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  • il y a 9 minutes
Pour ce quatrième samedi d'affilée de mobilisation nationale ce samedi 7 novembre à l'appel d'organisations syndicales et de jeunesse ainsi que de gilets jaunes, quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur l'ensemble du territoire. Comme les semaines précédentes, "les préfets ont pris des arrêtés d'interdiction de manifestation dans les centres-villes" et "évidemment, les centres-villes seront protégés systématiquement", a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

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Transcription
00:00Dans le contexte post-17 octobre, évidemment, il y a des craintes de violence.
00:04Est-ce que vous avez le sentiment, tant que maire d'arrondissement,
00:06d'avoir reçu des garanties suffisantes de la part de la préfecture de police de Paris
00:10pour que tout se passe bien en ce quatrième samedi de mobilisation ?
00:14Déjà, pour le coup, il y a déjà une mobilisation policière
00:18et un dispositif de sécurité qui est autrement plus important
00:22que celui que nous avions il y a trois semaines.
00:25Encore une fois, avec deux missions importantes,
00:27c'est à la fois de permettre aux manifestants et aux manifestantes de manifester.
00:32C'est un droit constitutionnel, donc c'est important qu'ils puissent et elles puissent le faire dans de bonnes
00:36conditions.
00:36Et puis, évidemment, c'est d'assurer la sécurité des personnes et des biens
00:41et en particulier, surtout, le cheminement qui va de la manifestation
00:45qui traverse une grande partie du 11e arrondissement.
00:49Alors, il y a la liberté de manifester, mais aussi la liberté de travailler.
00:52On entend le ras-le-bol des commerçants de votre arrondissement
00:56qui disent que même s'il n'y a pas de casse, même s'il n'y a pas de
00:58débordement,
00:59les gens ne viennent pas dans nos magasins par ces journées de manifestation.
01:03Moi, d'abord, je voudrais leur assurer ma solidarité
01:05parce que je suis évidemment, je l'ai dit, très attaché à la liberté de manifester.
01:10Je pense que c'est un droit constitutionnel
01:11et je pense qu'à Paris comme ailleurs, il n'y a pas de zone de non-manifestation.
01:15C'est un peu comme les zones de non-droit.
01:17Il ne peut pas y avoir juste des endroits où on va tout le temps manifester
01:21et d'autres endroits où on ne va jamais manifester.
01:23Alors, je sais que le 11e arrondissement, nous avons la chance d'avoir trois grands emblèmes,
01:28la place de la République, la Bastille et Nation.
01:31Et donc, c'est important.
01:32Et je sais à quel point, pour être aussi moi-même militant politique,
01:36c'est important symboliquement de pouvoir, par exemple, faire République et Nation.
01:41Mais dans ce cadre-là, où il y a énormément de mobilisation,
01:45je le redis ici sur votre antenne et j'appelle aussi la préfecture,
01:50le ministère de l'Intérieur à changer, équilibrer d'une certaine manière les parcours
01:55pour que ça ne soit pas uniquement les mêmes parcours
01:58et en particulier des parcours qui impactent les riverains
02:00et les commerçants du 11e arrondissement.
02:03Je pense qu'on peut à la fois lier cette nécessité de faire des mobilisations
02:08et notamment au regard des revendications sociales auxquelles il n'y a aucune réponse
02:12qui est apportée par le gouvernement.
02:14Et c'est ça le sujet principal.
02:16Mais aussi de permettre à celles et ceux qui peuvent et qui doivent travailler,
02:20notamment par exemple les commerçants, de pouvoir le faire aussi avec sérénité.
02:25Et là, on a eu un parcours jeudi dernier.
02:27On a ce même parcours encore samedi.
02:30Il faut qu'on puisse équilibrer.
02:32Il faut qu'on puisse avoir aussi d'autres parcours
02:34qui permettent encore une fois ces mobilisations de se faire
02:37mais aussi aux commerçants de pouvoir travailler.
02:39En tant que maire, est-ce que vous mesurez déjà l'impact économique
02:42de ces quatre samedis de mobilisation,
02:44à la fois pour tous les commerçants dont le magasin a été vandalisé
02:48mais même pour ceux qui n'ont pas été directement touchés
02:50mais qui subissent de plein fouet malgré tout une baisse d'activité ?
02:52Est-ce que vous avez des chiffres ou des remontées particulières ?
02:55C'est très difficile.
02:56D'abord, il y a un impact économique qui est évident.
02:58Vous voyez bien que les images qui ont tourné il y a trois semaines
03:02qui ont touché à la fois Paris Saint, le 10e et le 11e arrondissement
03:06sont délétères pour l'activité économique
03:09et en particulier l'activité commerciale.
03:11Moi, je suis très attaché au soutien des commerces indépendants.
03:14Ça fait quand même la vie de nos quartiers.
03:17Ça fait leur identité aussi.
03:18Et on voit bien qu'effectivement, nous aurons d'ailleurs des impacts économiques.
03:24Aujourd'hui, les mesurer, c'est quasi impossible.
03:26En tout cas, moi, de mon point de vue, je n'ai pas de chiffre particulier.
03:30Je le sais par l'échange que je peux avoir avec les commerçants
03:32et puis parce qu'évidemment, on voit bien qu'il y a une baisse de l'activité
03:36qui n'est pas forcément liée d'ailleurs uniquement aux mobilisations
03:39mais qui est liée aussi à un contexte économique et social.
03:42Et c'est la raison pour laquelle, moi, j'appelle vraiment aujourd'hui encore une fois
03:45le gouvernement à apporter des réponses qui soient des réponses concrètes
03:49aux revendications sur la question notamment de la vie chère.
03:52On a besoin de plus de solidarité.
03:54On a besoin de permettre à celles et ceux qui travaillent ou qui vivent
03:58de pouvoir vivre correctement.
04:00Et ça, pour que les choses s'arrêtent ou en tout cas qu'elles se mettent un peu en pause,
04:04il faut que des réponses politiques soient apportées
04:07pour permettre ensuite peut-être de détendre un peu l'atmosphère
04:11et surtout de permettre notamment aux commerçants du 11e arrondissement
04:15et de Paris de pouvoir travailler correctement.
04:19Merci David Béliard d'avoir répondu à nos questions sur BFM TV.
04:22Merci.
04:22Merci.
04:22Merci.
04:22Merci.

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