00:00C'est-à-dire que je suis quelqu'un qui est absolument passionné par la politique.
00:05Quand je dis passionné par la politique, je n'aime pas le mot politique dans la mesure où je crois
00:08que de plus en plus,
00:09il y a des réels problèmes humains, des réels problèmes sociaux qui font que tout à coup,
00:13je crois que les gens en ont assez de la gauche, de la droite, du centre, démocrate, républicain.
00:18Je crois que tout à coup, les gens ont envie de voir des gens qui s'occupent réellement de leurs
00:22problèmes.
00:22Or, j'avais assisté justement au débat entre Reagan et Carter,
00:26dans lequel j'avais été frappé par le fait que j'ai vu deux individus
00:32qui, il y en avait un qui avait envie d'être réélu et l'autre qui avait envie d'être
00:36élu.
00:36Je n'ai jamais senti dans ce débat sortir les réels, réels problèmes des gens,
00:41enfin des Américains en l'occurrence.
00:43Et je crois que c'est justement une chose qui commence à gêner le public dans la mesure
00:47où ils ont l'impression qu'ils entendent des techniciens de leur métier parler de problèmes
00:52qu'ils ne connaissent pas tellement au profit de leurs ambitions personnelles.
00:57C'est un problème ou un phénomène que vous sentez ici ou dans toute l'Europe ?
01:00Non, je crois justement, quand on parle maintenant d'Américains, d'Allemands, d'Italiens, de Français,
01:05je crois qu'en fait, avec l'information dont vous êtes en partie responsable
01:09et les autres gens de votre profession,
01:12je crois qu'actuellement, on ne peut pas ignorer ce qui se passe dans le monde,
01:14on ne peut pas ignorer des événements qui se passent à l'autre bout du monde.
01:17Je crois que lorsqu'on ne sait pas, on ne se sent pas responsable, on ne se sent pas concerné.
01:22Et je crois que lorsqu'on est au courant,
01:24je crois que tout à coup, ça nous donne un sentiment de culpabilité
01:28si on ne fait rien pour ces problèmes.
01:30Merci.
01:30Merci.