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00:00Donc, on n'a pas fermé la porte. Nous sommes des gens responsables.
00:03M. Zandroni, ça n'a aucun moment. On ne peut pas dire que les personnes qui composent ce collectif-là,
00:07nous ne sommes pas des voyous. Nous sommes des chefs d'entreprise responsables.
00:10Nous faisons quoi ? Nous avons vu qu'il y a un certain nombre de problématiques en Guadeloupe.
00:15Le carburant, l'eau, les entreprises qu'on liquide, c'est quand même plus 24% par rapport,
00:20plus 29% par rapport à l'année 2024 de fermeture d'entreprise.
00:25Alors que sous le plan national, ils sont à plus 5%.
00:28Tous nos chiffres sont toujours, quelque part, doublés ou triplés par rapport au national.
00:32On a quand même peut-être un taux de chômage de 8, 9% en France,
00:37tandis que chez nous, il y a de 19%.
00:39On a toutes les conditions sont réunies pour qu'on ait une explosion sociale.
00:43À quoi ça tient ? Je pense que c'est au mot résilient.
00:46C'est parce que les Guadeloupéens sont résilients.
00:47Mais on ne peut pas être résilient toute sa vie.
00:49Alors, pour ceux qui disent, j'ai entendu...
00:51Ce qui me suit pendant cette affaire-là, c'est qu'à un moment, on a cru qu'on avait
00:57une chambre consulaire
00:57qui s'appelait la CCI, et que tous les commerçants étaient logés à la même enceinte.
01:01Non.
01:02On s'est rendu compte que non.
01:04La démarche qu'on a faite, ce n'est pas contre la CCI.
01:07La démarche qu'on a faite, c'est de dire aujourd'hui,
01:10il y a un pays en crise, il y a un pays qui souffre d'un problème de carburant, d
01:15'un problème d'eau,
01:15ce n'est pas normal.
01:16Des infirmières nous disent parfois, lorsqu'ils interviennent chez les personnes âgées,
01:21il y a des personnes qui restent parfois 5-6 mois sans eau.
01:24Donc, c'est quand même un problème de santé publique.
01:26Donc, lorsqu'on met le doigt sur ça, on n'est pas en train de raconter n'importe quoi,
01:29parce que les infirmières, aujourd'hui, on a des associations d'infirmières avec nous,
01:32qui disent que c'est la première fois qu'ils voient que sur des barricades,
01:35on laisse passer des infirmières, on laisse passer des ambulances,
01:38on est quand même concerné ce nombre de choses.
01:40Est-ce qu'on pense honnêtement qu'en tant que personne responsable,
01:43nous aurions mis nos entreprises en difficulté,
01:45nous aurions passé autant de temps dans la rue,
01:47juste pour embêter les Guadeloupéens,
01:48parce que nous-mêmes, nous sommes des usagers de tout.
01:51Tout à fait.
01:51– Alors, si on fait ça, c'est parce que quelque part, on se sacrifie,
01:54et c'est pour ça que dans cela,
01:56les gens qui regardent et qui disent que les Guadeloupéens ne sont pas sur les barricades,
01:59je suis en l'unique, on fait peur aux Guadeloupéens aujourd'hui.
02:01Aujourd'hui, les Guadeloupéens ont peur.
02:02Aujourd'hui, les Guadeloupéens ont peur.
02:04Aujourd'hui, l'homme, le politique guadeloupéen a peur.
02:06Je regarde la position parfois de certains hommes politiques,
02:09c'est juste décevant.
02:10– C'est ça que j'avais posé comme question, avant-dernière question.
02:13Il y a eu déjà deux réunions avec les politiques,
02:16avec les assemblées, les deux assemblées,
02:18le conseil général et le régional.
02:20Qu'est-ce que ça bâille ?
02:21– Ça ne va pas bâiller, je ne suis pas même au courant.
02:24Aujourd'hui, j'espère que les deux assemblées régionales et départementales
02:29vont quelque part reprendre contact avec le préfet
02:32pour pouvoir que cette situation-là se règle.
02:35– C'est une réunion commune ?
02:36– Une réunion commune.
02:36– C'est ce que vous souhaitez en fait.
02:37– C'est ce qu'on souhaite, on souhaite autour d'une même table,
02:40mais on voit tout le monde sans nous.
02:41Mais on ne voit que des personnes qui, quelque part, ont un discours le même
02:45et qui sont des affidés de tel ou tel système.
02:48Et je l'ai dit l'autre jour ici sur le plateau,
02:51il y a aujourd'hui un problème, il faut que le gouvernement le sache,
02:53un problème de race et de classe sociale en Guadeloupe.
02:58Il y a ce problème-là.
02:59Il ne faut pas se fermer les yeux.
03:01Et il y a des gens qui alimentent ça.
03:03Mais je pense qu'on aura l'occasion de le dire,
03:06et même de nommer parce que ce n'est pas normal ce qui se passe en Guadeloupe aujourd'hui.
03:08On a l'heure en nous, des chefs d'entreprise qui sont nos ennemis
03:12parce qu'on défend les intérêts du peuple guadeloupéen et des entreprises guadeloupéennes.
03:17Et à chaque fois qu'on liquide une entreprise,
03:19on ne peut pas fermer 498 entreprises dans une année.
03:22Cette année, nous sommes déjà plus de 500.
03:23Ça veut dire que lorsqu'on ferme une entreprise,
03:26ce ne sont pas des numéros, ce sont des personnes,
03:27ce sont des familles qu'on met dans la rue.
03:28Ce sont des jeunes qui, quelque part, regardent leurs parents partir tous les jours au travail
03:33et qui, eux, se posent la question, est-ce que ça vaut quelque chose ?
03:36Est-ce que ça sert à quelque chose de travailler ?
03:39Puisqu'ils voient que leurs parents sont en échec professionnel,
03:42alors que c'est des gens qui se réveillent tous les matins pour pouvoir produire,
03:44pour pouvoir se rendre au travail.
03:46C'est ça le problème.
03:47On est en train de mettre une Guadeloupe sans dessus dessous.
03:49Et ces personnes-là, même, qui disent aujourd'hui, il n'y a pas de problème.
03:52Alors, regardons-le ce qui se passe en métropole, en France hexagonale.
03:55Lorsqu'on voit qu'aujourd'hui, que les étudiants ont obtenu,
03:58on vient de le dire, des résultats pour pouvoir construire,
04:00comment ils l'ont obtenu ?
04:01Ils l'ont obtenu.
04:01Et le premier ministre qui les a reçus.
04:03Absolument, le premier ministre qui les a reçus.
04:05Et ce n'est pas lorsqu'ils ont fait un courrier.
04:07J'entends des gens dire, alors j'ai entendu le président de la CCI dire,
04:10oui, mais les barrages n'ont jamais servi à rien.
04:12Monsieur le ministre, c'est faux.
04:14Si on parle de 2009, entre 2009 et 2021,
04:18nous sommes à 2026, il y a eu deux grosses périodes de mobilisation.
04:212009 et 2021.
04:22Et aujourd'hui, 2026.
04:24Entre-temps, c'est un des périodes d'accalmie.
04:26Qu'est-ce qu'on a réglé pendant les périodes d'accalmie ?
04:28Ce sont les périodes d'accalmie qui sont presque dangereuses.
04:30Parce que lorsque vous êtes un responsable d'organisations professionnelles
04:33et que vous écrivez au préfet ou n'importe quel autre,
04:35on ne vous entend pas.
04:36Tout est devenu un rapport de force.
04:38Donc je vous dis, regardez, on a contre nous.
04:40Posez-vous la question,
04:41pourquoi le NLP, qui est un parti,
04:44qui est un collectif,
04:46qui regroupe des organisations professionnelles,
04:48pourquoi le NLP aussi combattu par ses pairs ?
04:51Par ceux-là même, qui sont des acteurs économiques.
04:54Par les élus.
04:55Lorsque j'ai entendu M. Abéli venir hier à la télé,
04:59on n'a pas de problème avec ces gens-là,
05:00mais quand j'ai entendu le discours de M. Abéli hier au JT,
05:02de Guadeloupe,
05:03je me pose des questions.
05:04À quel moment M. Abéli peut réduire notre intervention
05:08au fait de barrer,
05:09comme si on était des gens qui barraient ?
05:11Qu'est-ce qu'il a apporté ?
05:12Qu'est-ce que ces politiques-là apportent comme solution ?
05:15À quel moment ils nous reçoivent ?
05:17Parce qu'on a invité certes les collectivités des présidents
05:19des deux collectivités majeures,
05:20mais on a aussi invité les présidents de PCI,
05:24parce que quelque part,
05:25ce sont aussi des donneurs d'ordre.
05:26Donc si le bâtiment est en panne aujourd'hui,
05:28si la commande publique est en panne,
05:30si la LBU a été revue à moins 40%,
05:34il faut le savoir,
05:35ça les guadeloupéens,
05:36les milliers d'autres familles guadeloupéens
05:37qui attendent d'avoir un logement,
05:39et qui aujourd'hui voient que c'est à près de la moitié,
05:42il n'y aura pas de production de logements.
05:45Donc non seulement le bâtiment est en panne,
05:48mais c'est le social qui se rend en panne,
05:50c'est l'habitat qui se rend en panne,
05:51parce qu'on aurait dû,
05:52par rapport au nombre d'appartements,
05:55de logements qui sont en attente,
05:58on aurait dû augmenter de 40% la construction.
06:01On a diminué de 40%.
06:03Voilà ce qu'on vit en Guadeloupe.
06:05Alors peut-être pour récupérer les 450 millions
06:09qui étaient affectés normalement au logement social.
06:13Donc c'est ça la réalité.
06:14Peut-être qu'une émission,
06:15on va faire une émission uniquement près de deux heures
06:17sur la crise qu'on traverse actuellement en Guadeloupe.
06:20Nous que faillons.

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