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Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à la présidentielle, rêve d'un "grand meeting dans un stade de foot"
Salariés et fonctionnaires ont été appelés par les syndicats à faire grève pour leurs salaires jeudi 5 novembre, et jeunes et retraités à les rejoindre en manifestation. Les premiers chiffres donnés par les syndicats et le ministère de l'Intérieur parlent d'une mobilisation record cet automne.
Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à la présidentielle, était l'invitée de BFMTV, ce 5 novembre.
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00:00Bonsoir Marine Tondelier, merci d'être avec nous, candidate à l'élection présidentielle, candidate des écologistes.
00:05Une démonstration de force aujourd'hui, diriez-vous ?
00:07Une démonstration de force, mais démonstration de joie.
00:11Moi c'est ça qui m'a vraiment marquée.
00:13C'est pour ça que quand on arrive, et c'est normal, on est en manifestation, il fait jour,
00:16c'est hyper festif, hyper joyeux, hyper chaleureux, convivial, il y avait de l'humour, il y avait de l
00:20'amour.
00:20Franchement, ça fait du bien.
00:22Les gens là, il y a plein de gens qui se foutent dans ce pays.
00:25Franchement, allez en manif, allez en manif, on est ensemble, on est solidaires et on ne va pas laisser tomber.
00:29Alors c'est sûr que quand on revient, et qu'on voit les images toujours un peu crépusculaires de fin
00:33de manif,
00:34là ça va, je remercie ces gens qui sont en train de danser,
00:36pour qu'on ait d'autres images que des images de quart de CRS.
00:40Mais du coup, voilà, moi c'est ce qui m'a beaucoup touchée,
00:43dans cette société qui va si mal, dans cette élection présidentielle qui est si tendue,
00:47un pays qui est tiraillé, on l'a vu avec trappe,
00:49il y a plein de choses tellement dures en ce moment,
00:52qu'être une après-midi ensemble dans la rue, la gauche ensemble réunie, tout le monde y était.
00:57On va en parler.
00:58Certains sont partis plus vite.
01:00Certains sont partis plus vite, mais je vais le dire,
01:01le fait qu'à République, toute la gauche était présente ensemble,
01:06moi je vais vous dire, ça m'a émue,
01:07parce que je fais une double campagne pour la présidentielle,
01:09pour l'écologie et pour l'Union,
01:11moi je veux un chemin de victoire pour notre camp politique,
01:13je veux un débouché politique pour tout ça.
01:16C'est important ce que vous dites.
01:17On ne manifeste pas juste pour Macron.
01:18Ce n'est pas pour la rue, c'est le débouché politique.
01:20C'est le débouché politique.
01:21C'est un rendez-vous dans cinq mois et demi.
01:22Le débouché politique, c'est deux choses.
01:24C'est ce que les politiques publiques peuvent faire pour les gens maintenant,
01:27et donc c'est ce que vous venez de discuter avec M. Souillot.
01:30Qu'en pensez-vous d'avoir une conférence sociale lundi ?
01:32Vous savez, des conférences sociales depuis le début du macronisme,
01:36on en a connu quelques-unes, on n'en a pas sorti grand-chose.
01:38Mais la demande des syndicats, plus 100 euros de SMIC,
01:42en fait c'est plus 7% à peu près du SMIC.
01:44Nous, dans notre programme présidentiel chez les écologistes,
01:48on propose le SMIC à 2000 euros bruts.
01:51En fait, c'est à peu près la même chose,
01:52donc évidemment on soutient ça.
01:54Vous savez, il y a aujourd'hui 2 300 000 Françaises et Français
01:58qui sont des travailleurs pauvres,
01:59qui travaillent et que le travail ne permet pas de sortir de la précarité,
02:03qui ont du mal à se loger, qui ont du mal à se nourrir,
02:05qui ont du mal à remplir le plein d'essence,
02:08c'est assez terrible.
02:10Et donc, évidemment que c'est utile,
02:11il y a 23% des enfants en France
02:13qui ne mangent pas 3 repas par jour.
02:15Mais j'ose espérer que tout le monde est là tout totalement rédigé.
02:18Donc ça, on doit réagir.
02:19Mais le débouché politique, c'est aussi remplacer les macronistes.
02:23Évidemment.
02:24Et donc ça, c'est un autre sujet.
02:25Il y a les deux.
02:26Les revendications des réponses maintenant du gouvernement,
02:28et puis ce qu'on en fera plus tard.
02:30Et moi je dis, mon rêve,
02:31maintenant qu'on manifeste et qu'on remanifestera sans doute
02:33dans la même joie et la bonne humeur,
02:35moi mon rêve, ce serait qu'on arrive à faire un grand meeting,
02:37vous savez, dans un grand stade de foot,
02:40comme en 68, il y a eu ça à Charletti,
02:43des dizaines de milliers de personnes réunies dans un meeting
02:45où là, vraiment, on puisse discuter des revendications.
02:49Et ce serait au syndicat de l'organiser.
02:50Vous seriez main dans la main avec M. Mélenchon et M. Glucksmann ?
02:52Eh bien, pourquoi pas ?
02:53Ah bah écoutez, à bon entendre.
02:55Et à la fin, que le meilleur gagne.
02:56Mais vous voyez, le sujet, c'est au syndicat de l'organiser,
03:00mais c'est comment on continue,
03:02on va continuer à manifester,
03:03mais qu'est-ce qu'on fait d'autre ?
03:04Alors, c'est important parce qu'il y a la joie,
03:05il y a la bonne humeur dont vous parlez,
03:08désolé de casser un peu l'ambiance,
03:10certains parlent d'une crise financière.
03:12Non mais, je crois que vous partagez ça.
03:13Qu'est-ce que le gouvernement, depuis trois semaines à moi,
03:15dit, les caisses sont vides, on n'a pas d'argent.
03:18Et qui les a aidés ?
03:19Le budget, on l'aise, et là, on fait une conférence sociale
03:22et possiblement, on sort de l'argent.
03:23Expliquez-nous ce qui s'est passé en trois semaines.
03:25Pourquoi ce changement ?
03:26Un, ils se sont rendu compte qu'ils n'avaient pas le choix,
03:28c'est-à-dire que c'est faire ça ou partir.
03:30Je le dis, là, des questions du départ de M. Lecornu se posent.
03:35Il a eu l'exploit pour la deuxième.
03:37La troisième année de suite, d'avoir un vote à l'Assemblée nationale
03:40à l'unanimité contre son budget,
03:43qui ne satisfait, à la fin de l'examen de l'Assemblée nationale, personne.
03:45La fois dernière, il y avait une voix pour.
03:47Ça a été rappelé sur le plateau précédent.
03:48Aujourd'hui, zéro.
03:49C'est-à-dire que le seul point commun de tous les députés,
03:52le seul truc sur lequel ils se sont mis d'accord depuis bien longtemps,
03:54c'est qu'ils ne voulaient pas de ce budget.
03:55Bon, OK.
03:56Et donc, si ce n'est pas répondre à toutes ces personnes dans la route
03:59qui manifestent, en fait, pour toute l'œuvre des macronistes,
04:01c'est pour dix ans de leur bonne œuvre.
04:03Allez, sinon, qu'est-ce qui se passe ?
04:05S'ils ne répondent pas, c'est la question.
04:06Mais je pense qu'ils devront partir.
04:08Je pense que la question se pose.
04:09Mais d'une élection anticipée ou simplement du chef du gouvernement ?
04:13On nommait d'autres premiers ministres.
04:14Il me semble que le nouveau Front populaire était en tête aux élections légitatives.
04:20Ah oui, s'il y avait un premier ministre du nouveau Front populaire,
04:22oui, ça changerait quelque chose.
04:23On n'aurait pas mis un mois et demi à recevoir les lycéens
04:27qui avaient des revendications extrêmement légitimes,
04:29comme avoir du papier dans les toilettes,
04:31avoir une porte dans les toilettes,
04:32avoir assez de tables et de chaises dans les salles de classe.
04:34Vous vous rendez compte qu'on leur envoie les CRS pendant un mois et demi
04:37avant de les recevoir à Matignon ?
04:39C'est quoi cette histoire ?
04:40On remercie aussi les forces violentes qui ont permis aujourd'hui
04:43des manifestations et des cortages.
04:44Et les organisations syndicales, merci de vous reprendre,
04:49qui ont organisé ça.
04:50Et franchement, le gouvernement, son rôle, c'est d'organiser le dialogue social.
04:54Quand il n'est capable d'envoyer que des forces de l'ordre,
04:57c'est quand même compliqué.
04:58C'est-à-dire que leur seule réponse au blocage, c'est
05:00non, tu débloques et on t'envoie des sécurités pour le faire.
05:03Pourquoi la réponse ou le début de réponse
05:05ou les premiers éléments n'arrivent que maintenant ?
05:09C'est à M. Lecornu, invitez-le, demandez-lui.
05:11Nous, on l'aurait fait le jour même.
05:14Vous avez déjà dit qu'elle était une stratégie du pourrissement.
05:15Vous croyez qu'un gouvernement joue au pourrissement
05:17avec tous les risques de violences, de heurts ?
05:19Ce n'est pas que je le crois, c'est qu'ils l'ont dit.
05:21Ils l'ont dit.
05:22M. Lecornu, ils ont passé des conseils en disant
05:25nous ne voulons pas de blocage.
05:26Ils l'ont dit sur vos plateaux, nous ne voulons pas de blocage.
05:28M. Lunez, ministre de l'Intérieur,
05:30quand ils nous reçoivent tous à Matignon, il est présent.
05:32Il dit une phrase géniale.
05:34Il dit, nous, on n'est pas contre les blocages.
05:37On veut bien que les jeunes bloquent.
05:38Mais on ne veut pas de blocage total.
05:40Donc, en fait, les macronistes, ils veulent bien des blocages,
05:43mais ils veulent des blocages où on peut passer.
05:44Sans doute qu'ils veulent des grèves aussi où on travaille.
05:47C'est vraiment des gens qui n'ont jamais été dans le mouvement social.
05:49Ça existe dans d'autres pays, mais il faut peut-être être comparaison.
05:51Hier, j'ai fait un débat avec M. Dupont-Moretti
05:53sur est-il encore possible de l'initiative dans le pays ?
05:55Et je lui disais, mais il disait,
05:57oui, avant, ce n'était pas comme ça.
05:58Et quand je lui dis, mais vous aviez déjà fait des manifestations ?
06:00Il dit, ah non, jamais de ma vie.
06:01Je dis, alors, ne commentez pas.
06:03C'est-à-dire que nous, ça fait 15 ans qu'on en fait.
06:05C'était rigolo, ce qui dit, oui, avant, ce n'était pas comme ça.
06:10En tout cas, moi, je trouve que ces jeunes,
06:11vraiment, je veux les remercier parce qu'ils ont réveillé ce pays.
06:14Je voyais beaucoup de gens à gauche,
06:15non pas qu'il y avait la tête baissée et qu'ils courbaient les chines,
06:17mais c'est quand même très dur.
06:19Et il y a un moment, on se demande à quoi ça sert.
06:20Et ces jeunes, ils ne se sont pas posé cette question
06:22de dire à quoi ça sert.
06:23Ils ont tracé tout droit et ils nous ont remis tous dans la rue derrière eux.
06:27Et donc, merci à eux.
06:28Je vais vous poser la question dans quelques instants
06:30si c'est une génération qui se lève,
06:31mais aussi un pays qui s'effondre.
06:33Tout d'abord, permettez, on va passer par la place de la nation
06:36parce que c'est vraiment la fin.
06:37Écoutez notre journaliste sur place.
06:39Vous voyez la stratégie de dispersion.
06:41Vous voyez ces lignes de CRS.
06:43Et là, véritablement, il est 19h...
06:44Je vois des images anxiogènes, mais tout va bien se passer.
06:46Anxiogènes, là ?
06:47Oui, parce que vous voyez, quand...
06:49Moi, j'imagine mes grands parents qui sont devant la télé
06:52en train de dire...
06:53Rien que voir tout ce dispositif policier, c'est assez impressionnant.
06:55C'est comme ça qu'il y a permis aux gens de manifester.
06:58Je préfère les images autour de nous,
06:59qui montrent les manifestants et la joie de tout à l'heure.
07:02Vous voulez choisir les images qu'on met à la fois à l'écran et autour de vous ?
07:04Exactement, j'ai mon mot à dire, c'est la démocratie.
07:07Ça m'inquiète, la démocratie.
07:09Si vous voulez voir de belles images, allez sur les réseaux sociaux, il n'y en a pas.
07:12On peut voir aussi la réalité.
07:14Regardez, notre journaliste qui nous raconte la fin, tout simplement.
07:19Alors, tout à fait, il s'agit de rendre compte de ce qu'on voit
07:21et de ce qui se passe avec précision.
07:24Les faits, avant tout, là, ce qui se passe, c'est actuellement la dispersion par les CRS
07:29qui repoussent les manifestants vers les bouches de métro.
07:34Certains, en bas de la bouche de métro, sont remontés pour pousser les forces de l'ordre,
07:39les forces de l'ordre qui, eux, à leur tour, ont donné des coups de matraque sur des objets,
07:44des objets, vous savez, les rampes des bouches de métro,
07:48afin de fluidifier ce qui se passe.
07:51Et à l'arrière-plan, vous ne le voyez pas, mais la place est totalement vide.
07:56Totalement vide, place de la Nation, avec les CRS qui sont sur le pourtour du rond-point,
08:01de part et d'autre aussi des 8 avenues adjacentes à la place de la Nation,
08:05ce qui fait que cette place s'est vidée dans le calme, majoritairement sans heure,
08:09même s'il y a eu un va-et-vient avec quelques tensions ponctuelles, circonstanciées,
08:14qui ne sont pas représentatives de cette journée, qui était majoritairement calme.
08:19Mais là, nous assistons à quelques tensions, de nouveau,
08:23où les manifestants sont en train de crier.
08:27Tout le monde déteste la police, de crier aussi « Aqab »,
08:30vous savez, ce slogan souvent utilisé par l'ultra-gauche,
08:35qui veut dire que tous les policiers sont des pourris.
08:38Et nous assistons en tout cas, en ce moment, à cette dispersion,
08:43cette dispersion avec des étudiants, des lycéens, différents profils.
08:47Nous avons vu aussi un petit peu plus tôt un groupe d'individus,
08:51majoritairement masculins, cagoulés de noirs,
08:54qui ont jeté des projectiles à l'encontre des forces de l'ordre,
08:57les forces de l'ordre qui, elles, ont fait usage de grenades assourdissantes,
09:02un petit peu plus tôt.
09:03Et désormais, c'est la fin de cette dispersion qui semble se dérouler
09:09avec un va-et-vient de tensions, malgré tout, il faut le dire,
09:14puisque ces manifestants crient aussi à l'encontre des forces de l'ordre.
09:18Et certains descendent et certains comptent rester.
09:24Merci à vous pour ce compte-rendu de la situation.
09:28Question à vous poser, ce qui s'est passé dans les cortèges également.
09:31Vous avez souligné la présence de la gauche.
09:32On a vu vous-même, Jean-Luc Mélenchon, avec de nombreux élus à la fille.
09:36Et on a vu Raphaël Glucksmann, je vous en parlais tout à l'heure, hué.
09:39Il y a eu de nombreux élus écologistes aussi à l'époque.
09:42Certainement.
09:42Et Raphaël Glucksmann hué, et puis qui a fini par quitter le cortège.
09:45Est-ce que tout le monde est bienvenu dans ce genre de manifestation de la joie, comme vous dites ?
09:49Je vais le tourner autrement.
09:50Je veux dire que c'est bien que tout le monde soit venu.
09:53Voilà.
09:53Ce n'était pas ma question.
09:54Après, vous savez, les images sur les réseaux sociaux.
09:56J'ai vu M. Calfon, je ne sais pas si c'était à votre antenne,
09:58qui disait que j'étais avec lui, ça ne s'est pas passé exactement comme ça.
10:00Il y avait aussi plein de gens qui le remerciaient.
10:02Ce qui est, à mon avis, le cas.
10:04Et donc, le drame des réseaux sociaux, c'est que vous prenez une séquence,
10:07vous l'isolez et vous dites que ça s'est passé pendant deux heures comme ça,
10:09ce qui n'est pas forcément le cas.
10:11Après, les slogans, tout le monde déteste le PS, je les ai entendus là,
10:14la fête de l'UMA, ça existe comme ça.
10:16Mais c'est vrai que Raphaël Glucksmann, ce n'est pas un habitué du mouvement social.
10:19Ce n'est pas pour autant qu'il ne va pas être bienvenu.
10:20Je ne croise pas dans toutes les manifs que je fais depuis 15 ans.
10:22C'est pour ça qu'il est attaqué de cette manière-là ?
10:24Vous savez, quand il était venu à la manifestation sur les violences sexistes et sexuelles,
10:29il y a eu cette vidéo qui était passée de quelqu'un qui l'interpellait.
10:32En fait, il faut savoir qu'on manifestait tous les lundis depuis des semaines
10:36et que cette fois-là, c'était la primaire socialiste.
10:38Donc, tous les candidats socialistes étaient venus.
10:40Il y avait Olivier Faure, il y avait Jérôme Gage, il y avait Karim Bois-Moran,
10:43qui n'est pas candidat à la primaire, mais qui est socialiste.
10:45Et donc, les gens, ils avaient un truc genre,
10:47attendez, ils ne sont jamais venus, on est tous seuls.
10:48C'est des gens qui sont victimes de violences,
10:49qui sont un truc tous les lundis, qui se mobilisaient avec aussi des moments de tension
10:53sur les autorisations de manif, etc.
10:55Et donc, voilà, ils prennent un peu mal en disant, c'est maintenant que vous arrivez.
10:58Franchement, dans le mouvement social, on se fait chahuter.
11:01Moi, franchement, à Lille, la semaine dernière, je me suis pris une remarque.
11:03Quelqu'un m'a dit, je ne sais plus quoi, c'est complètement absurde.
11:06Et voilà, il fait des temps rigoles et tu passes à autre chose.
11:08Non, ça, c'est une chose. Par exemple, tout à l'heure,
11:09nos journalistes nous ont raconté, Marine Tondely,
11:11que des effigies du président de la République,
11:14mais également de Marine Le Pen, ont été brûlées.
11:16Alors, attendez, ce n'est pas du tout pareil que Raphaël Glucksmann,
11:18qui se fait chahuter en arrivant à Manif.
11:20Donc, on change le sujet.
11:21Symboliquement, c'est aussi une forme de détestation.
11:24Écoutez, moi, ce n'est pas mes méthodes.
11:27Vous ne me verrez jamais faire ça.
11:28Après, vous savez, dans ce pays, il y a de la colère, beaucoup.
11:32Quand on est représentant politique, on y est très exposé.
11:35Et moi, je le sais, je vois aussi des choses de moi, parfois,
11:37y compris mes journalistes qui peuvent me choquer.
11:40Mais c'est vrai que quand vous mettez un pied dans l'arène politique,
11:42c'est comme ça que ça se passe.
11:43C'est pour ça aussi qu'il y a certains publics,
11:44les femmes en particulier,
11:46qui, des fois, s'en retirent en disant que c'est trop dur.
11:48Madame Chantelé, s'il y avait une effigie à votre endroit,
11:50ce n'est pas mes méthodes et je le condamne.
11:53Il n'y a pas de problème.
11:54Mais ce que je vous dis, c'est que
11:55quand les agriculteurs, par exemple, font des manifestations,
11:58je trouve que le gouvernement est très enclin
12:01à tolérer une certaine forme de violence
12:03en disant, vous comprenez, ils sont en colère.
12:05Moi, j'ai vu, combien de fois j'ai vu,
12:07et j'en ai discuté avec la défenseure des droits.
12:08C'est elle qui me disait ça.
12:09Elle me disait, la colère sociale, ça existe.
12:12Et l'État est parfois prêt à en tolérer une certaine forme.
12:15Et ce qui est OK, en fait, de dire, vous êtes en colère,
12:18j'ai compris, je vous réponds.
12:19Vous avez vu beaucoup de paysans jeter des pavés sur les forces de l'or ?
12:23Moi, j'ai vu des paysans, par exemple, devant des préfectures,
12:26lâcher du lisier.
12:27Moi, j'étais poursuivie, menacée de mort pendant 48 heures dans le lot de guerre.
12:29Non, mais ça, il faut le condamner.
12:30Et donc, il y a des paysans qui jettent des pavés sur les CRS.
12:33Le préfet sort, il leur serre la main en disant,
12:36je vous étiez en colère, arrêtez de dégrader, rentrez, on va discuter.
12:38Et donc, j'aimerais que l'État, qui est capable de discuter comme ça
12:43avec les paysans, même quand je trouve que leurs méthodes sont un peu hardcore,
12:46soit capable de discuter, pareil, avec la jeunesse.
12:48Ils n'en ont pas été capables pendant un mois et demi.
12:50Vous imaginez la résilience qu'il a fallu pour rester souriant et joyeux
12:53sur ces images après ce qu'ils ont vécu ?
12:55Moi, hier, à Lille, il y a encore eu des arrestations hyper musclées.
12:57Les jeunes, ils vous envoient la vidéo en disant, Madame Tenez, regardez.
12:59Alors, je ne sais pas ce qu'il leur est reproché.
13:01Enfin, il faut toujours faire attention.
13:02Mais franchement, ces jeunes que j'avais rencontrées il y a 15 jours,
13:04je n'imagine pas qu'ils avaient commis des actes
13:06qui méritaient ce qu'ils ont subi en termes de arrestation.
13:09Et dans le monde entier, les gens regardent ça en disant,
13:12mais qu'est-ce qu'ils font ?
13:12Est-ce que vous recevez les mêmes images de policiers
13:14qui vous disent, regardez, Madame Tendelier, ce qu'on a subi ?
13:17Alors, ils ont subi des choses qui sont inacceptables.
13:19Et les commerçants aussi.
13:20Et les commerçants aussi.
13:22Donc, ce qui a lieu dans ce sens-là, il faut le condamner.
13:25Mais ce n'est pas toute l'information et toute l'actualité.
13:28Vous voyez, aujourd'hui, par exemple, Boulevard Voltaire,
13:30ces commerçants que moi, j'avais rencontrés après le 17 octobre,
13:33dont certains étaient traumatisés par ce qu'ils avaient vécu,
13:35c'est-à-dire le chaos et l'absence d'État.
13:37Ils ont dit, l'État à 18 heures a disparu.
13:38Et on était livrés à nous-mêmes et on a cru qu'on allait mourir.
13:40C'est ça qu'ils ont vécu.
13:41C'est des gens qui sont dans les manifs
13:42et qui y étaient encore cette fois-ci.
13:44Eh bien, là, Boulevard Voltaire, j'ai vu des commerces fermés,
13:47mais j'ai aussi vu, il y avait une boulangerie, par exemple,
13:49qui était ouverte et tout le monde allait s'acheter à manger.
13:51Enfin, il y a des gens qui se sentaient suffisamment en confiance
13:52pour ouvrir.
13:53Non, il y en a eu plusieurs sur le parcours.
13:55Mais vous dites aujourd'hui, par rapport à tous ces commerçants,
13:59vous l'avez dit, qui pour certains ont peur,
14:00mais pour d'autres sont détruits un petit peu,
14:02j'allais dire, moralement, psychologiquement,
14:04parce qu'ils voient le fruit de leur année de travail
14:07qui sont partis, vous leur dites, c'est comme ça,
14:09on va continuer par des tracés qui passent aussi,
14:11par les centres-villes, il faut l'accepter.
14:13Alors, ce n'est pas moi ni qui demande les tracés,
14:14ni qui les valide.
14:15Je sais bien, mais est-ce que vous estimez ?
14:16J'ai beaucoup sur les épaules, pas ça.
14:18Mais premièrement, moi, j'ai trouvé qu'on se localisait
14:20beaucoup sur les parcours et qu'on ne parlait plus
14:22de parcours sup.
14:23J'avais un problème à moi, c'est que l'actualité,
14:25la veille, 24 heures avant la manif,
14:26toute l'actualité, c'était, quel va être le parcours ?
14:28Moi, je vais vous dire, je m'en fous du parcours.
14:30Je marche.
14:31Je constate juste qu'on m'embrouille
14:32quand on me dit d'aller marcher au bord du périph.
14:34Les commerçants, vous reconnaissez-le, Marie de Tondé.
14:36Oui, mais vous savez, les commerçants de la Porte d'Italie,
14:38quand vous leur dites, la veille à 18h,
14:40en fait, finalement, on vient chez vous,
14:41leurs magasins sont fermés, leur équipe sont parties,
14:43ils n'ont plus le temps de se protéger.
14:44Donc, est-ce que c'est mieux ? Je ne sais pas.
14:45Est-ce que c'est mieux de passer au-dessus de la scène,
14:47comme on l'a fait entre Porte d'Italie et Porte de Charenton ?
14:49Je vous passe la mémoire traumatique de 1961,
14:53mais aussi le fait que sans des gens malveillants
14:55qui jetteraient des gens dans la scène,
14:57il peut y avoir des mouvements de foule, c'est dangereux.
14:58Donc, c'est exactement tout ce que le directeur général
15:01de la gendarmerie, à Matignon, nous avait dit
15:02qu'il ne fallait pas faire.
15:03On ne peut pas passer au-dessus de la scène,
15:04on ne peut pas passer à côté des voies ferrées,
15:06on l'a fait.
15:06On ne peut pas passer à côté des trucs
15:07où les gens pourraient aller sur le périph.
15:08On l'a fait.
15:09Alors, à tout d'un coup, ça ne posait plus de problème.
15:10Donc, vous savez, cette science des parcours,
15:12ce n'est pas mon expertise.
15:13Moi, on me dit où il faut marcher, je marche.
15:16Mais les commerçants, la réponse qu'il faut leur apporter,
15:19c'est un, que les parcours soient sécurisés.
15:21Et je suis désolée, le 17 octobre,
15:22ce n'était pas de la responsabilité des manifestants
15:24que le dispositif ait été sous-dimensionné,
15:26qu'il n'y avait pas assez de temps de l'ordre.
15:27Le ministre de l'Ontario l'a reconnu.
15:28Et qu'à 18h, on leur dise, attention,
15:30venez tous à liser, il faut protéger les visées,
15:32disparaître le 11ème.
15:33C'est aussi la faute des casseurs, des pilleurs.
15:35Oui, mais pas des manifestants.
15:36Vous savez, moi, quand on me dit,
15:37vous voyez, Madame Tondelier,
15:39par rapport au commerce,
15:39il y a du cassage, des pilleurs,
15:41et donc, ce n'est pas vous,
15:43ce n'est pas les manifestants.
15:44Mais est-ce qu'en tant que manifestants,
15:46vous ne portez quand même pas la responsabilité
15:47de dire, du coup, on ne manifeste plus ?
15:48Je leur ai répondu, vous voyez,
15:50la Ligue des champions,
15:51quand il y a des heures à côté des matchs de foot
15:54et on sait que c'est récurrent,
15:55je n'ai entendu personne dire
15:56qu'on va annuler la Ligue des champions
15:58et annuler les matchs de foot.
15:59Donc, le travail de l'État,
16:00c'est de faire en sorte que les citoyens,
16:02François Sureau l'explique très bien,
16:03c'est que l'État protège les citoyens.
16:06Les forces de l'ordre ne sont pas là
16:06pour protéger le pouvoir en place.
16:07Ils sont là pour protéger les citoyens,
16:09y compris quand ils manifestent
16:10contre le pouvoir en place.
16:11Mais bien sûr, c'est la mission première.
16:12Et bien, j'ai l'impression
16:12qu'aujourd'hui, ça s'est bien passé.
16:14Donc, vous dites merci beaucoup.
16:15Merci, M. Nunez et aux policiers.
16:17Merci aux forces de l'ordre
16:18qui ont assuré le maintien de l'ordre.
16:21Mais aussi, beaucoup, beaucoup,
16:23beaucoup merci aux organisations syndicales
16:25qui ont fait sorte que ça se passe bien.
16:27Et c'est grâce à tout le monde dans la manif aussi,
16:29il faut le dire.
16:30Merci à chaque manifestant.
16:31C'était beau.
16:32Et j'espère qu'on recommence bientôt.
16:34Mais attendez de voir ce qui va sortir lundi.
16:37Alors, sur ce qui va sortir,
16:38il y a une conférence sociale.
16:39Très bien.
16:40C'est le moment où je vais vous parler
16:41d'écologie, préparez-vous.
16:42Donc, il y a l'orientation du ICN.
16:44Il y a la conférence sociale.
16:46Moi, aujourd'hui, à titre personnel,
16:48dans cette convergence des luttes,
16:49je soutenais toutes les luttes,
16:50mais moi, je marchais aussi pour l'écologie.
16:51Et vous l'avez rappelé,
16:52avec une journée historique,
16:54c'était hier, il y a quelques jours.
16:55Oui, parce qu'hier, c'était les 10 ans
16:57de la mise en œuvre des accords de Paris,
16:59de la COP 21.
17:01Tout le monde s'en fout.
17:01Personne n'en parle.
17:03Et puis, dans quelques jours,
17:04va commencer la COP 31.
17:06Et personne n'en parle.
17:07Et tout le monde s'en fout.
17:08Sauf que, vous voyez,
17:09il y a des études scientifiques qui sortent.
17:10Par exemple, là, au niveau mondial,
17:11en 2025,
17:12vous prenez toutes les terres émergées,
17:14les terres qui sortent de l'eau,
17:15il y en a la moitié qui ont vécu
17:16des sécheresses extraordinaires en 2025.
17:19Comment on fait ?
17:20Et en fait,
17:21quand on parle du pouvoir d'achat,
17:22la plupart des problèmes de pouvoir d'achat
17:24sont dus aussi au surendettement climatique.
17:26Quand je parle de surendettement climatique,
17:28je veux dire que chaque jour,
17:29on vit à crédit sur la planète un peu plus,
17:30tous.
17:31On repousse les limites planétaires
17:33plus qu'elles ne peuvent contenir
17:34notre consommation,
17:36notre occupation de cette planète.
17:37Mais aussi, le surendettement social,
17:39c'est chaque jour,
17:39des gens qui n'arrivent plus
17:40à payer leur facture
17:41parce qu'on dépend du gaz,
17:42qui n'arrivent pas à faire le plein
17:44parce qu'on n'a pas de véhicules électriques.
17:46– Lundi, vous ne demandez pas au gouvernement
17:47de régler la fin du mois
17:48et la fin du monde ?
17:49– Ah si.
17:50– À la fin du mois ?
17:51– En fait, ce que je vous dis,
17:53c'est qu'on ne réglera pas les fins de mois
17:54sans mener une politique
17:55de transition écolo.
17:56– D'accord, mais ça,
17:57c'est l'enjeu de la présidentielle.
17:59– Tant que vous n'isolez pas les maisons,
18:00tant que vous…
18:01Non, mais ce n'est pas que l'enjeu de la présidentielle,
18:02c'est un enjeu du budget.
18:03Attendez, le leasing social…
18:05– Le budget dont vous avez dit
18:06pique-pendre et qui est déjà terminé,
18:08on sait qu'il y a un 49.3,
18:09une censure.
18:10– Oui, mais attendez,
18:11vous ne pouvez pas me faire ce reproche-là.
18:12Moi, j'ai écrit le 16 août
18:13à M. Lecornu, Premier ministre,
18:15pour lui dire
18:15« Cet été, sécheresse, canicule, incendie.
18:1716 milliards d'euros en tout,
18:19de coût pour notre société.
18:2016 milliards d'euros. »
18:21Je lui écris en disant
18:22« Il faut une réunion d'urgence à la rentrée
18:23parce que je vous connais tous,
18:25à part les écologistes.
18:26Vous êtes tous plus ou moins écologistes cet été
18:28parce que c'est bon ton de lettres.
18:30Et une actualité en chasse
18:32sera une autre à la rentrée
18:33et plus personne n'en parlera. »
18:35C'est exactement ce qui se passe.
18:36Et donc, j'avais dit
18:36« Je veux une réunion d'urgence à la rentrée,
18:37tous les partis politiques.
18:38Et on s'en parle
18:39et on prend nos engagements ensemble. »
18:41Il me répond le 10 octobre,
18:42quand je rentre,
18:43quand je m'attente,
18:43je reçois cet âge.
18:44Je dis « 16 août, 10 octobre. »
18:46Et à mon avis,
18:46c'est qu'il ne va pas faire la réunion.
18:48Et donc, il dit
18:48« Il n'y a pas besoin de réunion. »
18:50Ça prend 10 lignes.
18:51Moi, j'avais fait 3 pages
18:52de constats, de solutions, etc.
18:5310 lignes, il n'y a pas besoin.
18:55Il dit « Pour les solutions,
18:56rassurez-vous,
18:57j'ai mandaté Monique Barbu
18:58pour faire des propositions. »
18:59Alors là, j'étais très, très rassurée
19:00pour ceux qui ne la connaissent pas.
19:01Elle est ministre de l'Écologie.
19:02Et si vous ne la connaissez pas,
19:03c'est exactement le problème.
19:05Et il dit
19:05« Monique Barbu,
19:06elle va rendre des propositions
19:07début octobre. »
19:08Je reçois le courrier le 10 octobre.
19:10Je n'avais pas vu
19:11ces propositions du 1er octobre.
19:12Et alors, on est maintenant en novembre,
19:13je ne les ai toujours pas vues.
19:14Et il dit, à la fin,
19:15alors ça, ça m'a vraiment énervée,
19:16il dit
19:16« Et si vous voulez
19:17de l'argent pour l'écologie,
19:18il faut un budget. »
19:21Il ne dit pas
19:28qu'il rabote tout,
19:29qu'il ne permet pas
19:30de changer de voiture,
19:30qu'il ne permet pas
19:31d'isoler son logement.
19:32C'est des aides publiques,
19:33tout ça, à la fin.
19:33Vous dites là au gouvernement
19:34de tout revoir,
19:35de tout changer,
19:35de tout...
19:36Mais je n'arrête pas de leur dire
19:37depuis qu'ils sont en place.
19:39Les Français,
19:40ils ont besoin
19:40qu'on isole leur logement,
19:41ça allégera leur facteur d'électricité.
19:43Ils ont besoin
19:43qu'on lutte contre la sécheresse,
19:45ça permettra de baisser
19:46le coût de l'alimentation.
19:47Ils ont besoin
19:48de passer aux véhicules électriques.
19:49Par exemple, là,
19:49on a fait le le leasing.
19:50Déjà, ça concernait
19:51très peu de gens.
19:52Leasing, c'est quoi ?
19:53Vous payez chaque mois
19:54pour votre voiture,
19:55puis à la fin,
19:55au bout de trois ans,
19:55elle ne vous appartient pas.
19:57Moi, je veux,
19:58comme pour les HLM,
19:58vous savez,
19:59les HLM,
19:59les logements sociaux,
20:00je veux des HLM version voiture.
20:03Je veux un parc social de voiture,
20:04un million de véhicules électriques.
20:05Allez dire aujourd'hui
20:07aux automobilistes
20:07acheter électrique
20:08quand ils n'arrivent pas.
20:09Justement,
20:09le parc social de véhicules électriques,
20:11c'est comme pour les HLM.
20:12C'est-à-dire que
20:13quand vous êtes un ménage modeste,
20:14il y en a beaucoup en France,
20:15vous payez votre loyer
20:16comme pour le leasing social,
20:17sauf qu'à la fin,
20:18la voiture,
20:19vous n'avez pas payé
20:19le concessionnaire.
20:20Vous payez,
20:22ça appartient à l'État.
20:24Et donc,
20:24on constitue un patrimoine public
20:25de véhicules électriques,
20:26d'un million de véhicules électriques.
20:26Ça fait partie d'un projet
20:28présidentiel aussi.
20:29J'en viens au climat politique.
20:31Mais on ne peut pas attendre
20:32à chaque fois six mois,
20:32puis après présidentiel,
20:33il y aura une autre élection.
20:34Ça fait des décennies
20:36que ça n'avance pas
20:36sur le pétrole.
20:37Le club de Rome a dit
20:38il y a quelques décennies déjà
20:39qu'on allait en arriver là.
20:40Ils ne font rien.
20:41Jamais.
20:41Il y a une canicule.
20:42Tout le monde est colo.
20:43Il n'y a plus de canicule.
20:44Tout le monde attend
20:45la prochaine.
20:46Alors, sur tous ces sujets
20:47et sur le climat politique délétère
20:49dans un contexte social
20:51malgré tout explosif,
20:52qui va siffler
20:52la fin de la partie ?
20:53Est-ce qu'il faut,
20:53Mme Tondelier,
20:55appeler,
20:55mais vraiment,
20:56de manière officielle,
20:58solennelle,
20:58au calme,
20:59à l'apaisement
21:00pour avoir des conditions
21:01saines et sereines
21:02pour le scrutin présidentiel ?
21:03Moi, je suis très très calme.
21:05Non, mais je ne suis pas
21:06en train de vous dire à vous.
21:07Alors, il faut appeler
21:08qui n'est pas calme ?
21:10Vous trouvez que le climat politique
21:11est totalement serein ?
21:12Que les choses se passent
21:12dans une ambiance
21:13totalement détendue ?
21:13Non, moi, je suis atterrée.
21:14Je vais vous dire,
21:15je suis atterrée
21:15et pas par les manifestations.
21:17Je suis atterrée
21:17parce qu'il s'est passé...
21:18Je ne parlez pas de manifestations.
21:19Non, mais moi,
21:19je suis atterrée
21:20parce qu'il s'est passé à Trappes,
21:21je vais vous le dire.
21:23Mais qui ne l'est pas ?
21:23Je suis extrêmement choquée
21:24parce qu'il s'est passé à Trappes,
21:26mais très très choquée également
21:28de l'absence
21:30de soutien, en fait,
21:31du gouvernement là-dessus.
21:32Ce n'est pas possible
21:33que quand le maire de Trappes,
21:34qui a eu un discours impeccable
21:35sur tous vos plateaux,
21:36qui s'est...
21:37Certains disent,
21:37il s'est révélé dans la séquence,
21:38moi, je le connais depuis 15 ans,
21:39il s'est révélé au grand public.
21:41Ceux qui le connaissaient
21:41n'en doutaient pas.
21:43Eh bien, quand il a appelé
21:44tout le monde à venir
21:45à un hommage à Trappes,
21:46qui est venu ?
21:46La gauche seulement.
21:47Aucun représentant du gouvernement,
21:49aucun représentant
21:50de la droite nationale.
21:51Édouard Philippe Attal,
21:52abonné, absent.
21:53Mais dans quel pays on est
21:54pour que quand il y a
21:55un attentat terroriste raciste,
21:58raciste,
21:59toute la classe politique
22:00ne vienne pas rendre hommage.
22:02Pourquoi l'extrême droite
22:03est si silencieuse ?
22:04Ils sont où ?
22:04Ils sont où ?
22:05Ils ont annulé...
22:05Ma porte-parole devait débattre
22:07avec Thomas Ménager
22:07sur une autre chaîne
22:08ce week-end.
22:08Il a annulé au dernier moment.
22:09Ils se font très, très discrets.
22:11Ils ne sont plus là.
22:12Eh bien, en fait,
22:13quand il y a un attentat terroriste,
22:14c'est extrêmement choquant.
22:15Et quand le gouvernement...
22:16La réponse de M. Lecornu
22:18à l'Assemblée nationale
22:18sur le sujet,
22:19elle était inepte.
22:19Mais expliquez-moi...
22:20On parlait ça
22:20avec Quentin Doran,
22:21c'était inepte.
22:22Donc ça, c'est très inquiétant.
22:23Vous venez de dénoncer...
22:23Et je vous le dis
22:24avec beaucoup de calme.
22:25Je sais bien.
22:25Mais beaucoup d'inquiétude.
22:26Je vous parle avec beaucoup de calme.
22:27Vous dénoncez
22:28un climat politique délétère.
22:29Mais quand il y a
22:30un attentat raciste insupportable,
22:33un attentat islamiste insupportable,
22:35pourquoi vous rejetez la...
22:37Quand on dit
22:38pour l'attentat islamiste,
22:39on ne dit pas d'amalgame.
22:40Je ne comprends pas
22:41de quoi vous parlez.
22:41Ah bon ?
22:42Quand il y a un attentat islamiste...
22:45Quand il y a un attentat islamiste,
22:47la classe politique
22:47avait l'habitude de dire
22:48pas d'amalgame.
22:49Pourquoi là,
22:50quand il y a un attentat raciste,
22:51on le fait porter à certains ?
22:52Attendez.
22:55Dans le cas de Trappes,
22:56on a une personne
22:57qui dit à la police
22:58dans sa garde à vue,
23:00qui dit
23:00moi j'ai fait ça
23:01parce que je suis d'accord
23:02avec ceux qui disent
23:03que c'est des gens
23:04issus de l'immigration.
23:05J'ai entendu à la télé,
23:06c'était des Arabes
23:06et des Africains,
23:07on sait qui a dit ça.
23:08Et donc,
23:09moi j'ai pris ma revanche.
23:10Mais excusez-moi,
23:10il y a bien une personne
23:11qui a tenu ces propos.
23:12Ce n'était pas un écologiste,
23:13ce n'était pas un insoumiste,
23:14ce n'était pas un commiste,
23:14ce n'était même pas un macroniste.
23:16Éric Zemmour.
23:17Et vous pensez
23:18qu'il a armé directement,
23:19idéologiquement ?
23:19Il a armé idéologiquement.
23:21Les mots précèdent les munitions.
23:24On le sait en fait.
23:25Cette personne avait
23:26autofabriqué des tracts
23:27de soutien à Marine Le Pen,
23:28des autocollants
23:29de soutien à Marine Le Pen.
23:30Et donc vous excusez
23:31que Marine Le Pen
23:31est derrière la main
23:32de celui qui a tué ?
23:34Eh bien écoutez,
23:34si un jour,
23:35il y a un attentat dans ce pays,
23:37j'espère que ça n'arrivera pas
23:38et qu'il y a
23:39n'importe quel autre parti politique
23:41qui se retrouve impliqué
23:42parce que la personne
23:43était adhérente
23:43ou soutien de ce parti,
23:45je peux vous dire
23:45que les gens du Rassemblement National
23:47et des Reconquettes
23:47seront les premiers
23:48à venir sur tous vos plateaux
23:49dire que c'est de notre façon
23:50qu'on doit s'accuser.
23:50Et là, ils sont où ?
23:51Ils sont abonnés absents,
23:52ils ne s'excusent pas,
23:53ils ne prennent pas leur distance.
23:54C'est insupportable.
23:56Je vous répète la même chose.
23:57Sur la comparaison,
23:58elle est importante
23:59parce que nous avons connu
24:00des chocs séries dans notre pays.
24:00Mais vous comparez des choses
24:01qui n'ont pas de rapport.
24:02Un attentat,
24:03une vie vaut une vie.
24:04Un attentat est un attentat terroriste
24:06et il faut toujours le condamner.
24:08Mais la différence notable
24:11attrape...
24:11Un attentat terroriste et un attentat terroriste.
24:12Mais vous faites semblant
24:13de ne pas comprendre.
24:14Là, je vous parle
24:15en tant que politique
24:16dans une campagne présidentielle.
24:18C'est quand même assez rare
24:19qu'une personne
24:21tue une autre personne
24:23en disant
24:23je les ai ciblées
24:24pour leur couleur de peau,
24:25très clairement,
24:26et que cette personne
24:27avait chez elle des tracts
24:28d'un parti politique
24:29qui peut peut-être arriver
24:29au pouvoir en 2027.
24:30Excusez-moi,
24:31est-ce que vous voyez la différence ?
24:32Je vois la différence,
24:33mais je vous repose...
24:33Politique,
24:34la question politique
24:34que ça pose pour 2027,
24:36pour ce parti,
24:36qu'est-ce qu'on fait de ce parti ?
24:37On considère
24:38qu'il est un parti comme les autres
24:39alors que des gens
24:40tuent en son nom ?
24:40Vous considérez donc
24:41qu'il faut mettre un cordon...
24:42Tuent en son nom ?
24:45Vous entendez
24:45qu'il faut mettre
24:45un cordon sanitaire
24:46et mettre le Rassemblement National
24:47de côté ?
24:48Oui, je dis que ce n'est pas
24:49un parti comme les autres.
24:49Je l'ai toujours dit,
24:50je l'ai toujours combattu.
24:51Je trouve que j'ai fait
24:51dix ans d'opposition
24:52à Inambo-Mont à ce parti.
24:53Et je dis que
24:54dans n'importe quelle démocratie
24:55en bonne santé,
24:56en bonne santé,
24:57on n'aurait pas considéré
24:59que ça n'était pas un sujet.
25:01Et le gouvernement...
25:02Alors, l'extrême droite,
25:02c'est l'extrême droite.
25:03Le gouvernement
25:03qui a reçu aujourd'hui
25:04la famille de M.P.
25:06Il a fallu combien de temps
25:06pour qu'ils les reçoivent ?
25:07Enfin, excusez-moi,
25:08c'est extrêmement choquant.
25:10Quand M. Zemmour
25:10s'était fait alpaguer
25:11et insulté dans la rue,
25:12M. Macron l'avait appelé
25:1345 minutes
25:14pour savoir comment il allait.
25:15Et là, quelqu'un meurt
25:16pour des raisons racistes.
25:18C'est un attentat.
25:20L'assassin a des tracts
25:24et on continue de recevoir
25:26les membres de ce parti
25:27sur nos plateaux
25:28comme si de rien n'était.
25:30Excusez-moi, c'est un problème.
25:30C'est Emmanuel Macron
25:30qui a reçu sa famille aujourd'hui.
25:31Je crois d'ailleurs
25:32que c'est M. Tanguy
25:32qui sera après moi.
25:33Vous le poserez la question.
25:34Tout à fait.
25:34Je vous propose d'écouter
25:35Marine Le Pen
25:36sur le climat politique délégué.
25:37On voit que vous avez compris
25:39ce que je viens de dire.
25:44Il est temps de dire stop.
25:46Nous devons exiger
25:48tous autant que nous sommes
25:50que la campagne présidentielle
25:52se déroute
25:52dans des conditions normales.
25:53Parce que si elle ne se déroule pas
25:55dans des conditions pacifiques,
25:57c'est-à-dire si on ne peut pas
25:58aller sur les marchés
25:59sans se faire bousculer,
26:00si on ne peut pas tenir un meeting
26:01sans être attaqué,
26:02si on ne peut pas faire venir
26:03des militants
26:04sans que leur car
26:05soit intégralement détruit,
26:07à ce moment-là,
26:08c'est la démocratie
26:09qui en est directement la victime.
26:11Il ne peut pas y avoir
26:12des élections
26:14s'il n'y a pas de campagne.
26:15Et il ne peut pas y avoir
26:17de campagne
26:17s'il y a des violences.
26:20Quelles que soient vos différences...
26:21Excusez-moi, mais...
26:23Vous n'êtes pas d'accord
26:24avec le contraire ?
26:24Moi, vous savez où je milite,
26:26où j'habite,
26:27dans la ville où Marine Le Pen
26:28est députée,
26:29où tout se passe bien
26:30en tant qu'habitante.
26:31Franchement, je le dis,
26:31j'y suis née,
26:32j'y ai grandi,
26:33les gens me connaissent
26:33depuis toute petite,
26:34voilà.
26:34Mais pendant les campagnes,
26:36quand je me suis fait agresser
26:37sur des marchés,
26:38vous pensez que c'était par qui ?
26:40Ça a toujours été
26:40par des soutiens de Marine Le Pen.
26:42Je ne vous dis pas
26:43que ça arrive tous les jours.
26:44Je ne vous dis pas
26:44que ça arrive tous les jours.
26:45Je vous dis que c'est arrivé,
26:46que ça a été documenté
26:47par la presse,
26:48que je n'ai jamais reçu
26:48le début de commencement
26:49d'une excuse
26:50ni de ma députée
26:51ni de mon maire.
26:52Et vous savez quoi ?
26:53Aucune condamnation
26:54de ce qui vous est arrivé ?
26:55Vous savez quoi ?
26:55Je suis encore là,
26:56je continue,
26:57ça m'a durci la carapace
26:58et c'est sûrement
26:59une des raisons
26:59pour lesquelles je suis aujourd'hui
27:00la seule femme chef de parti.
27:02J'étais à rue d'école,
27:03mais j'ai tenu.
27:04Mais je trouve que Mme Le Pen
27:06fait là un appel au calme
27:07sans se remettre en question
27:11son discours.
27:12Pas juste celui de M. Zemmour,
27:13le sien aussi.
27:14Et puis même celui d'Edouard Philippe.
27:16Dans ce qui s'est passé.
27:18Si même le bloc central,
27:19il faut l'exclure.
27:20Mais c'est pour ça
27:21que je vous dis
27:21que je suis terrorisée.
27:23Alors expliquez-nous.
27:24C'est pour ça
27:24que je suis terrorisée.
27:25Un ancien Premier ministre
27:26de la République
27:26qui se dit,
27:27moi je suis le corps
27:28de la République,
27:29M. Le Corny l'a dit
27:29il faut choisir
27:30entre la République
27:30et les casseurs.
27:32Enfin, excusez-moi,
27:33nous on est encore
27:34de la République.
27:34Quand il y a un attentat
27:35terroriste, raciste,
27:37on est aux côtés de la famille,
27:38on l'appelle,
27:38on en prend soin
27:39et on fait en sorte
27:40que ça n'arrive plus jamais.
27:41Pourquoi M. Philippe
27:43n'a pas tenu
27:44des propos républicains ?
27:45Excusez-moi, Mme Magrouk,
27:46quand on parle
27:47des Français
27:47issus de l'immigration,
27:49c'est quoi un Français
27:49issu de l'immigration ?
27:50C'est un Français ?
27:51Il dit, je les ai vus
27:52sur les vidéos.
27:52Alors comment il voit
27:53sur une vidéo
27:53quelqu'un issu de l'immigration ?
27:55Il faut qu'il m'explique.
27:56Quand il dit
27:57défaut d'intégration ?
27:58Vous voyez dans la rue,
27:59vous pouvez dire
28:00cette personne
28:00est issu de l'immigration
28:00ou pas.
28:01Et d'ailleurs,
28:02puisqu'en fait
28:02il parle des personnes racisées,
28:04c'est ça qu'il veut dire,
28:04donc ça c'est raciste
28:05puisqu'on peut être
28:05issu de l'immigration
28:06sans être racisé
28:07et on peut être racisé
28:07sans être issu de l'immigration.
28:08Mais bref,
28:09on l'expliquera une autre fois
28:10sinon c'est raciste,
28:11voilà, point.
28:12Et deuxièmement,
28:13il dit, je l'ai vu
28:14sur les vidéos.
28:15Il les a vus, voilà.
28:16Il peut déceler
28:16à l'œil nu.
28:17Enfin, excusez-moi,
28:18c'est extrêmement grave.
28:19Et en plus,
28:20il décelle des choses
28:20que la justice
28:21n'a pas décelées.
28:22Et il dit,
28:23et il dit,
28:24et là c'est son constat politique,
28:25qu'il y a un défaut
28:25d'intégration.
28:34Maude Bréjean,
28:35porte-parole du gouvernement,
28:36qui soutient M. Philippe
28:37pour la présidentielle.
28:38Elle dit,
28:39il a dit tout haut
28:39ce que les Français
28:40pensent tout bas.
28:41C'est une phrase
28:42très connue
28:42de Jean-Marie Le Pen.
28:43La porte-parole du gouvernement,
28:45allô, cite Jean-Marie Le Pen,
28:47allô, elle soutient
28:48Édouard Philippe, allô.
28:49Et ça passe crème.
28:50Mais attendez, Marie-Cosé,
28:51je suis choquée
28:52quand elle parle.
28:53Je suis choquée
28:54d'un ancien Premier ministre
28:55que vous considérez
28:56qu'il n'est quasiment plus
28:57dans l'arc républicain
28:58parce qu'il a dit
28:59qu'il voulait régler
29:00le problème,
29:04Marine Le Pen
29:05court après Éric Zemmour.
29:08Les Macronistes
29:09dans les sondages
29:10retaillent.
29:10Non mais,
29:11elle court après.
29:12Ils veulent rattraper
29:13un peu les gens
29:14qui disent
29:14Éric Zemmour,
29:16il est plus radical.
29:18Éric Zemmour
29:19radicalise Marine Le Pen
29:20qui n'en avait pas vraiment besoin.
29:21Qui radicalise
29:22les Républicains.
29:23Édouard Philippe lui-même
29:24court après les Républicains.
29:25C'est une chute.
29:27Et vous, vous courez
29:27derrière Jean-Luc Mélenchon ?
29:29Enfin, excusez-moi.
29:30Là, ce n'est pas à la hauteur
29:31de me répondre ça.
29:32Pourquoi ?
29:32Je vous parle d'un crime raciste
29:33de parole
29:34qui sont des armes
29:35et qui finissent
29:36par tuer des gens.
29:37Et vous me dites,
29:38moi je crois que
29:38Jean-Luc Mélenchon,
29:39il y a des gens
29:40qui ont ces tracts chez eux
29:40qui tuent des gens
29:41dans la rue.
29:42Je vous ai dit cela ?
29:43Je vous parle politiquement,
29:44j'allais faire la transition.
29:44Pour le coup, vous mettez
29:45sur le même parallèle
29:46les deux.
29:47Donc moi je vous dis,
29:48il y a un glissement
29:48qui n'est même plus un glissement,
29:50qui est une avalanche.
29:50Et à partir de quel moment
29:52ce pays, suite à un attentat raciste,
29:55ne voit pas le problème
29:56dans ce qui se passe ?
29:58En fait, moi ce qui m'inquiète
29:59vraiment beaucoup,
30:00c'est que normalement,
30:01dans une démocratie saine,
30:02après Trappes,
30:02il y a un plus jamais ça.
30:04Collectif,
30:04unanime,
30:05unanime,
30:06unanime.
30:07Et il n'y a pas de sursaut.
30:08Qui ne l'a pas dit ?
30:08Il n'y a pas de sursaut antiraciste.
30:09Vous avez vu un sursaut antiraciste
30:11dans le pays,
30:12à part à gauche,
30:13depuis Trappes ?
30:14Mais il faut qu'après chaque attentat
30:16raciste,
30:17islamiste,
30:17il y ait un sursaut normalement.
30:19Vous l'avez vu depuis 10 ans le sursaut ?
30:20Eh ben moi j'ai toujours été là.
30:22Toujours.
30:22Mais vous ne reprennez pas
30:24toute la République.
30:25Est-ce que vous avez vu ce sursaut
30:25depuis 10 ou 15 ans ?
30:26Nous avons toujours été là
30:26chez les écologistes.
30:27C'est même pas une question
30:28qu'on devrait se poser.
30:29Est-ce que vous avez vu le sursaut
30:32de l'État depuis 10 ou 15 ans ?
30:33Mais je ne vous parle pas de l'État,
30:34je vous parle des forces politiques.
30:35Est-ce qu'il y a un attentat raciste ?
30:38Est-ce que ça ne paraît pas logique
30:40que tout le monde dise
30:40plus jamais ça ?
30:41Comment on fait pour que ça n'arrive plus ?
30:42Là les gens,
30:43il y en a qui ont piscine,
30:44on ne les entend plus.
30:45Il y a la droite et des macronistes
30:47qui courent après l'extrême droite.
30:48C'est terrifiant.
30:49Moi je vais vous dire à Trappes
30:50parce que j'y suis allée.
30:51J'ai vu des mères de famille
30:52venir en disant
30:52on a peur pour nos enfants.
30:53Ça aurait pu être eux.
30:54Et ce n'est qu'un début.
30:55Et si l'extrême droite gagne en 2027,
30:57comment on fait pour les laisser partir
30:58à l'école le matin ?
30:59On aura toujours peur
31:00qu'il ne rentre pas.
31:00Les gens sont avec la peur au ventre.
31:02Et on a une porte-parole du gouvernement
31:03qui explique qu'Edouard Philippe
31:05a raison de dire des trucs racistes
31:06parce qu'il dit tout haut
31:06ce que les gens pensent ou pas.
31:07Et c'est normal en citant
31:08Jean-Marie Le Pen.
31:09Si vous ne voyez pas le problème,
31:11c'est qu'on a un problème.
31:11Et si, ce n'est pas à moi
31:13de répondre,
31:13vous interpellez les politiques,
31:14mais si je vous ai parlé
31:15de Jean-Luc Mélenchon,
31:16c'était pour finir sur cette question.
31:18J'ai vu que la majorité du groupe...
31:20Je sais qu'une interview
31:20de Marine Toglès
31:21sans qu'on cite Jean-Luc Mélenchon,
31:22c'est compliqué dans ce pays parfait.
31:23On peut terminer comme ça
31:24si vous ne voulez pas parler de lui.
31:26Ben non, OK.
31:26Vous n'avez pas du tout...
31:27On peut reparler d'écologie si vous voulez.
31:28On peut dire que c'est de la gauche joyeuse
31:29mais pas très solidaire.
31:31Non, ce n'est pas ça.
31:31C'est que je vois bien
31:32ce que vous essayez de faire
31:33et ce n'est pas le moment
31:34et ce n'était pas le bon sujet
31:35pour le faire.
31:35Voilà.
31:36On parle de trappe
31:37et je vous remercie
31:39parce que j'ai pu dire
31:39ce que j'avais à dire là-dessus
31:40et qui m'émeut,
31:41qui me fout les boules
31:43depuis des jours et des jours