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L’eurodéputé, François Xavier-Bellamy, parle de la violence dans les rues lors des manifestations : «Là où l’État recule, c’est la violence qui impose sa loi».

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Transcription
00:00En tous les cas, ce qui est sûr, c'est que le danger pour le pays, c'est que là
00:03où l'État recule,
00:04et ce n'est pas une hypothèse théorique, ce n'est pas un concept lointain,
00:08c'est une réalité que vivent aujourd'hui beaucoup de Français,
00:10là où l'État recule, c'est la violence qui impose sa loi.
00:13Et c'est ce qui est déjà en train de se jouer dans beaucoup de lieux de la vie de
00:17notre pays.
00:18Là où l'État recule, c'est la violence qui gagne.
00:20Et je crois que c'est particulièrement marquant parce que ce que nous vivons aujourd'hui,
00:24c'est une forme de délitement, de fragilisation du contrat fondamental qui lie l'État aux citoyens.
00:31Le premier devoir de l'État, en philosophie politique, le premier devoir de l'État, c'est d'être là,
00:36d'assumer son autorité.
00:38Et ce qu'on demande à l'État, ce n'est pas d'abord de faire des choses, stat, c
00:41'est que l'État soit.
00:43Que l'État soit ce qui précisément impose la loi commune.
00:48Là où l'État recule, la violence progresse.
00:50Et ce que je crois, c'est que ce que nous voyons en France aujourd'hui,
00:53c'est ce que d'autres pays ont vécu avant nous, tragiquement, douloureusement.
00:57Je pense à cet ami libanais, un responsable politique important au Liban,
01:01qui se bat en risquant sa propre vie pour défendre justement le retour de l'État et de la souveraineté
01:06au Liban.
01:08Eh bien, ce que nous vivons, c'est une forme, ce que les Libanais ont vécu si tragiquement,
01:15de violence qui l'emporte sur le droit et qui finit par faire sa loi.
01:19Il y a une négovisation de la France.
01:20Quand vous avez des responsables politiques, je pense notamment à des élus de la France insoumise
01:26qui, au cours des dernières semaines, n'ont cessé de répéter que la violence pouvait légitimement s'imposer face à
01:33la loi, face au droit.
01:34Et je le redis, ça n'est pas anecdotique que vous ayez un candidat à la présidentielle
01:37qui justifie qu'on puisse s'en prendre à la police et à la gendarmerie.
01:41Quand vous avez M. Bagayoko, le maire de Saint-Denis, qui dit « la violence peut être légitime »,
01:46c'est une rupture avec le premier principe de la vie démocratique,
01:50le premier principe même d'une forme de civilité qui est le début de la civilisation,
01:54qui est que précisément aucun individu, aucun parti, aucune faction ne tente d'imposer sa loi par la violence.
02:02Et ce renoncement à la violence, ce refus de considérer la violence comme légitime,
02:08il trouve sa source, je le redis, dans la faiblesse de l'État.
02:11Dans le fait qu'aujourd'hui l'État choisit, ou d'une certaine manière ceux qui assument la responsabilité de
02:16l'État aujourd'hui,
02:19ne font pas ce qu'il faudrait pour rétablir l'ordre commun.
02:23Il faut juste rappeler en un mot, trois jours après le 17 octobre,
02:26qui a aussi marqué l'Italie, puisqu'à Milan on a connu des scènes d'émeute un peu comme à
02:30Paris,
02:31juste à Milan, mais c'était suffisamment spectaculaire pour que le gouvernement italien
02:34prenne des réactions à la hauteur des événements.
02:38Trois jours après, le gouvernement italien a fait adopter en Conseil des ministres un décret
02:42qui s'applique instantanément et qui dispose de la création d'un nouveau délit.
02:45Si vous êtes dans un groupe de cinq personnes ou plus qui commet des dégradations,
02:49vous êtes solidairement responsable.
02:50Jeter un seul projectile peut valoir 50 prisons et 200 000 euros d'amende.
02:54La majorité pénale est abaissée à 14 ans.
02:57Le discernement est réputé, établi à 14 ans.
02:59La détention provisoire est possible dès 14 ans.
03:02Et tous ceux qui cassent quelque chose doivent immédiatement payer.
03:05En sont considérés comme civilement responsables.
03:08Et s'ils sont mineurs, ce sont les parents qui remboursent.
03:10C'était trois jours après, le 17 octobre.
03:12Chez nous, le Sénat, majorité de droite, a fait voter contre une écrasante partie de la gauche
03:17la loi anti-casseur, la loi casseur-payeur.
03:20Maintenant, il faut que cette loi soit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, tout de suite.
03:23Et il faut que le Conseil constitutionnel, qui avait cassé une loi équivalente il y a maintenant plusieurs années,
03:28laisse passer ce qui est de l'évidence absolue,
03:31ce qu'attendent aujourd'hui les Français qui n'en peuvent plus de voir cette violence s'imposer dans nos
03:34rues.
03:35– Sous-titrage ST' 501

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