00:0113h, 14h, Europe 1 Info.
00:03Et Europe 1 Info se poursuit sur Europe 1.
00:05Vous écoutez Clélie Mathias et ses chroniqueurs du jour,
00:08Jean-Michel Salvatore et Yvan Riuphol, Clélie.
00:10La campagne présidentielle.
00:12Alors écoutez, parce qu'on va parler de la primaire de la droite et du centre,
00:14vous savez que cette question revient sur le devant de la scène.
00:16C'est non pour Edouard Philippe, c'est oui pour Gabriel Attal.
00:18Ils étaient tous les deux sur TF1, l'un hier, l'autre ce matin.
00:21Je ne crois pas que cette primaire aura lieu.
00:22Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division
00:25et une primaire de la confusion.
00:26C'est une primaire de la division parce que le principe même d'une primaire
00:28c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats.
00:31Et puis c'est une primaire de la confusion.
00:32Parce qu'elle rassemble des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour M. Attal
00:37et d'autres qui tendent la main à l'union des droites.
00:40Elle se propose de rassembler des gens qui ne sont pas d'accord,
00:42qui ont d'ailleurs dit à plusieurs reprises
00:44qu'ils ne voulaient pas travailler les uns avec les autres.
00:47Je crois qu'on a besoin de ce rassemblement
00:48parce que comme des millions de Français,
00:50je ne me résous pas à ce que le second tour de l'élection présidentielle
00:54oppose Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
00:56Je pense que notre pays ne s'en remettrait pas.
00:58Je pense que ça créerait encore plus de divisions dans le pays,
01:00plus de problèmes pour le pays.
01:02Évidemment que moi je vais chercher à continuer à convaincre.
01:04Ça prend peut-être un peu plus de temps pour certains
01:06de se rendre compte finalement de ce qui est en train de se passer
01:08dans le pays et dans la politique française.
01:10Mais à la fin, je crois que cette primaire elle aura lieu
01:12et je crois que c'est inéluctable.
01:14Dr Philippe, lui, dit qu'il y aura évidemment
01:16l'heure du départage entre ces nombreux candidats de la droite et du centre
01:19mais qu'elle viendra en février.
01:21On ne sait pas trop comment parce que dans les sondages,
01:23en attendant, ils baissent pour les deux,
01:25pour tous ces candidats de la droite et du centre.
01:26Il devrait se demander pourquoi il baisse.
01:30Il baisse parce qu'ils ne savent pas où ils habitent, tout simplement.
01:33Il pense encore habiter le bloc central, le centre,
01:36la Macronie pour certains d'entre eux,
01:38alors que ce que l'on voit apparaître,
01:40et c'est un événement considérable,
01:42c'est l'effondrement de ce bloc central,
01:43l'effondrement du centrisme.
01:45Et le retour, dans le fond,
01:47à l'opposition traditionnelle entre la droite et la gauche.
01:50Une droite maintenant qui s'est radicalisée,
01:51une gauche qui s'est radicalisée.
01:52C'est ce que j'allais vous dire,
01:53sauf que ce sont plutôt des droites et des gauches
01:56beaucoup plus radicales qu'il y a quelques années.
01:58Oui, mais la radicalité,
01:59aujourd'hui, elle est dans le discours politique.
02:00Il faut avoir un discours clair,
02:02et la radicalité n'est pas un gros mot.
02:04Quand la radicalité prise dans sa racine étymologique,
02:07radix, c'est-à-dire aller à la racine des mots,
02:10oblige maintenant à désigner, effectivement,
02:12quels sont les problèmes qu'ils sont à résoudre.
02:13Et pour l'instant, je ne vois pas que ni M. Philippe,
02:16ni M. Attal aient des idées très claires,
02:19ne serait-ce que de savoir dans quel camp ils sont.
02:21Il faut maintenant savoir, il faut choisir son camp.
02:23Pour l'instant, Édouard Philippe est dans un entre-deux,
02:26Attal également, notamment,
02:28et pour moi, je les vois poursuivre, effectivement,
02:31leur chute dans les sondages.
02:33Je ne vois pas d'issue, sinon,
02:35à s'avouer qu'ils se sont trompés,
02:37et qu'ils sont maintenant ou à droite ou à gauche.
02:38Vous avez entendu, peut-être d'ailleurs,
02:40Édouard Philippe, qui dit qu'il a dénoncé
02:42les continuateurs du macronisme,
02:44comme Gabriel Attal.
02:45Oui, mais il en est aussi, lui.
02:47Voilà, c'est la question que j'allais vous poser.
02:49Jean-Michel Salvatore.
02:50Oui, c'est vrai que c'était assez rigolo de l'entendre dire ça.
02:52Non, moi, je trouve que le problème,
02:53c'est que ça n'a pas de sens de faire une primaire
02:55de la droite et du centre,
02:56parce que la droite et le centre,
02:58ce n'est pas la même chose,
02:59et ils ne pensent pas la même chose.
03:00Et qu'une primaire est absolument impossible,
03:03dans la mesure où, finalement,
03:04ce sera très difficile pour celui qui gagnerait
03:07d'entraîner tout le monde.
03:09Oui, mais comment ils font, alors ?
03:11Je pense que le problème,
03:12c'est pas qu'il y ait trop de candidats,
03:15c'est qu'il n'y en a pas un seul
03:16qui a un leadership suffisant.
03:19Parce que, finalement,
03:19quand vous regardez ce qui se passe
03:20à l'extrême gauche ou à gauche,
03:22vous avez Mélenchon,
03:23il a face à lui,
03:24Mme Tondelier,
03:25Mme Arthaud,
03:27Fabien Roussel,
03:28et malgré tout,
03:29il est à 15 ou 16 %,
03:30parce que, même s'il y a une énorme concurrence
03:32à l'extrême gauche,
03:33comme il a une personnalité
03:37qui imprime,
03:38il arrive à réunir 15 %.
03:40Même chose à l'extrême droite.
03:43Vous avez Marine Le Pen, bien sûr,
03:44mais elle est concurrencée par Zemmour
03:45qui va être candidat,
03:46par Dupont-Aignan qui sera candidat,
03:48et malgré tout,
03:49Marine Le Pen,
03:50elle fait 35 %,
03:51parce qu'elle imprime
03:52et parce que les gens
03:53ont envie de voter pour elle,
03:54elle a une candidature
03:55qui est désirable.
03:56Moi, je pense que le problème du centre,
03:58c'est pas le problème de la dispersion,
04:00c'est qu'il n'y en a pas un seul
04:01qui est désirable,
04:02qui donne vraiment envie
04:04qu'on vote pour lui.
04:05Ce qu'il faut comprendre,
04:07c'est quelle est cette révolution
04:09que nous avons sous les yeux ?
04:10C'est une révolution
04:11que je qualifie, moi,
04:12de souverainé,
04:13c'est-à-dire,
04:13c'est un retour,
04:14c'est la prise de conscience
04:17qu'ont les peuples en général,
04:19les Français en particulier.
04:20On le voit, par exemple,
04:21en Pologne également,
04:22actuellement,
04:22que les peuples ont été mis à l'écart
04:24pour l'instant
04:25des grands choix de leur destinée,
04:26et qu'aujourd'hui,
04:27les peuples ont envie
04:28de reprendre leur destin en main,
04:29que ce soit en s'affrontant
04:31à l'Union européenne
04:31qui veut imposer ses règles,
04:33en Pologne notamment pour l'instant
04:34avec une sorte de coup d'État
04:35qui est tout à fait suffocant
04:36de violences,
04:38ou en France aujourd'hui
04:39avec effectivement
04:40cette montée en puissance
04:42de ce que l'on a appelé
04:43le populisme
04:43qui est en fait simplement
04:44le réveil des peuples
04:45et des nations
04:45face à un monde déraciné.
04:48Merci beaucoup Yvan Riouffol
04:49et Jean-Michel Salvatore
04:50d'avoir participé
04:51au débat d'Europe 1 Info.
04:52Je vous donne rendez-vous
04:53dès demain
04:54à 2h, 13h à 14h
04:55pour une nouvelle émission
04:57et votre après-midi
04:58se poursuit sur Europe 1
04:59avec Romain Desarbes,
05:00Marie-Estelle Dupont
05:01et si on en parlait,
05:02je vous souhaite bien sûr
05:03un très bon après-midi à tous
05:04et notamment à vous
05:05Géraldine Amon.
05:06Merci Clélie, à demain.
05:07A demain, 13h,
05:07c'était Clélie Mathias
05:08sur Europe 1
05:09et nous sommes le 2 novembre
05:10et novembre,
05:11c'est le mois des orphelins
05:12de policiers
05:13et à cette occasion,
05:14Europe 1 vous invite
05:15à soutenir Orphéopolis.
05:17Alors pour faire un don
05:18de 20 euros,
05:19envoyez par SMS
05:20don 20,
05:20D-O-N
05:21suivi du nombre 20
05:22comme 20 euros
05:23au 9-22-17
05:25don 20 au 9-22-17
05:28le coup du SMS est gratuit
05:29et le montant sera prélevé
05:30sur votre facture mobile
05:32chez les opérateurs
05:32éligibles en France métropolitaine
05:34Orange, SFR,
05:35Bouygues,
05:36Télécom et Free.
05:3713h56 sur Europe 1.
Commentaires