00:00Tous les matins, à l'ouverture de sa boutique, en plein centre de Marseille,
00:05Dino retire les protections de sa vitrine.
00:07Voilà nos stockages de planches, nos sécurités.
00:12Pour l'heure, il a été épargné par les casseurs,
00:15mais il reste contraint de fermer régulièrement au gré des événements pour protéger ses stocks.
00:20Je suis très pessimiste, moi je suis depuis là 40 ans à la rue de la République
00:25et je n'ai jamais vu ça.
00:28Ça devient venir travailler avec un peu la boule au ventre.
00:32Le centre-ville est déserté.
00:34Dino et son épouse Fabienne en subissent directement les conséquences.
00:38On ne fait pas notre chiffre.
00:39On ouvre, des fois on ouvre pour rien.
00:42On fait plus de dépenses que d'euros 7 ans.
00:45Les gens ne viennent pas se faire frapper.
00:47Moi c'est un pantalon, une chemise.
00:49Et on en a marre, marre, marre, marre.
00:51Parce que de quels droits on se permet de casser gratuitement l'outil de travail des gens ?
01:01Il y en a qui se défendront, ils auront raison.
01:03Ils auront raison.
01:05Si la situation perdure, de nombreux commerçants risquent de devoir fermer définitivement leurs portes.
01:11Il y a qui se défendre, de nombreux commerçants risquent de devoir fermer définitivement leurs portes.