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  • il y a 3 minutes
Lors de la journée de mobilisation du 17 octobre, les autorités ont été débordées par les violences urbaines qui ont touché plusieurs grandes villes de France. De nombreux commerces ont été vandalisés et pillés, tandis que plusieurs membres des forces de l'ordre ont été blessés. Interrogé ce mardi devant une commission d'enquête, Laurent Nuñez a reconnu que «le bilan de la journée du 17 octobre est un échec».

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Transcription
00:00Je le redis, le bilan de la journée du 17 octobre est un échec, à partir du moment où la
00:06sécurité de bâtiments publics, de commerces, n'a pu être assurée et que dans le même temps, les forces de
00:11sécurité intérieure ont été confrontées à une violence inouïe.
00:14Mais soyons clairs, l'échec constaté ne présume pas en soi une faute des services de l'État. Pour prendre
00:20un parallèle, un attentat est toujours un échec, toujours un échec.
00:23Cela ne veut pas dire pour autant qu'il était nécessairement imputable un manquement des services de renseignement.
00:28Il y a des passages à l'acte violent qui sont objectivement indétectables ou qui le sont très difficilement.
00:34De même, il y a des comportements sédicieux, sporadiques et spontanés de voie publique qui ne peuvent être précisément anticipés,
00:40au moins dans leur niveau de violence et de détermination.
00:43Je reviendrai précisément sur les caractéristiques de ce qu'a été le défaut d'anticipation de ce 17 octobre. Je
00:50reviendrai dans quelques instants.
00:52Les services de renseignement ont été pointés du doigt pour avoir sous-estimé le nombre de personnes attendues sur cette
00:58journée de mobilisation.
00:59Cela fait partie des questions que vous me posez, d'ailleurs, M. le Président.
01:03C'est sans doute vrai, mais cette sous-estimation est très loin d'être le nœud du problème.
01:07On ne peut pas résumer tout cela à un simple sujet de chiffre, un chiffre prévisionnel plus proche de la
01:14réalité n'aurait pas permis en soi d'éviter les débordements constatés.
01:18En réalité, un nombre important de paramètres sont également à prendre en compte et j'aurai l'occasion d'y
01:22revenir.
01:23Voilà pourquoi, d'ailleurs, j'ai pu répondre au Sénat, à l'occasion d'une des nombreuses questions d'actualité
01:27au gouvernement qui m'ont été posées sur le dimensionnement du dispositif du 17 octobre.
01:33En l'occurrence, le delta, j'ouvre les guillemets, ne se jouait pas tant dans la prévision du nombre de
01:38participants attendus que dans l'intensité des violences de ce jour-là.
01:43C'est aussi pourquoi un dispositif policier plus étoffé en volume d'effectifs déployés n'aurait sans doute pas permis
01:49à lui seul d'empêcher les incidents constatés,
01:52notamment les exactions commises avant même le lancement des cortèges, ni les très nombreux pillages commis simultanément en divers points
02:00du territoire.
02:01De la même manière, ce n'est pas l'augmentation du volume d'effectifs déployés le 24 octobre par rapport
02:07au samedi précédent qui a permis à lui seul de garder la maîtrise des événements lors de cet acte 2.

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