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00:01Générique
00:12Bonjour, la Moselle Terre des énergies, suite de notre série d'émissions consacrées à ce sujet,
00:18dont Moselle Attractivité a fait son fil rouge durant la FIM, la Foire internationale de Metz.
00:23Aujourd'hui, il sera certes question d'énergie avec le gaz, mais pas seulement,
00:28puisque nous aborderons aussi le transport via ce que l'on appelle un réseau.
00:33Illustration avec Vincent Rousseau. Bonjour, Vincent Rousseau. Bonjour.
00:37Bonjour.
00:38Vous êtes le directeur, le délégué territorial nord-est de Nacran. C'est le nouveau nom de GRT Gaz, en
00:44fait, c'est ça ?
00:45Absolument.
00:46Alors, GRT Gaz, pour ceux qui n'auraient pas suivi, de quoi s'agit-il, en quelques mots ?
00:49GRT Gaz, depuis janvier 25, Nacran, est l'opérateur de réseau de transport de gaz en France.
00:57On exploite quotidiennement 33 000 kilomètres de réseau, donc des grosses canalisations qui vont jusqu'à 1,20 m de
01:04diamètre.
01:04Et notre métier, c'est tous les jours d'acheminer le gaz depuis les grands points d'entrée,
01:11points d'entrée à la frontière sous forme de GNL et de plus en plus aussi du gaz renouvelable, mais
01:17on en parlera,
01:17jusqu'à l'entrée des villes où on pense le relais aux distributeurs, GRDF en l'occurrence,
01:24mais également à des clients industriels directement raccordés.
01:27On a à peu près plus de 700 clients industriels qui sont directement raccordés à notre réseau.
01:32Quelques grands chiffres pour bien imposer la situation de Nacran en France ?
01:36J'en ai parlé de 33 000 kilomètres de réseau, on a transporté en 2025 620 TWh, ce qui est
01:45assez considérable.
01:45On a du mal à s'imaginer, ça représente la consommation de...
01:48On a considéré que le gaz naturel en France, c'est à peu près 20% du mix énergétique français.
01:54Et donc ces 20% de consommation énergétique français passent par nos réseaux, et 350 TWh de consommation en France.
02:05C'est une consommation qui a tendance un petit peu à s'éroder depuis quelques années,
02:08parce que du fait de l'efficacité énergétique, du fait également qu'il y a des usages de gaz naturel
02:16qui s'électrifient,
02:18il y a une électrification également qui est en cours en France.
02:22Et donc voilà, globalement, 33 000 kilomètres de réseau, un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros l
02:29'année dernière.
02:30Donc voilà, une entreprise plutôt florissante.
02:33Alors c'est un réseau qui relie producteurs, stockage, interconnexion européenne, distributeurs et grands consommateurs industriels,
02:41mais qui ne va pas jusqu'au compteur du particulier que nous sommes, vous et moi ?
02:45Alors tout à fait, les 11 millions de consommateurs gaz en France ne sont pas directement raccordés par Natran.
02:51Je vais prendre une image finalement des réseaux, c'est comme en électricité, on dit effectivement souvent qu'on est
02:56les autoroutes du gaz, c'est très vrai,
02:58mais j'aime bien une analogie avec un arbre où finalement vous avez un réseau de transport qui est le
03:02tronc et vous avez des réseaux de distribution qui sont les feuilles.
03:05Donc en fait, notre métier, c'est véritablement de prendre le gaz à la source, de l'acheminer jusqu'à
03:11l'entrée des villes et de passer le relais aux opérateurs de distribution
03:14qui eux font la livraison du dernier kilomètre pour le consommateur particulier pour chauffer sa casinière, sa chaudière, etc.
03:23Lors des précédentes émissions, on a évoqué aussi les jours de pointe de consommation et vous avez aussi une mission
03:29essentielle, c'est celle de la continuité d'acheminement.
03:32On ne peut pas se permettre évidemment que le réseau, si je puis prendre cette expression, tombe en rade.
03:37Absolument. Donc ça, c'est une des grandes missions d'un réseau de transport, c'est d'assurer l'équilibrage
03:41entre les entrées et la sortie.
03:43C'est un peu comme une baignoire qui remplit et qui se vide en permanence.
03:46Donc notre métier, c'est de vérifier que le niveau est toujours à peu près justement au bon niveau en
03:51ayant recours à des moyens de flexibilité et notamment les stockages
03:56où effectivement on a une consommation de gaz en France qui est 4 à 5 fois supérieure l'hiver par
04:01rapport à l'été.
04:02Donc vous comprendrez bien qu'avec des entrées qui, elles, sont à peu près stables, on doit recourir à du
04:06stockage pour injecter.
04:08Là, en ce moment où on se parle, on injecte du gaz pour que cet hiver, on puisse le soutirer
04:13et faire en sorte que côté consommateur, finalement, le gaz arrive en temps et en heure.
04:18Parce que ça, c'est un avantage du gaz vis-à-vis de l'électricité. On le stocke beaucoup mieux
04:23que l'électricité.
04:24Et aujourd'hui, en très grande quantité. Vincent Rousseau, le délégué territorial nord-est de Natran est l'invité de
04:31cette émission.
04:31Je vais vous poser une question un peu cash. Aujourd'hui, on entend un certain nombre de choses sur le
04:37gaz avec une société française qui s'électrifie de plus en plus.
04:41Quel est l'avenir du gaz dans notre paysage, dans notre mix énergétique ?
04:46Alors j'en ai parlé. L'électrification, c'est pas qu'en France, c'est un phénomène global, en tout
04:51cas au niveau européen.
04:52Et donc elle aura lieu. L'électrification, finalement, aujourd'hui, une partie seulement de l'économie française et même européenne
04:59est électrifiée,
04:59à peu près dans les mêmes proportions que le gaz aujourd'hui. Donc on sent qu'il y a de
05:03toute façon une tendance de fond qui fait qu'il faut aller vers l'électrification.
05:06Et là, que ce soit bien clair, Natran supporte l'électrification. Elle aura lieu. Là où on peut être un
05:12peu plus nuancé, c'est jusqu'où on va.
05:16C'est-à-dire qu'électrifier, oui. Le tout électrification, c'est peut-être ça qui peut poser débat. Nous
05:21sommes plutôt partisans d'avoir une ouverture, en tout cas, des leviers,
05:25notamment de décarbonation. Et que pour décarboner l'économie, l'électrification, certes, sera primordiale.
05:30Mais on peut également avoir recours à d'autres leviers. Et notamment, sans vouloir simplifier les schémas,
05:36mais entre l'électrification et le monde de l'électron, Natran porte une alternative et complémentaire à l'électrification,
05:44qui est le monde des molécules, dans lequel on retrouve les molécules de méthane, qui seront de plus en plus
05:49renouvelables,
05:50et on en parlera, mais également l'hydrogène, également le CO2, qui est aussi une autre vecteur de décarbonation pour
05:56la grosse industrie.
05:57Et donc, c'est électrification et les molécules, méthane, hydrogène et CO2, qui, mis dans la boîte aux outils,
06:05apporteront, en tout cas, une palette diversifiée pour répondre, en tout cas, à tous les usages, avec la meilleure compétitivité
06:11possible.
06:12Donc, si je vous entends bien, sortir des énergies fossiles, on l'entend, c'est une réalité, en France comme
06:17en Europe.
06:18Nécessité.
06:20Nécessité. Néanmoins, aujourd'hui, il est toujours nécessaire d'investir dans les infrastructures gazières.
06:25Complètement. Alors déjà, pour le gaz naturel, il ne va pas disparaître comme ça du jour au lendemain.
06:29Donc, on continue d'investir, y compris dans les infrastructures qui transportent encore du gaz naturel.
06:34Voilà. C'est un système énergétique qui a mis des décennies à se mettre en place.
06:38Donc, on ne va pas comme ça en sortir.
06:41Par ailleurs, avec la méthanisation, aujourd'hui, on a à peu près entre 4 et 5 % de la consommation
06:47française qui est d'origine renouvelable.
06:49Elle était strictement à zéro il y a une dizaine d'années. Donc, on a quand même fait un sacré
06:53bout de chemin en, finalement, assez peu de temps.
06:56Donc, investir aujourd'hui dans les infrastructures gaz naturel, c'est demain des candidations qui serviront à transporter gaz renouvelable.
07:02Donc, ce n'est pas des investissements avec des coûts échoués, etc. Et donc, des investissements sans regret.
07:09Voilà. Parallèlement, ce sont des conversions, des investissements qui pourront servir également avec des conversions, pas très loin d'ici,
07:19avec le projet Mosaïque.
07:20Je crois qu'on n'en parlera plus tout à l'heure. On va convertir une canalisation qui, pendant des
07:25années, a transporter du gaz naturel pour, demain, transporter de l'hydrogène.
07:29Donc, on sait passer d'une molécule à une autre avec une infrastructure qui, elle, ne bouge pas. Donc, il
07:35faut vraiment différencier, finalement, l'infrastructure et les tuyaux de ce qui se passe à l'intérieur.
07:39Alors, ça veut dire, on évoquera Mosaïque dans quelques instants, que le tuyau reste, je schématise volontairement, peut-être un
07:46peu trop pour les professionnels, les experts.
07:49Et dedans, on peut injecter n'importe quelle molécule sans modification ou alors ça nécessite quand même une adaptation.
07:55N'importe quelle, non. Déjà, avec une même molécule, il faut aussi distinguer la façon dont la molécule a été
08:01créée. C'est comme l'électron.
08:03Dans un fil électrique, vous pouvez faire passer des électrons qui ont été produits à partir du charbon ou de
08:07l'électron qui a été produit à partir d'éoliennes, par exemple.
08:10Mais voilà, le fil est le même. Pour les tuyaux, c'est pareil. C'est-à-dire qu'une molécule
08:14de biométhane est exactement la même qu'une molécule de gaz naturel d'origine fossile.
08:19Donc, là, vous comprendrez déjà que le tuyau est forcément le même.
08:23Après, non. On a quand même des particularités pour transporter soit du méthane, soit de l'hydrogène ou, demain, du
08:30CO2.
08:30Les nuances d'acier ne sont pas les mêmes. Pour autant, il y a quand même des proximités.
08:35Et une canillation, si elle a été bien auscultée, on a exactement les bonnes nuances d'acier.
08:40On arrive à faire, moyennant quelques investissements, on arrive à faire des conversions pour passer d'une molécule à une
08:46autre.
08:47Mais ce n'est pas systématique. Mais dès qu'on peut le faire, on le fait.
08:50C'est irréversible ? C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous faites le choix de transporter
08:54une molécule, deux mois après, on ne peut pas transporter la précédente ?
08:58C'est un choix ?
09:00Alors, deux mois après, non. Mais si demain, une canillation qui a transporté du gaz naturel a été convertie à
09:06l'hydrogène,
09:07si dans 50 ans, il faut transporter autre chose que l'hydrogène, on l'étudiera.
09:11Et avec quelques investissements, on pourra transporter du CO2, pourquoi pas, ou une autre molécule.
09:18Vous avez évoqué le biométhane. On va s'arrêter sur le sujet. On en produit évidemment en Moselle.
09:24Est-ce que vous avez quelques chiffres sur la production dans le département ?
09:29En Moselle, on a à peu près une trentaine d'installations qui produisent du biométhane.
09:32Alors attention, tout biométhane produit n'est pas injecté dans les réseaux, même si de plus en plus, c'est
09:36le cas.
09:37Une partie, pour des raisons historiques, une partie du biométhane, alors c'est pas du biométhane, c'est du biogaz.
09:42Peut-être une petite parenthèse en termes de vocabulaire.
09:45Un peu de définition ne nous fera pas de mal.
09:47Ce qu'on appelle du biogaz, c'est un mélange entre du méthane et du CO2.
09:52C'est finalement le résultat brut d'un gaz qui sort du processus de méthanisation,
09:57où on met de la matière organique dans un méthaniseur, on attend,
10:01et par fermentation, un gaz arrive, et c'est ce gaz du biogaz qui est un mélange 50% de
10:07méthane, 50% de CO2.
10:10Biogaz.
10:10C'est le biogaz.
10:12Ce qu'on appelle biomethane, c'est ce biogaz pour lequel on a enlevé le CO2,
10:16et on se retrouve avec un biomethane, donc un méthane et un gaz qui a les particularités du gaz naturel.
10:23C'est vrai qu'aujourd'hui, ce qu'on appelle la co-génération, on produisait du biogaz et on le
10:29brûlait pour produire de l'électricité qui était injectée sur le réseau d'électricité.
10:34Pour injecter du biogaz sur le réseau de transport et de réseau de distribution, sur les réseaux de gaz en
10:39général,
10:40il faut passer par du biomethane après épuration du CO2.
10:45Et aujourd'hui, on a une dizaine d'installations qui produisent du biomethane en Moselle,
10:51ce qui fait que, voilà, globalement, la Moselle est un département qui se retrouve dans une région,
10:57si c'est la région, qui produit le plus de biomethane en France.
11:00La Grand Est a une capacité installée de à peu près 3,2 TWh.
11:06Excusez-moi pour les chiffres.
11:08C'est beaucoup.
11:08France entière.
11:09Alors, je vais reprendre quelques chiffres.
11:10La consommation française en 2025, c'était 350 TWh.
11:13On a produit en 2025, France entière, à peu près 15 TWh.
11:19Et la région Grand Est en a produit à peu près une vingtaine de pourcents, donc 3 TWh.
11:25Donc, ça donne un petit peu la place qu'a la région Grand Est.
11:28Une des 12 régions qui est à elle seule a apporté 20% de tout le biomethane produit en France.
11:33Donc, c'est assez considérable.
11:35Et évidemment, la Moselle fait partie de cet ensemble et continue.
11:40On a toujours des projets.
11:43On a une structure du monde agricole qui est peut-être plus fertile qu'ailleurs.
11:48On a vraiment des projets, des agriculteurs qui arrivent à co-investir ensemble.
11:52Parce que la méthanisation, c'est un sujet qui est très agricole et qui arrive à produire et à faire
11:57émerger des projets.
12:00Peut-être un mot également sur nous en tant que natrans.
12:03C'est vrai que la majorité du biomethane est plutôt injectée sur le réseau de distribution et beaucoup moins sur
12:08le réseau de transport.
12:10Parce que, voilà, c'est vrai que nous, on est de la haute pression.
12:13On a plutôt tendance à accueillir des gros projets.
12:17Alors, évidemment, si les projets sont de plus en plus gros, on aura de plus en plus de projets raccordés
12:22au réseau.
12:23Pour autant, on voit apparaître, nous, des installations qu'on n'avait pas il y a encore quelques années,
12:27ce qu'on appelle des installations de rebours, qui consistent à remonter le gaz depuis le réseau de distribution vers
12:34le réseau de transport.
12:35C'est-à-dire qu'une installation produit trop par rapport à ses besoins, donc vous êtes obligé de l
12:41'envoyer ailleurs ?
12:42Si je reprends l'image de la baignoire, finalement, ces petits réseaux de distribution qui sont assez isolés les uns
12:46les autres,
12:47un producteur de biomethane, lui, va produire de la même façon toute l'année,
12:50alors que la consommation, elle, varie fortement entre l'été et l'hiver.
12:54Donc, si on ne fait rien, et si on a, par exemple, un réseau de distribution où on a beaucoup
12:58de producteurs de biomethane
12:59et une consommation qui, elle, n'est pas suffisante, et bien l'été, notamment,
13:04on peut avoir des producteurs qui remplissent la baignoire,
13:06donc une baignoire qui se remplit plus vite qu'elle ne se vide.
13:09Et donc, pour éviter que la baignoire ne déborde et demander aux producteurs de biomethane,
13:13finalement, de relâcher leur gaz à l'atmosphère parce que la consommation locale n'est plus suffisante,
13:17et bien, on met en place des installations de rebours où on fait remonter le gaz dans le sens...
13:22Ce n'est pas le sens normal.
13:24Jusqu'à présent, le gaz a plutôt tendance à descendre du tronc vers les feuilles.
13:27Là, finalement, on va des feuilles vers le tronc.
13:29Et donc, c'est ces installations de rebours qui permettent, finalement, aux producteurs de produire l'été
13:34de la même façon, quel que soit, finalement, le profil de consommation.
13:37Nous évoquions tout à l'heure, brièvement, un peu de technique,
13:40c'est-à-dire que dans un tuyau, le tronc dont vous parliez,
13:43on est capable d'envoyer dans un sens, mais aussi dans l'autre.
13:46Avec ces installations de rebours, effectivement, on est dans du bidirectionnel.
13:49D'accord.
13:49Et ça, c'est très nouveau parce que, pendant des années,
13:51on a construit tout le réseau gaz du français...
13:53Dans un sens.
13:54...pour descendre et jamais pour remonter.
13:56Un mot sur ces installations de débours ou de rebours, plutôt telles que vous les appelez.
14:02En fait, c'est une sorte de solidarité vis-à-vis des autres territoires.
14:05C'est-à-dire qu'on produit sur un territoire comme la Moselle,
14:08mais on est capable aussi d'injecter pour des territoires qui en ont le plus besoin.
14:11Absolument.
14:12C'est vraiment un symbole de produire à un endroit et de consommer ailleurs,
14:18ce qui est, de toute façon, la raison d'être des réseaux.
14:22Le réseau, c'est un raison d'être, c'est véritablement de réconcilier une production,
14:28une consommation qui sont géographiquement distants, très clairement.
14:31En parlant de réseau, il y en a un dont on entend parler notamment en Moselle-Est.
14:36C'est un réseau qui est baptisé Mosaïque, avec un petit jeu de mots sur le HY,
14:43puisque ce sont évidemment les lettres qui symbolisent l'hydrogène.
14:48Alors, qu'est-ce que Mosaïque exactement ?
14:49Alors, Mosaïque, c'est pour Moselle, Sarre, Hydrogène, Conversion.
14:53Donc, tous les mots-clés sont réunis.
14:55Moselle, Sarre, Hydrogène, Conversion.
14:57Moi, je les ai tous.
14:58C'est un projet qui est né il y a 7 ou 8 ans.
15:01C'est un projet transfrontalier entre la France et l'Allemagne,
15:04destiné à mettre en relation un ou des producteurs avec un ou plusieurs consommateurs.
15:10Donc, un projet éminemment transfrontalier, éminemment européen, évidemment,
15:14et qui, pour Natran, fait figure de pilote ou de vraiment tout premier projet hydrogène,
15:22d'une façon générale, étant donné qu'une première partie de Mosaïque sera mise en service à l'octobre de
15:302029,
15:30avec des travaux qui vont démarrer dans quelques mois, au printemps 2027.
15:34Donc là, on y est.
15:35L'addition d'investissement a déjà été prise.
15:36On va démarrer les travaux et on aura une première livraison d'hydrogène
15:41avec une production située en France pour une consommation située en Allemagne
15:46à raison de 6 000 tonnes par an à partir de 2029.
15:50Donc ça, c'est l'hydrogène qui va permettre à un sidérurgiste allemand, qui s'appelle SHS,
15:54de décarboner, en tout cas en partie, sa production d'acier pour proposer de l'acier décarboné à ses clients.
16:03Ce projet, en fait, il a plusieurs particularités.
16:05Non seulement c'est le premier pour Natran, mais comme je l'ai dit, dans le C de Mosaïque, c
16:09'est pour conversion.
16:10On va convertir une canalisation qui, jusqu'à présent, est du gaz naturel pour le convertir à l'hydrogène.
16:18Une canalisation, à quoi elle ressemble en termes de kilomètres, de diamètres ?
16:23Alors, dans ce qui sera mis en service en fin 2029, on est sur une canalisation, alors de taille modeste,
16:30on est sur une vingtaine de kilomètres.
16:32Mais voilà, quelque part, elle sera amenée potentiellement à s'étendre au fur et à mesure
16:36où on aura d'autres producteurs et d'autres consommateurs qui pourront se connecter à ce réseau.
16:43C'est une canalisation d'un diamètre de 150 mm, je vous sens.
16:46Donc on est quand même sur des diamètres assez petits.
16:49Mais voilà, c'est un premier coup d'essai.
16:50Et là, on aura, à grande échelle, et en tout cas de façon très concrète,
16:55un réseau de transport qui, et ça c'est important de le dire,
17:00une directive européenne a antiriné le fait que le transport d'hydrogène
17:06aura et sera géré de la même façon que le transport de gaz naturel,
17:10c'est-à-dire un transport régulé.
17:13Régulé, ça veut dire quoi ?
17:14Ça veut dire qu'on confie la construction et surtout l'exploitation du réseau
17:18à des opérateurs identifiés.
17:20Et Natran est candidat, on n'a pas encore le label officiel,
17:24mais est candidat pour être, comme aujourd'hui sur gaz naturel, un opérateur régulé.
17:28Et ça veut dire quoi ?
17:29Qu'on est un opérateur régulé, c'est qu'on a une mission de service public,
17:32une mission d'intérêt général très forte,
17:34et on raccorde tous les opérateurs, consommateurs ou producteurs
17:40qui souhaitent se raccorder à ce réseau.
17:42On ne peut pas refuser en tout cas l'accès au réseau à celui qui le souhaite.
17:46Soyons clairs, ce sont des consommateurs industriels, évidemment,
17:49comme on le disait tout à l'heure.
17:50L'hydrogène, aujourd'hui, on est vraiment sur des âges industriels,
17:54sidérurgie, chimie, un peu de mobilité,
17:57même si aujourd'hui, c'est vrai qu'on n'a pas de projet très précis sur la mobilité,
17:59mais c'est quand même de l'industrie qui utilise la molécule hydrogène,
18:03non pas pour la brûler, mais en tant que matière première.
18:05Donc production d'engrais également, ça peut être une bonne utilisation.
18:09Donc mosaïque, en résumé, 20 km à peu près,
18:13entre Saint-Avol et Merchweiler, si mes informations sont bonnes,
18:16et ça peut desservir Carlin, Creusval, Bousonville et toute la SAR allemande.
18:21Et donc en matière opérationnelle, plutôt septembre 2029, c'est ça ?
18:26Donc septembre 2029.
18:28Et le sujet important, c'est celui de la conversion.
18:32Évidemment, dans un bassin comme celui que nous connaissons en Moselle,
18:36vous nous parlez de la SAR,
18:38mais est-ce que des industriels mosellans peuvent être intéressés aussi ?
18:42Là, pour l'instant, vous avez cité un industriel allemand,
18:45mais est-ce qu'on pourrait aussi imaginer que la Moselle,
18:48avec toute l'industrie qu'elle connaît, puisse être raccordée ?
18:51Tout à fait.
18:52Et d'ailleurs, on continue en permanence à prendre le pouls de l'économie locale
18:56pour trouver des opportunités,
18:59ou en tout cas, renseigner des acteurs qui souhaiteraient être raccordés à ce...
19:03Finalement, c'est une cellule souche, finalement, Mosaïque.
19:05Avec ses 20 km, ça n'apparaît pas gros,
19:07mais finalement, je ne vais pas dire que c'est le plus dur,
19:10mais à partir de Mosaïque,
19:11on va pouvoir, par capillarité, faire grossir ce réseau
19:15et accueillir d'autres producteurs et d'autres consommateurs.
19:19Mais la réponse est oui.
19:20Oui, parce que les sites que je citais,
19:23Saint-Avol, Carlin, Creusval,
19:24sont des sites connus pour avoir de belles implantations industrielles.
19:28Donc voilà, vous allez évidemment tenter de les raccorder
19:31si elles en ont besoin.
19:33Est-ce qu'on peut aussi monter au Luxembourg, par exemple ?
19:36Est-ce que les petites branches de l'arbre dont vous faisiez état tout à l'heure
19:41peuvent aussi relier le Luxembourg ?
19:42Tout à fait.
19:43D'ailleurs, on a un autre projet, au départ,
19:45qu'on avait appelé Mosaïque V2,
19:46mais finalement, on en a fait un projet à part entière,
19:49qu'on appelle I4Link,
19:51qui est un projet pour lequel nous avons obtenu,
19:53l'année dernière, le label de projet d'intérêt commun,
19:56le label européen,
19:57qui est une sorte de sésame, notamment,
19:58pour obtenir des subventions.
20:01Et ce projet permettra, justement,
20:03de raccorder Mosaïque au Luxembourg,
20:06avec potentiellement une sortie vers la Belgique,
20:08au-delà du Luxembourg,
20:09et qui également permettra de connecter Mosaïque
20:12à un autre grand projet,
20:14dont on parlera peut-être,
20:15qui s'appelle le projet I-FEN,
20:17qui est cette fois un énorme,
20:18enfin un énorme,
20:19un gros projet d'infrastructure,
20:21de transport d'hydrogène,
20:21qui relie la péninsule ibérique à l'Allemagne.
20:23Alors, avant de parler d'I-FEN,
20:25selon ce que je constate,
20:27c'est que la Moselle est une terre des énergies,
20:30qui produit des énergies,
20:31mais c'est aussi une sorte de terre avec un nœud.
20:34On parle souvent des infrastructures routières ou ferroviaires,
20:37mais c'est aussi, il y a un nœud en matière de réseau,
20:40très important,
20:41sur lequel vous vous appuyez, évidemment,
20:43pour développer vos activités.
20:45Tout à fait.
20:45Alors, ça l'était déjà, le temps de gaz naturel.
20:47On le sait très peu,
20:47mais on a un point d'interconnexion très important,
20:51alors qu'il est moins depuis quelques temps,
20:54mais des approvisionnements de gaz
20:55arrivaient à la frontière mozélane.
20:58Est-ce que c'est Obergeilbar ?
20:59Obergeilbar, exactement.
20:59C'est toujours difficile à dire,
21:00mais c'est bien là.
21:01Exactement.
21:02Et donc, voilà,
21:03on a une tradition, de toute façon,
21:05d'un département mozélan
21:07qui était une porte d'entrée énergétique pour la France.
21:09Donc, finalement,
21:10c'est assez naturel pour Natran
21:13de reproduire ce schéma
21:15avec, cette fois-ci, en clin d'œil,
21:17cette fois-ci,
21:17l'hydrogène ne rentre plus,
21:19mais sortirait.
21:20C'est-à-dire, notamment,
21:21le projet dont je parlais,
21:22qui alimente Mosaïque.
21:23C'est un producteur qui est situé à Carlin
21:27et qui va produire de l'hydrogène
21:29pour le renvoyer vers l'Allemagne.
21:30Donc, on est bien d'accord,
21:30ce n'est pas de l'hydrogène natif
21:32comme on peut avoir avec la France
21:33et dans l'énergie.
21:34C'est de l'hydrogène produit.
21:36C'est de l'hydrogène électrolysé.
21:38Peut-être un petit mot,
21:39si juste de...
21:41Vous en prie.
21:42Où, finalement,
21:43on a également,
21:44en 2022,
21:45juste après la guerre,
21:47le lancement de la guerre Ukraine-Russie,
21:49le gaz rentrait,
21:50et donc, c'est du gaz russe
21:51qui arrivait à la frontière Mosellande.
21:53On a déjà renvoyé du gaz naturel
21:55vers l'Allemagne
21:56par solidarité avec l'Allemagne
21:57qui était à court de gaz naturel.
21:59Et donc, voilà,
22:00on a également, ici,
22:02fait jouer la solidarité
22:03au niveau européen
22:04entre la France et l'Allemagne
22:05en renvoyant du gaz
22:06qui arrivait sous forme,
22:08notamment, liquéfiée
22:08sur les nombreux terminaux
22:10de la France
22:10pour, justement,
22:11permettre à l'Allemagne
22:12d'assurer sa sécurité énergétique.
22:14Alors, nous venons d'évoquer
22:15Mosaïque,
22:16Moselle-Sarre-Hydrogène-Conversion,
22:18projet déjà intéressant.
22:20Cellules-Souche
22:21dont vous avez parlé.
22:22Maintenant,
22:22montons d'un cran,
22:23voire de plusieurs crans,
22:24avec un projet
22:25à l'échelle européenne
22:27qui s'appelle I-FEN.
22:28Et là, c'est carrément
22:29toute la France
22:31qui est concernée
22:33avec une desserte
22:35jusque dans la péninsule ibérique.
22:37Alors, I-FEN,
22:38c'est finalement
22:39le maillon
22:40d'un projet
22:40qui est encore plus important.
22:42C'est un corridor,
22:43le corridor qu'on appelle
22:44H2MED,
22:45qui est clairement
22:46la conséquence
22:48d'un volontarisme européen
22:50avec une stratégie européenne
22:52de l'hydrogène
22:52qui a été publiée
22:55pour la première fois
22:55en 2020
22:56et qui consiste
22:57à créer
22:58des grandes autoroutes
22:59de l'hydrogène
22:59qui sillonnent l'Europe
23:01en faisant jouer
23:03également la solidarité
23:04au niveau européen,
23:05notamment l'hydrogène renouvelable
23:07qui est produite
23:08à partir
23:08d'énergies
23:10ENR intermittentes,
23:11solaires, éolien.
23:13Et là,
23:14l'Europe elle-même
23:15est reconfrontée
23:15au problème
23:16où on produit
23:17et on va bénéficier
23:19en abondance
23:20d'énergies électriques
23:21intermittentes
23:21à certains endroits
23:22avec des consommations
23:23d'hydrogène
23:24à d'autres endroits
23:25et c'est pas au même endroit.
23:26Voilà.
23:26Donc ce projet H&M
23:28globalement
23:30permet de produire
23:32de l'hydrogène
23:32notamment sur la péninsule ibérique
23:33pour l'emmener
23:35en Allemagne
23:36où là on a
23:36des forts bassins
23:37industriels
23:37de consommation
23:39qui a besoin
23:40d'hydrogène
23:40pour se décarboner.
23:41Et la France
23:41est sur le passage.
23:43Donc Eiffen
23:44finalement c'est
23:44la partie terrestre
23:45et la partie française
23:47de ce grand corridor.
23:48Ce corridor
23:49qui prend
23:49toute la façade
23:50est de la France
23:51selon la carte.
23:52Tout à fait.
23:52Qui arrive à Marseille
23:53donc on aura
23:54un Barcelone-Marseille
23:55pour lequel Natron
23:56d'ailleurs est partie prenante
23:57le projet Barmar
23:58totalement en sous-marin
23:59en offshore
24:00pour ensuite remonter
24:02tout le couloir
24:02rhodanien depuis Marseille
24:04aller jusqu'à Nancy
24:05Metz
24:06et ensuite on rejoint
24:07la frontière allemande
24:08à Echin exactement
24:09qui est la commune
24:10qui transfrontalière
24:11avec l'Allemagne.
24:12Et c'est une opportunité
24:13finalement pour
24:14à la fois la France
24:15la région Grand Est
24:16et la Moselle
24:16pour bénéficier
24:18de cette grande infrastructure
24:19qui est dimensionnée
24:20à 2 millions de tonnes
24:21d'hydrogène par an
24:22qui permettra
24:23de connecter
24:24des producteurs
24:25et des consommateurs
24:26situés le long du tracé
24:28de connecter également
24:29Mosaïque
24:30I4Link
24:32Rhein
24:32j'en ai pas parlé
24:33mais qui est un autre projet
24:34qu'on a dans le Rhin supérieur
24:37et qui justement
24:38permettra d'apporter
24:39en tout cas
24:40un levier
24:41de décarbonation supplémentaire
24:42pour décarboner
24:43l'économie nationale
24:44et l'économie locale.
24:46Là on est carrément
24:46dans un projet
24:47de taille
24:48évidemment gigantesque
24:50projet européen
24:51qui devrait voir le jour
24:52les premiers effets
24:54à horizon 2032
24:57relativement court
24:58c'est court
24:59mais voilà
24:59ça dépend pour qui
25:00mais voilà
25:01il faut imaginer
25:01c'est des grands projets
25:02d'infrastructure
25:04qui mettent du temps
25:05mais une fois que c'est parti
25:06c'est parti
25:07et donc
25:07en 2032
25:09mise en service
25:10de l'ouvrage
25:10Un mot
25:11puisque nous sommes ici
25:12à la Foire internationale
25:14de l'Alle-de-Messe
25:14sur l'espace de Moselle Attractivité
25:17donc Agence d'Attractivité
25:18du département
25:18qu'est-ce qu'un
25:21Nattran peut attendre
25:22d'une collectivité
25:24sur les territoires ?
25:25Quels sont les liens
25:26entre vous
25:26et qu'est-ce que vous en attendez ?
25:27Tout d'abord
25:28ce qu'on attend
25:28des collectivités
25:29c'est
25:31cette capacité
25:32à rassembler les acteurs
25:33à construire un réseau
25:34finalement à la base
25:35la première étape
25:36c'est de mettre
25:36les gens autour de la table
25:38pour relier les gens
25:39tout simplement
25:40un réseau ça relie les gens
25:41mais déjà avant
25:41de les relier par l'énergie
25:42il faut les relier par les idées
25:43et donc forcément
25:45la région
25:46le département
25:47les collectivités
25:49sont les acteurs
25:49qui permettent
25:50en tout cas
25:51de mettre en relation
25:54des producteurs
25:55et des consommateurs
25:55et de faire en sorte
25:57que finalement
25:59on arrive à se projeter
26:00avec derrière
26:02le réseau
26:02qui n'est qu'une réponse
26:03à ça
26:04finalement le réseau
26:05est une réponse
26:06et non pas
26:07une donnée d'entrée
26:10ensuite là
26:10au niveau des collectivités
26:12il y a un sujet compétences
26:13très clairement
26:14où là
26:15manipuler l'hydrogène
26:16c'est nouveau
26:16alors il y a déjà
26:17l'hydrogène en France
26:18mais c'est vrai
26:18que si on change d'échelle
26:19on va avoir besoin
26:20de nouvelles expertises
26:21de nouvelles compétences
26:22y compris pour nous
26:23Natran
26:24et donc forcément
26:24on peut avoir besoin
26:26des collectivités
26:26pour aider en tout cas
26:27à monter des formations
26:28et faire en sorte
26:30qu'au moment
26:30où on en a besoin
26:31et bien
26:33on a sur le marché
26:34en tout cas
26:34des expertises
26:35qui ont été formées
26:37et puis voilà
26:39si on arrive déjà
26:39à faire tout ça
26:40ce sera déjà
26:41une bonne chose
26:42Dernière question
26:43les émissions
26:44produites ici
26:45depuis la forêt internationale
26:47demain se terminent
26:47toujours comme ça
26:48avec un peu de prospectives
26:49si on se retrouve
26:50dans 10 ans
26:51qu'est-ce que vous aimeriez
26:52qu'il circule
26:53dans le réseau
26:54Natran ici
26:55dans le quart nord-est
26:56de la France
26:57et plus précisément
26:57en Moselle
26:58et bien
27:00je pense que d'ailleurs
27:00c'est pas forcément
27:01la science-fiction
27:02mais c'est vrai
27:02que le Grand Est
27:03et la Moselle
27:05peut être un département
27:06qui à moyen terme
27:08on va pas dire
27:08à court terme
27:09pourrait avoir
27:10sur son sol
27:11finalement
27:11ce que nous
27:12on voit Natran
27:13et d'ailleurs
27:13ce qui explique
27:13pourquoi on a aussi
27:14changé de nom
27:15c'est qu'on voulait
27:15aussi véhiculer
27:16une diversification
27:18ne plus transporter
27:19que du gaz naturel
27:20mais transporter
27:21des molécules
27:22dont du biométhane
27:23à avoir
27:24un enchantvêtrement
27:25de réseaux
27:26de méthane
27:27avec de plus en plus
27:28de biométhane
27:29on en a parlé
27:30un réseau d'hydrogène
27:31et
27:32j'en ai parlé
27:33très rapidement
27:33des réseaux de CO2
27:35ou un réseau de CO2
27:36qui n'est pas une énergie
27:37mais qui est également
27:38un levier de décarbonation
27:39qui consiste à
27:40prendre le CO2
27:42en sortie
27:42des procédés industriels
27:44qui n'ont pas réussi
27:46en tout cas
27:46à éradiquer ce CO2
27:47le transporter
27:49potentiellement
27:50de façon assez lointaine
27:51pour ensuite
27:51le stocker
27:52et faire en sorte
27:53que le CO2
27:53plutôt qu'il s'échappe
27:54à l'atmosphère
27:55on le stocke
27:55dans le sous-sol
27:56et donc finalement
27:57pour répondre
27:57à votre question
27:58et bien avoir
27:59justement
28:00un territoire
28:01qui
28:03justement
28:03de façon très concrète
28:04possède
28:05ces trois types
28:06de réseaux
28:06avec
28:07des couplages
28:08possibles
28:08d'un réseau
28:09à l'autre
28:09par exemple
28:09produire
28:10des e-carburants
28:11en synthétisant
28:13une molécule
28:13d'H2
28:14avec une molécule CO2
28:15et produire
28:15du éco-reusène
28:16en récupérant
28:17le CO2 biogénique
28:18issu de l'épuration
28:19du biogaz
28:20transformant en biométhane
28:21qui permet justement
28:22de le mettre
28:23dans ce réseau de CO2
28:24et on peut imaginer
28:25justement des synergies
28:25entre ces trois réseaux
28:26pour démultiplier encore
28:27la force de frappe
28:28du monde des molécules
28:29en complément
28:30de l'électrification
28:31Merci
28:31Les pistes ne manquent pas
28:33je propose qu'on se redonne
28:33rendez-vous dans 10 ans
28:35ça me rappelle une chanson
28:36Merci beaucoup
28:37Vincent Rousseau
28:38délégué territorial
28:39Nord-Est
28:40Natran
28:41L'information continue
28:42sur Moselle TV
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
28:55Sous-titrage Société Radio-Canada

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