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  • il y a 7 minutes
À J-1 des mobilisations prévues ce samedi dans la capitale, la préfecture de police de Paris a pris des arrêtés interdisant le parcours de manifestation souhaité par les syndicats, mais aussi celui souhaité par les gilets jaunes, leur imposant à la place un itinéraire entre les portes de Bagnolet et de Charenton.

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Transcription
00:00Laurent Nunez s'exprime, on va l'écouter, je vous donne le micro derrière.
00:02C'est une journée qui est à très haut risque.
00:04D'abord parce qu'il y a des appels à manifester, comme il y en a eu le 17 et
00:09le 24.
00:10La plupart d'ailleurs sont discutés, et c'est le cas à Rouen, c'est le cas au Havre, ici
00:14en Seine-Maritime,
00:15sont discutés avec des organisateurs et des cortèges qui sont prévus en dehors des centres-villes
00:19pour éviter qu'il y ait des exactions et des débordements.
00:23Donc demain c'est une journée de manifestation.
00:25Et puis on voit fleurir ici ou là beaucoup d'appels à faire dégénérer ces manifestations.
00:30Partout sur le territoire national.
00:33Le 24 c'était le cas, il n'y a pas eu d'incident, mais il a fallu partout que
00:36les forces de sécurité intérieure
00:37protègent les centres-villes car il y avait des individus, essentiellement de la mouvance ultra-gauche,
00:42hexamuraux radicalisés ou parfois des individus, des gilets jaunes radicalisés
00:46qui voulaient évidemment s'en prendre au centre-ville.
00:48Et demain on a de nombreux appels qui fleurissent en ce sens,
00:52c'est-à-dire d'aller faire dégénérer les cortèges.
00:54Il y a des appels à commettre des pillages, des exactions,
00:57et puis à faire le lien avec la soirée d'Halloween,
00:59puisque demain c'est le 31 octobre.
01:01Et on voit sur les sites de la mouvance, ultra-gauche, hexamuraux radical,
01:05énormément d'appels à profiter de la soirée d'Halloween
01:07pour se réunir sur les places publiques, si possible masquées,
01:11et commettre des exactions.
01:12Et il y a des appels qui sont extrêmement inquiétants,
01:14avec des mots d'insurrection, de révolution, de nuit des ténèbres,
01:18on fait référence au film américain Purge.
01:21C'est quand même assez inquiétant,
01:22et donc évidemment nous sommes très déterminés à faire front à ces menaces,
01:27à ces rassemblements, s'ils devaient avoir lieu.
01:29Et c'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national
01:32un dispositif policier qui est assez exceptionnel.
01:36De nouveau, on remobilise les forces de sécurité intérieure,
01:40policiers, gendarmes, forces mobiles.
01:42Toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain
01:46sur la gestion de ces événements.
01:49Les moyens spécialisés, on aura 15 engins lanceurs d'eau
01:53sur l'ensemble du territoire national,
01:5426 véhicules blindés dits centaures de la gendarmerie nationale.
01:59Les forces spécialisées, le BRI, RED, GIGN, les drones, les hélicos.
02:03Voilà, on va mobiliser un dispositif assez important,
02:06mais avec une doctrine opérationnelle qui est très précise.
02:09Très précise.
02:10Elle va s'appliquer tout au long de la journée, du matin au soir.
02:13Donc la période d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue.
02:18Mais la doctrine opérationnelle, et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouen,
02:22c'est celle de la plus grande mobilité.
02:24La plus grande mobilité de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque
02:29qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier.
02:31Et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact,
02:35aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter que la situation ne dégénère.
02:40Qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes
02:43qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des manifestations,
02:46on aura une réponse d'une extrême fermeté, d'une extrême fermeté.
02:50Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes.
02:52Cette doctrine, ce sera de la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité.
02:56Et puis en amont, en amont et tout au long de la journée,
02:58partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement,
03:02il y a des contrôles qui vont être organisés, des contrôles de flux
03:06sur les axes routiers, dans les gares, sur les réseaux ferrets.
03:11Partout, il y aura des contrôles sur réquisition de l'ensemble des procureurs de la République
03:16de manière à pouvoir faire des fouilles, d'ouvrir les sacs
03:18et de saisir, s'il devait y en avoir, des armes par destination.
03:22Il y aura énormément de contrôles également en amont.
03:24Et il me semble que cela est de nature à dissuader
03:26tous ceux qui voudraient venir créer le désordre dans les centres-villes de notre pays.
03:34Et bien sûr, pour les cortèges qui sont déclarés, ces cortèges seront protégés.
03:38Ils iront au bout.
03:38La liberté de manifester trouvera à s'exprimer demain
03:41quand elle se passe dans le bon ordre public.
03:44En revanche, évidemment, s'il devait y avoir des désordres,
03:47nous interviendrons avec beaucoup de fermeté.
03:49Je voudrais profiter de vos micros pour remercier,
03:52et c'est le cas ici, évidemment, en Seine-Maritime,
03:54pour remercier l'ensemble des préfets.
03:56Je remercie M. le préfet de Seine-Maritime
03:58pour leur engagement à concevoir ces dispositifs
04:01selon mes instructions de grande fermeté.
04:03Remercier l'ensemble des responsables des forces de sécurité intérieure,
04:06M. le directeur général de la police nationale,
04:08M. le directeur général de la gendarmerie nationale,
04:10représenté aujourd'hui à mes côtés par le major général.
04:14Remercier l'ensemble des forces de sécurité intérieure
04:16pour leur engagement.
04:18Je n'oublie pas non plus les sapeurs-pompiers.
04:19Il y a souvent des troubles qui sont créés par des mises à feu
04:23de véhicules, d'incendies, ils doivent intervenir.
04:25Ils sont souvent pris à partie.
04:27Et je veux aussi, évidemment, les remercier,
04:29avoir une pensée pour eux.
04:30Et je n'oublie pas, évidemment, je le redis,
04:33de saluer les procureurs de la République.
04:35Le garde des Sceaux leur a adressé des instructions
04:37d'une grande fermeté.
04:39Lorsque nous interpellons des individus
04:41qui commettent des troubles à leur public,
04:43des dégradations, des violences
04:44contre les forces de sécurité intérieure,
04:45et M. le préfet de Seine-Maritime me disait ici
04:48qu'il n'avait qu'à se féliciter des relations
04:49qu'il avait avec son procureur.
04:51C'est vrai partout sur le territoire national.
04:53Le tandem préfet-procureur fonctionne de manière remarquable.
04:57Et évidemment, c'est aussi une mise en garde
04:58pour ceux qui voudraient créer des troubles.
04:59Il y aura des interpellations en flagrance,
05:01des traitements judiciaires accélérés.
05:03Et après les incidences, il devait y en avoir.
05:06Nous continuons à investiguer, en réalité.
05:08Les services de police, sous l'autorité des parquets,
05:10continuent à investiguer.
05:11Et il faut savoir que depuis le 17 octobre,
05:13ce sont plusieurs centaines de personnes
05:14qui ont été interpellées, a posteriori,
05:16qui avaient commis des dégradations
05:17et qui ont été confondues par les investigations judiciaires
05:20qui sont remarquablement menées
05:22par les services de police et de gendarmerie
05:24sous l'autorité des parquets.
05:25Voilà ce que je voulais vous dire.
05:26J'insiste.
05:27Demain, c'est une journée à très haut risque.
05:29Voilà, très haut risque.
05:30Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux
05:32à faire dégénérer la situation.
05:34Et nous y répondrons avec la plus grande fermeté.
05:37Avec la plus grande fermeté.
05:39Et croyez-moi, je suis déterminé.
05:41Mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure
05:43de ce pays qui le sont également.
05:45On ne peut pas tolérer le désordre,
05:47surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle,
05:50comme c'est le cas dans les messages
05:52que nous voyons fleurir sur les réseaux sociaux.
05:54Voilà, je peux prendre quelques questions, si vous voulez.
05:55Monsieur le ministre, deux questions.
05:57La première, c'est une réaction sur la justice
05:58qui accepte finalement le tracé,
06:01le cortège proposé par la CGT
06:03entre Bastille et Nation.
06:05Deuxième question, vous comparez
06:06les violences urbaines de demain
06:08qui pourraient ressembler à celles qu'on a connues le 17 octobre.
06:11Est-ce que c'est une manière de préparer les esprits,
06:13de préparer aussi les commerçants, les riverains
06:15à de potentiels nouveaux dégâts
06:16et que malheureusement, on ne pourra rien y faire ?
06:18Non, d'abord, premièrement,
06:19sur la décision qui a été prise à Paris,
06:22c'est à ma connaissance,
06:23la plupart des décisions prises par les préfets
06:27prévoyant des cortèges qui avaient lieu
06:28en dehors des centres-villes,
06:30la plupart de ces décisions avaient été validées
06:32par les tribunaux administratifs.
06:33Effectivement, on me dit que le tribunal
06:34a suspendu la décision du préfet de police
06:36sur un cortège-bastination.
06:38Dans notre pays, on peut faire appel.
06:40Donc voilà, moi, je vais regarder
06:41pour qu'on puisse faire appel.
06:42Il y a des risques de trois valeurs publiques importants.
06:44C'est ma vision comme ministre de l'Intérieur.
06:46C'était celle du préfet de police.
06:47Donc on va faire appel.
06:49Et voilà, on est dans un état de droit.
06:51On va faire appel.
06:51Parce que si on a suspendu ce cortège,
06:53c'est parce qu'il y a eu des dégâts.
06:54Il y a eu énormément de dégradations
06:56qui ont été commises le 17 octobre,
06:57des pillages.
06:58Et donc le risque de trois valeurs publiques,
07:00il demeure important.
07:01Donc on va faire appel.
07:03Deuxièmement, non, je prépare les esprits
07:04à rien du tout.
07:05C'est mon devoir de monter un dispositif
07:09qui est là, pour le coup,
07:11vraiment dans l'anticipation.
07:12On voit sur les réseaux sociaux
07:13que fleurissent des messages
07:14qui appellent à des violences,
07:16qui appellent à des pillages,
07:17y compris en soirée et en nuit,
07:19parce que c'est la soirée d'Halloween.
07:21Donc voilà, on met en place un dispositif
07:23qui vise à éviter des pillages.
07:24On ne se prépare pas à subir des pillages.
07:26On se prépare à empêcher
07:27les gens de commettre des pillages.
07:29Et on aura une réponse très ferme.
07:30Une question, M. le ministre.
07:31Pourquoi avoir choisi de venir à Rouen ce soir ?
07:33Est-ce que c'est-à-dire que demain,
07:34c'est une ville qui sera particulièrement sous surveillance ?
07:36C'est une ville qui sera particulièrement
07:39sous surveillance, je n'en parlerai pas ce mot,
07:41qui sera sécurisée, particulièrement sécurisée.
07:43Le cortège pourra zéroler,
07:44il sera sécurisé.
07:45M. le préfet a mis en place tous les...
07:47Le préfet de Seine-Maritime a mis en place
07:48tous les moyens pour ce faire.
07:50Et puis en même temps, on protégera le centre-ville
07:51comme ça a été fait le 24 octobre.
07:53Comme ça a été fait le 24 octobre.
07:54Donc je suis venu à Rouen
07:55parce que c'est une ville
07:57qui a connu, d'abord parce que M. le maire de Rouen
08:00m'avait aussi écrit, m'avait aussi interpellé
08:01sur la mouvance d'ultra-droite
08:04qui s'était manifestée.
08:05Donc je voulais aussi venir
08:06le rencontrer, les élus.
08:09Parce que j'ai rencontré également des élus,
08:10des élus du Havre et de Rouen
08:11cet après-midi.
08:13Et donc voilà, c'est une ville
08:14qui a connu à peu près les mêmes phénomènes
08:16que sur le reste du territoire national.
08:1817 octobre, des pillages,
08:19une trentaine de commerces.
08:20Le 24 octobre, une situation
08:21qui était pour le coup totalement maîtrisée.
08:24Et puis demain, une journée aussi à risque.
08:26Mais on va répondre également présent.
08:27Voilà pourquoi je suis venu à Rouen.
08:30Et je me suis rendu dans bien d'autres villes
08:32déjà ces dernières semaines.
08:33M. le ministre,
08:34Antony, tiendra le journal Paris-Normandie.
08:36Il y a une vidéo qui circule.
08:37On voit un policier à Rouen
08:39lancer une grenade
08:41avec des enfants qui se trouvent là.
08:43Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
08:44Où en est l'enquête ?
08:46Voilà, quel est votre regard
08:47sur cette vidéo qui tourne ?
08:49On regarde d'une manière générale.
08:50Je viens de le dire
08:51aux forces de sécurité intérieure.
08:52Je me suis adressé
08:53à l'ensemble des effectifs,
08:54une grande partie des effectifs
08:55qui seraient engagés demain au briefing.
08:57Je leur ai rappelé
08:58que l'armement intermédiaire,
08:59il était indispensable.
09:00Voilà.
09:01S'il n'y a pas d'armement intermédiaire,
09:03qu'il s'agisse des grenades lacrymogènes,
09:05des grenades de désencerclement,
09:07des grenades assourdissantes,
09:08des LBD,
09:08il n'y a plus de police,
09:09il n'y a plus de gendarmerie.
09:11Sinon, on passe directement
09:12à l'arme létale.
09:12Donc voilà, l'armement intermédiaire,
09:14c'est important.
09:14Ils s'engagent,
09:15ils vont protéger nos concitoyens,
09:16ils sont pris à partie violemment,
09:18ils doivent faire usage
09:19de l'armement intermédiaire.
09:20Pour moi, il n'y a pas de débat là-dessus.
09:21Il n'y a pas de débat là-dessus.
09:23Voilà.
09:24Le seul cadre qui est fixé,
09:26c'est le cadre légal et réglementaire,
09:27c'est celui de la proportionnalité.
09:28Ça, c'est pour...
09:30D'une manière générale.
09:31Au cas d'espèce, évidemment,
09:33cet incident m'est remonté.
09:35Évidemment, cet incident m'est remonté.
09:37Je crois qu'il y a une enquête judiciaire en cours
09:38qui fera toute la lumière sur les faits.
09:40Je n'ai pas à me prononcer.
09:41D'un point de vue administratif, en revanche,
09:43j'ai eu connaissance de la façon
09:45dont cette grenade avait été lancée.
09:47Effectivement, il y a une personne,
09:48une dame avec des enfants,
09:51qui est apparue à ce moment-là,
09:52au moment où la grenade était lancée
09:54contre des assaillants,
09:55contre des individus
09:56qui jetaient des pierres
09:57aux forces de sécurité intérieure.
09:59Et donc, la grenade lacrymogène
10:00visait à se dégager
10:02et à faire partir les assaillants.
10:04Malheureusement, une dame passait
10:05avec ses enfants à ce moment-là.
10:09Encore une fois, ce qu'il faut regarder
10:10dans l'utilisation d'un armement intermédiaire,
10:12ce n'est pas les conséquences
10:13de l'action qui est menée,
10:14c'est est-ce que dans les conditions
10:17de l'engagement de la force,
10:18ces conditions étaient légales et réglementaires.
10:20Au cas d'espèce,
10:21il me semble que c'était le cas.
10:23En tout cas, moi, comme responsable hiérarchique,
10:25aussi comme ministre de l'Intérieur,
10:26des forces de sécurité intérieure,
10:27je considère que c'était le cas.
10:28Mais il y a une enquête judiciaire,
10:30c'est la justice qui confirmera
10:31ou affirmera ce que je viens de vous dire.
10:32Mais encore une fois,
10:33c'est au moment où on engage l'armement,
10:35où on engage la force qu'on doit regarder
10:36si le contexte légal et réglementaire est réuni.
10:39Et encore, au cas d'espèce,
10:40évidemment, je regrette que cette dame
10:42ait pu être atteinte par du gaz lacrimogène.
10:45Mais il n'y a pas de...
10:46Voilà, je n'ai rien d'autre à dire.
10:47Pour moi, le contexte...
10:48L'action a été proportionnée.
10:50C'est la justice qui le confirmera
10:52ou l'infirmera.
10:53Mais je n'ai pas d'autre commentaire à faire.
10:56Pas d'autres questions ?
10:58Le 24 octobre dernier,
11:00des groupes identitaires
11:01se sont affrontés à Rouen.
11:03Quelle est votre réponse
11:04par rapport à ces événements ?
11:06Alors d'abord,
11:07je n'ai pas à répondre
11:08que des groupes identitaires
11:09s'affrontent entre eux.
11:10C'est un peu l'histoire
11:10de la vie de la Mouvance Ultra.
11:13Il y a des groupuscules
11:14d'ultra-droite à Rouen.
11:15Il y a aussi des groupuscules
11:16d'ultra-gauche.
11:17Vous savez, les ultras,
11:18ils sont dangereux de part et d'autre.
11:19Il n'y a pas...
11:20Voilà, ils sont dangereux
11:21de part et d'autre.
11:22Effectivement,
11:22dans une quinzaine de villes,
11:23dont à Rouen,
11:24on a eu des groupes
11:25d'ultra-droite
11:26qui se sont constitués
11:27dans des groupes
11:28dont on peut penser
11:29qu'on est à la limite
11:30de la légalité.
11:31C'est un euphémisme.
11:31C'est un peu des groupes
11:32de combat.
11:33Ils voulaient protéger
11:33les commerçants
11:34qui, je crois,
11:35ne faisaient pas forcément
11:36appel à eux d'ailleurs.
11:37Et ils ont pu affronter
11:38des militants d'ultra-gauche.
11:41Il y a eu des affrontements.
11:42Systématiquement,
11:42c'était le cas à Rouen.
11:43Les forces de sécurité intérieure
11:44ont empêché ces affrontements.
11:46Ils les ont dispersés.
11:47Voilà, systématiquement.
11:48À Rouen,
11:48il y a même eu deux interpellations
11:54en terre à faire
11:54que j'entends les reproches
11:56ici ou là
11:56qui sont faits
11:57d'une forme de complaisance
11:58des forces de sécurité intérieure
11:59qui auraient laissé faire
12:00les militants d'ultra-droite.
12:01Attention !
12:01La mission qu'avaient
12:03les forces de sécurité intérieure,
12:04c'était de protéger
12:06des commerces,
12:06de protéger des centres-villes,
12:07d'éviter des pillages.
12:09Si des effectifs se détournent,
12:11des effectifs de police
12:12ou de gendarmerie
12:13se détournent
12:13pour aller interpeller
12:14un groupe d'ultra-droite
12:15de 40 ou 50 personnes
12:16parce qu'on constitue
12:17un groupe de combat,
12:17vous perdez une demi-compagnie
12:19qui n'est plus là
12:19pour protéger les commerces.
12:20Il y a des missions prioritaires.
12:22Jusqu'à preuve du contraire,
12:23c'est moi qui les fixe.
12:23La mission prioritaire,
12:24c'est de protéger les commerces
12:25demain,
12:26c'est d'éviter les pillages
12:27et quand il y a des affrontements
12:29entre ultra-droite et ultra-gauche,
12:30évidemment,
12:30d'intervenir pour éviter
12:31qu'il y ait des blessés.
12:32Mais la mission,
12:33elle s'arrête là pour demain.
12:34Demain, ma priorité,
12:35c'est ça.
12:36Après,
12:37M. le Préfet a saisi
12:38le procureur de la République
12:39avec lequel, d'ailleurs,
12:40nous avons discuté
12:41de cette affaire.
12:42Je crois qu'il a ouvert une enquête,
12:43il l'a rendue publique.
12:44Donc ça ne veut pas dire
12:45qu'il n'y aura pas
12:46des recherches en responsabilité
12:47à posteriori.
12:48Et d'ailleurs,
12:49en France,
12:49partout où ces groupes
12:50d'ultra-droite se sont constitués,
12:52il y a des enquêtes judiciaires
12:53qui sont lancées.
12:53Et comme vous le savez,
12:54on peut aussi lancer
12:55des procédures administratives
12:56de dissolution
12:57ou venir nourrir
12:59des dossiers de dissolution
13:00de ces groupes d'ultra-droite
13:01qui sont des groupes
13:02effectivement à risque,
13:03mais comme le sont
13:04certains groupes d'ultra-gauche.
13:05À preuve,
13:05ils s'affrontent en permanence.
13:07M. le ministre,
13:08sur le recours
13:08que vous allez déposer
13:14sur le cortège,
13:15est-ce que vous n'avez pas peur
13:15que déjà le temps
13:16joue en votre défaveur
13:17et que ça crée le désordre
13:19parce que les gens
13:19seront à la dernière minute
13:20s'ils peuvent manifester ou pas ?
13:22Je crois que ce qui crée le...
13:25On va faire appel.
13:26Ça, c'est sûr.
13:27On va faire appel.
13:27Il est important aussi
13:28que le Conseil d'État
13:29puisse trancher,
13:30dire le droit.
13:31Oui, mais le temps, non.
13:33Vous savez,
13:34les forces de sécurité intérieure
13:36savent s'adapter
13:36à des itinéraires
13:38qui peuvent changer
13:39au dernier moment.
13:39Regardez, la semaine dernière,
13:41il a changé au dernier moment.
13:42Quand il y a des risques
13:42de trouble à l'ordre public,
13:43on peut modifier
13:44un itinéraire au dernier moment.
13:46Évidemment, c'est plus confortable
13:48quand l'organisateur
13:48accepte les propositions
13:49qui sont faites.
13:50C'est plus confortable.
13:51Voilà, si vous voulez savoir
13:52le fond de ma pensée,
13:53c'est plus confortable.
13:54Je ne vois pas en quoi
13:56manifester sur les boulevards
13:57des Maréchaux,
13:58comme c'était le cas
13:59la semaine dernière
13:59où il y avait 110 000 personnes.
14:01Ce n'est pas rien,
14:01110 000 personnes.
14:02Je ne vois pas en quoi
14:03c'est aussi attentatoire
14:05aux libertés que cela.
14:06Alors même que l'intention
14:08qui est celle du préfet de police
14:09quand il prend sa décision,
14:10c'est d'éviter des troubles
14:11à l'ordre public.
14:12C'est tout.
14:13Il n'est mu que par cette volonté-là.
14:15Bon, je ne vois pas en quoi
14:16c'est attentatoire aux libertés.
14:17Maintenant, si un juge
14:18en a décidé autrement,
14:19moi je respecte la justice.
14:20On fera appel
14:20pour que le droit
14:21soit clairement en manifestation.
14:22Elle sera encadrée.
14:23Et ceux qui veulent manifester
14:25paisiblement pourront le faire
14:26comme c'est toujours le cas
14:27partout en France.
14:28Et les forces de l'ordre
14:29n'interviendront
14:29comme malheureusement
14:31elles ont eu à le faire le 17,
14:32comme malheureusement
14:32elles ont eu à le faire
14:33à la fin des cortèges du 24,
14:34y compris à Paris
14:35sur le cours de Vincennes,
14:36n'interviendront que
14:37quand il y a des exactions.
14:38Voilà, c'est ça.
14:39L'ordre républicain, c'est ça.
14:40Vous pensez que cet appel
14:41accroît la colère des manifestants ?
14:43Non, je ne pense pas
14:43que cet appel
14:44va accroître la colère
14:45des manifestants.
14:46Voilà, je ne pense pas.
14:48Donc on verra
14:49ce qu'il en sera décidé
14:50et on organisera évidemment
14:52ce cortège.
14:53Encore une fois,
14:54en veillant à ce que
14:55la liberté de manifester
14:56soit respectée,
14:58encadrée
14:58et en évitant
14:59les troubles à l'ordre public.
15:00Voilà.
15:00Une question pratique.
15:03Est-ce qu'il sera autorisé
15:04de porter un masque
15:05si on ne manifeste pas ?
15:07Et comment est-ce que
15:08vous définissez
15:09ce qui ressort
15:10d'un rassemblement
15:12ou pas
15:12en cette soirée d'Halloween ?
15:14Vous savez,
15:14les forces de sécurité intérieure,
15:15j'ai toute confiance,
15:16sont parfaitement capables
15:17de déterminer
15:18un groupe qui se rassemble
15:19sur une place publique
15:21comme ils sont appelés
15:22à le faire.
15:22Je rappelle qu'il y a
15:23ce type d'appel
15:24pour aller commettre
15:25des violences,
15:25se diriger vers
15:26les lieux de pouvoir,
15:27notamment à Paris,
15:28aller piller les magasins.
15:29Les appels qu'on a ce soir,
15:30c'est ça.
15:30Quand je dis que la journée
15:31est à haut risque demain,
15:32je pèse chacun de mes mots.
15:34chacun de mes mots.
15:35Les forces de l'ordre
15:35sont parfaitement capables
15:36de voir qu'un groupe
15:37se réunit
15:38et que les personnes
15:38se masquent le visage.
15:39Un, c'est interdit
15:40de se dissimuler le visage
15:41sur l'espace public
15:42sans motif légitime.
15:43Un.
15:44Deux, quand vous le faites
15:45dans une manifestation,
15:47sur le premier point,
15:47c'est une contravention,
15:48mais quand vous le faites
15:49dans une manifestation
15:50où il risque d'y avoir
15:51des troubles à l'ordre public,
15:54soit qu'il y ait
15:54des troubles publics,
15:55soit qu'on soit susceptible
15:56qu'il y en ait,
15:57quand on appelle
15:57à la surection,
15:58à la révolution,
15:59en général,
15:59c'est un trouble à l'ordre public,
16:01ça devient un délit.
16:02Donc voilà.
16:03Et il y aura force.
16:03Et délit,
16:04ça veut dire ce que ça veut dire.
16:05Un délit,
16:05ça veut dire qu'on peut
16:06évidemment interpeller
16:06les personnes
16:07et qu'elles peuvent passer
16:08par la casse-garde à vue.
16:09Mais pour tous les citoyens
16:10et citoyennes
16:10qui veulent juste passer
16:11une soirée d'Halloween
16:13tranquille,
16:13faire la fête ?
16:14Il n'y aura évidemment
16:15pas de problème.
16:16Évidemment.
16:16Évidemment.
16:17Évidemment,
16:17il n'y aura pas de problème.
16:18Mais pour les groupes
16:19qui se réuniront
16:20de manière vindicative,
16:23de manière...
16:24le visage dissimulé,
16:25ce sera de toute façon,
16:26en tout état de cause,
16:27un groupement constitué
16:28en vue de commettre
16:28des violences,
16:29voire un attroupement.
16:30Et puis le fait
16:31d'avoir le visage dissimulé,
16:32ce sera un grief supplémentaire
16:34pour engager des poursuites.
16:35Voilà.
16:36Merci beaucoup.
16:36Merci à vous.

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