pour de nombreux patients atteints de maladies graves ou chroniques, dont la
15:15survie dépend parfois d'une transplantation.
15:18Mais pour faire progresser cette pratique, l'information et la sensibilisation doivent aller de pair avec la confiance.
15:24Un engagement qui suppose également le respect des principes éthiques et du cadre juridique et réglementaire en vigueur.
15:36En tant que professionnels de santé, nous nous réunissons aujourd'hui pour exprimer notre solidarité avec les patients et réaffirmer
15:43notre détermination à leur donner de l'espoir,
15:46que ce soit à travers notre mission de soins ou notre volonté de devenir à l'avenir des donneurs d
15:51'organes.
15:55Pour sa deuxième édition, cette journée de sensibilisation entend élargir le débat au-delà du milieu médical.
16:01L'objectif est donc rédavantage la culture du don dans la société,
16:05tout en renforçant l'accompagnement des patients concernés et la prise en compte de leurs besoins tant médicaux qu'humains.
16:14Cette journée de sensibilisation aux dons et à la transplantation d'organes est organisée par le groupement sanitaire territorial de
16:21la région Rabat Saleh-Kinitra.
16:23Elle réunit des professionnels de santé ainsi que des étudiants.
16:27Son objectif est de sensibiliser la société marocaine aux valeurs de solidarité et à l'importance du don d'organes
16:32au Maroc.
16:36A travers cette initiative, les professionnels de santé entendent faire du don d'organes une véritable culture de solidarité,
16:43car derrière chaque don, il y a la possibilité de sauver une vie,
16:46mais aussi de rendre à des patients l'espoir d'un quotidien meilleur.
16:51Toujours au niveau du domaine médical, le chercheur marocain Adnan Rommal a été distingué à Paris
16:56parmi les trois lauréats du prix international UNESCO-Guinée-Équatoriale pour la recherche en sciences de la vie.
17:02Professeur à l'université Sidi Mohamed Ben Abdullah de Fès, Adnan Rommal a été honoré pour ses travaux pionniers
17:09dans la lutte contre l'antibioresistance, considérée comme l'un des défis majeurs de la santé publique à l'échelle
17:15mondiale.
17:16Ses recherches ont notamment abouti au développement d'un antibiotique associé à un composant d'huile essentielle
17:21approuvé pour un usage clinique et offrant de nouvelles perspectives thérapeutiques
17:26aux patients atteints d'infections multirésistantes au Maroc.
17:34Ping Ping et Fu Shuang, deux pandas géants prêtés par la Chine, ont ravi les visiteurs du zoo d'Atlanta
17:40dans l'état de Géorgie aux Etats-Unis.
17:42Ping Ping, un mâle, et Fu Shuang, une femelle, sont arrivés en septembre dernier
17:47et devraient passer les dix prochaines années dans ce zoo du sud du pays.
17:51En prévision de leur arrivée, le zoo d'Atlanta a rénové ses installations et constitué une équipe de soigneurs animaliers.
17:58Le zoo d'Atlanta a déjà accueilli des pandas prêtés par la Chine pendant un quart de siècle à partir
18:03de 1999,
18:05mais il n'en avait plus hébergé depuis 2024.
18:12Un mot de sport à présent avec la Fédération Centrafricaine de Football
18:16qui a officialisé la nomination du technicien marocain Abdelaziz Karkash
18:20au poste de sélectionneur de l'équipe nationale A des Fauves de Centrafrique
18:25en remplacement des loges Enzayam ici.
18:28La République centrafricaine mise ainsi sur l'expérience du technicien marocain
18:32pour conduire les Fauves de Baou Bangui vers de nouveaux défis.
18:37Durant sa carrière, le technicien marocain avait notamment dirigé le Mouloudi Adoujda,
18:41l'Étihad Khmisset, le KAC de Gnetra, l'Olympique Roribga, la Renaissance de Zmemra
18:46ainsi que le club botswanais Township Wallers FC.
18:53Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
19:06Et durant cet entretien, nous allons parler du secteur du transport routier marocain
19:11qui traverse une période de forte tension entre la hausse des prix des carburants,
19:15l'augmentation des charges d'exploitation et les difficultés de trésorerie
19:19auxquelles sont confrontés de nombreux professionnels.
19:22Pour accompagner le secteur, le gouvernement a annoncé une nouvelle enveloppe
19:25de 400 millions de dirhams au titre du soutien exceptionnel aux transporteurs
19:29concernant près de 200 000 véhicules.
19:32Mais plusieurs organisations professionnelles estiment que le montant accordé reste insuffisant
19:36et réclament une revalorisation de plus de 60% des aides.
19:41Alors ces mesures engagées par les pouvoirs publics sont-elles à la hauteur des difficultés du secteur
19:46et quelles réformes permettraient de répondre durablement aux attentes des professionnels ?
19:51Et bien pour en parler, nous recevons Amr Zrino, président de l'Association marocaine
19:56des transports routiers intercontinentaux, l'AMTRI Maroc.
20:00Amr Zrino, bonsoir et merci d'être avec nous.
20:08Alors pour commencer, comment est-ce que vous décririez aujourd'hui la situation du transport routier au Maroc
20:15et les principales difficultés des professionnels ?
20:21Vous savez, le transport en général, actuellement avec les hausses des prix du carburant,
20:27partout dans le monde se porte très mal.
20:29Mais là, on va parler du transport justement au Maroc.
20:35Nous, transporteurs marocains, nous avons suivi plusieurs augmentations de gasoil
20:45qui nous ont mis en difficulté, j'allais dire.
20:50Parce que déjà le secteur, avant ces augmentations, souffrait de plusieurs heures,
20:54ne se portait pas très bien, parce qu'il est très atomisé, comme on l'a souvent dit.
21:00C'est un secteur qui souffre d'une concurrence pas très loyale.
21:07C'est un secteur où les lois en général, il y a plusieurs lois qui ne sont pas vraiment en
21:13adéquation
21:14avec certaines activités ou même des fois avec le code de la route.
21:19Donc le secteur aujourd'hui, il a besoin vraiment d'une réforme.
21:23Au-delà du carburant, M. Zerino, quelles sont les charges qui pèsent le plus lourdement sur les entreprises, selon vous
21:28?
21:31Déjà, il y a le prix de l'acquisition du matériel.
21:35Le camion qu'on a acheté il y a une dizaine d'années en hors-taxe à 850.900.000
21:41dirhams.
21:42Aujourd'hui, on le paie à 1.400.000 dirhams, 1.350.000 dirhams.
21:45Donc le prix de l'acquisition du matériel, avec tout ce qui suit avec, bien sûr.
21:51Et il y a le facteur temps aussi.
21:53Vous savez, le temps, le camion, il est fait pour rouler.
21:55Donc à chaque fois qu'il est à l'arrêt, c'est une grosse perte d'argent.
22:00Donc le camion, il a besoin de fluidité dans les ports.
22:03Il a besoin de passage rapide.
22:06Il a besoin de...
22:08C'est vrai que les ports, c'est des frontières où le contrôle est impératif.
22:16Mais je pense qu'il faut vraiment travailler là-dessus parce que la fluidité dans certains ports reste à désirer.
22:23Alors, je l'annonçais en début d'entretien.
22:25Le gouvernement annonce 400 millions de dirhams de soutien.
22:29Est-ce que cette enveloppe répond-elle réellement aux besoins du secteur ?
22:35D'abord, moi je dirais que, vous savez, le transport en général, on parle du transport.
22:43Sauf qu'il y a plusieurs branches dans le transport.
22:45Il y a le transport routier, marchandise qui fait l'international, le national, le régional.
22:52Donc chaque branche d'activité a ses contraintes, bien sûr, et fait un certain nombre de kilomètres par mois.
22:58On ne peut pas accorder la même subvention à toutes les branches d'activité.
23:06Autrement dit, quelqu'un qui fait 12 à 15 000 kilomètres par mois,
23:10on lui accorde 4 800 dirhams par 15 jours, ce qu'il fait.
23:16Là, avec l'augmentation, c'est 300 %.
23:20Donc on parle de 9 600 dirhams par mois.
23:24Alors déjà, le problème, il réside dans les 9 600.
23:28C'est une aide qui est en TTC, c'est-à-dire qu'il faut déduire la TVA,
23:33et en plus, elle est taxable.
23:35Il faut la déclarer dans le chiffre d'affaires.
23:37Donc c'est une aide qui est loin de ce que propose le gouvernement.
23:43Après, un camion qui fait l'international,
23:45c'est un camion qui fait en général entre 12 et 15 000 kilomètres par mois.
23:49Avec une consommation de 35 %, on est en train de parler de quelque chose comme 5 000 litres par
23:57mois.
23:59Vous savez, le prix entre les 12 dirhams, 11 dirhams qu'on payait il y a quelques mois,
24:04et les dirhams qu'on payait aujourd'hui, on est déjà sur des 30 000 dirhams de différence de prix.
24:13Donc l'aide est très loin de nos attentes.
24:16Alors on a parlé de l'annonce du gouvernement.
24:18Parlons à présent de la réclamation de plusieurs syndicats
24:21qui demandent une augmentation de plus de 60 % des aides.
24:24Est-ce que cette revendication vous semble-t-elle justifiée ?
24:33On est toujours très loin du point.
24:35Nous, ce qu'on a toujours demandé, et on le demande encore une fois,
24:39c'est l'indexation du prix du gasoil.
24:44Parce que, vous savez, nous, notre marge est touchée quand il y a une forte augmentation de gasoil.
24:48Et il n'y a pas un cadre légal qui nous suit pour qu'on puisse justement facturer avec un
24:57indice
24:58qui nous permet de facturer la différence à nos clients.
25:04Vous savez, normalement, un camion, comme vous voyez les frigo-là,
25:09c'est des camions qui transportent après 26 000 kilos.
25:14Pour un client, un exportateur qui doit, vous savez, l'exportateur aussi doit être sensibilisé,
25:21qui, par exemple, sur ses coûts, parce que lui, c'est des manques à gagner,
25:24et nous, c'est des pertes sèches.
25:26La différence entre l'exportateur qui ne veut pas augmenter son prix,
25:29peut-être de 3 centimes d'euros le kilo, et vraiment, il va sauver un secteur.
25:343 centimes d'euros, c'est rien pour lui dans les 24 000 kilos et dans son coût de revient.
25:40Et il va sauver le secteur.
25:43Et nous, ce qu'on demande, c'est l'indexation.
25:48L'indexation va nous permettre, justement, de pouvoir facturer ces 3 centimes d'euros.
25:54Et bien sûr, les étrangers, les sociétés étrangères, elles sont payées.
26:00Elles sont payées avec l'indexation.
26:03Mais nous, on ne l'est pas.
26:07Plus globalement, M. Zerino, est-ce que, selon vous, les efforts de la tutelle sont à la hauteur des difficultés
26:13rencontrées sur le terrain ?
26:17Vous savez, on a commencé un chantier avec M. Zerino, je remercie d'ailleurs pour son écoute, pour sa réactivité.
26:27Je pense qu'il y a un problème.
26:28Nous avons commencé un chantier sur lequel on a parlé, justement, de l'indexation des prix,
26:35qui a déjà été présenté.
26:37Là, nous insistons à ce que cela soit encore représenté au gouvernement afin que ce soit validé.
26:46Nous avons ouvert un autre chantier qui est l'accès à la profession et le maintien de la profession.
26:51Parce qu'aujourd'hui, on ne peut plus suivre avec des sociétés qui ont un camion, deux camions,
26:58qui ne peuvent plus se placer dans les marchés parce que leur flotte, elle est très faible.
27:03Donc, soit ils doivent se réunir dans des coopératives sur ce que nous essayons de faire, nous, en tant qu
27:10'association,
27:13soit dans des GUE ou autres et que ce soit encouragé, justement, par la tutelle.
27:19Alors, au vu de la situation, on anticipe déjà votre réponse, mais je vais tout de même vous poser la
27:23question.
27:23En matière de transport international, M. Zerino, est-ce que les entreprises marocaines disposent des mêmes conditions de compétitivité
27:31que leurs concurrentes étrangères ?
27:33Déjà, pour commencer, on va parler des visas et du temps de l'immobilisation d'un jour.
27:41Et les 90 jours dans les 180 jours.
27:45Vous savez, là, pour un camion, on est obligé de mettre trois chauffeurs aujourd'hui
27:47afin de faire tourner le camion.
27:51Parce que sinon, on est amené à arrêter les camions et à ne pas honorer nos contrats.
27:59Donc, un chauffeur, normalement, quand il se voit déposer un visa, il doit attendre, vous savez, entre le moment où
28:06il dépose et il reçoit son visa,
28:09c'est entre minimum trois semaines, deux à trois semaines, on va dire, d'attendre.
28:14Donc, déjà, c'est de l'argent perdu.
28:15Donc, c'est un chauffeur qui, après les 90 jours, dans les 180 jours, encore une fois, il va s
28:21'arrêter, il va être immobilisé et il va être mobilisé.
28:24En plus de tout ça, il y a la mobilité des chauffeurs.
28:29Vous savez, aujourd'hui, nos chauffeurs, ils sont en train de partir à l'étranger.
28:32Et nous, nous souffrons, parce que c'est plus la vie d'aujourd'hui, il n'y a pas, sur
28:37le marché du travail, il n'y a pas beaucoup de chauffeurs.
28:39Les plus expérimentés sont ici et nous avons demandé, justement, à la tutelle de voir comment contingentait le départ avec
28:47les pays de l'Union européenne
28:53pour ne pas que tous nos chauffeurs partent d'un seul coup.
28:58Au-delà de la subvention, M. Zerino, quelles réformes structurelles devraient être engagées, selon vous, en priorité ?
29:07L'indexation.
29:08L'indexation.
29:10L'indexation.
29:11L'indexation.
29:15La fluidité dans les portes, c'est très, très important, surtout dans les portes en genève.
29:21Parce que, vous savez, si un camion, il passe beaucoup de temps, déjà, les chauffeurs, ils ne supportent plus ces
29:30délais de passage.
29:31Donc, on est obligé, des fois, à mettre un chauffeur qui fait les procédures, comme vous le voyez,
29:36et quand il aura fini, c'est le chauffeur qui va venir peut-être continuer à conduire.
29:41Donc, la fluidité dans les ports aussi, qui est très importante, parce que le temps est un facteur majeur.
29:47Un camion à l'arrêt, c'est un camion qui coûte énormément d'argent.
29:51Vous savez, il coûte aujourd'hui entre 3 500 et 4 000 dirhams par jour.
29:56Qu'est-ce qu'il faudrait changer également pour que, justement, le transport routier devienne un véritable levier de compétitivité
30:03pour l'économie marocaine, selon vous ?
30:06Il faut revoir toutes les lois.
30:11Il faut d'abord, comme je l'ai dit au début, vous savez, aujourd'hui, il y a le port
30:18de Tangemec, il y a le port de Mattois, il y a le port de Taflabien, bientôt.
30:22Donc, déjà, le transport national, il doit se porter bien pour pouvoir…
30:26Il ne doit plus être considéré comme une activité de service.
30:31C'est un moyen stratégique dans la logistique.
30:37Tous nos clients, vous savez, aussi bien au Maroc qu'à l'étranger, aujourd'hui, travaillent avec des flux pendus.
30:43Ils ne mettent plus en stock, donc on est obligé de les servir très, très, très rapidement.
30:50Donc, vous savez, il faut vraiment qu'il y ait une réforme globale.
30:56Revoir, comme je l'ai dit il y a deux minutes, l'accès à la profession, l'indexation, la fluidité,
31:03le temps.
31:04Revoir peut-être au niveau international les conventions et les accords bilatéraux.
31:09Parce qu'aujourd'hui, un accord bilatéral avec l'Espagne ou avec l'Espagne me permet, par exemple, de partir
31:16avec un camion marocain et une remorque étrangère.
31:20Par contre, en Italie, il ne me permet pas de faire ce genre d'opération.
31:24Donc, si je vais, par exemple, avec mon camion marocain en Allemagne et j'ai un retour depuis l'Italie,
31:29je ne peux pas le faire.
31:30Donc, il faut vraiment normaliser l'accord avec les pays de l'Union européenne.
31:36Alors, malgré tous ces freins, le Maroc ambitionne de renforcer sa position de plateforme logistique entre l'Europe et l
31:41'Afrique.
31:41Le secteur du transport routier est-il, selon vous, suffisamment préparé pour accompagner cette ambition, même si on imagine votre
31:48réponse ?
31:50Moi, je pense qu'il faut que ça j'applique.
31:54Moi, je pense qu'il faut déjà préserver l'Espagne et encourager l'Espagne sur le marché.
31:58Mais ceux qui vont venir sur le marché doivent vraiment respecter un cahier de charges.
32:05Parce qu'aujourd'hui, un camion qui roule ne veut pas dire forcément qu'il est rentable.
32:11Un camion qui roule et le gérant de la société qui n'a pas fait d'études ne fait pas
32:17ses calculs bien comme il faut.
32:19À chaque voyage ou à chaque kilomètre roulé, il perd de l'argent, mais il ne le sent pas.
32:23Alors, pour conclure, monsieur Zerino, si vous deviez identifier trois priorités immédiates pour sortir le secteur routier de ces difficultés
32:34et préparer justement son avenir, lesquelles retiendrez-vous ?
32:37C'est le ministre de l'Espagne.
33:1558,7 milliards de dirhams, c'est le budget prévu pour le ministère de l'Intérieur en 2027.
33:20Une enveloppe destinée notamment à accélérer le développement territorial, renforcer les collectivités locales et moderniser l'administration.
33:28Présentant ce projet devant les députés, Abdelouefi Laftit a annoncé une hausse des transferts financiers de l'État aux régions.
33:35Ils passeront de 10 à 12 milliards de dirhams par an dès 2027, dans le cadre de la réforme de
33:41la régionalisation avancée.
33:43Autre priorité, le développement humain.
33:46À fin juin, près de 698 millions de dirhams avaient été programmés pour combler les déficits en infrastructures et services
33:53sociaux de base.
33:54500 millions supplémentaires ont été mobilisés en faveur des personnes en situation de précarité.
34:00Le ministère mise également sur l'insertion professionnelle des jeunes.
34:043 295 ont bénéficié de formations et 828 ont été accompagnés vers l'emploi.
34:10Enfin, 340 projets générateurs de revenus ont été programmés en 2026 au profit de 26 500 membres des communautés sous
34:19la liette.
34:19À travers ce budget, le ministère entend donc renforcer le développement des territoires tout en poursuivant la modernisation des services
34:27publics.
34:28Bonne nouvelle sur les marchés alimentaires mondiaux.
34:30Les prix commencent à reculer, mais tous les produits ne suivent pas cette tendance.
34:35Selon la FAO, l'indice mondial des prix alimentaires a baissé de 1,2% en octobre après plusieurs mois
34:41de hausse.
34:42Il s'établit désormais à 133,9 points.
34:45Cette détente s'explique notamment par le recul des prix des céréales en baisse de 4,5%.
34:51Le blé et le maïs ont notamment profité de perspectives de récoltes plus favorables et d'une demande internationale moins
34:58soutenue.
34:58Les produits laitiers et la viande ont également enregistré des baisses, respectivement de 1,1% et de 1,2%.
35:05Mais deux produits échappent à cette tendance, le riz et le sucre.
35:09Le prix du riz a progressé de 1,6% sur un mois.
35:12Quant au sucre, il a bondi de 6,6%, atteignant son niveau le plus élevé depuis décembre 2024.
35:19On cause notamment les perturbations des récoltes au Brésil et les incertitudes sur la production en Inde et en Thaïlande.
35:26Malgré ce recul mensuel, les prix alimentaires mondiaux restent 5,9% plus élevés qu'il y a un an.
35:33La détente est donc réelle, mais encore fragile.
35:36Les tensions commerciales entre Pékin et Bruxelles repartent à la hausse.
35:39La Chine vient d'annoncer deux nouvelles enquêtes anti-dumping visant des produits importés de l'Union Européenne,
35:45dont un deuxième dossier concerne également le Japon.
35:48La première enquête porte sur des matériaux très résistants,
35:51utilisés notamment dans l'industrie automobile, les câbles à fibre optique et les équipements de protection.
35:56La seconde concerne un composé chimique utilisé dans la fabrication de caoutchouc synthétique, de plastique et de résine.
36:03Ces procédures doivent déterminer si les produits concernés sont vendus en Chine à des prix anormalement bas
36:09et s'ils pénalisent les producteurs locaux.
36:12Les investigations devraient durer un an avec une possibilité de prolongation de 6 mois.
36:16Elles pourraient déboucher sur des droits de douane supplémentaires, mais aucune taxe n'est encore annoncée à ce stade.
36:22Derrière ces enquêtes, c'est donc la bataille de la compétitivité industrielle entre la Chine et l'Europe qui se
36:28poursuit.
36:28Le marché du travail américain retrouve des couleurs.
36:31En octobre, le chômage a reculé à 4,1% contre 4,2% le mois précédent.
36:36Et surtout, les créations d'emplois sont largement et ont largement dépassé les prévisions.
36:41Au total, l'économie américaine a créé 165 000 emplois en octobre, alors que les marchés ne tablaient que sur
36:47environ 60 000.
36:49Autre signe positif, les chiffres d'août et de septembre ont également été revus à la hausse,
36:54avec 84 000 créations nettes supplémentaires sur les deux mois.
36:57Ces résultats pourraient conforter la réserve fédérale américaine dans sa volonté de maintenir le cap de la lutte contre l
37:03'inflation
37:04lors de sa prochaine réunion, début décembre.
37:06Mais derrière ces bons chiffres, une difficulté persiste.
37:09Le pouvoir d'achat, les salaires ont progressé de 3,1% sur un an en octobre,
37:15tandis que les prix à la consommation avaient augmenté de 3,7% en septembre, selon la dernière donnée disponible.
37:21Autrement dit, les Américains trouvent davantage d'emplois,
37:24mais leurs revenus ne suivent toujours pas le rythme de la hausse des prix.
37:28L'Afrique du Sud accélère sur les véhicules électrifiés.
37:30Et ce sont toujours des modèles hybrides qui tiennent et tirent le marché.
37:34Entre janvier et septembre 2026, les ventes ont dépassé les 22 000 véhicules.
37:38Une progression de 34% par rapport aux 16 703 unités écoulées sur l'ensemble de l'année 2025.
37:44Mais attention, ces chiffres ne concernent pas uniquement les voitures 100% électriques.
37:49Dans le détail, les hybrides classiques arrivent en tête avec 11 000 unités vendues.
37:54Ils sont suivis des hybrides rechargeables avec 8 000 véhicules,
37:57puis des modèles entièrement électriques qui totalisent 3 200 ventes.
38:01Cette progression s'explique notamment par l'élargissement de l'offre avec l'arrivée de constructeurs chinois.
38:07La hausse des prix des carburants encourage également les automobilistes à chercher des alternatives.
38:12Mais pour Pretoria, l'enjeu dépasse la progression des ventes.
38:16Le gouvernement veut transformer cette demande en investissement industriel,
38:20en production locale et en création d'emplois.
38:22Car si l'Afrique du Sud achète davantage de véhicules électrifiés,
38:26elle veut aussi devenir un acteur de leur fabrication.
38:31Votre Soir Info se poursuit avec l'Instant Culture.
38:34Meryem Khamlechi reçoit aujourd'hui l'écrivain, photographe et voyageur, Abdullah Bouhamidi.
38:50Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'Invité Culture.
38:53Que montre réellement une photographie et que choisit-elle de soustraire à notre regard ?
38:59C'est sur cette dualité qu'invite à réfléchir Hidden Highland, la toute nouvelle exposition de l'artiste Abdullah Bouhamidi.
39:08Une démarche artistique qui interroge les limites du regard et la manière dont une image peut simultanément révéler et dissimuler.
39:17A travers une série entière en noir et blanc, Abdullah Bouhamidi invite le spectateur à dépasser la première lecture de
39:25l'image
39:26pour s'intéresser à ce qui échappe à l'observation immédiate.
39:30Un travail poétique et philosophique où chaque cliché devient une invitation à dépasser la surface des choses.
39:37Cette exposition s'inscrit dans la programmation culturelle de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l'étranger
39:44qui entend justement valoriser le parcours artistique des créateurs marocains installés hors du royaume du Maroc.
39:52Abdullah Bouhamidi, bonsoir à vous.
39:54Bonjour.
39:54C'est un plaisir de vous avoir avec moi aujourd'hui, de parler de cette belle exposition Hidden Highland.
40:00Merci.
40:02Et de revenir sur ces clichés qui sont tous en noir et blanc.
40:06Déjà, pourquoi le choix du noir et blanc pour cette exposition ?
40:09Parce que moi, j'ai photographié en noir et blanc et en couleur.
40:14Et quand j'ai commencé à prendre des photos, quand j'ai commencé à prendre des photos,
40:19je me suis astreint à ne faire que de noir et blanc pour pouvoir apprendre le jeu des lumières.
40:25La couleur, c'est quelque chose qui est facile à apprécier, à aimer, même si elle est médiocre.
40:35À partir du moment où il y a des couleurs, on est content de sa photo.
40:39Noir et blanc ne trompe pas, ne ment pas, c'est bon ou c'est mauvais.
40:43Il m'a fallu du temps, beaucoup de travail pour pouvoir apprécier mes propres photos
40:48et faire des photos qui voulaient dire quelque chose.
40:53Et le noir et blanc a été vraiment une sacrée école.
40:55Et que symbolise pour vous cette exposition, justement, Hidden, Hidden ?
41:05Hidden et Hidden.
41:07C'est quelque chose qui se cache ou que l'on cache.
41:12Ça, c'est une étape.
41:14Chaque exposition, j'en ai fait un peu plus d'une quarantaine, un peu partout dans le monde.
41:19Et chaque exposition est une étape de la marche artistique, de la démarche artistique.
41:27Parce que, bon, quand on est artiste, entre guillemets, donc c'est un mot un peu trop ronflant,
41:36quand on est dans une quête, on est dans une recherche.
41:39Et on passe son temps à interroger, à s'interroger sur ce qu'on veut, ce qu'on cherche dans
41:45son art,
41:46où on en est et ce qu'on arrive à réaliser.
41:49Et donc, l'exposition, pourquoi est-ce qu'il choisit ce thème-là, du cache-cache, d'une certaine manière
41:58?
41:58C'est parce que, pour mon dernier livre, la question du droit à l'image s'est posée.
42:06On m'a posé la question du droit à l'image.
42:09Et ça, c'est une question qui m'a surpris.
42:12En même temps, j'en tiens énormément compte, du droit à l'image, naturellement.
42:18Parce que je ne mets jamais mes personnages, ce que j'appelle mes personnages,
42:21non pas mes personnes, mais mes personnages, je vous expliquerai pourquoi personnages,
42:25mes personnages dans une situation ni ridicule, ni pitoyable.
42:30J'ai énormément de respect pour les gens que je photographie
42:34et j'essaie de les présenter au mieux de ce qu'ils sont.
42:38Et alors, j'ai fouillé dans ma mémoire et dans mes archives
42:43pour trouver des photos qui, et continuer d'ailleurs,
42:48j'en ai fait, il y en a beaucoup de récentes, dans ce sens-là,
42:51parce que je réfléchis sur la chose depuis quelques années,
42:56trouver des photos qui ne dévoilent pas les personnes,
43:03mais qui les rendent plus visibles.
43:06Justement, comment on peut faire ça artistiquement parlant ?
43:09Comment dévoiler sans montrer ?
43:11C'est une question presque philosophique, j'ai envie de dire.
43:13C'est une démarche à la fois politique et philosophique et technique.
43:19Le photographe que je suis, donc je ne sais pas pour ce qui est des autres,
43:22mais le photographe que je suis, je me considère comme un metteur en scène.
43:24C'est-à-dire que je raconte des histoires en très peu de temps.
43:31Un 125ème de seconde par photo, c'est rien comme temps.
43:36Ce n'est absolument rien du tout.
43:37Et j'essaie de raconter des histoires avec mes photos.
43:40Et alors, la différence qu'il y a entre un metteur en scène et moi,
43:46c'est qu'un metteur en scène, il organise son plateau.
43:48Il dit, toi tu entres par là, toi tu mets la lumière ici, la couleur là, etc.
43:52Là tu dis ceci ou cela, moi je n'ai pas le droit de toucher à mon plateau.
43:57C'est moi qui bouge, pour trouver la bonne perspective.
44:00Et si la photo, elle dure 125 de seconde,
44:03ma démarche de recherche, ma quête, elle dure presque autant.
44:08C'est vraiment, il faut prendre, déclencher au bon moment.
44:12Quand les éléments, comme je dis,
44:14les éléments comme un petit peu les étoiles d'horoscope,
44:17quand les éléments s'alignent bien.
44:19Le décor, la lumière, la position des personnages, etc.
44:24Et c'est là que je prends la photo.
44:29Et donc, je prouve, là j'essaie de prouver,
44:32avec beaucoup d'amusement,
44:38que le visible, il y a derrière lui un invisible
44:42qui dit beaucoup plus que ce qu'on croit voir.
44:46Voilà, et c'est la vie qui est comme ça.
44:48C'est toute la vie qui est comme ça.
44:50Ce qu'on voit, on doit le creuser.
44:52Et ça c'est une invitation aux spectateurs,
44:55d'une certaine manière,
44:57de continuer l'histoire que j'ai commencée.
44:58Moi j'écris quelques phrases de cette histoire
45:01et puis c'est le spectateur qui comble ce qu'il ne voit pas
45:05ou ce qui lui est caché, etc.
45:06qui le comble avec son imagination,
45:08avec ses sentiments, etc.
45:10Vous l'avez dit, il est question de s'interroger,
45:14mais aussi susciter finalement une réflexion
45:15chez la personne qui découvre ces clichés.
45:20Vous parlez de raconter des histoires
45:21et donc chaque photo raconte une histoire.
45:24Si on devait revenir sur cette exposition en particulier,
45:27en noir et blanc, qui dévoile ce qui est caché
45:30sans vraiment le montrer,
45:33quel est le fil conducteur justement
45:35de cette exposition en particulier ?
45:37Quelle histoire vouliez-vous nous raconter ?
45:39Plein d'histoires.
45:41Plein, plein, plein d'histoires.
45:42Moi j'étais psychologue,
45:43donc on m'en a raconté des histoires.
45:47J'ai étudié la littérature, j'en ai lu des histoires.
45:50Je suis un cinéphile mordu depuis l'âge de 6-7 ans.
45:57J'adore l'histoire et moi j'adorais l'histoire
46:00parce que j'allais au cours d'histoire avec beaucoup de joie
46:03parce que le professeur racontait des histoires.
46:06Donc en tant qu'être humain,
46:11je continuais à raconter l'histoire.
46:13Puis j'ai une mère qui nous raconte des histoires tous les soirs
46:15et qui avait un répertoire qui était infini
46:19et que je retrouvais moi après dans les contes chinois,
46:22les contes afghans, les contes suédois
46:25et des choses comme ça de ce que notre mère
46:27qui n'avait jamais été à l'école nous racontait.
46:30Donc je suis féri d'histoire et j'aime raconter des histoires.
46:33– Et puis cette oralité,
46:34cet héritage de l'oralité finalement
46:37qu'on transmet en racontant des histoires.
46:41J'ai envie qu'on revienne sur certaines de ces photos,
46:42donc elles sont en train de défiler depuis tout à l'heure en tout cas.
46:45Est-ce que vous pouvez nous commenter celle-ci par exemple ?
46:48– Celle-ci, alors ça, c'était pour mon deuxième voyage
46:52à vélo de Vienne au Maroc
46:55et c'était à Tarragone, la ville de Tarragone en Espagne.
47:00J'avais fait 110 kilomètres ce jour-là.
47:02Mon hôtesse me dit, repose-toi un peu,
47:05elle parlait un peu français, repose-toi un peu
47:07et puis je t'amène voir quelque chose.
47:09J'ai dit, écoute, je suis crevé, je verrai ça demain.
47:11Elle me dit, ça ne se passe que mardi.
47:13C'est ces gens-là, on les appelle les castellenses.
47:17C'est une tradition catalane
47:21qui consiste à construire des tours humaines
47:24dont ici c'est la base.
47:27Les tours humaines, c'est à Barcelone,
47:30c'est toute la Catalogne.
47:34Donc, ce qui est intéressant,
47:36c'est qu'ils ont une grande maison creuse à l'intérieur
47:39pour pouvoir faire une tour parce qu'il y a...
47:42La tour, elle fait cinq étages à peu près
47:44et à la fin, c'est un petit garçon ou une petite fille
47:47de 4-5 ans qui monte au sommet et puis qui lève la main.
47:51Et donc, là, c'est les grands costauds,
47:55c'est tous les gens du village ou du quartier,
47:57c'est les grands costauds qui sont là,
47:59qui font la base et qui vont sécuriser
48:02les personnes de plus en plus jeunes qui vont monter.
48:04Et donc, il y a toute la société qui est là pour jouer
48:08la tradition, la solidarité, la responsabilité,
48:14les gens du pays dans un espace qui est extrêmement réduit.
48:20Et ça, ça m'a réveillé, je peux vous dire une chose.
48:22– Extraordinaire.
48:22– Ça m'a réveillé, je dois avoir fait
48:25quelque chose comme 400 photos ce jour-là
48:28parce que l'immeuble, je vous dis,
48:30donc, était cru de l'intérieur et il y avait des coursives.
48:32– Et pourquoi celle-ci en particulier ?
48:34– Celle-ci en particulier parce que c'est la base sociale,
48:37solide qui va tenir l'ensemble qui m'a intéressé
48:40et puis parce qu'aussi, elle est très picturale.
48:46Voilà, elle est beaucoup plus picturale que les autres
48:49qui, bon, on les regardait les autres hier à la maison,
48:54il y en a qui sont belles, mais celle-là m'a cloué.
48:59Celle-là, j'aime beaucoup celle-ci.
49:01– C'est l'une des histoires, en tout cas, que vous racontez.
49:04– Voilà, une histoire.
49:05– Parmi tant d'autres.
49:06Donc, on revient un petit peu à votre expérience,
49:09à votre vécu, à votre ressenti, aux sentiments, aux émotions suscitées
49:14pendant les moments où vous prenez justement ces photos.
49:18– Alors, pour ce qui est de la photo,
49:20le monsieur qui me présente dans le catalogue,
49:23il me présente un petit peu comme un chasseur d'images.
49:25Je ne suis pas un chasseur d'images.
49:27Moi, je suis un contemplatif.
49:29Je me promène, je sens l'ambiance.
49:33Si je n'arrive pas à sentir l'ambiance, je ne m'y trahis pas.
49:37Je sens l'ambiance.
49:38Je sens ce qui se passe autour de moi, d'humain.
49:42Et je sens, c'est ça.
49:43Moi, je me retrouve et si ça me parle, à ce moment-là, je fais la photo.
49:47Et je reviens des fois avec cinq ou six photos très belles
49:51et des fois avec rien du tout, et même rien du tout pendant des mois.
49:57Mais ça, ça peut m'importe.
49:58– En tout cas, pour cette image, par exemple, on voit la vivacité du regard.
50:02C'est ce que je remarque.
50:03Je ne sais pas si c'est ce qui vous a interpellé quand vous avez pris ce cliché.
50:06– Il y avait un jeu entre ce petit garçon et moi, d'une certaine manière.
50:12Donc, ça se passe à près dix mille fils.
50:16Cette photo est dans le livre, c'est le retour au pays des lettres Lido.
50:21Ce petit garçon s'est caché, a fermé la porte,
50:25une grande porte monumentale d'une maison que je connaissais.
50:29Et il me regarde avec malice.
50:32Donc, il y avait un jeu entre lui et moi.
50:34– Vous avez capturé cette émotion encore une fois.
50:36– Voilà, et donc j'ai capturé ce moment-là.
50:39Et ça dit beaucoup plus de lui que si j'avais fait son portrait.
50:43– Alors, je le disais tout à l'heure en introduction,
50:46c'est une exposition qui a été organisée par la Fondation Hassan II
50:50pour valoriser justement la création artistique,
50:53les artistes, les résidents marocains à l'étranger.
50:58Donc, comment s'est opérée un petit peu cette collaboration,
51:02on va dire, avec la Fondation pour cette exposition ?
51:05On va conclure sur ce point.
51:06– Oui, franchement, magnifique, magnifique.
51:09Ces gens sont des grands professionnels,
51:11ils aiment ce qu'ils font, on le sent.
51:15Ils donnent tout.
51:17Moi, franchement, c'est l'exposition la mieux organisée que j'ai faite,
51:21et j'en ai fait plus de 40,
51:24parce que j'ai trouvé des gens,
51:26jusqu'aux messieurs qui ont suspendu,
51:29qui ont présenté, qui avaient compris ce que je faisais.
51:33– Je n'ai pas eu besoin de beaucoup expliquer,
51:36j'ai eu besoin d'une demi-heure,
51:37on a mis les photos par terre,
51:39on a dit là, celle-là, ici,
51:40et ils ont dit, bon, peut-être bien que celle-là,
51:42côté format, c'est mieux que ce soit ici ou là,
51:45et puis au bout de quelques minutes,
51:48c'était terminé, j'ai pu partir,
51:49quand je suis revenu, c'était magnifique.
51:51Je ne vous parle pas du catalogue,
51:53de la presse qui a été organisée
52:00par Mme Amelouk et son équipe,
52:02franchement, mais alors la Fondation Hassan II,
52:05je connais depuis sa création,
52:08d'une certaine façon.
52:09Je crois que j'ai co-animé
52:11la première émission,
52:15discussion online,
52:18on avait fait ça sur les enfants,
52:20dit Miguel, qui réussissent,
52:21de Takafa.ma,
52:24c'est à eux, Takafa.ma.
52:26Mais avant, je connaissais déjà,
52:28avant Takafa.ma,
52:30je connaissais et les gens
52:31qui s'occupaient de la Fondation Hassan II
52:34et leur activité.
52:36Et quand on a voulu,
52:38par exemple,
52:40fonder des bibliothèques,
52:41on s'est adressé à eux,
52:42on a eu un soutien moral,
52:45mais ils étaient informés
52:46qu'on faisait donc des bibliothèques au Maroc.
52:50Merci beaucoup,
52:51Abdelabou Hamidi,
52:51c'était un plaisir de vous avoir avec moi
52:53comme invité ce soir,
52:54de parler de cette exposition
52:56qui se poursuit à l'espace Riva Jaraba
52:58jusqu'à la mi-novembre, du coup.
53:01Merci à vous.
53:03Merci à vous.
53:03On invite notre cher public
53:04à aller découvrir vos chers péchés
53:06en noir et blanc
53:07qui cachent une vérité
53:09qui doit être justement dévoilée.
53:11C'est la fin de l'Invité Culture
53:12pour ce soir.
53:13Très bonne soirée à vous.
53:18Et c'est aussi la fin de ce journal.
53:19Merci à vous de nous suivre.
53:21L'information, vous le savez,
53:22se poursuit sur Médien TV
53:23et toutes nos plateformes.