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  • il y a 9 minutes
Après avoir consacré 25 ans de sa carrière au cyclisme professionnel masculin avec AG2R La Mondiale (devenu depuis Decathlon CMA CGM), Vincent Lavenu s’est lancé dans un nouveau projet avec Ma Petite Entreprise. Manager sportif de cette formation féminine créée en 2026, il accompagne le développement d’une équipe qui repose sur un modèle économique différent, soutenu par des entreprises et des particuliers. Dans un entretien accordé à Cyclism’Actu, il dresse le bilan de cette première saison, évoque les ambitions à long terme de la structure, les difficultés financières auxquelles le cyclisme doit faire face et revient sur le parcours de Paul Seixas, qu’il a connu dès ses années chez les jeunes et dont il suit attentivement l’ascension.

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Sport
Transcription
00:03Bonjour Vincent, ça fait un petit moment qu'on vous appelle sur Cyclisme Actu,
00:07donc pour commencer, est-ce qu'on pourrait avoir quelques nouvelles de votre part ?
00:11Quelles sont un peu les actualités de votre côté ?
00:16Bonjour, merci de votre appel, et puis écoutez, tout va bien,
00:19puisqu'on est dans une période où on construit le groupe 2027,
00:25on sait que l'intersaison est toujours une période très active,
00:30pour pouvoir embrasser la saison prochaine,
00:33donc il y a plein de choses, plein d'éléments à mettre en place pour partir en 2027 du bon
00:38pied.
00:40Justement, pour venir cette première année, une belle première année pour votre équipe,
00:44ma petite entreprise, qui s'est lancée en compétition en janvier 2026.
00:51Quelle est un peu votre analyse sur cette première année ?
00:54Vous avez notamment participé, dès vos débuts, aux plus grandes courses du calendrier,
00:57en parlant du Tour de France Femmes, mais aussi quelques belles classiques,
01:02comme l'Estra des Bianquiers, Liège-Bastogne-Niège.
01:05Comment vous jugez un peu cette saison ?
01:10Nous sommes très satisfaits de cette première saison.
01:13On est parti d'une feuille blanche il y a à peu près un an,
01:15avec un projet certes différent de ce qui se passe dans la sphère de cyclisme professionnel,
01:22qui est basé tout simplement sur le partenariat de petites et moyennes entreprises et de particuliers.
01:28On a aujourd'hui plus de 700-750 personnes qui nous soutiennent.
01:31C'est un modèle économique complètement différent.
01:35C'est vrai que plein de gens s'interrogeaient à l'initiative de cette équipe.
01:40Est-ce qu'elle va fonctionner ? Est-ce qu'elle va durer longtemps ?
01:43Et force est de constater que notre première saison sportive a été très belle.
01:47Peut-être que c'est allé même au-delà de nos espérances,
01:50puisqu'on a quand même remporté de très belles courses.
01:52En point d'orgue, le championnat de France de Contre-la-Montre avec Célia Lemouel,
01:57c'était une très belle surprise.
01:59Et puis on a remporté également une course le Tour du Olimousin.
02:02En partie de France, on a fait un très bon résultat global au Tour de France,
02:07puisqu'on termine notamment dixième par équipe du Tour de France.
02:10Et puis également, on gagne le Coupe de France par équipe.
02:14Donc voilà, je pense que l'équipe s'est très bien comportée.
02:17Et on a été, dès la première année, présents au rendez-vous.
02:22Justement, sur cette première année, on sait, comme vous avez dit,
02:25avec de beaux résultats, des filles qui sont beaucoup montrées au plus haut niveau.
02:31Vous avez eu le droit à quelques départs.
02:33Vous avez parlé de Célia Lemouel qui s'en va vers Cofidis.
02:37Mais vous avez aussi quelques belles arrivées.
02:42Comment gérer un peu ce mercato quand on est une nouvelle équipe,
02:45quand on a des coureuses qui sont attirées par d'autres équipes ?
02:49C'est assez un peu compliqué ?
02:53Non, ça fait partie de notre histoire, de notre début d'entreprise.
02:59C'est une équipe cycliste, mais c'est aussi une entreprise.
03:01Elle se gère comme une entreprise avec des finances,
03:03avec des rentrées d'argent, des sorties.
03:06Et force est de constater que notre équipe a bien fonctionné,
03:10que les meilleurs courants d'équipe ont été sollicités par d'autres groupes sortifs.
03:15Et si ces filles ont valorisé le travers d'engagement avec d'autres équipes,
03:20il n'y a plus que ça.
03:23Simplement, c'est à notre équipe dans le temps,
03:25pour qu'on puisse assurer une pérennité solide pour le futur,
03:31de trouver les finances pour fidéliser nos filles,
03:35les filles, les meilleures filles dans le temps.
03:37Donc voilà, c'est simplement, on va dire,
03:40une suite logique de cette construction de cette première année.
03:43Notre équipe ayant bien fonctionné, bien marché,
03:46un certain nombre de filles ont été sollicités.
03:48Et bien sûr qu'on aurait voulu les conserver.
03:50Malheureusement, on n'a pas eu les moyens de le faire.
03:52Elles ont été attirées par d'autres équipes.
03:55Et c'est ainsi, demain, il en sera autrement.
04:00Justement, quand on est une équipe avec un modèle financier
04:03de ce qu'on comprend qui est différent des autres équipes,
04:06ça marche avec 3-4 gros sponsors qui apportent tout le budget.
04:11Et après, on a un budget alloué, bien sûr,
04:14au salaire des coureurs et compagnie.
04:16Vous, comment ça marche ?
04:18Comment, justement, on va chercher ses finances ?
04:21Est-ce qu'on se dit que dans le temps,
04:24ça serait possible d'avoir de plus gros moyens ?
04:27Est-ce que vous pouvez un peu nous expliquer tout ça ?
04:30Oui, alors, le modèle initial est fait en sorte de mettre en avant
04:37les petites entreprises françaises.
04:40C'est ça le principe qu'au travers de notre sport,
04:42qui est un sport populaire, qui a énormément de retombées médiatiques,
04:49on puisse mettre en avant le savoir-faire et les valeurs
04:52de l'entreprise française.
04:54Donc, à partir de ce moment-là, on a permis à des entreprises
04:59de venir en soutien de notre équipe, dans un premier temps,
05:02avec cinq paliers différents, qui sont très accessibles,
05:05puisque le premier palier que les entreprises peuvent prendre
05:09pour l'adhésion est à 750 euros.
05:12Il y en a un autre à 1 500, un autre à 1 000, un autre à 15 000.
05:15Et on a aussi des paliers supérieurs, qui sont, on va dire,
05:20de place gré à gré et personnalisées en fonction des entreprises.
05:25Donc, cette année, notamment pour 2027, on a un certain nombre
05:28de nouvelles entreprises qui sont à notre soutien.
05:31L'équipe va croître, va grandir, certes encore de manière raisonnable,
05:37mais on envisage dans le futur de créer une grande équipe
05:40avec justement le soutien de centaines et de milliers d'entreprises.
05:43Aujourd'hui, je vous ai dit tout à l'heure, on a à peu près 750 adhérents,
05:47que ce soit entreprise ou particulier.
05:49Donc, c'est un modèle qui est appelé à développer
05:51et à générer de la valeur au fil du temps.
05:54Donc, l'objectif, si on comprend bien, à moyen ou long terme,
05:58ça serait de devenir un cadreur du peloton féminin ?
06:04On espère.
06:04On espère que nos ambitions ne s'arrêtent pas là où on est aujourd'hui.
06:09Encore une fois, on sent que la progression entre l'année 2026 et 2026,
06:13ça va peut-être générer 25 ou 30 % de progression.
06:18Je pense que la philosophie de notre équipe est appréciée.
06:23On sent un capital sympathie de la part des médias, du public,
06:27des supporters, qui est très, très important.
06:30Donc, c'est une équipe qui plaît, qui développe des valeurs.
06:32Il y a beaucoup de gens qui se reconnaissent des demandes qui sont prises,
06:39justement, le fait de mettre en place en France.
06:42On sait bien qu'aujourd'hui, l'économie est difficile
06:45et que les entreprises qui se battent pour faire vivre,
06:47maintenant, leur soutien est là pour mettre en avant leurs valeurs.
06:51Et tout ça, c'est quelque chose qui plaît pour un grand capital sympathie pour l'équipe.
06:58Sur un point de vue plus personnel, maintenant,
07:00on sait que vous avez été pendant de très nombreuses années
07:03le manager général, enfin le patron de l'équipe
07:06qui était à l'époque AG2R la mondiale.
07:09Maintenant, vous êtes le boss de ma petite entreprise.
07:17Comment vous vivez cette situation ?
07:19Est-ce que c'est un renouveau ?
07:22Est-ce que vous voyez des différences ?
07:25Bien sûr, il doit y en avoir,
07:26puisque quand on passe d'un des cadors du World Tour masculin,
07:29une équipe qui est pour l'instant en deuxième division féminine.
07:33Juste un peu votre point de vue là-dessus.
07:35Comment vous vous sentez ?
07:39Le point de vue, c'est que les histoires dans une vie
07:41peuvent être différentes.
07:42J'ai travaillé pendant 25 ans au service du cyclisme professionnel masculin
07:48avec de belles réussites.
07:51Je me fais plaisir de te rappeler qu'on a gagné 23 étapes du Tour
07:54durant ces belles années.
07:56On a fait deuxième et troisième du Tour de France
07:58avec Jean-Christophe Perrault et Romain Bardet.
08:01Aujourd'hui, forcément, j'ai tourné la page de cette histoire
08:06qui était une belle histoire et qui m'a laissé des moments assez inoubliables
08:10pour partir sur un nouveau projet qui, certes, est bien moins prestigieux
08:15peut-être dans un premier temps et surtout qu'il y a des finances
08:19qui sont bien plus basses, mais qui rapportent aussi beaucoup de belles valeurs.
08:24Et je me suis engagé à côté des dirigeants de cette équipe.
08:27Je ne suis pas le boss, je suis simplement manportif aujourd'hui
08:32en accompagnement de ceux qui ont initié ce projet-là.
08:37Et je le fais avec beaucoup de plaisir tout simplement
08:39parce que le fil rouge, c'est simplement le cyclisme
08:42qui m'a apporté moi personnellement beaucoup de bonheur pendant des années.
08:45Et aujourd'hui, j'essaye de rendre à cette équipe, au cyclisme féminin,
08:50l'expérience, mon réseau, mes connaissances du cyclisme
08:53pour que cette équipe se développe.
08:55Et je crois que les filles le méritent parce que le cyclisme féminin évolue.
08:58On voit qu'aujourd'hui, il y a de grandes équipes qui sont devant la scène.
09:02Mais il y a encore beaucoup de précarité finalement,
09:04même au niveau des équipes professionnelles.
09:06Donc nous, on essaye simplement de structurer,
09:08d'apporter des assurances financières aux filles,
09:15et bénéficier de l'engagement qu'elles ont mis sur le cyclisme.
09:20Justement, on sait que le cyclisme féminin a beaucoup évolué
09:22sur ces dix, même ces cinq dernières années,
09:25avec l'arrivée notamment du Tour de France
09:27qui a fait évoluer la visibilité du sport.
09:33On se doute de ce qu'on entend.
09:35Il y a des grosses équipes comme FDG Suez, comme SD Wars et compagnie.
09:40On comprend qu'elles fonctionnent comme des grandes équipes masculines
09:44avec les coureuses qui vivent bien leur métier et compagnie.
09:46Pour une équipe de seconde division, comment ça se passe ?
09:49Est-ce que toutes les filles sont professionnelles ?
09:52Est-ce qu'il y a un gros staff autour ?
09:54Comment on dirige ça ?
09:56Comment ça fonctionne, tout simplement ?
09:59Vous savez, on fait en fonction de nos moyens.
10:02Donc effectivement, d'abord, elles ont un statut professionnel,
10:03ça c'est évident.
10:04Aujourd'hui, en 2026, on avait dix filles.
10:07En 2027, on en aura peut-être onze, peut-être même douze.
10:10Donc on amène une sécurité, on va dire, que ce soit financière, sociale,
10:17pour que ces filles puissent pratiquer leur sport dans des conditions acceptables.
10:21On est loin, évidemment, des grands budgets féminins, comme vous l'avez cité.
10:26Mais même si on revoit d'ailleurs l'exemple de FDG Suez,
10:30il faut se rappeler qu'à l'initiative, cette équipe-là était une petite équipe
10:33il y a une dizaine d'années et qui s'est construite petit à petitement.
10:39Et puis, année après année, cette équipe a pris du volume
10:43au point de devenir aujourd'hui peut-être la meilleure équipe du monde.
10:47Donc c'est ce modèle que l'on cherche, nous, à ne pas copier,
10:50mais on cherche à aller vers ce modèle-là, grandir, prendre du volume,
10:55permettre aux filles de monter en puissance
10:57et puis à terme, d'ici deux, dix, cinq, dix ans,
11:01de devenir une des plus grandes équipes du monde.
11:02On travaille tous dans le même sens, finalement.
11:05Alors après, c'est notre capacité de séduire, de réunir des budgets importants
11:10qui nous permettra d'aller vers le plus haut sommet du cyclisme féminin.
11:16Pour élargir un peu le sujet et parler sportif,
11:21qu'est-ce que vous avez pensé de cette saison de 2026,
11:23que ce soit du côté du cyclisme féminin,
11:25où on a eu franchement des super courses,
11:27quand je repense au championnat du monde, autour de France,
11:29où on a eu des sacrées courses à suspense,
11:33mais aussi sur le cyclisme masculin,
11:35où certains ont trouvé que c'était une excellente année,
11:38d'autres non.
11:39Quelle est un peu votre analyse de la saison cycliste en général en 2026 ?
11:43Moi, je reste un passionné, un amoureux de mon sport.
11:48Je baigne dans le cyclisme depuis l'âge de 13 ans.
11:50Je trouve que c'est un sport qui a formidablement évolué.
11:55On le voit d'ailleurs au gré que ce soit des pratiquants,
11:59du nombre de gens qui pratiquent le vélo sur route notamment.
12:03On voit les spectateurs, les heures de retransmission,
12:06qu'elles soient radio, télé ou autres.
12:10On voit que c'est un sport qui touche le public,
12:13qui fédère le public, qu'il soit d'ailleurs au niveau mondial.
12:17Donc, je crois que c'est un sport qui est bien géré,
12:20même si évidemment, il y a toujours des difficultés.
12:21On sait que la difficulté, c'est réunir des budgets,
12:24puisque le modèle économique du cyclisme
12:26est basé uniquement sur du sponsoring.
12:28Donc, ça veut dire que chaque équipe ou chaque organisateur
12:32se bat du mieux qu'ils le peuvent
12:34pour arriver à réunir des budgets et faire vivre le cyclisme.
12:38Et si on regarde bien, c'est un sport qui est extrêmement bien suivi,
12:42qui est très populaire,
12:43qui développe des valeurs assez extraordinaires aussi,
12:45notamment les jeunes.
12:46Quand on voit les jeunes coureurs aujourd'hui
12:48qui embrassent la carrière de cycliste professionnel,
12:50je trouve que c'est quelque chose de très, très bien.
12:52On voit des jeunes.
12:52D'ailleurs, on a un très bel exemple, évidemment, en France,
12:56avec le poche sexaste qui, aujourd'hui, tutoie les sommets.
12:59Voilà.
12:59Et quand on voit le cyclisme féminin, c'est pareil.
13:01On voit des filles comme Vollerine,
13:05qui sont extraordinaires ou d'autres encore.
13:06Donc, voilà.
13:07Je pense que ça s'est très bien professionnalisé
13:10depuis de nombreuses années.
13:11Et on arrive aujourd'hui à des performances exceptionnelles
13:14qui permettent d'avoir un spectacle qui est assez extraordinaire.
13:18Et Dieu sait si le public s'en rend compte.
13:22Vous l'avez évoqué, Paul Sextas.
13:23Je suis obligé de vous en parler un peu.
13:26Il fait partie de l'ancienne équipe que vous dirigez.
13:30Comment vous voyez son évolution ?
13:32Impressionné.
13:33Encore un peu sur votre feu, en attendant justement
13:35qu'il aille chercher Pogacar ou de gagner un grand tour
13:41ou quoi que ce soit.
13:43Quelle est un peu votre vision sur le garçon ?
13:45Je crois que tout le monde s'est rendu compte, cette année,
13:48du talent de Paul.
13:50Sa progression depuis son passage chez les professionnels en 2025
13:55est assez extraordinaire.
13:57Parce qu'on savait que c'est un garçon que je connais depuis très longtemps,
13:59depuis qu'il est cadet.
14:00Puisque c'est moi-même qui l'ai fait rentrer dans cette équipe AG2R
14:03quand il était cadet, intégré l'équipe junior.
14:07Mais quand on voit la progression que Paul a eue
14:09depuis le début de l'année 2025,
14:11dans l'année 2025, il est passé la première course
14:14sur laquelle il a participé.
14:15C'est le Grand Prix de la Marseillaise
14:17où il était déjà devant, en train de se bagarrer.
14:19Et c'est la fin de saison où il termine 3e des championnats d'Europe.
14:22Il y avait une progression qui était assez extraordinaire.
14:25On peut se dire qu'il avait atteint un plafond.
14:27Et on s'est rendu compte qu'en 2026,
14:31sa progression était aussi impressionnante.
14:34Quand on l'a vu gagner des courses extraordinaires,
14:39la flèche-vallonne, la façon dont il a gagné la flèche-vallonne,
14:41par exemple, était vraiment exceptionnelle.
14:43Ils sont pour deux francs.
14:44Il a quand même tutoyé les meilleurs coureurs du monde.
14:49Il a pu accrocher Pogacar pendant quelques instants.
14:54Et évidemment, la dernière victoire avec le Tour de Lombardie,
14:56il a montré que sa progression était encore constante.
14:59Donc, on peut penser que l'année prochaine,
15:01il va faire quelques misères à Pogacar.
15:03Est-ce qu'il sera capable de le battre sur un grand tour ?
15:05C'est difficile à dire.
15:06Mais ce qui est évident, c'est que c'est un garçon qui a un talent fou.
15:09et c'est le talent que la France attend depuis plus de 40 ans.
15:13Vous l'avez évoqué, vous l'avez connu depuis son plus jeune âge,
15:18depuis les cadets, pour les suiveurs de cyclisme.
15:20Et effectivement, on en entend parler depuis qu'il a 15, 16 ans,
15:24on en entend beaucoup parler.
15:25Vous qui étiez un peu au cœur du milieu,
15:28on va dire au cœur du début du projet Paul Sexas,
15:32comment vous l'avez repéré ?
15:34Quels ont été les premiers contacts ?
15:36Est-ce que vous pouvez un peu nous raconter le début de l'histoire ?
15:38Vous savez, c'est un cours régional, puisqu'il habite dans le Beaujolais.
15:41C'est un garçon que l'on côtoyait sur les courses,
15:44tout simplement, de Benjamin, Minime, Cadet.
15:46Donc voilà, on se croisait régulièrement sur les épreuves,
15:50qu'elles soient sur route ou sur cyclocross.
15:52On voyait bien que Paul était un garçon qui avait beaucoup de talent.
15:55Après, c'est difficile à dire, quand le garçon est Benjamin ou Minime,
16:00que ce garçon-là va devenir l'un des meilleurs coureurs professionnels.
16:03On voyait que c'était un garçon qui avait beaucoup de talent.
16:07Après, assez rapidement, Cadet, il a passé un cap peut-être très important.
16:11Et puis Junior, finalement, il a toujours progressé.
16:14Ce qu'on voit aujourd'hui, moi, comme d'autres, l'avons décelé quand il était très jeune.
16:21C'est un garçon qui est exceptionnel, évidemment,
16:23et qui a la force physique, mentale pour aujourd'hui côtoyer les meilleurs.
16:28Donc, c'est assez extraordinaire.
16:30Encore une fois, c'est un talent pur du cyclisme.
16:35Et justement, sur ces débuts, c'est intéressant, je trouve, d'y revenir.
16:38Parce que les gens ne savent pas forcément comment ça se passe.
16:40On entend beaucoup maintenant.
16:41Oui, un garçon de 16 ans a signé chez Visma, un autre chez UAE, un autre chez Decathlon.
16:47On ne sait pas exactement comment ça se passe.
16:48Est-ce que vous pouvez un peu nous expliquer comment on recrute dans une équipe junior,
16:53voire même, du coup, on repère les coureurs dès qu'ils sont cadets ?
16:57Comment ça se passe ?
16:59Est-ce qu'il y a une rémunération dès les juniors ?
17:02Est-ce qu'il y a une concurrence directe avec d'autres équipes ?
17:05Est-ce que vous pouvez un peu vous dévoiler les coulisses,
17:07que ce soit sur Paul Sexas ou sur d'autres en général ?
17:10Oui, chaque équipe aujourd'hui est organisée pour essayer de déceler des talents très jeunes.
17:17Voilà, donc il y a vraiment des personnes dans les équipes qui se consacrent pas exclusivement,
17:25mais qui sont à même d'aller déceler des talents très jeunes.
17:29C'est vrai, maintenant, dès les cadets, on peut se rendre compte qu'un garçon a un talent assez hors
17:35norme.
17:36Maintenant, ce n'est pas une sécurité à 100%.
17:38Quand vous avez un garçon qui marche chez les cadets ou chez les juniors,
17:41ce n'est pas pour cela que ça va devenir le meilleur coureur du monde.
17:44Mais chaque équipe est attentive, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes,
17:47pour déceler ses talents.
17:48Parce qu'on sait que quand on arrive à convaincre un jeune d'accéder à son équipe,
17:55c'est une certaine sécurité pour l'avenir.
17:58Ça permet de le travailler avec lui, de le peaufiner,
18:06pour faire en sorte que derrière, il y ait une fidélité qui existe
18:10et qu'il puisse intégrer cette équipe.
18:12Donc, c'est comme ça que ça se passe.
18:12C'est comme dans le foot, tout simplement,
18:14où vous avez des recruteurs qui font le tour des stades et le tour du monde
18:16pour essayer de déceler des talents.
18:17Alors, c'est à un degré moins dans le cyclisme.
18:19Mais aujourd'hui, chacun est attentif pour aller, dès les jeunes catégories,
18:24de vérifier les talents.
18:27Par exemple, pour Paul, est-ce que vous avez eu une forte concurrence de d'autres équipes ?
18:33Quand on a convaincu Paul de se joindre à l'équipe AG2R à l'époque,
18:39quand effectivement il était cadet, je sais que d'autres équipes,
18:43notamment françaises, étaient sur les rangs.
18:45Donc, on a été peut-être assez intuitifs pour permettre à ce que Paul engendre notre équipe
18:54et vienne embrasser notre équipe.
18:55Il était cadet à l'époque, il a intégré le groupe junior lors de stages.
19:00Et puis, petit à petit, son intégration s'est faite naturellement.
19:03Mais oui, forcément, déjà à ce moment-là,
19:05il y avait du monde qui était attentif à son talent.
19:11Il y a encore beaucoup d'intérêt pour M. Paul Sexas.
19:16Bon, on va se quitter là-dessus.
19:17Merci beaucoup, Vincent.
19:18Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année 2027 ?
19:22Eh bien, tout simplement que les entreprises, les particuliers,
19:25puissent venir en auto-soutien de cette équipe Ma Petite Entreprise.
19:28Il suffit d'aller sur le site Ma Petite Entreprise
19:31et de suivre toutes les instructions.
19:34On a déjà 750 personnes, presque 800 personnes,
19:36que ce soit entreprise ou particulière qui nous suivent.
19:39Et on a besoin encore de votre soutien pour que cette équipe grandisse.
19:42On défend les valeurs du cyclisme français.
19:45On défend les valeurs de l'entreprise.
19:47Et je crois que dans un monde qui est difficile aujourd'hui,
19:49qui est secoué par tout ce qui se passe en ce moment,
19:52de voir une équipe qui est fraîche, qui est nouvelle,
19:56qui a envie, qui a donné envie,
19:58eh bien, voilà, on a besoin de soutien tout simplement.
20:01Donc, venez nombreux nous accompagner.
20:04Le message est passé.
20:05Merci beaucoup, Vincent.
20:06Merci.
20:08Au revoir.
20:09Au revoir.
20:09Au revoir.
20:09Au revoir.
20:11Au revoir.
20:12Au revoir.
20:12Au revoir.
20:13Au revoir.

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