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  • il y a 9 minutes
D'après Jean-Pascal Thomasset, président de l'association d'aide aux victimes et de médiation de l'Ain, les victimes et les proches doivent absolument être accompagnés après ce drame car un choc post-traumatique peut survenir. 

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Transcription
00:00Effectivement, il a fallu annoncer le décès de ces deux enfants à leurs collègues, à leurs amis, aux parents qui
00:08étaient présents.
00:09Et puis, il a fallu accompagner cette sidération de l'ensemble des 30 personnes que nous avons pu rencontrer sur
00:16site, dans ce centre d'accueil des familles.
00:18Accompagner la sidération, accompagner l'émotion, accompagner le choc.
00:22Et nous savons que c'est un travail de longue haleine qui va s'engager,
00:25parce qu'au-delà de ce temps de sidération, vont venir se conjuguer des temps de colère, des temps de
00:32gueuille, des temps de recueillement,
00:33des temps aussi liés à la procédure judiciaire qui peut prendre, dans ce type d'accident de la route, facilement
00:38deux à trois années.
00:40Oui, et parfois, les moments les plus difficiles, ils arrivent au bout de quelques années, justement, avec le procès.
00:46Bien évidemment, avec le procès, le premier anniversaire d'un procès,
00:49le stress post-traumatique qui peut, bien évidemment, s'installer au bout de deux à quatre semaines suivant l'accident.
00:56Donc, toute la vigilance de nos services va être de rester en contact avec ces victimes,
01:01de rester en contact avec les parents, de repérer les signaux d'alerte,
01:04et d'être présent dans cet accompagnement au long terme,
01:07parce que, je le redis, un accident de la circulation,
01:09avec la procédure pénale qui va s'engager, avec les procédures d'indemnisation,
01:14c'est une procédure qui peut durer, dans sa temporalité, deux à trois années.
01:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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